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lundi 26 février 2007 à 01:45
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dimanche 01 avril 2007 à 22:16
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QUOTE (Immortel95 @ 26 Feb 2007 à 01:45)
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Un premier avril , un tel topic , il faut remonter ça .

De plus c'est une occasion inespérée , de connaître l'origine du poisson d'avril .
dimanche 15 avril 2007 à 11:40
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J'ai trouvé un texte intéréssant concernant les premiers signes chrétiens :

Extraits d'un texte Universalis (représentation du Christ).

Les catacombes

    
QUOTE
Les débuts de l'art chrétien que nous connaissons remontent à la fin du IIe et au début du IIIe siècle. On trouve quelques peintures funéraires dans les diverses catacombes du sous-sol romain, ces cimetières chrétiens qui étaient de vraies cités souterraines (outre Rome, on en trouve à Naples, en Sicile, à Malte, en Tunisie et en Égypte). Les premières représentations pariétales assimilent l'imagerie païenne, suivent les modèles gréco-romains. Avant le milieu du IVe siècle, la plupart des épisodes de la vie du Christ sont des illustrations de sa vie publique, de ses miracles ; il n'y a pas de représentation de la Passion, ni de la Royauté du Christ. De façon générale, les œuvres paléochrétiennes ne reflètent pas l'angoisse de la mort ni les drames du monde. Le Christ prend les traits mythiques d'Orphée (qui est descendu aux enfers comme lui), d'un jeune homme enseignant ou du Bon Pasteur (Catacombes des Saints-Pierre-et-Marcellin, Rome, seconde moitié du IIIe siècle, et de Saint-Callixte, IIIe siècle), selon Ézéchiel (XXXIV, 12) : « Comme un pasteur passe en revue son troupeau quand il est au milieu de ses brebis dispersées, je passerai en revue mes brebis », repris par saint Jean : « Je suis le bon pasteur » (X, 11). Le Bon Pasteur a les traits de l'Hermès grec. On trouve aussi le Christ-Hélios sous les traits de Phébus conduisant un attelage (Grottes vaticanes, Rome, fin du IIIe siècle). On adopta également une iconographie à la fois symbolique et emblématique et non « hiérohistorique » (c'est-à-dire se référant à une histoire sacrée selon la terminologie d'Henry Corbin) : ainsi, le poisson, l'agneau, la colombe, le cep, sont-ils les emblèmes christologiques par excellence. L'acrostiche du mot grec ichthus (poisson) permet de lire : « Jésus-Christ fils de Dieu, Sauveur ». On retrouve le Poisson-Christ partout : sur les fresques (Chapelle A2 de la catacombe Saint-Callixte, IIe siècle), sur les sarcophages, les vases, les amulettes. Le poisson se transforme parfois en dauphin, l'animal qui avait sauvé le poète Arion des abîmes. L'agneau pascal remplace aussi pendant des siècles l'image directe du Dieu-Homme, de la même façon que la colombe qui deviendra par la suite le symbole du Saint-Esprit. À partir du texte de saint Jean (XV, 5) : « Je suis le cep, vous êtes les sarments », on put figurer, à la fois comme décor et comme emblème, des motifs issus de la vigne. La croix latine, elle, n'apparaîtra que dans la première moitié du IVe siècle. Ainsi, avant les premières définitions dogmatiques du Christ, l'art chrétien s'en tient à une iconographie sobre dans le trait et la couleur, visant au symbolique et à l'abstrait, en contradiction avec l'esthétique naturaliste dominante à cette époque
.

Dans Universalis 2005

dimanche 15 avril 2007 à 20:53
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Usurpation d'identité


Ce message a été modifié par dansvot'gueule - dimanche 15 avril 2007 à 21:43.
mardi 17 avril 2007 à 09:10
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LE COQ et LE PHENIX


Deux symboles chrétiens de la Résurrection : le phénix et le coq

Parmi les symboles chrétiens les plus répandus il faut citer le phénix. De nombreuses sources littéraires profanes et chrétiennes évoquent la légende du phénix. Originaire de l’Inde, cet oiseau vit 500 ans. Il se rend dans la forêt du Liban. Les ailes chargées d’aromates, il gagne la ville d’Héliopolis en Égypte et là il se brûle sur l’autel des sacrifices. Le lendemain le prêtre trouve dans les cendres un ver auquel il pousse des ailes et le troisième jour l’oiseau ressuscité regagne son pays d’origine. Hérodote dans son Histoire 2,73, Ovide dans ses Métamorphoses 15,392, Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle 10,2,2 et Tacite dans ses Annales 6,28 orchestrent cette légende. L’allégorie du phénix est probablement d’inspiration stoïcienne : le feu éternel détruit tout et fait tout renaître. Ainsi le phénix figure le monde qui meurt et revit.

Les Juifs avaient accepté la légende du phénix. Le troisième Baruch 6,1-16 en donne la description. Compagnon du soleil, le phénix le devance dans sa course. Le troisième Baruch l’associe au cycle quotidien du soleil et au cycle annuel des crues du Nil, d’où son rapport avec la régénération et la vie. La nourriture du phénix est la manne du ciel et la rosée de la terre. II Hénoch 19,6 décrit le sixième ciel : sept phénix, sept chérubins et sept séraphins à six ailes y figurent. On fit même coïncider la sortie d’Égypte avec une apparition du phénix dans la tragédie sur l’exode d’Ezéchiel le tragique.

Symbole de la Résurrection. Les Pères de l’Église, lorsqu’ils veulent défendre la résurrection du Christ ou celle des chrétiens n’hésitent pas à faire appel à la légende du phénix. Clément de Rome dans sa Lettre aux Corinthiens 1,25, Tertullien dans son Traité sur la résurrection de la chair 13, Cyrille de Jérusalem dans sa Catéchèse 18,8 et Ambroise de Milan dans son Hexameron 5,23,79 exploitent la richesse du symbolisme. Origène se montre très circonspect sur la légende dans son Contre Celse 4,98.

Le Pseudo Lactance est l’auteur d’un petit poème de 85 distiques intitulé Ave phoenice. Il célèbre la chasteté du phénix qui se reproduit sans amour charnel et qui trouve dans la mort son plaisir et sa naissance à une vie nouvelle. Rufin voit également dans le phénix un symbole de chasteté dans son traité Expositio symboli 9,10.

La foi en la résurrection du Christ est fondamentale dans la religion chrétienne. Les chrétiens mettront en lumière tout ce qui, dans la nature, pouvait préparer l’acceptation de ce mystère. La légende du phénix y contribuait : « Trouvons-nous donc étrange et étonnant que le créateur de l’Univers fasse revivre ceux qui l’ont servi saintement et avec la confiance d’une foi parfaite, alors qu’il nous fait voir dans un oiseau la magnificence de sa promesse? » affirme Clément de Rome dans sa Lettre aux Corinthiens, 26.


Le coq, symbole de la Résurrection


« Qui a donné au coq l’intelligence? » s’exclame Job (38,36). Le juif pieux bénit chaque matin Dieu « qui a donné au coq l’intelligence ». C’est le coq qui distingue en effet la fin de la nuit et l’arrivée du jour. L’auteur du troisième livre de Baruch pensait que c’était le phénix qui réveillait le coq pour qu’il ne manque pas le rendez-vous du lever du soleil. Dans la tradition juive et chrétienne, l’expression « au chant du coq » signifie « très tôt le matin ». Les Proverbes numériques contiennent ce jugement réaliste sur le coq : « Trois choses ont une belle allure et quatre ont une belle démarche : le lion, le plus brave des animaux qui ne recule devant rien, le coq qui se promène crânement parmi les poules, le bouc qui conduit le troupeau et le roi qui harangue le peuple » (30,29-31). Les textes rabbiniques n’hésitent pas à appeler le coq « geber » le mâle. Curieusement ces textes parlent de l’interdiction d’élever des coqs à Jérusalem. L’interdiction est motivée par des préoccupations de pureté (BQ 7,7 ; T.BQ 8,9 ; T. Negaim 6,2 ; Abot de Rabbi Nathan (A) 35). Elle valait avant tout pour les prêtres. Le Nouveau Testament affirmant que le coq chanta après le reniement de Pierre laisse entendre qu’en fait l’élevage des coqs n’était pas interdit.

Dans la tradition chrétienne le coq devint rapidement un symbole de la résurrection. De même que le coq annonce le jour nouveau de même le chrétien attend le jour où le Christ reviendra. Au Moyen Âge, le coq symbolise le prédicateur qui doit réveiller ceux qui sont endormis. Il occupe à partir de ce moment une place de choix sur le clocher des églises.


Les lampes à huile de Palestine représentent volontiers ces symboles et témoignent ainsi de leur diffusion auprès du petit peuple.
jeudi 19 avril 2007 à 15:44
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Afin de compléter le topic , quelques symbôles non cités .

J'ai trouvé ça sur un site orthodoxe



L'Agneau
Ce mot et cette représentation revêtent une signification messianique. Il symbolise Jésus-Christ, qui est l'agneau de Dieu et qui s'offre en sacrifice pour la libération et le salut de l'homme. Il nous a paru utile et nécessaire de nous étendre d'avantage sur ce symbole et c'est pourquoi nous reproduisons ici ce que nous enseigne le livre de catéchèse Dieu est vivant (Ed. du Cerf, 1987, pp. 181-184) sur la signification de l'Agneau dans la tradition bibliquel


La vigne
Elle symbolise d'abord le Seigneur qui est la Vigne et ensuite les membres de son Eglise, qui en sont les sarments. Elle nous rappelle aussi le mystère de la Divine Communion.


L'aigle bicéphale
Dans l'art ecclésiastique et ornemental on en fait grand cas. Ceci apparaît clairement à partir du 12ème siècle. Cet oiseau a été utilisé par beaucoup d'empereurs byzantins et des hautes personnalités particulièrement durant les années de la " turcocratie ". L'aigle bicéphale était l'emblème de beaucoup d'empereurs. Aujourd'hui il est celui de nos Patriarches, de nos Evêques et de certains Dignitaires.


Le Crâne
Dans l'iconographie, sous la croix du Christ, dans une petite caverne, apparais souvent un crâne. Il représente celui d'Adam, qui fut transféré de Mésopotamie au Golgotha, le lieu étant appelé par la suite " lieu du Crâne ". Lorsque le Christ fut crucifié sur ce mont, le sang qui fut versé sur la terre lava de ce fait le péché originel des premiers parents.



Le Paon
La représentation de cet oiseau est plutôt héritée des anciens Grecs. A l'époque paléochrétienne elle fut utilisée avec un sens symbolique. Avec les byzantins ce fut dans un but exclusivement ornemental. Toutefois le paon symbolise l'immortalité de l'âme, la résurrection (sans doute parce que son plumage se renouvelle au printemps et que son corps ne se putréfie pas), la Divine Grâce qui descend sur le baptisé et le fait renaître, l'incorruptibilité de l'âme, le fidèle qui communie au corps et au sang du Christ.



L'utilisation de la lumière (cierges, lampes à huiles, veilleuses...)
Le point de départ de cette utilisation est d'abord pratique : donner de la lumière lors des offices liturgiques. De là naquirent plusieurs sens symboliques, comme, par exemple, la lumière qui jaillit de l'Évangile, la chaleur de la foi, Dieu le Père ou Jésus-Christ, qui a dit "Je suis la Lumière du monde... "



L'encens
Conformément à la tradition biblique, l'Eglise orthodoxe utilise l'encens (Exode 30, 8 ; Ps 140 (Septante) ; Lc 1, 9-10) comme symbole de la prière qui monte vers Dieu et du parfum du Royaume. Il symbolise aussi, pendant la prière du fidèle, la propre élévation de sa pensée et de son cœur vers le ciel tout comme l'esprit de sacrifice qui doit caractériser chaque chrétien. Ajoutons ici que le pain, le vin, le blé, l'huile, les fleurs et les fruits qui sont intégrés dans nos célébrations sont à leur manière des expressions de l'amour de Dieu, de sa miséricorde et de sa bonté, manifestés aux hommes dans sa Création.


La nef
Le navire qui voyage sur la mer symbolise l'Eglise du Christ, laquelle subit la fureur des vagues de l'athéisme, du matérialisme, de ceux qui de diverses façons la combattent. Mais ce navire qu'est l'Eglise ne coule jamais et sans peur il maintient son cap jusqu'à l'arrivée au bon port qui est le Royaume.


Le cerf
Le cerf qui boit à la fontaine symbolise les chrétiens qui sont issus de toutes les nations et qui, assoiffés, accourent aux sources de la vérité chrétienne

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