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dimanche 09 mars 2008 à 01:37
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vous allez apprendre à parler québécois. sissi, je vous le dis!
allez, je vais demander aux québécois de venir nous expliquer le parler québécois ici.

comme ça, on pourra tous aller en retraite au canada, tabernac'!

dimanche 09 mars 2008 à 01:43
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Apparament, tirer la buche, ça veut dire prendre un siège.
dimanche 09 mars 2008 à 02:06
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Caractéristiques structurales [modifier] <A href=" target=_blank rel=nofollow>[/size]


Phonologie et phonétique [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=7" target=_blank rel=nofollow>modifier]
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Voyelles [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=8" target=_blank rel=nofollow>modifier]
  • conservation de l'opposition entre voyelles longues et courtes ;
  • la conservation dans la distinction entre le A ouvert et le A fermé : patte et pâte ne se prononcent pas de la même façon ;
  • une légère diphtongaison : â rendu [ɑʊ̯], ê rendu [ɛɪ̯] ou [aɪ] ;



Consonnes [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=9" target=_blank rel=nofollow>modifier]
  • un [s] intercalé après /t/ devant /i/ et /y/, un [z] intercalé après /d/ devant /i/ et /y/ : tu se prononce [tsy], dîner se prononce [dzine] ;
  • parfois, une jota entendue pour le son de la lettre j ou g doux dans certaines régions (Lac-Saint-Jean, Beauce): Georges se prononcera [xorx] (comme Jorge en espagnol, mais sans [é] à la fin) ;
  • le R traditionnellement roulé dans l'ouest du Québec et grasseyé dans l'est (quoique de nos jours, le grasseyé domine partout) ;
  • gn et ng prononcés de la même façon (camping, campagne) ; les deux se prononcent comme dans "campagne".
Ces caractéristiques varient selon les régions. Par exemple, à Montréal, on entend plus de mots avec des voyelles longues qu'à Québec (poteau se prononce [pɔto] à Québec, [po:to] à Montréal). De même, arrête se dit [arɛt] à Québec et [arɛ:t]/[arajt] à Montréal. Baleine sera [balɛn] à Québec et [balɛ:n]/[balajn] à Montréal. La région de Trois-Rivières semble à première vue posséder encore plus de mots à voyelles longues. Par exemple, en plus des mots précédents prononcés comme à Montréal, on y retrouve [vinɛ:gr]/[vinajgr] au lieu de [vinɛgr] à Québec et à Montréal.




Morphologie [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=10" target=_blank rel=nofollow>modifier]
Certains <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affixe" target=_blank rel=nofollow>affixes se retrouvent plus fréquemment au Québec qu'en France. Par exemple, le <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suffixe" target=_blank rel=nofollow>suffixe -eux, un <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature_%28grammaire%29#Nominalisation" target=_blank rel=nofollow>nominalisateur qui apporte souvent un certain sens <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9joratif" target=_blank rel=nofollow>péjoratif : téter → téteux ; niaiser → niaiseux ; obstiner → ostineux ; pot → poteux. Cela provient du dialecte Normand<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:Citation_n%C3%A9cessaire/Explication" target=_blank rel=nofollow>[citation nécessaire]. Il en va de même pour l'affixe "age" (action de …) : niaiser → niaisage.




Syntaxe [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=11" target=_blank rel=nofollow>modifier]
En règle générale, le français québécois écrit utilise les mêmes normes que le français standard. Les Québécois se soumettent aux recommandations de l'<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_fran%C3%A7aise" target=_blank rel=nofollow>Académie française, tout comme le reste des pays de la <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francophonie" target=_blank rel=nofollow>Francophonie. En revanche, il existe l'<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Office_qu%C3%A9b%C3%A9cois_de_la_langue_fran%C3%A7aise" target=_blank rel=nofollow>Office québécois de la langue française qui promeut un usage adéquat et personnalisé du fait français québécois et américain. On y retrouve donc des mots qui font référence à la réalité des locuteurs, mais qui ne sont pas encore approuvés ni reconnus par l'Académie française, mais qui ont été régularisés par l'OQLF (exemple : courriel, clavardage, banc de neige, dépanneur, magasinage, cégep, etc.).

Il y a par contre de nombreuses différences dans la grammaire non officielle, surtout à l'oral : par exemple, certains mots ont un genre différent (une job, au Québec, et un job en France). Il y a certaines règles s'appliquant plus ou moins. Par exemple, tout comme la différence de prononciation entre chien /ʃjɛ̃/ (masculin) et chienne /ʃjɛn/ (féminin) est la présence ou l'absence d'une consonne finale, les mots ambigus terminés par une consonne (tels que job (/dʒʌb/)) sont souvent assignés au féminin<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire/Explication" target=_blank rel=nofollow>[réf. nécessaire]. La plupart du temps, le "ne" qui marque le négatif sera inexistant. Par exemple "Il ne faut pas faire ça" devient "faut pas faire ça".

En outre, certaines expressions prenant le <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Subjonctif" target=_blank rel=nofollow>subjonctif en français officiel prennent l'<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indicatif_en_fran%C3%A7ais" target=_blank rel=nofollow>indicatif en français québécois, et vice versa (« bien qu'il est trop tard » plutôt que « bien qu'il soit trop tard »)<A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire/Explication" target=_blank rel=nofollow>[réf. nécessaire]. C'est principalement un emploi familier oral, étant donné que l'usage écrit tend à suivre de plus près l'usage de France. Le subjonctif est à respecter à l'écrit sinon il y a faute de grammaire.

Avant la féminisation des noms de fonction (comme "professeure", "auteure", "mairesse", "présidente", etc.), la tendance à mettre ces noms au féminin existait déjà depuis longtemps, peut-être à cause d'une plus grande ouverture d'esprit des Québécois à faire la place aux femmes dans la vie publique.




Verbes [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=12" target=_blank rel=nofollow>modifier]
Il y a quelques différences dans la structure verbale. Pour le verbe « s'asseoir », la conjugaison en « oi » est bien plus fréquente au Québec que « ie » ou « ey » (je m'assois au lieu de je m'assieds, assoyez-vous au lieu de asseyez-vous). D'autre part, le verbe « haïr » est usuellement conjugué en « j'haïs » /ʒai/ (le verbe a deux <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syllabe" target=_blank rel=nofollow>syllabes) plutôt que « je hais » /ʒəɛ/ (le verbe a une syllabe).

Au Québec, il est courant de dire Fais-toi-z-en pas au lieu de (ne) t'en fais pas.

Sauf dans le registre soutenu, le verbe « être » à la première personne du singulier se rend par la contraction chu (qui rappelle le chui - je + suis - utilisé dans le langage parlé du français métropolitain) ; suivi d'un mot commençant par une voyelle, il cause une liaison en t : Ch't'un gars patient, Ch't'arrivé. Un t est également souvent inséré après la seconde personne du singulier : T'é t'un gars patient ou encore, personnalisé d'un toi (familièrement, toé) à la fin : Té t'un gars patient toé. Est se prononce souvent é [e:].

Toujours dans le parler familier, aller à la première personne du singulier est souvent vas au lieu de vais. De plus, je vais + verbe (futur) est souvent modifié en m'as (venant de la prononciation populaire du premier part de la locution m'en vais-je), comme dans M'as t'tuer. Le futur simple est d'ailleurs souvent absent du parler familier, étant remplacé par le futur proche, c'est-à-dire le verbe aller et l'infinitif (par exemple : "Demain, je vais aller magasiner").

Signalons au passage le fameux « M'a aller maller ma malle » (= je vais aller poster ma lettre), dont le sens est le même que le verbe anglais to mail, tous deux venant de l'ancien français « malle(-poste) » (« sacoche portant le courrier »).

Le français québécois permet de remplacer une subordonnée conditionnelle en "si" par une construction à l'infinitif : "Avoir de l'argent, je t'en donnerais" pour "si j'avais de l'argent, je t'en donnerais."




Particule -tu [<A href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fran%C3%A7ais_qu%C3%A9b%C3%A9cois&action=edit&section=13" target=_blank rel=nofollow>modifier]
La particule -tu est souvent utilisée dans le langage familier quand on pose une question directe (dont la réponse ne peut être que oui ou non) à quelqu'un. Le -tu tient alors le rôle d'un <A href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adverbe" target=_blank rel=nofollow>adverbe d'interrogation ou d'exclamation. Ce -tu est dérivé du -ti, particule interrogative du langage populaire en France, tirée du (-)t de la 3e personne verbale accolé au pronom il comme dans "Y en a-t-il d'autres ?" ou "Faut-il être fou ?", perdant graduellement le l comme dans "C'est-y pas possible". On retrouve beaucoup, au Québec, de la "parlure sarthouaise" du Maine-Anjou, ainsi qu'une grande communalité de vocabulaire rural.

  • C'est-tu loin, ça ?
  • J'ai-tu l'air fatigué ?
  • Y'en a-tu d'autres ?
  • Ça vous tente-tu vraiment d'y aller ?
  • Faut-tu être cave pas à peu près !
  • C'est-tu pas possible, ce qui arrive là !
  • Tu vas-tu bien ?
  • Ça vas-tu ?
  • Vous allez-tu y goûter finalement ?
Par le fait même, le québécois parlé se rapproche de la très grande majorité[citation nécessaire] des langues en distinguant le mode interrogatif du mode indicatif par l'ajout d'une particule interrogative :

  • On a gagné (indicatif) → On a-tu gagné ? (interrogatif)



Prépositions [modifier]
La préposition à est souvent utilisée dans des contextes possessifs, comme en français de France : la voiture à Pierre au lieu de la voiture de Pierre.

Dans de nombreux cas, les locuteurs québécois préfèrent utiliser la préposition à au lieu d'utiliser une expression non prépositionnelle avec ce : par exemple, à matin ou à soir au lieu de ce matin et ce soir. Notez aussi à cette heure, prononcé et parfois écrit asteure ou astheure pour maintenant, qu'on peut trouver dans les écrits de Queneau ou Montaigne.

Cet usage de à est considéré familier et n'est pas utilisé dans le langage écrit.

La combinaison de la préposition sur se contracte lorsqu'elle est suivie d'un article défini : sur + lesul ; sur + lasua ou (le a est allongé); sur + lessés (le é est allongé). La préposition dans est aussi sujette à contraction : dans + lesdins, dans + ledanl, dans + ladan (la voyelle est allongée), parfois dans + undun.




Pronoms [modifier]
En parler familier, a est utilisé à la place de elle : A m'énarve !Elle m'énerve !. Y ou i est également utilisé à la place de il, ils, ou elles, comme en français de France courant : Y sont fous. È est parfois utilisé pour Elle est : È folle, ou même un "à" long peut prendre la place de "elle". Exemples : "elle ne veut pas", devient rapidement "à veut pas". Ces utilisations étaient fréquentes dans le français du XVIIe siècle et ne sont donc pas caractéristiques du français québécois, mais d'un français qui a tout simplement été oublié par les français de France.

Il est courant de dire chez nous, chez vous et chez eux au lieu de chez moi, chez toi ou chez lui/elle, même si la personne concernée vit seule.

Le pronom « nous » n'est utilisé comme sujet (à l'oral) que dans le registre soutenu. C'est plutôt « on » qui est utilisé. Ainsi, « Nous allons souper » se dit "On va souper". "Qu'allons-nous faire ce soir ?" devient "Qu'est-ce qu'on fait à soir ?" ou alors « On fait quoi à soir ? ». C'est également le cas en français métropolitain parlé.

À l'oral, il est aussi fréquent d'omettre le sujet lors de l'utilisation du verbe être et qu'il n'y a pas d'ambiguïté. Par exemple, sont belles pour elles sont belles.




Mots surutilisés [modifier]
Plusieurs mots sont surutilisés à l'oral et peuvent prendre plus d'un sens, tout dépendant du contexte. Par exemple, les Québécois utilisent sans cesse le mot « là », et dans la plupart des cas, il n'y a pas lieu de le faire. Il est même fréquent dans certaines régions de doubler le mot, ce qui devient « là là ». Le mot « ben » est également très utilisé et peut signifier, selon le contexte, très, beaucoup, vraiment, etc. Plusieurs mots du genre sont entrés dans le dialecte familier.




Lexique du français québécois [modifier]
Article détaillé : Lexique du français québécois.


Variations sociolinguistiques et régionales [modifier]
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Variations sociolinguistiques [modifier]
Le français québécois a une variété de registres, allant du français officiel, fortement influencé par le français européen moderne et avec des traits phonétiques effacés, préservant cependant fortement de nombreux traits québécois, jusqu'au joual.

Le français québécois fut autrefois stigmatisé, parmi les Québécois eux-mêmes comme parmi les Français d'Europe et les anglophones, comme étant un dialecte de bas étage, parfois à cause de l'usage des anglicismes, parfois simplement à cause de ses différences d'avec le français européen, perçu comme étant la référence. Jusqu'en 1968, on n'entendait pas de vocabulaire du français québécois dans les pièces de théâtre par exemple, et cette année-là, l'immense succès de la pièce de Michel Tremblay Les Belles-Sœurs s'avéra être un tournant.

Aujourd'hui toutefois, les francophones au Québec ont bien plus de liberté de choisir un « registre » en parlant et les personnages d'émissions télévisées ont presque toujours un parler « réel » de tous les jours plutôt qu'un français « officiel ». En Europe, le français québécois est perçu comme étant un langage parfois difficile à comprendre. D'où la présence de sous-titres dans certains films québécois présentés en Europe francophone.




Variations régionales [modifier]
Des différences régionales remarquables existent lorsqu'on compare, par exemple, le français du Sud du Québec et celui du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Par exemple, le français du Sud du Québec diphtongue dans plus de cas que le français de la région de la ville de Québec.

Le français du Sud du Québec est la variété la plus proéminente du français canadien, et certains français canadiens ont des formes similaires. Toutefois, les Acadiens ont une variété à part, le français acadien. Voir aussi Michif.[/quote]


[quote]Lexique [modifier] Quelques différences lexicales entre le français du Québec et le français d'Europe. Notez que certaines de ces différences ne sont pas uniquement orales et familières ; certains mots québécois comme « achalandage » et « viaduc » s'emploient également à l'écrit. Notez aussi que plusieurs de ces mots ne sont pas uniquement utilisés dans le français québécois, mais aussi dans le français acadien, par exemple.

Mot québécoisÉquivalent en EuropeCommentaireAbreuvoir, buvetteFontaineEn Europe, l'abreuvoir n'est utilisé que par les animaux, tandis qu'au Québec, la fontaine désigne uniquement un bassin d'eau ornemental.Achalandage, congestionTrafic, embouteillage, circulationAchalerAgacer, énerver, ennuyer, gênerArrêt (Stop)Stop (panneaux routiers seulement)Au Québec, il arrive qu'on dise arrêt, mais beaucoup de gens disent simplement stop, ou même les deux : « Il y a un arrêt stop ».AubainePromotionBanc de neigeCongèreContrairement à la congère, terme presque inconnu au Québec, qui est un amas de neige produit par le vent, le banc de neige désigne également un tel amas résultant du travail de la machinerie lourde pour dégager les routes.BargainerMarchanderBargainer vient de l'anglais bargain. Certains Québécois utilisent le mot marchander. Cependant, il faut noter que le terme bargain vient de l'ancien français barguiner.BarrerFermer à clef, verrouillerExemple: Barrer une porte. Utilisé en Europe pour « rue barrée », ce qui se dit également au Québec. En France, dans le Poitou, le mot est encore couramment utilisé avec le même sens qu'au Québec (fermer à clef).BazouTacot, bagnole(Être, avoir l'air) bête(Être) désagréable, impoli« Avoir l'air bête » : avoir l'air fâché, désagréable.BlondePetite copineBrake à brasFrein à mainPrendre une brosseCuiteCadranRéveil-matinLe mot réveil-matin est tout de même utilisé.CarcajouGlouton (animal)CartableClasseurLes classeur et filiaire québécois désignent quant à eux le meuble à classement de dossiers.CaribouRenneLe nom caribou est un emprunt ancien à la langue micmaque, signifiant « qui creuse la neige pour se nourrir ». Le caribou est une variété nord-américaine de la famille du renne mais aux caractéristiques propres. Renne et Caribou ne sont donc pas vraiment des équivalents.CellulaireTéléphone portableIl s'agit du vrai mot pour désigner un téléphone portable. Si on parle de portable au Québec, on se réfère généralement à un ordinateur portable.ChaudièreSeauEn Europe, un appareil de chauffage.ChaudronCasseroleLes deux sont utilisés.ChandailT-shirt, pullT-shirt est cependant très utilisé. Chandail est par définition un gros tricot qui s'enfile par le cou, et désigne par extension tous les tricots qui s'enfilent par le cou. On utilise aussi le mot gilet.CharVoiture, autoVient de l'ancien nom pour les moyens de locomotion par cheval.ChaufferConduire« Chauffer à clutch » : conduire une voiture à boîte de vitesse manuelle.ChumCopain ou petit amiPeut varier selon qui utilise le mot :
  • Homme à femme → ma chum → amie ;
  • Homme à homme → mon(mes) chum(s) → ami(s) ou amoureux ;
  • Femme à homme → mon chum → amoureux ;
  • Femme à femme → ma chum → amie.
Choquer (se)Fâcher (se)Cigare au chouChou farciVariante du chou farci avec sauce tomate. Le nom vient de la forme qui évoque le cigare.ClasseurArmoire à dossierClavarderTchaterCompression du mot clavier et bavarder. Inventé au Québec pour cesser d'utiliser l'anglicisme tchater même si ce dernier est encore utilisé. Exemple: « Je suis entrain de clavarder avec mon chum. »CourrielE-mailCompression des mots courrier et logiciel. Inventé au QuébecCompression des mots courrier et logiciel. Inventé au Québec[1] pour cesser d'utiliser l'anglicisme e-mail même si ce dernier est encore utilisé.Correct (correk)Bien, bon, beau, etc...« Hé Patrick, t'es-tu correk ? »Costume de bainMaillot de bainEst une traduction littérale de l'anglais swimsuit, bathing costume, bathing costume, swimming suit ou bathing suit.CrocheTordu, bizarre, étrange, louche, sans scrupuleUtilisé autant pour qualifier une personne qu'une chose.Crosser (se)Masturber (se), tromper, arnaquer, profiter indûment« Crosser quelqu'un » : tromper (même sens que fourrer). On dit aussi crosseur (arnaqueur).Crème glacée (cornet de...)Glace (cornet de...)DébarbouilletteGant de toilette (petit carré de serviette (ratine)Sert, principalement, pour se laver le corps et la figure, se débarbouiller.DébarquerDescendre (de l'autobus, du métro, d'une voiture)DéjeunerPetit-déjeunerRepas habituellement servit le matin.DînerDéjeunerRepas habituellement servit le midi.SouperDînerRepas habituellement servit le soir.EffaceGomme (à effacer)Épais, épaisseCon, conneCon et conne existent aussi au Québec et sont fréquemment utilisés.Chouclaques, espadrilles, godasseBaskets, TennisLe premier proviendrait de Shoe Clark, fabriquant de chaussures britannique installée au Québec.Être plein ou être bourréAvoir trop mangéPeut signifier aussi saoul ou riche.FesserFrapperFlosGosses (enfants)Au Québec, gosse est seulement utilisé pour parler des testicules. Le verbe gosser signifie énerver (« il me gosse »).Fourrer (plusieurs sens)Baiser (vulgaire)Fourrer peut vouloir dire d'une façon vulguaire « faire l'amour » ou « tromper une personne », par exemple au cours d'une affaire financière.Frais chier ("Fraichier")PrétentieuxOn peut aussi employer le terme frais (ou l'anglais fresh) sans chier.Fête (ma)Anniversaire (mon)Dire que « ça va être [sa] fête » à quelqu'un peut signifier aussi qu'il va se faire battre ou qu'il est dans le pétrin.GarocherLancer, jeter« On s'est garoché des bêtises/balles. »
« Je ne savais plus où me garocher. »GossesCouilles (Testicules)Au Québec, ce mot est seulement utilisé pour parler des testicules ou pour dire que quelqu'un nous énerve: « Il me gosse ! ». Le terme français de gosses, pour « enfants », n'est pas utilisé, mais l'expression est tout de même connue.Gougounes ("Babouches" dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean)Chaussures de plage« J'vais chercher mes gougounes (babouches) et je reviens. »(Avoir le) Goût (de)Avoir envieInnocentImbécileLe mot peut également prendre le sens approprié de « non coupable », en fonction du contexte.InsignifiantImbécile« Maudit insignifiant ! »JaserParler, discuterJob (au féminin : ma job)Mon travail, mon emploi (ou poste)Le Québec, contrairement à la France, n'utilise pas le mot job au masculin, mais bien au féminin. Exemple: « J'ai perdu ma job ! » ou encore: « C'est ma job ». Même chose pour le mot business, employé au féminin.(Du) LingeVêtementsLe linge est toujours singulier.Linge à vaisselleLinge pour essuyer la vaisselleLiqueurToute boisson gazeuseOn ne s'étonnera donc pas qu'une mère propose à ses jeunes enfants de boire de la liqueur…MagasinerFaire des courses, du shoppingOn dit aussi « faire du magasinage ». Le shopping est un anglicisme qu'on n'utilise pas au Québec.MaringouinSorte de moustiqueMoustique est aussi utilisé, mais moins souvent que maringouin.NiaiserSe moquer de, dire des idiotiesDire d'une personne qu'elle est niaiseuse signifie surtout qu'elle manque d'intelligence, alors que l'expession « arrête de niaiser » fait strictement référence au comportement.PentoutePas du toutPeinturerPeindrePeserAppuyer« Peser sur le piton » : « appuyer sur le bouton ».PitonBouton (de commande)PoudrerieNeige soulevée et poussée par le ventEst également utilisé dans les médias pour parler de météo.RentrerEntrerSans-cœurSans-cœurQui n'a pas de cœur, qui n'est pas sensible, qui manque de sentiments envers les autres.SacocheSac à main pour femmesSecousseDurée indéterminée. Petite secousse : temps assez court ; bonne secousse : temps assez longExemple : « Ça fait une bonne secousse. ». On peut aussi dire: « Ça fait un bon bout de temps. »StationnementParkingParking est un anglicisme.SuçonSucetteEt inversement, sucette, au Québec, a le sens du suçon européen.TéléromanFeuilleton téléTête-heureuseImbécile heureuxToutouOurs en pelucheEn Belgique et en France (mais aussi au Québec), toutou est un terme familier qui désigne le chien.TraversierFerryFerry est un anglicisme.TrônerChier (en étant sur le trône)TurlutteChanson entraînanteUne turlutte en Europe est une fellation.ViaducAutopont (urbain)VidangesOrdures, poubelleLe terme le plus fréquemment utilisé est tout de même poubelle. Exemple : « Va mettre les poubelles au chemin. »


Termes sans comparaison [modifier]
  • 30 sous : expression québécoise qui désigne une pièce de 25 cents. Après la colonisation de la Nouvelle-France, la monnaie britannique fut introduite dans la nouvelle colonie britannique. À ce moment, une livre britannique valait 120 sous, donc la pièce d'un quart de livre valait 30 sous. Depuis ce temps, et ce, même après la mise en place de la monnaie canadienne, une pièce de 25 sous (un quart de dollar) est appelé un 30 sous. « Quatre trente sous pour une piastre! »
  • Pitoune : le terme « pitoune » est d'origine québécoise et désigne d'abord un tronc d'arbre jeté à l'eau pour son transport vers une usine de papier. Par dérivation, il est devenu un qualificatif très familier applicable à une jeune fille tendre et jolie.
Ce mot tire son origine de la manière, par les Britanniques, de désigner les campements des Canadiens-Français. Ils appelaient ceux-ci les happy town (« villes joyeuses ») d'après la jovialité et la quantité de fêtes célébrées. Dans certaines régions tel que l'Abitibi-Témiscamingue, l'expression jouer à la « pitoune » fait référence à jouer au hockey sur glace chaussé de bottes au lieu de patin. Pitoune est aussi le nom donné à une attraction aquatique du parc montréalais La Ronde. Ce terme est également utilisé pour désigner des rondelles de plastique utilisées pour pour marquer les numéros dans les jeux de bingo.


  • Sloche (prononcer slotche ou simplement sloche, selon les régions) :
    • Neige fondante mêlée au sel de déglaçage (vient de l'anglais slush), dans la langue orale familière. Le terme « gadoue » est son équivalent dans la langue écrite.
    • Boisson fruité consommé durant l'été et composée de glace concassée et de sirop à saveur artificielle de fruits (ou de vrais fruits). En France c'est du granité.
    • C'est aussi la marque déposée utilisée par Alimentation Couche-Tard pour sa sloche.



Préservations de formes [modifier]
De nombreuses différences entre le français québécois et le français européen proviennent de la préservation de certaines formes aujourd'hui archaïques en Europe.

  • Une « cour » est un « jardin » (en France, le mot « cour » a perdu ce sens).
  • Le mot « breuvage » est utilisé pour « boisson » en plus de ce dernier terme; c'est un mot de vieux français duquel le mot anglais beverage est originaire. « Breuvage » peut être utilisé en français d'Europe, mais il a généralement une nuance parfois péjorative ou précieuse. De plus, le terme « boisson » est plutôt utilisé au Québec pour désigner une boisson alcoolisée (de la boisson).
  • « Piastre » (prononcé piasse), terme argotique pour un dollar (équivalent de « balle » en France) est en fait le mot originellement utilisé en France pour le dollar américain ou espagnol.
  • Le mot « couple » est un nom masculin en français, mais au Québec il est également utilisé comme nom féminin dans des expressions telles que une couple de semaines. On pense souvent que c'est un anglicisme, mais il s'agit en fait d'un reste de français archaïque. Cette confusion n'est cependant pas si erronée, étant donné que la langue anglaise elle-même inclut des archaïsmes français et normands (par exemple la prononciation du « ch » initial en /tʃ/).
  • « Frette » vient de l'ancien français. Ce mot signifie qu'il fait froid. Il est du registre parlé.



Modification de sens [modifier]
Au Québec, d'autres mots ont, par ailleurs, subi un glissement de sens tel qu'ils ont un sens différent de celui ayant cours en France :

  • « lunatique » désigne une personne distraite, qui est « dans la lune » ; tandis qu'elle désigne en France une personne changeant constamment d'humeur, sous l'influence, dit-on, de la lune ;
  • « branler » signifie « masturber » en français européen et québécois mais possède également des sens variants. Il veut dire « se déplacer lentement », par extension « hésiter » (« branler dans le manche »), au Québec, tandis qu'en France, ce terme signifie « perdre son temps à ne rien faire » ;
  • « jaquette » désigne une chemise de nuit ou une chemise d'hôpital, une sorte de veste en France ;
  • « turluter » désigne un style de chant folklorique en québécois tandis qu'elle est utilisée comme terme humoristique pour désigner une « fellation » en France.
Certains glissements proviennent de l'influence de l'anglais : « supporter » signifie entre autres « encourager ».




Modifications non sexistes [modifier]
Le français québécois officiel a une approche très différente des français de France en ce qui concerne le langage sexiste. Il y a une plus grande tendance à généraliser les marqueurs féminins parmi les noms de professions. Ceci est fait afin d'éviter de parler d'une femme avec un nom masculin mais surtout de ne pas contribuer à suggérer qu'une profession particulière est avant tout masculine. Des formes qui seraient perçues comme étant très inhabituelles et agressivement féministes en France sont communes au Québec, comme « la docteure », « la professeure », « l'écrivaine », « la première ministre », « la gouverneure générale », etc. Nombre de ces formes ont été officiellement recommandées par des agences régulatrices variées. Le gouvernement français s'y dirige tardivement pour l'usage officiel (« Madame la ministre »).

De plus, au lieu de suivre la règle selon laquelle le masculin inclut le féminin (le masculin étant traditionnellement considéré un genre non marqué ou neutre), il est relativement commun de créer des doublets, en particulier pour des discours inclusifs : « Québécoises et Québécois », « tous et toutes », « citoyens et citoyennes ».

On notera au passage que Charles de Gaulle ouvrait ses discours par « Françaises, Français ».

En outre, une association au Québec, plutôt que d'utiliser soit « professionnels » (masculin seulement) ou « professionnels et professionnelles » (masculin et féminin), a décidé de promouvoir un néologisme épicène sur le modèle de « fidèle », en se nommant la « Fédération des professionèles ». Cela a toutefois déclenché un débat animé et reste une forme plus que marginale d'écriture se voulant non sexiste du français québécois.

D'un autre côté, en discours familier, certains marqueurs féminins se perdent ; par exemple, la prononciation « y » (dérivée de « ils ») est souvent utilisée à la fois pour « ils » et « elles ».

Au Québec, et plus généralement au Canada, on évoque plutôt les droits « de la personne » (faisant référence à la Charte des droits et libertés de la personne, charte propre au Québec) plutôt que les simples droits « de l'Homme ». D'ailleurs, le mot humain remplace de plus en plus le mot hommes (au sens des êtres humains), ce dernier ne désignant de plus en plus que les humains de sexe masculin.




Termes informatiques [modifier]
L'Office québécois de la langue française propose des équivalents français pour les termes techniques et usuels anglais en informatique ; l'emploi de ces termes varie selon l'environnement de travail, le bilinguisme français-anglais des utilisateurs et l'habitude d'éviter les anglicismes. Ainsi, au Québec, l'Office prône l'emploi de courriel au lieu de e-mail (terme officiellement recommandé aujourd'hui en France et dans certains cantons suisses, notamment Genève), pourriel au lieu de spam mail, polluposteur ou pourrielleur au lieu de spammer, pollupostage ou pourriellage pour spamming, clavardage et clavarder au lieu de chat et to chat, baladodiffusion et balado (fichier) au lieu de podcasting et podcast, hameçonnage au lieu de phishing, espiogiciel au lieu de spyware, etc.

Les Québécois ont emprunté de nombreux mots de leur vocabulaire à l'anglais, mais aussi aux langues amérindiennes (le mot Québec est d'ailleurs dérivé d'une langue autochtone et signifie « là où le fleuve se rétrécie »). Plusieurs mots ou locutions sont aussi nés de troncages des mots ou des suites des déformations phonétiques.

La plupart des mots dérivant de l'anglais sont surtout utilisés dans les grandes régions urbaines, comme Montréal, ou dans les régions limitrophes aux frontières américaines ou des autres provinces canadiennes anglophones.




Termes nautiques [modifier]
Un certain nombre de termes possédant dans d'autres régions francophones un sens strictement nautique sont utilisés dans des contextes plus larges au Québec. Cela est dû au fait que, jusqu'à l'arrivée du chemin de fer et des liaisons routières, le seul moyen de transport était la voie fluviale du Saint-Laurent, autour duquel la majorité de la population est, encore aujourd'hui, située. Par conséquent, le Québec a une forte tradition maritime : malgré un quart de millénaire d'occupation britannique, le français est toujours demeuré et demeure encore la langue utilisée par les pilotes sur le Saint-Laurent.

Par exemple, le mot débarquer est employé au Québec pour indiquer la sortie hors d'un moyen de transport (voiture, ascenseur, etc.) et embarquer pour l'opération contraire. De plus, il n'est pas rare d'entendre les locuteurs plus âgés ou situés en milieu rural utiliser haler au lieu de tirer, virer au lieu tourner; les vieux bricoleurs font des « radoubs » sur leur maison. On disait aussi « dégréez-vous » pour dire aux invités d'enlever leurs manteaux. Un « grément » désigne un objet quelconque (bidule). Le poète et chansonnier (faiseur de chansons) Gilles Vigneault a tout un vocabulaire de pêche fluviale, alors que Félix Leclerc a celui du paysan de l'île d'Orléans.




Morphologie [modifier]
Certains affixes se retrouvent plus fréquemment au Québec qu'en France, en particulier le suffixe -eux (provenant du dialecte normand) qui possède un certain sens péjoratif : téter → téteux (lèche-cul) ; niaiser → niaiseux (idiot, agaçant) ; obstiner → obstineux (ergoteur, argumentateur) ; pot → poteux (consommateur ou revendeur de marijuana, « pot » (prononcer le t final) signifiant « marijuana »).




Anglicismes, archaïsmes, calques et prêts linguistiques [modifier]
La prononciation des emprunts à l'anglais dépend fortement à la fois de son contact avec la communauté anglophone et de la lexicalisation associée au terme.

Ainsi, un terme lexicalisé aura une prononciation francisée, s'adaptant à la phonologie et à la phonétique du français. C'est le cas des mots tels bécosse et van (prononcé vane). Un terme non lexicalisé, tels washer et running shoe, pourra être prononcé à l'anglaise, selon l'accent propre du locuteur. La lexicalisation dépend surtout de la tradition, de l'habitude et de l'idiolecte.

Cette règle dépend alors du contact du locuteur avec la langue anglaise (influence de l'idiolecte). Un francophone qui est peu en contact avec des anglophones ou des francophones bilingues aura tendance à tout franciser phonétiquement. À l'inverse, un francophone fortement exposé à l'anglais aura même tendance à retourner à la prononciation anglaise, si l'emprunt est. Dans ce dernier cas, van retrouverait sa prononciation originale. On peut parler ici d'hyper-correction.

Exception : bécosse resterait cependant francisé, l'emprunt étant pratiquement complètement lexicalisé, en témoigne l'orthographe.

Lorsque le terme est grammaticalisé, tels les verbes toaster et caller, le terme peut perdre définitivement sa prononciation anglaise, même chez le francophone anglophile. La logique derrière cette perte est que le mot subit la grammaire française comme n'importe quel autre mot, il n'est plus anglais, mais québécois.

Leur étymon respectif toast et call conserve cependant sa prononciation variante.

À noter que la grammaire anglaise ne s'applique pas. (Il n'y a pas de grammaticalisation philologique.) Ainsi, on ne dira pas des washers en prononçant le s final. Un « s » serait ajouté à l'écrit, mais la prononciation suivrait la règle française. Cependant, running shoe ayant été emprunté comme un terme pluriel, on pourra rencontrer le terme avec un s prononcé a l'anglaise ([z]).

Certains mots du français utilisé au Québec sont également archaïques et désuets vis-à-vis le français moderne international. Mis hors de l'usage encore aux XVIIIe - XIXe siècles en France, les mots tels que pocher, galipote, charrue et maggané peuvent encore se rencontrer dans le lexique québécois. Leur utilisation, par contre, a drastiquement diminué depuis les vingt dernières années et continue de diminuer encore aujourd'hui. Les mots sont courants chez les tranches les plus âgées de la population.

D'autres mots, tels côte et coteau sont venus du français artisanal des premiers colons de la Nouvelle-France et sont bien ancrés dans l'histoire du Québec. On en fait un usage très courant de nos jours, surtout au niveau cadastral, pour ainsi souligner l'héritage français sur l'ancienne colonie.

Mot ou expressionOrigineSignificationExplication/exempleAniwé, éniwaiAnglais anywayDe toute façon« Je voulais aller là anyway. »AnorakinuitManteau court à capuchonAstheure, asteurÀ cette heureMaintenant« Astheure, qu'est-ce qui va arriver ? »
« Il fait noir de bonne heure astheure. »AutoVoiture (automobile)(En) avoir son voyageÊtre fatigué, voire écœuré de quelque chose. Ou être très surpris (variante sans le « en »)« J'en ai mon voyage de t'entendre ! »
« Elle est enceinte ? Ah ben ! J'ai mon voyage ! »Awaye, awé (prononcé ah oueille)Envoie (3e personne du verbe envoyer)Vas-y, allez-y« Awé, appelle le taxi. »BarniquesLunettesSouvent péjoratif : lunettes peu esthétiques, le plus souvent par leur tailleBarrerVerrouiller« J'ai oublié de barrer ma porte. »BatterieAnglais: BatteryPile sèche, électriqueBicycle (prononcer bécique ou bicique)(familier)Anglais bicycle (bicyclette)Bicyclette, véloUn bicycle à gaz : une moto (familier)BécosseAnglais : back house, qui vient aussi de l'allemand BackhaussToilette extérieure.Ben, bein, bin, bèCalque de well en anglais1. Bon, eh bien, eh donc
2. lorsque se place au début d'une phrase, signifie l'opposition ou la négation (analogue de mais)
3. Peut aussi prendre les sens beaucoup, très et extrêmement, tout dépendant du contexte.« Eh bein, on verra ! » « Ben là, tu m'fais chier. »
« Bè non ! »
« J'ai ben de la monnaie. » « Je t'aime ben fort. »BizouneAncien françaisSexe masculinBaiserFaire l'amourBombe (vieux)BouilloirePar analogie de formeBotch, boutch, boutteAnglais buttMégot de cigare, cigaretteBraillerAncien françaisPleurnicher, pleurer ou encore chialer, se plaindre« Mon prof n'arrête pas de brailler quand je suis en retard. »Branler1. Hésiter
2. lambiner, traîner
3. (se) masturberBranler dans le mancheBranleux(euse)Personne hésitante, lambineuse« Avance, branleux ! »BrassièreAncien françaissoutien-gorgeCaller (prononcer câller)Anglais (to call)AppelerCallerBoire à fond, finir le verre rapidement (généralement en une gorgée).Se dit aussi finir d'une shotte.CancellerAncien français : barrer, cloîtrer et de l'anglais to cancelAnnuler« J'aimerais canceller ma commande »Canard (vieux)BouilloirePar analogie de forme et de son. N'est utilisé que dans quelques régions.CashAnglaisArgentPayer cash : payer comptantCave (nom féminin)Sous-sol non aménagéCave (adjectif et nom)Idiot, imbécile« T'es vraiment un beau cave. »Cellulaire, un cellTéléphone portableTéléphone portableProche de l'anglais cellular phone, cell phone. Il s'agit en fait du vrai mot pour téléphone portable, qui n'est pas utilisé en France.CharFrançais : de l'ancien français charriote (XIIe siècle, de car, du latin carrum (chariot)[2]Voiture (automobile)CharrierExagérerCharrueAncien français vulgaire1. Prostituée (surtout âgée)
2. femme rustre, sans éducation, sotte
3. femme laide, répugnante, dégoûtante« Tu vas tu encore sortir avec c'te charrue ? »ChialerAncien françaisSe plaindreAilleurs dans la francophonie : pleurer (familier)Chique, chix (prononcé tchique)Anglais chickBelle femme, belle fille, très jolie et ravissante, parfois même sexy« Ta sœur est une vraie chique ! »Chou-claqueAnglais (shoe-clack)Espadrilles, tennis, souliers de sport« J'aime bien jouer au hockey dans la rue avec mes nouveaux chou-claques. »Coat (prononcer côte')AnglaisManteauColonAncien français pour les habitants d'une colonieHomme sans manières, sans éducation, idiot, rustre« Mon voisin est un vrai colon ! »Cool (prononcé coule)AnglaisChouette, superbe, parfait, fascinant« Les vacances, c'est cool. »Cooler (prononcé couleur)AnglaisGlacièreCoqueronRemise, hangar, appentisCôteMot anciennement utilisé pour désigner un « rang » seigneurial dans le découpage territorial de la Nouvelle-France1. Pente
2. Rue principale formée à partir de l'ancien chemin du rangLe chemin de la Côte Saint-Antoine (Montréal), prononcé simplement la Côte-Saint-AntoineCoudon, coudonqueSimplification des mots écoute doncVoyons, tiens, voilà« Coudon ! Je l'ai pas vue, celle la ! »CréatureVieux sens du motFemme, fille, adolescente« Quelle belle créature! » (se dit d'un homme qui manque de masculinité)CrosseVieux sens1. Injustice, trahison, menterie
2. Hockey sur l'herbe« C'est d'la crosse ! »
« Veux-tu aller jouer à la crosse avec nous ? »Crosser (se)Vieux sens1. Duper, trahir, (se) faire avoir ou (se) faire baiser
2. Se masturber« On s'est fait crosser encore ! »CouverteCouverture (de lit), plaidCuillère à soupeCuillère à tableCutexCutex, marque de commerceVernis à onglesDash (se prononce datch)AnglaisCoffre à gant (automobile)« Les clés sont dans le dash »Dégueux, dégueulasseDégoutant, répugnant, laid« Berk ! C'est dégueulasse ! »DépanneurDu verbe &shy;&shy;dépanner, venir à la rescoussePetite épicerie du coin de la rue, station-serviceDrab ou drabe1. Beige
2. Sans vie, sans relief, sans intérêtDrette (familier)Déformation du mot direct ou droiteDroit« C'est drette en avant de toi. »
« Tourne à drette. »Éfouèrer, afouairerÉcraser (s'éfouèrer : s'écraser de façon disgracieuse sur un divan par exemple)Enfarger, s'enfargerFaire trébucher, trébucherEnfirouâperDérivation de sens, de l'anglais in fur wrapped (enveloppé de fourrure)[3]Tromper, duper, avaler, se faire attraper« Je me suis encore fait enfirouâper! »Épicerie(s)Emplettes, courses« Je vais aller faire l'épicerie. » (« Je vais faire les courses »).Faque, fèque(Qui) fait queAlors, donc, de cette manièreFlashlightAnglaisLampe de pocheAnglicisme de moins en moins utilisé.FoinArgent (surtout en grand nombre)Blé s'emploie aussi dans ce sens.FoufounesDe l'enfantin frou-frouFessesAilleurs dans la francophonie, employé au singulier : désigne le sexe féminin.FretteAncien français fraide(Très) froid« Y fait frette à matin ! »FrigidaireFrigidaire, marque de commerceRéfrigérateur« Le lait est dans le frigidaire. »Fuse (prononcer fiouze)Anglais1. Fusible (dans un tableau d'alimentation électrique)
2. Flatulence (plus rare)1. Anglicisme de moins en moins utilisé (sauf dans sauter une fuse = péter les plombs)GalerieBalconGalipote (courir la) (vielli)Ancien françaisChercher à séduire ou vivre dans la débauche, voire courir au devant des ennuisGarnotte(s)Ancien françaisGravier, (garnotter : lancer vivement un projectile)GlanderDe l'usage péjoratif rester sans rien faire de bonPasser son temps de manière improductive ou ludique« On va aller glander chez Simon. »Gosse(s)Usage déformé du contexte de la progéniture (à l'initiale signifiant les enfants de quelqu'un)Testicules, couilles, gonades, bijoux de famille« Arrête de jouer avec tes gosses ! » (autrement dit : « Arrête de te masturber ! »)GosserDe l'ancien usage artisanal voulant dire construire, fabriquer (essentiellement, avec du bois)1. Faire n'importe quelle action avec n'importe quel objet (peut être vu comme le verbe foutre)
2. Travailler dur, sans repos sur qqch« Cosser que t'as gossé encore ? » (sarcastique par la rime avec cosser)
« J'en ai vraiment gossé des choses à soir. » pour « J'ai vraiment fait beaucoup là dessus hier soir. »GuidouneDe l'anglais to get down (with somebody), coucher (avec quelqu'un)Petite femme, prostituée, pute (péjoratif de moins en moins utilisé aujourd'hui)Hot (prononcé otte)AnglaisIntéressant, fascinant, magnifique, chouette« Si c'est pas hot, ça ! »IcitteAncien françaisIci« Viens icitte ! » Prononciation archaïque, tel litte : lit. Présente aussi en Catalogne.InnocentPeu instruit, imbécile, naïf (aussi utilisé au sens de non coupable)PéjoratifJammer (prononcé djammer)Anglais : to jam1. Coincer
2. Jouer, faire de la musique« La porte est jammée. »
« On a jammé du rock et du reggae. »JardinPotagerKesséça (ou, plus rare, kosséça), kesser ça (kosser ça)Qu'est-ce que c'est que cela« Kosser que tu viens d'me dire ? »
« Du kesser ça ? » (synonyme de « Quoi donc ? »)Ketch, kitchAnglaisVerrou (de moins en moins utilisé)KleenexKleenex, marque de commerceMouchoir en papier« Passe-moé un kleenex, s'teplai. »KodakKodak, marque de commerceAppareil-photo (tend à être remplacé par caméra)LaveuseMachine à laver, lave-lingeLuretteArchaïsme du mot heurette (petite heure)Une période de temps inexistante, imaginaire et satirique
N'est utilisé dans le français international que dans l'expression depuis belle lurette, depuis longtemps.« Attends-moi à lurette. » pour « Ne m'attends pas. »Machines (faire le tour des)Expression datant de l'époque industrielleExaminer, visiter, aller voir quelque chose ou quelqu'un« J'va faire le tour des machines chez Guillaume. »Magasiner, magasinageCalque du mot anglais shoppingFaire des courses, faire des achats« On s'en va aller magasiner dans l'mail. »MagganerArchaïsme, vieilliBriser, abîmer
Presque disparu aujourd'hui du langage urbain à cause de l'influence du français international, mais encore existant dans les petits villages québécois« Ça m'maggane le cœur » au lieu de « Ça me déchire le cœur »MailDe l'anglais mallCentre d'achats (très répandu en Amérique du Nord)MaringouinTupi-guarani : mbariguiMoustiqueAussi utilisé aux AntillesMatante (nom)TanteTantineMatante, mononcle (adjectif)Ringard, vieux-jeu« Mets pas ces lunettes-là, ça fait matante ! »
« D'la musique de mononcle. »Mononcle (prononcer « mononque »)Mon oncleTontonMaudusse, maudille, (en) mauditDéfiguré des jurons religieux de l'ancien régimeBeaucoup, trop, fort« La semaine, on y travaille en maudit ! » « Maudisse de bonne idée, ça ! »Moppeanglisime de mopVadrouille, serpillièreNeveurmagne (vielli)Anglais nevermind, ne pas s'en faireLaisser faire, oublierNewfie (prononcé nioufi)Se référant aux habitants de Terre-Neuve, Newfoundland et aux imbéciles en généralImbécileTerme péjoratifNiaiseuxDérivé de niaisPersonne peu intelligente« Mon père est niaiseux »S'ostiner, s'astinerDérivé de (s')obstinerContredire, ergoter, argumenter, s'opposer à qqch (terme péjoratif)« Arrête ! T'astines pour rien ! »Ostineux (euse), astineux (euse)Dérivé de (s')obstinerPersonne contrariante, chicanièrePantry (prononcer pennetré)PlacardTerme de moins en moins utiliséParker, parquer, pâkerFrançais : mener au parc (les animaux) ; anglais : to parkStationner (les deux termes sont aussi utilisés au Québec)« J'va aller pâquer mon char. »PatenteAncien français : brevet émanant du roiBidule, machin, truc, chose (ce dont on ne connaît pas tout-à-fait l'utilité)« C'te patente m'fait peur! »PatenterAncien français : délivrer une patenteInventer, fabriquer, réparerPatinoire à pouxCalvitie, vélodrome à mouchePet (prononcé soit comme ou comme pète)Du verbe péterFlatulencePéter1. Faire une flatulence, flatuler
2. Briser, casser, abîmer un objet (ou battre une personne)
3. Péter les plombs, péter sa (ma, ta) coche = se frustrer, s'enrager pour rien« Oh regarde le beau char que t'as pété ! »
« Tu vas ben le péter, l'cave. »Pinotte, pinaudeAnglais : peanutArachidePis, piPuisEt, en plus, en dessus de
Très souvent utilisé au milieu des phrases pour les lier entre elles. Contrairement au français international, n'est pas nécessairement placé au début de la phrase et répandu dans le langage familier (remplace et d'une certaine manière)« Pis ton frère, y va bien ? »
« Pi là, elle m'pal pu. »PitouneAnglais happy town, réduit à pi townBelle fille, fille de peu de vertu (selon le ton et le contexte)Langage populaire, voire inconvenantPlasteurAnglais : plasterSparadrapPlate, platteDu mot platMoche, nul, sans intérêt« Mon travail est plate »
« Que la vie est bein platte ! »PlotteSexe féminin (aussi sens figuré)Chercher de plotte à satisfaire (allusion aux relations sexuelles, se dit aussi chercher du cul à satisfaire)PlogueAnglais : plugPrise de courant électrique, publicité : faire une plogue à la téléPloguerAnglais : plugMettre en relation, en contact
Brancher un appareil électrique« Je me suis fais ploguer pour une job » (se faire pistonner, en France).
« J'arrive pas à ploguer la lampe. »PognerPossiblement, du mot pogne, de l'ancien français1. Attraper, empoigner, prendre, obtenir (propre et figuré)
2. (intr.) Être populaire, susciter un grand intérêt de la part du sexe opposé
3. Attraper une maladie
4. Capter une station de télévision ou de radio
5. Se pogner avec : se battre contre quelqu'un.« T'as pogné une blonde, finalement ? »PocheDu verbe pocher, ancien sens de mettre hors d'usage1. De mauvaise qualité, mal fait, désuet, inutilisable (parlant d'un objet)
2. Ennuyant, nul, moche
3.La poche, poil de poche = poil de pubis (chez les hommes)« Ta montre est bein poche. » « C'est poche, ses blagues. » « Quelle émission de poches ! »PolarPolar, marque de commerceVêtement (de sport) en fibre synthétiquePôleAnglais : pole, poteauTringle à rideauxPortiqueVestibulePot (prononcé pote)Anglais potCannabis, hashish, marijuana (équivalent du mot herbe en Europe)« Tu veux tu du pot ? »Pouce (faire du)Faire de l'auto-stop« Il voyage sur le pouce »PrélartRevêtement de plancher, linoléumQ-tip, q-tips (prononcé kiou-tipse)Q-Tips, marque de commerceCoton-Tige (marque de commerce), cure-oreillesQuétain(e)Vieilli, démodé, désuet (figuré ou abstrait)« C'te tounne est trop quétaine, ferme la radio. »
« Son père est quétain là-dsu. » (parlant d'une de ses préférences)Record (très vieux, prononcé récorde)AnglaisDisque 33-tours, 45-toursResterDémeurer, résider, pas toujours temporairement (synonyme d'habiter)« Dès ma naissance, chui toujours resté chez mes parents. »Robineux, robinardAncien sens du mot robin, charlatan vagabond, voleur ou petit criminel sans lieu de résidence permanentclochard, sans-abri
se dit aussi quêteux (ancien français), bum ou hobo, qui sont les usages répandus dans l'anglais américain« Faut pas parler aux robineux. »Running-shoes, runningsAnglaisEspadrilles, chaussures de sportSacrer1. Jurer avec des mots particuliers à cet usage : crisse, câlisse, cibouère, calvaire, sacristie, viarge, tabarnaque, astie, etc.; « sacrer comme un charretier »
2. Jeter, envoyer nonchalamment ou avec mépris ou violence : « il a sacré la télé par la fenêtre. »
3. Ne pas accorder d'importance à qqch. : « je m'en saque »Scotch-tapeMarque de commerceRuban adhésifScott-towelMarque de commerceEssuie-tout, Sopalin (aussi une marque de commerce!)SécheuseSèche-lingeSerrerRanger« Serre-ça là où tu l'as pris. »ShortAnglaisCulotte courteSigne (vieux)Anglais : sinkÉvierSlotche ou slocheAnglais1. Neige souillée de boue, surtout dans les rues urbaines
2. Glace pilée
3. Boisson faite de glace concassée et de saveur artificielle que l'on aspire avec une paille (barbotine)SOSMarque de commerceTampons à récurer en laine d'acierTanné(e)Du verbe tannerFatigué(e), las(se), ennuyé(e)« Chui tanné de l'hiver. »TasserDu vieux sens mettre de côté, laisser faireDéplacer, bouger, entasser (aussi pronominal)« Pourrais-tu m'aider à tasser la table ? » « Tasse-toi ! »Tayeule (familier, péjoratif)Ta gueule, abrégé de ferme ta gueuleTais-toi (taisez-vous), silence
yeuler (gueuler) - être impoli, grossier, malappris« Tayeule, j'entends rien ! »Toast/toaster (f)AanglaisToast = rôtie, tranche de pain grillée. Toaster (prononcer tôsteur) = grille-pain Peut être utilisé comme verbe (prononcer alors tôster)« T'es en train de toaster ! » (Tu prends un coup de soleil)Tomber en amourAnglais : to fall in loveTomber amoureuxToune, tounneAnglais : tuneChansonTrail (se prononce trèle ou tréle dépendant des régions)
fémininDe l'anglais qui signifie pisteChemin, santier, piste« La trail la moins longue est ici »Traileur (se prononce trèleur ou tréleur en fonction de la région)De l'anglais trailer qui signifie caravaneCoffre semblable à celle d'un pick-up qui s'accroche derrière une voiture, pour transporter une moto-neige par exemple.« Embarque dans le traileur. »TuqueInuit TujkBonnet d'hiverTurluterOnopatopée turlu-tuChantonnerVan (prononcer vanne)Anglaiscamion, fourgonnetteTwit (se prononce touite)Stupide, niaiseux, gaffeuxVargerFrapper fort, battre (un objet)« Varge-moi le donc ! » pour « Dis donc ! », « Dis alors ! »VTT (ou quatre-roues)Véhicule tout-terrain de type quad et non pas un vélo de montagne (vélo tout-terrain)Washer (prononcé washeur) ou gasketAnglaisRondelle ou joint d'étanchéitéWipers (se prononce wipeur)AnglaisEssuies-glace« Il commence à pleuvoir, démarre les wipers »Wind-washer (prononcé winne-washeur)Anglais (windshield washer)Lave-glace (tend à disparaître au profit de lave-glace)


Expressions [modifier]
  • Lâche pas la patate
Signifie de ne pas abandonner, de continuer et d'aller de l'avant. « Lâche pas la patate, tu vas réussir! ». À l'inverse, l'expression « lâche-moi la patate » veux dire laisse-moi tranquile.




Jurons ou Sacres [modifier]
Plusieurs jurons de la langue française du Québec ont un rapport avec l'Église catholique. Le fait de « sacrer » (blasphémer) a sans nul doute un rapport avec la position influente de l'Église dans la vie des Québécois jusqu'à la Révolution tranquille (1960-1970).

Attention, certains Québécois peuvent être très choqués par la violence de ces jurons, notamment dans la bouche de visiteurs français. Les termes peuvent paraître anodins vus d'Europe, mais peuvent autant blesser qu'un « nique ta mère » ou un « enculé de tout mon coeur » pour un Français. Leur usage ne doit donc pas devenir un jeu. De nombreuses variantes, considérées moins grossières, existent cependant.

  • tabarnak (« tabernacle »)
    • Variantes : tabarslak, tabarnik, tabarnouche, tabarouette
  • câlisse (« calice »)
    • Variantes : câliboère, câlique, câline, (n'est pas prononcé comme le verbe « caliner »)
  • calvaire
    • Variantes : calvince, calvâsse, calvette
  • Hostie, asti, ostifi, esti, osti, souvent abrégé en sti
    • Variantes: estique, ostiche, estiche, astiche, osto, esto, asto, ostin
  • crisse (« Christ »)
    • Variantes : criffe, crime. Certains le finissent par : Chriss...tophe Colomb!
  • ciboire, saint-ciboire
    • Variantes : cibole, cimonak, saint-cibolak
  • viarge (« Vierge »)
  • bout de ciarge (bout de cierge)
  • eucharistie
  • baptême
    • Variante: batinse
Les jurons sont fréquemment combinés en chaîne, dont la longueur est variable : « ostie de câlice de saint-ciboire d'esti de tabarnak de crisse ».

Un autre phénomène est la conjugaison des jurons comme : « câlicer une volée » (flanquer une raclée) ou « crisser son camp » (foutre le camp). Les jurons peuvent servir de nom, d'adjectif, d'adverbe ou de verbe :

  • nom : C'est un p'tit crisse celui-là.
  • adjectif : C'est une tabarnak de pneumonie
  • adverbe : C'est crissement dur!
  • locution verbale : être en tabarnak
(Voir le film Québécois Bon Cop, Bad Cop avec Patrick Huard, on y présente les jurons d'une façon plutôt humoristique.)

Plusieurs mots qui ne sont pas autrement grossiers, ou des insultes, sont parfois utilisés à l'intérieur de chaînes de jurons, mais ne constituent pas par eux-même des jurons: saint (saint-cimonak), innocent, sans-dessein, maudit/maudite...

Ce message a été modifié par deathangellink - dimanche 09 mars 2008 à 02:08.
dimanche 09 mars 2008 à 13:35
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Nathalie
dimanche 09 mars 2008 à 01:43
Apparament, tirer la buche, ça veut dire prendre un siège.



Et prendre un siège, ça veut dire quoi ?
dimanche 09 mars 2008 à 13:36
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deathangellink
dimanche 09 mars 2008 à 02:06
Caractéristiques structurales (...........) sans-dessein, maudit/maudite...



C'est le post le plus illisible que j'aie croisé depuis des mois ici. J'ai presque envie de l'effacer -___-
dimanche 09 mars 2008 à 13:39
Citer +Citer
jai copier un texte étant sur wikipédia

et je ne sais pas pk je ne peut pas éditer





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