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Livenet > Forum > Philosophie
samedi 17 mars 2007 à 21:14
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Quelques citations pour entrer en matière :

Le court-métrage "L'ile aux Fleurs" (Ilhas Das Flores) de Jorge Furtado se termine par ces mots : "Libre est l'état de celui qui jouit de liberté. Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n'existe personne qui l'explique, et personne qui ne le comprenne."

"Le sage marche en liberté, loin de la poussière du siècle." (Zhuang Zi)

Pour finir, j'ai cette phrase qui me trotte dans la tête depuis un certain moment, et je n'en connais malheureusement pas l'auteur : "Si l'homme est libre d'être libre et qu'il a le devoir d'avoir le droit d'être libre alors est il vraiment libre?"

Ma question est simplement : qu'est-ce que la liberté?

Mon dictionnaire me parle liberté d'expression, de pensée, d'opinion, de culte, de mouvement, etc. On me dit que la liberté est un concepte, et par définition, qu'elle s'applique donc à chaque personne sur terre, or chacun sait que ce n'est pas le cas. Mais je ne veux pas ici parler des personnes que l'on ne juge pas libres, mais de la liberté en elle-même.

J'ai énormément de mal à saisir ce que ce mot signifie et implique. Nous sommes libres, mais il existe des lois. Nous sommes libres, mais respectons une morale, et le gens qui ne respectent pas celle-ci sont traités de fous. Nous sommes libres, mais nous devons respecter des horraires constamment. Nous sommes libres, mais nous devons travailler pour gagner de l'argent afin de pouvoir vivre. Nous sommes libres, mais nous ne pouvons mourir (je pense suicide pris comme une honte par les proches, je pense euthanasie, etc.), et si nous mourrons, nous avons l'obligation d'être enterrés dans un cimetière et de dépenser des sommes aberrantes. (La mort est payante, ce n'est pas nouveau).
En somme, nous nous devons d'être libres, parce qu'on nous l'impose.

J'ai cette sensation d'avoir tout dit en oubliant l'essentiel. C'est que je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Alors peut-être que ma question est mal formulée, mais qu'est-ce que la liberté? Ou plutôt, est-elle applicable? Est-ce une ineptie?

La liberté me fuit, et jamais je ne trouverait la bonne façon de la formuler en question.



samedi 17 mars 2007 à 21:23
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Perso, je pense que l'homme est déterminé par ce qui l'entoure. Si il pense à cela c'est parce que la société ou son éducation l'a fait ainsi.
Néanmoins l'homme peut etre libre. En effet, si l'homme ne connait les lois de la nature qui le régisse, il ne peut pas savoir ce qu'il va etre et donc à l'impression de choisir son destin. Il est donc libre. Sa liberté est donc proportionnelle à son ignorance. Tant qu'il reste ignorant, l'homme est libre.
Pour moi, la question est alors la suivante. L'homme, peut-il atteindre un état de connaissance tel qu'il connaisse les lois qui le régissent et donc ne plus etre libre?
samedi 17 mars 2007 à 21:23
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Etre libre, c'est être cause de ses actes, et l'homme est trop "mécanique" pour être libre.
samedi 17 mars 2007 à 21:37
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L'homme est-il libre dans son propre corps ?
Je ne sais plus quel philosophe avait soulevé cette question ( il me semble que c'était un philosophe, je peux me tromper ).
dimanche 18 mars 2007 à 00:04
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Pour moi, la vraie question serait, si nous désirons être libres, qu'est ce qui nous en empeche ? (sujet de dissert assez classique ...)

_A_ => tu as parlé des lois, de la morale etc... Mais au fond qu'est-ce qui t'empeche d'enfreindre la loi et d'aller tuer tes voisins s'ils te dérangent ? Qu'est-ce qui t'empeche d'enfreindre "la morale"(terme que je n'affectionne que peu ) et d'etre vue comme une folle ? qu'est-ce qui t'empeche de te suicider meme si cela est pris comme une honte ? Rien de cela n'enfreint ta liberté, à partir du moment ou tu en assumes les conséquences... Il s'agirait en fait, de saisir que chaque domaine ou l'on peut exercer sa liberté impliquera necessairement des conséquences, et qu'il nous faut assumer son choix.
Tout cela est perçu comme une entrave à la liberté de chacun uniquement si l'on considère que la liberté c'est pouvoir faire tout ce que l'on désire, cad d'exprimer son fantasme de tout-puissance infantile. Mais pour moi, la liberté c'est surtout pouvoir agir selon sa raison, selon la norme que l'on se serait fixé soi-même.

Et a mon sens, le problème que skomat à soulevé sur les lois de la nature est un peu un faux problème: les lois de la nature sont par définition nécessaires, mais ces lois ne sont vécues comme des entraves a notre liberté uniquement parce qu'elles frustrent notre fantasme de toute-puissance infantile.ainsi je peux dire :"je ne suis pas libre de me liquéfier ou de me transformer en oiseau", et evidemment qu'il en ressort que notre liberté n'est pas infinie.
Mais cela ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas des domaines ou je pourrais quand meme exercer de la liberté.Le concept de liberté n'a surtout de sens que dans les domaines ou il y a une alternative effective. En revanche je suis totalement d'accord en ce qui concerne les determinations de l'entourage, qui faconneraient les manières de réagir et de penser d'un individu.
dimanche 18 mars 2007 à 03:46
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La liberté, c'est penser ce qu'on veut, et pouvoir l'exprimer haut et fort. C'est vivre comme on veut vivre. C'est aimer qui on aime comme on veut l'aimer. C'est agir comme on veut agir.

Mais c'est normal qu'on ne soit pas libre d'attenter à la liberté d'autrui : si tout le monde n'est pas libre, personne ne doit l'être. Je veux dire que la liberté doit être universelle ou ne pas exister.
dimanche 18 mars 2007 à 14:40
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QUOTE (Ikari @ 17 Mar 2007 à 23:04)
Et a mon sens, le problème que skomat à soulevé sur les lois de la nature est un peu un faux problème: les lois de la nature sont par définition nécessaires, mais ces lois ne sont vécues comme des entraves a notre liberté uniquement parce qu'elles frustrent notre fantasme de toute-puissance infantile.ainsi je peux dire :"je ne suis pas libre de me liquéfier ou de me transformer en oiseau", et evidemment qu'il en ressort que notre liberté n'est pas infinie.
Mais cela ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas des domaines ou je pourrais quand meme exercer de la liberté.Le concept de liberté n'a surtout de sens que dans les domaines ou il y a une alternative effective. En revanche je suis totalement d'accord en ce qui concerne les determinations de l'entourage, qui faconneraient les manières de réagir et de penser d'un individu.

Quand je cite les lois de la nature, ce n'est pas seulement les lois de la physique mais aussi les lois socials. Les lois qui régissent l'interaction entre les individus. Celle qui disent que cet homme n'est pas celui-la. Ces lois dont on connait un fragment par la psychanalyse. Toutes ces lois régissent l'homme en tant qu'être social et une raison qui lui est imposé.
De par ces lois, l'homme est donc totalement déterminé. Sa raison est déterminé ainsi que son etre social.
Mais par son ignorance de ses lois, il se croit libre de choisir et d'assumer ses choix, etc.

Si quelqu'un peut connaitre ces lois, il pourrait savoir à l'avance ce qu'une personne va choisir et devenir et meme penser.
dimanche 18 mars 2007 à 15:02
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QUOTE (Ikari @ 17 Mar 2007 à 23:04)
Pour moi, la vraie question serait, si nous désirons être libres, qu'est ce qui nous en empeche ? (sujet de dissert assez classique ...)

_A_ => tu as parlé des lois, de la morale etc... Mais au fond qu'est-ce qui t'empeche d'enfreindre la loi et d'aller tuer tes voisins s'ils te dérangent ? Qu'est-ce qui t'empeche d'enfreindre "la morale"(terme que je n'affectionne que peu ) et d'etre vue comme une folle ? qu'est-ce qui t'empeche de te suicider meme si cela est pris comme une honte ? Rien de cela n'enfreint ta liberté, à partir du moment ou tu en assumes les conséquences... Il s'agirait en fait, de saisir que chaque domaine ou l'on peut exercer sa liberté impliquera necessairement des conséquences, et qu'il nous faut assumer son choix.
Tout cela est perçu comme une entrave à la liberté de chacun uniquement si l'on considère que la liberté c'est pouvoir faire tout ce que l'on désire, cad d'exprimer son fantasme de tout-puissance infantile. Mais pour moi, la liberté c'est surtout pouvoir agir selon sa raison, selon la norme que l'on se serait fixé soi-même.

Et a mon sens, le problème que skomat à soulevé sur les lois de la nature est un peu un faux problème: les lois de la nature sont par définition nécessaires, mais ces lois ne sont vécues comme des entraves a notre liberté uniquement parce qu'elles frustrent notre fantasme de toute-puissance infantile.ainsi je peux dire :"je ne suis pas libre de me liquéfier ou de me transformer en oiseau", et evidemment qu'il en ressort que notre liberté n'est pas infinie.
Mais cela ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas des domaines ou je pourrais quand meme exercer de la liberté.Le concept de liberté n'a surtout de sens que dans les domaines ou il y a une alternative effective. En revanche je suis totalement d'accord en ce qui concerne les determinations de l'entourage, qui faconneraient les manières de réagir et de penser d'un individu.

Tu le dis dès le départ : qu'est-ce qui m'empêche d'enfreindre la loi?
Etre libre se traduit donc par un anvironnement répréssif.

Mais dès la naissance on ne peut être libre. On naît fille ou garçon. Un garçon se doit de jouer au foot, de s'écorcher de partout, etc. Alors qu'une fille on va la faire jouer à la poupée et faire la cuisine avec maman. C'est visible lorsque par exemple, un garçon veut un jouet destiné en premier lieu à une fille. Les parents s'interrogent, et le plus souvent concluent par le fait que leur fils est homosexuel. D'ailleurs les enfants qui naissent avec un sexe indéterminé soulèvent de grosses questions quant à l'éducation qui va leur être apportée, parce que justement on a besoin de trancher soit fille soit garçon.
Donc dès le départ on n'est pas vraiment libre, rien que de par le sexe.

(Je sais pas si c'est très clair ce que je veux dire là dry.gif )
dimanche 18 mars 2007 à 19:10
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La liberté supreme est selon moi l'auto-determination. Mais comme on ne peut s'auto determiner dans la mesure ou nous sommes directement déterminer des notre naissance par notre environnement, on ne pourra que tendre vers cette état auto-déterminé. La liberté n'est qu'un fantasme en gros.
dimanche 18 mars 2007 à 19:30
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QUOTE (petitCalimero @ 18 Mar 2007 à 18:10)
La liberté supreme est selon moi l'auto-determination. Mais comme on ne peut s'auto determiner dans la mesure ou nous sommes directement déterminer des notre naissance par notre environnement, on ne pourra que tendre vers cette état auto-déterminé. La liberté n'est qu'un fantasme en gros.

je suis d'accord happy.gif
dimanche 18 mars 2007 à 20:35
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QUOTE (_A_ @ 18 Mar 2007 à 14:02)
les lois de la nature sont par définition nécessaires, mais ces lois ne sont vécues comme des entraves a notre liberté uniquement parce qu'elles frustrent notre fantasme de toute-puissance infantile.

Elle est bien cette phrase
dimanche 18 mars 2007 à 20:39
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QUOTE (petitCalimero @ 18 Mar 2007 à 18:10)
La liberté supreme est selon moi l'auto-determination. Mais comme on ne peut s'auto determiner dans la mesure ou nous sommes directement déterminer des notre naissance par notre environnement, on ne pourra que tendre vers cette état auto-déterminé. La liberté n'est qu'un fantasme en gros.

Je rajouterai que pour tendre vers cette état, l'homme doit selon moi faire abstraction de sa personne, de son etre historique et social, pour essayer atteindre son "soi", l'unité fondamentale de son existence, ou plutot de son etre.
mardi 20 mars 2007 à 21:11
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QUOTE (skomat @ 18 Mar 2007 à 13:40)
Quand je cite les lois de la nature, ce n'est pas seulement les lois de la physique mais aussi les lois socials. Les lois qui régissent l'interaction entre les individus. Celle qui disent que cet homme n'est pas celui-la. Ces lois dont on connait un fragment par la psychanalyse. Toutes ces lois régissent l'homme en tant qu'être social et une raison qui lui est imposé.
De par ces lois, l'homme est donc totalement déterminé. Sa raison est déterminé ainsi que son etre social.
Mais par son ignorance de ses lois, il se croit libre de choisir et d'assumer ses choix, etc.

Si quelqu'un peut connaitre ces lois, il pourrait savoir à l'avance ce qu'une personne va choisir et devenir et meme penser.

Euh, je ne vois pas trop de quelles lois tu veux parler... Peut-être que tu pourrais m'aiguiller sur un quelconque auteur ou developper un peu plus wink.gif

Quoiqu'il en soit, si tu parles du fait que les phénomènes cerebraux sont d'ordre chimique, alors je suis tout a fait d'accord. Si on attaque le problème sous une optique plutot materialiste, alos tout phénomènes psychique est d'ordre chimique, magnetique etc... puique se produisant dans le cerveau (qui est un organe après tout), et donc connaitre tous les liens de causalités entre ces micro-phénomènes et les pensées d'un homme ferait que l'on pourrait prévoir tous ses comportements.

Mais, meme si cette démonstration est absolument valable du coté logique, je lui reprocherais d'être un peu formelle. En effet, l'homme est soumis a une infinité de determinations: historiques,culturelles,sociales,familiales et psychologiques. Il est donc impossible de les connaitre de manière exhaustive, et surtout de connaitre leur impact sur ledit individu. En outre, chaque etre diffère de par ses determinations familiales et psychologiques (principalement), donc la difficulté pour établir un modèle pour connaitre les reaction de chacun est quasi-impossible.

Donc, je dirais que pour le moment le problème de se pose pas.
mardi 20 mars 2007 à 21:34
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QUOTE (_A_ @ 18 Mar 2007 à 14:02)
Tu le dis dès le départ : qu'est-ce qui m'empêche d'enfreindre la loi?
Etre libre se traduit donc par un anvironnement répréssif.

Mais dès la naissance on ne peut être libre. On naît fille ou garçon. Un garçon se doit de jouer au foot, de s'écorcher de partout, etc. Alors qu'une fille on va la faire jouer à la poupée et faire la cuisine avec maman. C'est visible lorsque par exemple, un garçon veut un jouet destiné en premier lieu à une fille. Les parents s'interrogent, et le plus souvent concluent par le fait que leur fils est homosexuel. D'ailleurs les enfants qui naissent avec un sexe indéterminé soulèvent de grosses questions quant à l'éducation qui va leur être apportée, parce que justement on a besoin de trancher soit fille soit garçon.
Donc dès le départ on n'est pas vraiment libre, rien que de par le sexe.

(Je sais pas si c'est très clair ce que je veux dire là dry.gif )

Non non non. Tu as dit nous sommes libres, mais il existe des lois. Donc tu veux dire que les lois nous empechent d'être libres, ce qui n'est pas le cas et c'est seulement ce que je voulais dire.

Bon, bien sur on n'est pas libre de naitre garcon ou fille, et meme on n'est pas libre de naitre.
Seulement y a t il vraiment un sens a parler ici de liberté ?
Je pense qu'ici l'utilisation du stoïcisme n'est pas superflue.
En effet, cette philosophie consiste en gros à faire la distinction entre ce qui dépent de moi et ce ui ne dépend pas de moi. on n'agit ainsi uniquement sur ce qui dépent de soi. Le reste, ils l'ont apellé "ordre du monde" ou "nécessité". Bref, meme si cette philosophie est très criticable sur certains aspects, elle peut se reveler aussi très utile.

Ici, est-ce que le fait d'etre garcon ou fille dépend de toi ? est-ce que le fait que la Terre tourne dépent de toi ? Ben non. Bien sur, tu peux te penser comme n'étant pas libre de changer ceci, mais ca ne dépent pas de toi, donc pour moi ici il n'ya pas de sens a parler d'une liberté.Sauf si par liberté tu entend pouvoir agir sur TOUT, ce qui est un peu illusoire.

En revanche, en ce qui concerne l'éducation en fonction du sexe tu as raison. tu touches ici le problème des determinations (ici familiales), chacun de nous est sujet a des determinations.
Et bien sur, personne n'est libre de choisir les determinations qui vont le faconner. Mais bon, absolument tout le monde est soumis à des determinations, sans quoi on ne serait rien ... La aussi ca ne dépent pas de nous ...
mardi 20 mars 2007 à 21:53
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QUOTE (petitCalimero @ 18 Mar 2007 à 18:10)
La liberté supreme est selon moi l'auto-determination. Mais comme on ne peut s'auto determiner dans la mesure ou nous sommes directement déterminer des notre naissance par notre environnement, on ne pourra que tendre vers cette état auto-déterminé. La liberté n'est qu'un fantasme en gros.

euh je suis d'accord, la liberté suprême c'est l'auto-determination. Par contre dire que l'on ne pourra que tendre vers cet état me parait inexact. Personne ne pourra s'auto-determiner, jamais, donc pas de question a se poser ! La liberté SUPREME est un pur fantasme, mais uniquement la liberté supreme !!

dire que la liberté n'existe pas est vraiment très très lourd d'implications.
En effet si la liberté n'est qu'un fantasme, alors toutes nos actions sont uniquement conditionnées par nos déterminations, donc un dictateur qui aura envoyé quelques millions de personnes dans des camps afin de les faire mourir ou travailler jusqu'a epuisement n'etait pas libre de ne pas le faire. Les 3 jeunes qui ont incendié ce bus et brulé cette etudiante n'etaient pas libres de ne pas le faire. En gros si nous sommes pas libres, la morale n'a plus de valeur, on ne peut plus juger d'un comportement. SI j'agis bien cela n'a aucune valeur puisque je n'aurais pas le choix de faire autrement, et idem si j'agis mal ... et je pense pas que tu aies voulu dire ca.

Bon tu vas me dire que l'on pense avec sa raison, et que comme la raison est faconnée par nos determinations alors nos action aussi. Cela est vrai, mais la raison est a un stade d'autonomie nettement plus elevé que ne peuvent l'être nos phobies du a un accident dans notre enfance par exemple . Donc il ne s'agit pas de mettre sur le dos des determinations tout ce que l'on peut faire.

Donc, oui la liberté supreme est un fantasme, mais cela ne veut pas dire qu'il n'ya pas des domaines ou je puisse exercer de la liberté (notamment une certaine liberté interieure Cf le "cultiver son jardin" de Voltaire )
mercredi 21 mars 2007 à 01:17
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QUOTE (Ikari @ 20 Mar 2007 à 20:53)
dire que la liberté n'existe pas est vraiment très très lourd d'implications.
En effet si la liberté n'est qu'un fantasme, alors toutes nos actions sont uniquement conditionnées par nos déterminations, donc un dictateur qui aura envoyé quelques millions de personnes dans des camps afin de les faire mourir ou travailler jusqu'a epuisement n'etait pas libre de ne pas le faire. Les 3 jeunes qui ont incendié ce bus et brulé cette etudiante n'etaient pas libres de ne pas le faire. En gros si nous sommes pas libres, la morale n'a plus de valeur, on ne peut plus juger d'un comportement. SI j'agis bien cela n'a aucune valeur puisque je n'aurais pas le choix de faire autrement, et idem si j'agis mal ... et je pense pas que tu aies voulu dire ca.

Héhéhé.
C'est dommage que tu aies peur de penser les choses jusqu'au bout, car c'est à partir de ce que tu as vaguement compris qu'un nouvel univers peut s'offrir à ta réflexion.

Mais rassure-toi, ce qui est détruit, ce n'est pas tout à fait la morale. C'est plus précisément la responsabilité.
Il y a d'autres voies vers la morale.
mercredi 21 mars 2007 à 16:25
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QUOTE (Ikari @ 20 Mar 2007 à 20:11)
QUOTE (_skomat_ @ 18 Mar 2007 à 13:40)
Quand je cite les lois de la nature, ce n'est pas seulement les lois de la physique mais aussi les lois socials. Les lois qui régissent l'interaction entre les individus. Celle qui disent que cet homme n'est pas celui-la. Ces lois dont on connait un fragment par la psychanalyse. Toutes ces lois régissent l'homme en tant qu'être social et une raison qui lui est imposé.
De par ces lois, l'homme est donc totalement déterminé. Sa raison est déterminé ainsi que son etre social.
Mais par son ignorance de ses lois, il se croit libre de choisir et d'assumer ses choix, etc.

Si quelqu'un peut connaitre ces lois, il pourrait savoir à l'avance ce qu'une personne va choisir et devenir et meme penser.

Euh, je ne vois pas trop de quelles lois tu veux parler... Peut-être que tu pourrais m'aiguiller sur un quelconque auteur ou developper un peu plus wink.gif

Quoiqu'il en soit, si tu parles du fait que les phénomènes cerebraux sont d'ordre chimique, alors je suis tout a fait d'accord. Si on attaque le problème sous une optique plutot materialiste, alos tout phénomènes psychique est d'ordre chimique, magnetique etc... puique se produisant dans le cerveau (qui est un organe après tout), et donc connaitre tous les liens de causalités entre ces micro-phénomènes et les pensées d'un homme ferait que l'on pourrait prévoir tous ses comportements.

Mais, meme si cette démonstration est absolument valable du coté logique, je lui reprocherais d'être un peu formelle. En effet, l'homme est soumis a une infinité de determinations: historiques,culturelles,sociales,familiales et psychologiques. Il est donc impossible de les connaitre de manière exhaustive, et surtout de connaitre leur impact sur ledit individu. En outre, chaque etre diffère de par ses determinations familiales et psychologiques (principalement), donc la difficulté pour établir un modèle pour connaitre les reaction de chacun est quasi-impossible.

Donc, je dirais que pour le moment le problème de se pose pas.

Quand je parle des lois, c'est notamment les lois de freud et de la psychanalyse. C'est les lois, elles-même sont le fruits du fonctionnement du cerveau (réactions chimiques, etc) et de l'interaction du cerveau avec son environnement. Maleureusement, tout cet ensemble est fort compliqué et presque impossible à controler ce qui donne à certains le sentiment d'etre libre alors qu'ils sont totalement déterminés.
mercredi 21 mars 2007 à 17:46
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QUOTE (Dieu666 @ 21 Mar 2007 à 00:17)

Héhéhé.
C'est dommage que tu aies peur de penser les choses jusqu'au bout, car c'est à partir de ce que tu as vaguement compris qu'un nouvel univers peut s'offrir à ta réflexion.

Mais rassure-toi, ce qui est détruit, ce n'est pas tout à fait la morale. C'est plus précisément la responsabilité.
Il y a d'autres voies vers la morale.

Pourrais-tu expliciter un peu ce nouvel univers ?
C'est assez troublant, ma prof de culture g. me fait exactement les memes remarques sur le fait de pas penser jusqu'au bout lol
mercredi 21 mars 2007 à 18:17
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QUOTE (Ikari @ 21 Mar 2007 à 16:46)
QUOTE (_Dieu666_ @ 21 Mar 2007 à 00:17)

Héhéhé.
C'est dommage que tu aies peur de penser les choses jusqu'au bout, car c'est à partir de ce que tu as vaguement compris qu'un nouvel univers peut s'offrir à ta réflexion.

Mais rassure-toi, ce qui est détruit, ce n'est pas tout à fait la morale. C'est plus précisément la responsabilité.
Il y a d'autres voies vers la morale.

Pourrais-tu expliciter un peu ce nouvel univers ?
C'est assez troublant, ma prof de culture g. me fait exactement les memes remarques sur le fait de pas penser jusqu'au bout lol

Eh bien, quand j'ai lu ton post, le début m'a bien plus:
"si la liberté n'est qu'un fantasme, alors toutes nos actions sont uniquement conditionnées par nos déterminations, donc un dictateur qui aura envoyé quelques millions de personnes dans des camps afin de les faire mourir ou travailler jusqu'a epuisement n'etait pas libre de ne pas le faire. Les 3 jeunes qui ont incendié ce bus et brulé cette etudiante n'etaient pas libres de ne pas le faire."
Et ce que tu dis est vrai. H.itler a été conditionné pour être H.itler, ce n'est pas de sa "faute" s'il a ordonné le massacre de millions de personnes. En fait, les concepts de faute et de responsabilité sont vides de sens, cela je pense que tu l'as compris, et leur seul rôle est de légitimer la punition.

La réaction que tu as eu face à cette pensée est tout à fait normale:
Est-il possible que la punition perde ainsi toute légitimité ? Si l'individu qui porte ses actions est lui-même porté par ses déterminations antérieures, quel mérite a-t-il ?
C'est, je pense, parce que tu as voulu éluder ces questions que tu t'es dit "non, mes propos précédents doivent être erronés, car leur conclusion me dérange". Mais je te mets au défi d'y trouver une erreur.

Ce que ce questionnement permet, ou plutôt, ce que cette découverte de l'inexistence d'une quelconque forme de liberté comme "autodétermination" permet, c'est une reconceptualisation de la morale et du droit.

Et c'est ici, après cette destruction du préjugé du libre-arbitre, que s'ouvre un nouvel univers, une nouvelle compréhension du droit et de la morale.
Doit-on punir ce qui est responsable ? Non, il faut punir ce qui est nuisible. Et tout ce qui dans le droit actuel tient des circonstances atténuantes diminuant notre "responsabilité" doit être interprêté comme étant des circonstances atténuants notre nuisibilité.
Quant à la moralité d'un acte, il faut simplement comprendre que ce n'est pas parce que l'on est prédisposé à agir de telle manière que, en soi, l'on en retire moins de mérite. Cependant, celui qui aura été forcé de travailler durement pour atteindre tel niveau de moralité pourra être plus estimé, non pas parce qu'il a atteint cette moralité plus difficilement, mais parce que cette difficulté à laquelle il a du faire face montre en lui une certaine détermination à "agir bien" qui peut lui valoir une plus grande estime en tant qu'il est en train de vivre une détermination dans la bonne voie. L'amélioration morale inspire une plus grande confiance que sa décadence quant à l'avenir.
Le mérite n'est donc pas ce sur quoi repose la valeur de tout acte, mais simplement un critère parmi d'autres de jugement.
Mmh, je me demande si ce n'est pas ce que cette vieille conne de prof de philo entendait par "esthétisme moral".
mercredi 21 mars 2007 à 20:19
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QUOTE (Dieu666 @ 21 Mar 2007 à 17:17)
Doit-on punir ce qui est responsable ? Non, il faut punir ce qui est nuisible. Et tout ce qui dans le droit actuel tient des circonstances atténuantes diminuant notre "responsabilité" doit être interprêté comme étant des circonstances atténuants notre nuisibilité.
Quant à la moralité d'un acte, il faut simplement comprendre que ce n'est pas parce que l'on est prédisposé à agir de telle manière que, en soi, l'on en retire moins de mérite. Cependant, celui qui aura été forcé de travailler durement pour atteindre tel niveau de moralité pourra être plus estimé, non pas parce qu'il a atteint cette moralité plus difficilement, mais parce que cette difficulté à laquelle il a du faire face montre en lui une certaine détermination à "agir bien" qui peut lui valoir une plus grande estime en tant qu'il est en train de vivre une détermination dans la bonne voie. L'amélioration morale inspire une plus grande confiance que sa décadence quant à l'avenir.

Je ne comprends pas bien la fin de ton raisonnement.
Si tout le monde est déterminé et irresponsable, pourquoi faudrait-il punir ce qui est nuisible ? Nuisible pour qui ? Quel sens cela a-t-il ?
Quant à la notion de mérite, ne s'évanouit-elle pas en même temps que celle de responsabilité ? Ne devrait-on pas plutôt parler de chance ? En fait non, la chance n'existe pas dans un monde déterminé, pas plus que le mérite.

Le seul sens qui subsiste dans un monde déterminé, n'est-il pas celui que tu lui donnes, et qui est forcément illusion de sens ?

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