lundi 02 juillet 2007 à 20:36
Depuis le début de l'ère primaire, on a dénombré au total 17 extinctions massives ( dont celle du Permien, la pire qui n'ait jamais eu lieu : 80% des espèces qui formaient la biosphère se sont éteintes ).
La dernière période d'extinction a commencé avec les glaciations du quaternaire et se poursuit encore aujourd'hui; elle s'est même considérablement accélérée ces 11 000 dernières années, avec la fin de la dernière glaciation et s'est accompagnée de l'extinction de la quasi totalité des grands mammifères terrestres. L'homme en était d'ailleurs le responsable, les mammouths et autre rhinocéros laineux n'ayant pas survécu à la réduction de leur habitat et une chasse impitoyable.
Bien que plusieurs périodes récurrentes d'extinctions soient survenues au cours des temps géologiques, l'épisode contemporain d'extinction résulte entièrement de l'action de l'homme.
Et son action dépasse largement toutes les autres extinctions de masse puisque sa vitesse est de 1000 à 10 000 fois supérieure si on considère tous les groupes d'êtres vivants; d'ailleurs au cours des 4 derniers siècles chez les vertébrés, une espèce disparait en moyenne tout les 2,7 ans alors que cette moyenne était de 50 à 100 ans au cours des périodes géologiques. 151 espèces de vertébrés "supérieurs" ont ainsi disparu ces 400 dernières années sur tous les continents.
De plus elle affecte autant les milieux continentaux qu'océaniques. (
source )
Alors pourquoi ces grandes extinctions ?
En général, elles résultant d'une catastrophe naturelle, volcanique ou cosmique ( astéroïde ), mais la période d'extinction actuelle est totalement différente, elle résulte entièrement de l'action de l'homme; la chasse la pèche, le prélèvement des plantes et des animaux jouent un rôle important mais la destruction des habitats et l'introduction d'espèces dans un autre milieu en sont la raison principale.
Le réchauffement climatique pourrait aussi jouer un rôle capital dans cette extinction puisqu'on estime qu'un quart des espèces vivantes pourrait disparaitre à cause de ce changement de climat d'ici 2050 ( voir
ici ).
Une autre chose importante est la destructions des écosystèmes, car quand une espèce disparait, celles qui en dépendent disparaissent aussi. Par exemple, sur l'Ile Maurice vivait le dodo ( raphus cucullatus ), un petit oiseau frugivore qui ne savait pas voler, c'était une espèce endémique ( qui ne vit nulle part ailleurs ) comme la plupart des êtres vivants de cette ile. Quand le dodo s'éteignit, éradiqué par les navigateurs, 19 espèces de plantes, la plupart étant des arbres disparurent à jamais, et d'autres ne se reproduisent plus, tel le Calvia major dont il ne reste que quelques individus isolés tous âgés de plus de 3 siècles; le dodo n'assurant plus la germination et l'éparpillement des graines. C'est un exemple d'écosystème très fragile comme il y en a des milliers, mis à mal par la disparition d'une seule espèce.
Si rien ne vient inverser la tendance et au rythme actuel d'urbanisation, d'industrialisation, de déforestation ( la forêt tropicale humide accueillent 50% des espèces totales connues et l'écrasante majorité des espèces inconnues), et d'exploitation, une très grande partie de la faune et de la flore terrestre aura disparu.
Il y a évidemment des mesures qui sont prises, de nombreux êtres vivants sont protégés mais 15 000 espèces figurent sur la liste des animaux en voie de disparition.
Qu'en pensez vous ?
Selon vous, quelles sont les solutions les plus efficaces pour lutter contre cet appauvrissement de la diversité des espèces sur Terre ?
Ce message a été modifié par Daddy-O - lundi 02 juillet 2007 à 20:59.