Beaucoup de blabla mais rien de concret...
Les sondages d’instituts réputés sérieux confirment : « 57 % des Russes veulent revenir à l’URSS » (2001), 45 % considèrent le système soviétique comme « meilleur » que l’actuel, 43 % souhaitent même « une nouvelle révolution bolchevique » (2003). Les opinions sur le présent apparaissent tout aussi peu « correctes » : discrédit de la « révolution démocratique » d’août 1991 et rejet massif (à près de 80 %) des grandes privatisations « criminelles ».
Source : monde diplomatique
56,3% des Russes regrettent la disparition de l’État soviétique MOSCOU, le 7 décembre. – La désintégration de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) il y a 15 ans ravive aujourd’hui un débat politique controversé, aux blessures encore ouvertes dans des secteurs qui ont appuyé le maintien du bloc des nations.
L’accord de Bieloviezhski, signé le 8 décembre 1991 par les présidents d’alors de Russie, Boris Eltsine, d’Ukraine, Leonid Kravtchouk, et de la Biélorussie, Stanislav Shushekevich, a balayé l’URSS de la carte mondiale, où elle figurait depuis 1922.
Vers le 21 décembre de cette année a été annoncé la naissance de la Communauté des États Indépendants (CEI), mais jusqu’à aujourd’hui les jugements sur cette période sont contradictoires.
Le débat actuel, avec des nuances, est agité entre ceux qui considèrent que le démembrement de l’Union était inévitable et, de l’autre côté, ceux qui interprètent ces faits comme un dommage irréparable et la destruction d’un puissant État multinational, selon ce que rapporte Prensa Latina.
Avec une majorité de la population qui regrette la débâcle du début des années 90, la société russe continue d’être polarisée sur le rôle joué par l’ex-dirigeant de l’URSS, Michael Gorbatchev, et par Eltsine, dans ce processus troublé, que des politiciens de gauche qualifient de complot.
Interviewé à propos de l’anniversaire de cette date, le chef du gouvernement biélorusse d’alors, Viacheslav Kebich, a déclaré que la délégation russe avait pris les devants dans la signature du traité de désintégration.
15 ans après ces événements, 56,3% des russes regrettent la chute de l’État soviétique, selon un sondage de l’institut Bashkirov et associés.
Parmi les citoyens de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie, ce sentiment rassemble 69% des interviewés par l’Institut de sondage Monitor Euroasiatico.
http://www.granma.cu/frances/2006/diciembre/vier8/ruso.html 61 % des Russes apprécient positivement l'ère Brejnev 10:39 - 18/ 12/ 2006
MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti . Selon les résultats d'un sondage effectué par la Fondation Opinion publique, l'ère Brejnev réveille, pour l'essentiel, de bons souvenirs chez la majorité écrasante des Russes d'âge avancé et moyen. 61 % des sondés estiment que la direction de Leonid Brejnev était une période prospère dans la vie du pays, seuls 17 % la qualifient de mauvaise. Un avis favorable a été émis par 75 % des sondés âgés de 36 à 54 ans, ainsi que par 74% des personnes plus âgées. Quant aux jeunes (moins de 35 ans), naturellement, ils ont du mal à porter un jugement sur l'époque de Brejnev, mais ils la qualifient plus souvent de prospère que de défavorable (respectivement, 35 % et 20 %).
Près des deux tiers des sondés ont répondu à la question de savoir quels sentiments, pensées et évocations suscitent l'époque de Brejnev et sa personnalité. Ils ont répondu le plus souvent que tout le monde avait du travail et vivait dans l'aisance, que tous étaient "contents de leur vie" et affirment que c'était l'"âge d'or" (14 % des sondés). Chez 8 % des sondés, le nom de Brejnev suscite de "très bons souvenirs", 7 % estiment que la stabilité, l'ordre et la sérénité régnaient à cette époque-là. Les sondés se souviennent de la gratuité de l'enseignement et de la santé, des grands chantiers de construction, des kolkhozes et sovkhozes forts, des prix peu élevés, en affirmant que l'URSS était alors une grande puissance, etc.
Les avis négatifs étaient rares : 6 % ont parlé de stagnation et 5 %, de leurs souvenirs négatifs de cette époque. Les observations critiques sont encore plus rares (1 %), 1 % des sondés ont mentionné leur penchant pour les décorations, etc.
Mais, à la question de savoir s'ils voudraient revenir à la période historique de Leonid Brejnev, les adversaires d'un tel voyage dans le passé ont pris le dessus : 36 % se sont prononcés "pour" et 42 % "contre".
Le sondage a été réalisé les 9 et 10 décembre 2006 dans 100 localités de 44 régions de la Russie. 1500 personnes ont été interrogées. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 3,6 %.
http://fr.rian.ru/russia/20061218/57070961.html Autre sondage :
MOSCOU, 23 mars 2007- RIA Novosti. Une nouvelle étude réalisée par Centre national d’étude de l’opinion publique (Vtsiom) scrute l’opinion des Russes sur l’idée de l’édification du socialisme dans la Russie actuelle.
Il se trouve que 46% des personnes interrogées approuvent une telle idée, mais seulement 10% la considèrent comme réalisable. 37% des sondés la désapprouvent.
Dans un même temps, la majorité reste persuadée que le régime socialiste a plus d’avantages que le système capitaliste (de marché) : en matière de sécurité sociale (71% contre 13%) ; d’accès à une meilleure éducation (63% contre 21%) ; d’accès un système de santé de qualité (60% contre 22%) ; d’égalité des chances pour tous les citoyens (62% contre 17%), d’harmonie dans les rapports internationaux (62% contre 17%) ; de garanties de sécurité individuelle et d’ordre légal (54% contre 18%).
Les opinions divergent quant à la question de la liberté de la presse, l’accès aux richesses culturelles et intellectuelles (40% des sondés les déclarent plus nombreux sous le socialisme, 38%, sous le capitalisme). Les avantages du capitalisme par rapport au socialisme résideraient dans l’intérêt de l’individu à voir ses efforts récompensés (45% contre 38%), l’accès et la qualité des produits de large consommation et alimentaires (39% contre 33%).
Selon 20% des interrogés, le système convenant le plus à la Russie serait le modèle suédois, où l’économie est basée sur le principe capitaliste, et la sphère sociale, sur le socialisme. L’expérience chinoise impliquant le développement de l’économie de marché sous la direction du parti communiste est rarement évoquée par les Russes (6%), et le modèle nord-coréen encore moins (1%). 12% accordent leur préférence au modèle socialiste soviétique (URSS), et 18% optent par principe pour la mise en place d’un nouveau régime socialiste. 1 sondé sur 5 (20%), pense que le socialisme est inapproprié à la Russie moderne.
Pour 56% des interrogés, le passage de la Russie moderne au socialisme est impossible sans révolution. Un passage pacifique serait possible selon 15% d’entre eux.
Le sondage a été réalisé le 17 et 18 mars 2007 auprès de 1.600 personnes résidant dans 153 localités de 46 régions russes. La marge d’erreur statistique ne dépasse pas 3,4%.
marge d'erreur stat 3,4%
In " SOLIDARITE DE CLASSE" N° 57