Sunday 01 February 2009 à 15:42 Quel bonhomme ! Quel cabotin ! Quelle classe ! Et bien sur quel génie !
Ouais, et quel plaisir de le redécouvrir dans cette interview.
Ce type était un fabuleux joueur dans tous les registres. Il s'affranchissait de toutes règles, protocoles et conformismes de pensée (il avait d'ailleurs toute légitimité artistique et la notoriété pour se le permettre). Voir dans l'ITW comment il part en HS dès le départ et toute la théâtralisation qu'il se permet avec ses roucoulades, ses digressions, ses postures et ses sorties de plateau successives. La pov' Denise a tout même su garder tout le calme, la diplomatie et le professionnalisme qu'on lui connaissait. Mais c'est clair qu'il a taillé un super costard à Cézanne, sans parler de son mépris pour les enfants et leurs dessins.
Anecdotes : une connaissance a eu l'occasion de le servir dans un prestigieux établissement parisien (la Tour d'Argent) accompagné de son épouse Gala, une caractérielle de première classe qui se la jouait "je-suis-la-feeeemme-du-Maître". Je ne me souviens plus de tous les détails, si ce n'est qu'ils ont foutu un sacré bocson ce jour là, en exigeant tout et n'importe quoi, en interpellant les convives, le personnel, en se permettant caprices sur caprices. Pour commencer, il m'a raconté que Gala a débarqué dans la salle en écrasant son sac à main sur la tronche du maître d'hôtel pour un simple mot qu'il ne lui avait pas plu. Le décor de la soirée était planté...
Le père d'une autre connaissance travaillait à l'Hôtel Meurisse où Dali avait l'habitude de prendre ses quartiers, tantôt avec Gala, tantôt avec Amanda et parfois avec les deux. Pareil, il me racontait comment l'arrivée se faisait chaque fois d'une manière très très remarquée... et comment l'hôtel devait mobiliser la plupart du personnel à son seul service le temps du séjour.