mardi 15 juillet 2008 à 21:46
Hum ! désolé, pour les fans d'Evans... pour l'article qui suit... mais notez que je n'aime vraiment pas l'Equipe, c'est des connards qui se gourrent tout le temps en sport, mais sur le net, on peut choisir les articles :
SI SEUL CHEZ SILENCE
Si
Cadel Evans a revêtu le Maillot Jaune lundi à l'issue de la grande étape pyrénéenne, l'Australien fait désormais face à un défi encore plus important : défendre une position convoitée par quatre coureurs à moins d'une minute et des prétendants plus ou moins avoués. Problème : l'équipe Silence-Lotto, théoriquement bâtie pour le Tour, n'est pas à la hauteur jusqu'à présent.
« Nous avons l'équipe pour défendre le Maillot Jaune. Je sais que vous avez des doutes mais nous n'en avons pas. » Le directeur sportif de Silence-Lotto a rapidement cerné les critiques qui pouvaient émerger à l'issue des dix premières étapes.
Cadel Evans, favori du Tour et Maillot Jaune, s'est retrouvé isolé lundi dès le Tourmalet et a dû affronter seul les assauts des CSC et Saunier Duval dans Hautacam. Son premier équipier, Dario Cioni, n'est arrivé que 9'37'' (31e) après Leonardo Piepoli loin devant Yaroslav Popovych ou Mario Aerts, relégués à plus d'un quart d'heure. Même constat au classement général puisque l'Ukrainien, le mieux placé, n'est même pas dans les trente premiers. Un échec flagrant pour une équipe bâtie autour de son leader et arrivée à Brest avec l'ambition de gagner le Tour.
Popovych, le lieutenant absentTransfuge de Discovery Channel,
Yaroslav Popovych avait justement ce profil d'équipier de luxe tant recherché : cinquième du Giro 2004, maillot blanc sur le Tour 2005, il avait été un allié précieux de Lance Armstrong puis d'Alberto Contador dans leurs campagnes victorieuses :
« Il y a quelques années, on le présentait même comme un vainqueur potentiel du Tour, rappelle Jean-François Bernard.
Son rôle cette année était de seconder Evans dans le dernier col lorsque les leaders s'expliquent. Pour l'instant, il a échoué. » Les autres coureurs supposés accompagner l'Australien en montagne (Dario Cioni, Mario Aerts ou Christophe Brandt) ont également échoué :
« On ne monte pas une équipe pour le Tour aussi facilement et aussi rapidement, estime notre consultant.
Equipier pour le Tour, c'est un profil qui se façonne sur plusieurs années. Des coureurs comme Dario Cioni, habitués à être des petits leaders, ont peut-être du mal à se dévouer à 100 %. Cette équipe a plutôt le format pour les classiques. »Des alliés inattendus ?Si
Leif Hoste, gros rouleur, peut devenir un conseil précieux en contre-la-montre, il tient un rôle limité en montagne, à l'image d'un
Wim Vandesevant, habituelle lanterne rouge du Tour et encore bon dernier cette année. Pour Jean-François Bernard,
«ils vont pouvoir rouler pour défendre le Maillot jusqu'aux Alpes et après ils auront du mal à peser sur la course ». Mais le cas le plus ambigu est celui du sprinteur
Robbie McEwen :
« Je ne vais tout de même pas lui demander de rouler pendant 160 km dans la montagne », a lancé Cadel Evans mardi. Une plaisanterie un peu amère qui traduit sa frustration de ne pas compter un gregario de plus.
Malgré la tentation de laisser la responsabilité de la course à la formation CSC, Cadel Evans compte bien rester en Jaune :
« Nous avons une équipe qui peut résister. Nous allons essayer de défendre autant que possible. » Lundi, il essayait déjà de se persuader :
« notre équipe est plus à l'aise pour rouler devant. » Mais, plus stratégiquement, Silence-Lotto compte bien sur une aide extérieure pour défendre sa position.
« Il faudra être fort et intelligent, prévient Mark Sergeant.
Il y a cinq coureurs en moins d'une minute (au classement général).
Ils peuvent passer à l'offensive mais ils ont tous une position à défendre en cas d'attaque. Nous sommes moins isolés que si nous avions cinq minutes d'avance. La situation n'est pas si mauvaise.»http://www.lequipe.fr/Cyclisme/TDF_08_SILENCE.html