Wednesday 13 August 2008 à 12:25
Premièrement, je remercie la seule personne qui a pensé à me prévenir. Un peu plus et je n'étais pas au courant avant septembre...
Quand j'ai appris ça, j'ai été quelque peu abasourdie. Evidemment, on ne pense jamais à ça. En partant, sans même y penser, je savais que je retrouverai Oko au même endroit et égal à lui même, tel un arbre centenaire indéracinable. Donc oui, ça a été un véritable choc d'apprendre ça. J'ai mis à peu près une heure à vraiment digérer l'information, et surtout, à me décider d'appeler en Belgique pour avoir confirmation et détails.
C'est là, que je voudrai absolument réhitérer mes remerciement auprès de Guy. Rares sont les proches d'une personne décédée qui vont jusqu'à prévenir les internautes que cette personne fréquentait. Et c'est justement une des choses qui m'a toujours gênée sur internet : quand l'un d'entre nous disparait, on ignore tout de son sort, et on fini par l'oublier. C'est donc pour moi très important de vous remercier, Guy. Non seulement vous nous avez prévenu dans les permiers instants, mais en plus vous nous avez permis de vous joindre et vous continuez à nous tenir au courant des choses importantes. Ainsi, alors que vous aviez à gérer votre propre souffrance et votre deuil, vous avez en plus tenu à ce qu'on vous étale les notres. Un grand merci à vous, vraiment.
Encore sous le choc de cette annonce, je n'ai pas pu, lorsque je vous ai appelé, vous parler d'une chose qui me tenait à coeur. J'ai connu sur ce forum Oko, à peu près à l'époque où je me suis inscrite, c'est à dire il y a environs un an et demi. Avec Sandrine, et quelques fois Gilcad, nous formions une petite bande de copains, et notre repaire était, et est toujours, le Temple du HS. Je me souviens parfaitement, un jour, d'André nous parlant de son fils, vous Guy. Et je me souviens parfaitement que j'avais été très impressionnée par la fierté dont il faisait montre envers vous, je m'en souviens très bien parce que je me rappelle avoir été jalouse de ce lien, ma relation avec mes parents étant déplorable. Et, je ne sais pas, pendant près d'une heure il nous a parlé de vous, avec photo à l'appui et nous a montré à quel point il était fier de vous et qu'il vous aimait. J'avais été très touchée par cette intervention, et je voulais vous la faire partager, parce qu'après tout, vous êtes le principal concerné (demandez-moi, et je vous retrouverai le passage exact en septembre, quand j"aurais de nouveau accès à l'ADSL).
Aujourd'hui, mes pensées vont surtout à Sandrine. Pour moi, ces deux là vont de paires, et j'ai hâte d'avoir Sandrine au téléphone, pour m'assurer de son état. Je sais comme elle est sensible, et si quelqu'un a du être plus marqué que d'autres par cette disparition, c'est bien elle. D'après mes informations, elle a été mise au courant avant son départ en vacances... en espérant que ce changement d'air lui permettra de mieux digérer la mort d'André, et non l'inverse.
Evidemment, je suis extrêmement touchée par sa mort, mais en aucun cas je ne vais passer des heures à imaginer le pourquoi du comment. Pour moi, c'est avant tout sa décision. Peu importent les raisons qui ont motivé cet acte, c'est son choix, et je respecte ça en me disant que s'il l'a fait c'est que soit il avait de bonnes raisons, soit il en avait juste envie, pas besoin de plus d'explications.
Malgré la peine (et non le chagrin) que m'apporte cette mort, et même si l'envie me prend parfois, je n'irais pas à ses funérailles. Peu importe où il est mort, où il sera enterré et où il a vécu. Nous nous sommes cotoyés sans jamais nous voir et cela ne nous empêchait pas de nous connaitre. Une fois on a failli se voir physiquement, mais évidemment, un empêchement ne m'a pas permis de réaliser ce souhait que j'avais exprimé quelques semaines plus tôt. Mais peu importe, nos liens n'en n'étaient pas moins vrais et existants, et donc pour moi, qui n'ai pas vu son corps animé, le voir sans vie ne m'aporterait rien, si ce n'est le regret de ne pas avoir insisté plus pour le voir avant. De plus, je ne souhaite pas imposer la présence de parfaits inconnus à ses proches.
André, voilà, c'était un homme avec beaucoup de défauts et des qualités indéniables, un homme comme je les aime, un homme vrai, tout simplement, qui ne cachait justement pas ses défauts.
Je terminerai ce texte en vous partageant la pensée qui m'est venue directement après avoir raccroché avec son fils (que je remercie encore), pensée qui j'espère, fera sourire ceux qui le connaissaient bien :
Au moins, maintenant il sait une fois pour toute si un Dieu existe, et si les mécréants que nous sommes s'en prennent plein la gueule à leur mort.
Au Diable, André !