Critique rock [suite]

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vendredi 28 avril 2006 à 12:28
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Je voudrais remettre à jour ce sujet, parce que d'après un rapide calcul, la partie rock vit une periode prospère bluebiggrin.gif , il y en aura donc bien un qui aura quelque chose à proposer, et parce que ce sujet mérite sa place dans les topics vivants . Je vous conseille de jetter un coup d'oeil aux anciennes critiques, certaines vallaient vraiment la peine d'être lues happy.gif ( du connu et du moins connu)

Pas de critiques à vous proposer pour le moment, mais c'est pour bientôt. Voilà j'espère vous lire...

poursuivons le sujet Critique Rock commencé par Express.

Rappel du premier post du sujet
QUOTE (Express)
Je pensais qu'il serait intéressant de lancer un sujet à la fois de création et de reflexion rock: prenez la place d'un Lester Bangs, d'un Eudeline ou d'un Manoeuvre et écrivez, à votre manière, la critique de votre album favori ou d'un album qui vous dérange... libre à vous de mener l'affaire à votre guise! seules contraintes: ne pas en faire 15 pages, ce serait indigeste, ne pas non plus en faire 15 mots (on évitera de dire juste " c'est génial!")

Evidemment tous les groupes, artistes, genres et sous-genres du rock peuvent être abordés!



samedi 29 avril 2006 à 12:09
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J'ai relu, avec attention et émotion, quelques anciens morceaux de bravoure (Claude-Louis, tu nous manques!), et je dois dire que ça me donne envie de chroniquer à nouveau, la suite dans peu de temps...merci ma chère Stardust d'avoir déterré ce topic bisou.gif
mercredi 03 mai 2006 à 03:00
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Il y a 40 ans aujourd'hui, les Quatre de Liverpool étaient enfermés dans leur antre d'Abbey Road, à Londres, pour réaliser ce qui demeure, aux yeux de beaucoup, leur plus grand album, ou tout du moins leur plus novateur: Revolver.

Ce disque-charnière de l'Histoire du Rock et de la carrière fulgurante des Beatles est le dernier à avoir été réalisé si rapidement, 3 semaines à peine, entre deux tournées. Le détail a son importance, car dès l'année suivante, avec "Sgt Pepper", les Fabs inaugureront une nouvelle ère de l'âge rock en s'enfermant plusieurs mois de suite en studio pour se consacrer pleinement à leur art.

Pour le moment, c'est donc entre 2 avions et quelques obligations que les Beatles se réunissent. Il faut l'avouer, produire le groupe en 66 n'a rien d'une sinécure: demi-dieux intouchables de la scène rock et du monde médiatique, notre 4 compères n'ont plus rien des jeunes naïfs qui entraient pour la première fois à Abbey Road moins de quatre ans auparavant. George Martin est alors de plus en plus déconcerté par ce que lui amène un John Lennon toujours plus sous acide et un McCartney fourmillant d'idées, bidouillant pendant ses rares heures de loisirs sur les premiers magnétos d'étranges expérimentations sonores. Si Ringo reste cet immuable pince-sans-rire et métronome de la batterie, le "quiet one", George fait aussi des siennes en allant étudier le sitar en Inde, bien décidé à dire son mot sur ce disque.

C'est donc Harrison et son "Taxman" qui ouvrent l'album: histoire d'avertir l'auditeur attentif que le chemin qu'il va emprunter réclame une certaine concentration, Harrison enregistre un drôle de compte à rebours " 1, 2, 3, 4..." et une voix derrière (Martin?) tousse et manque de s'étrangler...on est prévenus, car Harrison crée là son premier chef d'oeuvre, commentaire acerbe contre le système fiscal anglais qui leur prenait à l'époque 90% (!) de leurs revenus (avant les exils stoniens à l'île Moustique et autres paradis fiscaux), le tout soutenu par une guitare mordante et une voix à la fois accrocheuse et ironique.

Harrison place donc la barre très haut et fait payer cher à ses deux acolytes le cadeau empoisonné de faire l'introduction. Ces deux derniers vont répliquer de la plus brillante manière qui soit: Paul d'abord, qui écrit à 24 ans ce qui est pour Ginsberg le plus beau poème britannique de la seconde moitié du XXème siècle: "Eleanor Rigby". Le futur Sir Paul avait déjà montré, avec "Yesterday", toute l'étendue de son savoir-faire en matière de mélodie classique d'inspiration toute anglaise. Là, il va plus loin, et écrit ce qui reste peut-être comme son plus beau chef d'oeuvre. Une évocation brillante de la solitude par l'un des hommes les plus sollicités du moment, sur un tapis de cordes finement ciselées, qui scelle définitivement l'empathie entre Macca et son très classique producteur.

Et Lennon? Lennon n'est plus Lennon ou plutôt... Lennon redécouvre John. La magie lysergique du LSD 25 dont il fait alors force provisions, lui ouvre, ou plutôt lui rouvre la porte du champs de pensée kaléidoscopique de son enfance, après des années de rock macho les pieds dans la bière, Lennon redevient aérien. Et là, la magie s'enclenche: sur un thème banal, la paresse, Lennon, avec "I'm Only Sleeping" ouvre la voix au psychédélisme anglais. Le son produit, voix, instruments, technique de mixage, tout paraît neuf, tout paraît aussi subliment étrange... est-ce là la voix de l'homme qui chantait naguère "A hard day's night"? pour un peu, on ne la reconnaîtrait pas... et pourtant Lennon à ce moment pense avoir trouvé sa voie et sa voix: ce sera l'acide, uniquement, unanimement, et peu importe ce que Paul peut faire, foi de Lennon, toutes les chansons exsuderont le LSD...histoire que le message soit bien clair.

Après cette entrée en matière fracassante, l'album prend son envol: Harrison revient nous donner une leçon de sitar ("Love you to"), Paul balance, l'air de rien, une des plus belles chansons d'amour qui soit, un "Here, There and Everywhere" que Lennon lui-même, compliment suprême! lui enviera d'avoir écrit...

Et Ringo? On ne va pas oublier Ringo! la fête est pour le moment complète, le batteur amusant a bien droit à sa part du gâteau non? eh bien, le gâteau sera aussi... stupéfiant: un sous-marin jaune? va pour un sous-marin jaune, puisque l'état de conscience modifiée autorise tout. Mais attention: la chanson doit rester "Ringoïque", donc fraîche, amusante, enfantine... elle fera d'ailleurs un malheur auprès des mômes et dans les stades. Peu importe que son enregistrement fut, lui aussi, un beau moment de défonce collective, on ne retiendra que le chant légèrement "out of control" du batteur qui joue le rôle du ravi de la crêche pendant que Paul souffle du tuba dans un bocal rempli d'eau...

Passons sur les autres titres qui de "She Said, She Said" et son message mystique (" I know what is like to be dead") à "For no one" et son cor aux abois reflète les préoccupations sonores et spirituelles de quatre artistes enfin accomplis, pour arriver au chef d'oeuvre ultime du disque, à ce coup de tonnerre dans le ciel déjà bien chargé de la scène rock 66: "Tomorrow Never Knows".

Que dire de ce titre majeur, extrême dans son propos comme dans sa réalisation? Peut-être faut-il en retenir le message central, voulu comme tel par Lennon: "Listen to the colour of your dreams"...mais cette déclaration universelle et colorée n'est que le diamant central d'une véritable orgie expérimentale: bandes saturées et mixées à l'envers, sons de guitares se transformant en cris de mouettes, jeu de Ringo calqué sur un rythme de mantra indien... et la voix de Lennon? jamais elle n'a été aussi transformée, déformée, jamais elle n'a autant révélée sa richesse. A un John qui demandait, sans rire, à son producteur comment faire pour que sa voix arrive "directement dans la console" sans passer par un intermédiaire, celui-ci répondit, pince-sans-rire, "John, il faudrait que tu subisses une opération et qu'on branche le tout directement sur tes cordes vocales"... la petite histoire dit qu'il a fallu tout l'entregent de Paul pour dissuader Lennon de tenter le coup... Cette voix qu'il voulait modifier pour la faire sonner comme "Le Dalaï-Lama psamoldiant en haut de la montagne", n'a pas eu besoin d'opération pour accomplir ce voeu, tant elle nous semble hantée, étrange, hautement symbolique.

Alors après "ça", la question s'est posée à tout auditeur du moment: que pouvaient-ils faire de "plus"? que signifiait ce morceau final évoquant la mort et la renaissance?
La conjonction de la sortie du disque quelques semaines plus tard et l'annonce de l'arrêt définitif des tournées par le groupe attisèrent les plus folles spéculations... les Beatles allaient-ils tout arrêter? et planter là la scène rock après ce sublime feu d'artifice?

C'était mal connaître les intentions de quatre artistes alors en totale empathie, avant les nuages futurs, dont le seul but avait été, par ce disque fulgurant, d'avertir le monde musical de ce qu'ils étaient capables de faire. On dit que Brian Wilson des Beach Boys, après avoir écouté "Revolver" s'enferma pour réaliser ce qu'il voulait être comme son chef d'oeuvre. "Smile" demeura inachevé, et son auteur, lancé dans une course folle contre les Fabs, fut anéanti par le coup de tonnerre suivant, "Sgt Pepper", qui fut peut-être l'aboutissement de cette folle énergie créatrice initiée dès avril 66 et dont "Revolver" demeure le plus saisissant témoignage.

Ce message a été modifié par Express - mercredi 03 mai 2006 à 03:24.
mercredi 03 mai 2006 à 19:15
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crying.gif
jeudi 04 mai 2006 à 18:22
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« Aux sombres heros de l amer » est certainement la chanson la plus connue de Noir Desir…Le groupe bordelais nous offre ici a premiere vue une chanson de marins…curieux pour un groupe aussi anticonformiste…mais ce n est ici que le vernis –choisi peut etre en hommage a leur ville ?-couvrant une symbolique tres recherchee !
Les textes de Cantat font irresistiblement penser au style d un certain Isidore Ducasse ,comte de Lautreamont ,saluant le »Vieil Ocean » berceau de l Homme lui-même et lui rappelant les yeux de ce dernier …l’on peut donc retrouver ici ce lien de filiation entre l etre humain ,sa vie et ces vastes etendues ou il reste toujours une part d inexplore…
Ici Noir Desir explore l ocean humain ,en l occurrence la Vie et tout ce qu elle comporte d inconnu ,(inconnu ou l Homme se perd),le meilleur comme le pire(perte d un etre cher :absence,relations conflictuelles :absces a crever)….rendant tout d abord hommage aux » heros qui ont su traverser les oceans du vide »mais heros bien « sombres » :en effet de ces combats ou l on laisse irrevocablement une part de soi meme ressort une certaine amertume persistante .ce combat necessite une introspection,de « jeter l encre » un moment et d « arreter d ecrire »l histoire de sa vie….pour prendre le temps de contempler les" nuits sereines" et y rechercher du reconfort de cette » Sœur Anne » ,obscurite se voulant bienveillante et rassérénante !
Omnipresent ici,un autre liquide :l acide ! »amer », »poison qui coule »
Ce flot de substance nocive est pour moi un flot parallele a celui de l Ocean(vie de l Humanite) ….ici c est la vie personnelle de chaque etre avec ce qu elle peut comporter de desespoir !chaque homme doit accepter l acide coulant en lui irreversiblement en faisant le travail d introspection evoque plus haut ou encore par l ecriture (meme s il doit « jeter l encre « pour travailler plus sereinement sur lui-même !)

Concernant l aspect instrumental l harmonica est omnipresent comme dans de nombreux titres de l album …appel de l Ouest et donc a la traversee physique de l Ocean,au voyage initiatique devant apporter la connaissance de soi et du Monde…de meme ce refrain en Anglais…les pays de langue anglaise se trouvant au dela de la Mer

Enfin le clip mentionne les references du groupe…on y apercoit un ouvrage d Edgar Allan Poe dont l esthetique noire n est pas etrangere au groupe
Et une scene de ce court metrage tres reussi rappelle un extrait des Chants de Maldoror « on admire le jeune homme qui s est suicide mais on ne l imite pas »
En effet a la fin du clip le heros s etant noye est repeche par un groupe de villageois s affairant autour de lui !(par ailleurs on y voit des requins animal egalement si cher a Ducasse !)

Ce heros ouvre ensuite les yeux…sur lui-même peut etre ?transfigure suite a ce voyage initiatique dans la tempete ?

Notons que dans le groupe de villageois se trouvent des personnes agees ,une jeune fille…representation des divers ages de la vie et donc des escales de ce voyage tumultueux ?

Ce morceau est donc bien inscrit dans l album dont il est emblematique !en effet liquide est le sang de la « chaleur »(sang de la vie), ainsi que le Fleuve …De meme Joey effectue sa traversee d un vaste desert(mer de sable ??)
Et a la fin de ce voyage nous devrons bien sur « rendre l ame »
Mais a qui ??a qui elle appartient bien sur…a l inconnu donc!Noir Desir nous laisse sur cette question en suspens vers une nouvelle etendue infinie :le vide hypothetique repondant a des interrogations metaphysiques…il y aura peut etre quelqu un pour nous accueillir mais peut etre aussi un abime …conjecture angoissante !

Ce message a été modifié par sandie72 - jeudi 04 mai 2006 à 18:51.
jeudi 04 mai 2006 à 18:25
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Merci Sandie pour cet hommage à un songwriter qui nous manque beaucoup en ce moment... cool.gif
jeudi 04 mai 2006 à 18:26
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bisou.gif Express!lui aussi est en train de traverser cet ocean tumultueux...mais il reviendra j en suis sure! happy.gif


Ce message a été modifié par sandie72 - jeudi 04 mai 2006 à 18:27.
jeudi 04 mai 2006 à 18:37
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On retrouve sur ce titre l'influence des Doors et notamment des textes de Morrison sur Cantat (comme lui fils de militaire et "frontman" du groupe), notamment "crystal ship" et "horse latitudes"...la mer, depuis Homère, est l'appel à aller plus loin, vers l'inconnu. Cantat joue habilement sur la proximité en français la mer/ l'amer (la mère?), comme Jim pouvait le faire dans sa propre langue. Comme tu le soulignes, cette chanson avait été considérée au départ comme une sorte de chanson de marins, une sorte de "Santiano" en plus branché, il n'en était rien... il faut lire attentivement le texte, comme l'ultérieur "le vent nous portera", il est d'une grande richesse.
jeudi 04 mai 2006 à 20:33
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"It's a beautiful day" par "IT'S A BEAUTIFUL DAY".
Le groupe a été formé en 1967à San Francisco par David Laflamme (compositeur, chanteur et violoniste). Le premier album (dont il est question ici) sort en 1968 et remporte un grand succès aux USA mais est très mal distribué en Europe où le groupe est pratiquement inconnu.
Il faudra attendre 1988 pour une réédition en CD (TRC001) assez difficile à trouver.
Et pourtant ce disque "acid rock" est probablement un de ceux qui reflètent le mieux le courant "flower power" et psychédélique. Les textes (un peu naïfs) parlent d'un oiseau blanc enfermé dans une cage dorée, du temps qui passe lentement lorsque l'on rêve mais devient éternité pour ceux qui s'aiment. Sur le plan musical, c'est le bonheur total, une quarantiane de minutes "planantes". Le disque s'ouvre par "white bird", titre acoustique très doux, chanté à deux voix, émaillé d'un superbe solo de violon puis de guitare; il se poursuit avec "Hot summer day" au tempo plus rapide : la guitare électrique (mais non saturée) de Hal Wagenet, présente en arrière plan, est de la fine dentelle; vient ensuite "Wasted union blues", titre nettement plus hard dont le rythme s'accélère progressivement; la première face du vynile se cloture par un autre morceau très doux ("girls with no eyes) chanté sur un fond de clavecin. Si vous n'avez pas encore décollé après celà, passez alors aux trois derniers titres enchaînés :"Bombay calling" (un instrumental dont le thème sera plagié par Deep Purple -"child in time"), "Bulgaria" merveilleusement planant et qui va en s'emplifiant pour terminer par "Time is" au tempo plus rapide, très harmonieux puis dérivant en chaos débouchant sur un solo de batterie (qui n'a rien de gratuit) pour revenir ensuite au climat du début. Toute "critique" est forcément subjective mais je considère ce disque comme un indispensable de l'histoire du rock.
vendredi 05 mai 2006 à 01:36
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Je ne connaissais pas, mais tu m'as donné une furieuse envie de découvrir... merci!

"White bird" en écho au "White rabbit" ou au "blackbird" beatlesien... tout un programme. cool.gif
vendredi 05 mai 2006 à 01:49
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et aussi au "bird of prey" des Doors??


Ce message a été modifié par sandie72 - vendredi 05 mai 2006 à 01:50.
vendredi 05 mai 2006 à 01:54
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QUOTE (sandie72 @ 05 May 2006 à 01:49)
et aussi au "bird of prey" des Doors??

J'y pensais... magnifique poème chanté, quelle voix!
vendredi 05 mai 2006 à 14:48
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Sandie bien ta critique, mais je ne trouve pas que ce texte soit le plus représentatif, ni le meilleur d'ailleurs... Peut-être un titre comme Le Fleuve ou Si rien ne bouge se prête plus à ce jeu là. En tout cas c'est toujours agréable de trouver cet univers sur des forums.
vendredi 05 mai 2006 à 15:05
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pourquoi pas?si tu aimes le fleuve n hesite pas a venir poster ta vision personnelle de ce titre! wink.gif que j aime beaucoup aussi!
vendredi 05 mai 2006 à 20:41
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It's a beautiful day; encore une fois, les textes sont assez naïfs et sur ce plan, on est vraiment très loin du génie de Jim Morrisson; ce qui constitue l'intérêt majeur de ce disque tient notamment au fait qu'il reflète bien le mouvement hippie (love and peace) tel qu'il fut vécu par la plupart, sans prise de tête; et puis, il y a le son particulier qui doit beaucoup au violon (omniprésent) de David Laflamme et à la batterie qui semble avoir subi un traitement spécial (légère équalisation, peut-être): un disque "athmosphérique"
vendredi 05 mai 2006 à 20:43
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QUOTE (TR33347 @ 04 May 2006 à 20:33)
"It's a beautiful day" par "IT'S A BEAUTIFUL DAY".
Le groupe a été formé en 1967à San Francisco par David Laflamme (compositeur, chanteur et violoniste). Le premier album (dont il est question ici) sort en 1968 et remporte un grand succès aux USA mais est très mal distribué en Europe où le groupe est pratiquement inconnu.
Il faudra attendre 1988 pour une réédition en CD (TRC001) assez difficile à trouver.
Et pourtant ce disque "acid rock" est probablement un de ceux qui reflètent le mieux le courant "flower power" et psychédélique. Les textes (un peu naïfs) parlent d'un oiseau blanc enfermé dans une cage dorée, du temps qui passe lentement lorsque l'on rêve mais devient éternité pour ceux qui s'aiment. Sur le plan musical, c'est le bonheur total, une quarantiane de minutes "planantes". Le disque s'ouvre par "white bird", titre acoustique très doux, chanté à deux voix, émaillé d'un superbe solo de violon puis de guitare; il se poursuit avec "Hot summer day" au tempo plus rapide : la guitare électrique (mais non saturée) de Hal Wagenet, présente en arrière plan, est de la fine dentelle; vient ensuite "Wasted union blues", titre nettement plus hard dont le rythme s'accélère progressivement; la première face du vynile se cloture par un autre morceau très doux ("girls with no eyes) chanté sur un fond de clavecin. Si vous n'avez pas encore décollé après celà, passez alors aux trois derniers titres enchaînés :"Bombay calling" (un instrumental dont le thème sera plagié par Deep Purple -"child in time"), "Bulgaria" merveilleusement planant et qui va en s'emplifiant pour terminer par "Time is" au tempo plus rapide, très harmonieux puis dérivant en chaos débouchant sur un solo de batterie (qui n'a rien de gratuit) pour revenir ensuite au climat du début. Toute "critique" est forcément subjective mais je considère ce disque comme un indispensable de l'histoire du rock.

ça y est, on a un truc super motivant au sujet de cet album maintes fois cité...

merci,TR33, il ne me reste plus qu'à l'acheter cool.gif , vu comme il te fait parler, il est forcément bon...

Et au fait, en hs, t'en a de la chance d'avoir vu Patti Smith en concert dry.gif

EDIT: je viens de me rendre compte que j'ai white bird sur une compilation de titres un peu oubliés, il est très bien ce titre, si tout le reste est comme ça, je vais me jeter dessus...

Ce message a été modifié par stardust - vendredi 05 mai 2006 à 20:46.
vendredi 05 mai 2006 à 22:45
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QUOTE (stardust @ 05 May 2006 à 20:43)
QUOTE (TR33347 @ 04 May 2006 à 20:33)
"It's a beautiful day" par "IT'S A BEAUTIFUL DAY".
Le groupe a été formé en 1967à San Francisco par David Laflamme (compositeur, chanteur et violoniste). Le premier album (dont il est question ici) sort en 1968 et remporte un grand succès aux USA mais est très mal distribué en Europe où le groupe est pratiquement inconnu.
Il faudra attendre 1988 pour une réédition en CD (TRC001) assez difficile à trouver.
Et pourtant ce disque "acid rock" est probablement un de ceux qui reflètent le mieux le courant "flower power" et psychédélique. Les textes (un peu naïfs) parlent d'un oiseau blanc enfermé dans une cage dorée, du temps qui passe lentement lorsque l'on rêve mais devient éternité pour ceux qui s'aiment. Sur le plan musical, c'est le bonheur total, une quarantiane de minutes "planantes". Le disque s'ouvre par "white bird", titre acoustique très doux, chanté à deux voix, émaillé d'un superbe solo de violon puis de guitare; il se poursuit avec "Hot summer day" au tempo plus rapide : la guitare électrique (mais non saturée) de Hal Wagenet, présente en arrière plan, est de la fine dentelle; vient ensuite "Wasted union blues", titre nettement plus hard dont le rythme s'accélère progressivement; la première face du vynile se cloture par un autre morceau très doux ("girls with no eyes) chanté sur un fond de clavecin. Si vous n'avez pas encore décollé après celà, passez alors aux trois derniers titres enchaînés :"Bombay calling" (un instrumental dont le thème sera plagié par Deep Purple -"child in time"), "Bulgaria" merveilleusement planant et qui va en s'emplifiant pour terminer par "Time is" au tempo plus rapide, très harmonieux puis dérivant en chaos débouchant sur un solo de batterie (qui n'a rien de gratuit) pour revenir ensuite au climat du début. Toute "critique" est forcément subjective mais je considère ce disque comme un indispensable de l'histoire du rock.

ça y est, on a un truc super motivant au sujet de cet album maintes fois cité...

merci,TR33, il ne me reste plus qu'à l'acheter cool.gif , vu comme il te fait parler, il est forcément bon...

Et au fait, en hs, t'en a de la chance d'avoir vu Patti Smith en concert dry.gif

EDIT: je viens de me rendre compte que j'ai white bird sur une compilation de titres un peu oubliés, il est très bien ce titre, si tout le reste est comme ça, je vais me jeter dessus...

oups; il ya bien une médiathèque près de chez toi; écoutes-le avant de l'acheter (d'ailleurs, pour le trouver, il faut avoir un disquaire très branché...sinon, il faut commander); ne pas perdre de vue que l'androïde TR33 a des gouts un peu particuliers (pour le moment, il écoute le requiem de Verdi...et qu'il est en train de s'envoyer au plafond)...c'est dire
lundi 08 mai 2006 à 20:03
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"Tonton Macoute" par "TONTON MACOUTE"
Fin des années 60, le rock qualifié de progressif va faire son apparition (Genesis, King Crimson etc...). les grandes firmes de disques vont rapidement sentir le vent et créer de nouveaux labels (vertigo, harvest, charisma etc...); RCA ne voudra pas rester à la traine et va lancer le label "NEON", très mal géré et qui disparaitra au bout de quelques mois.
Pour son plus grand malheur, Tonton Macoute va sortir son unique album en 1971 sur ce label. Le 33T, rarissime, va atteindre des prix astronomiques jusqu'à ce qu'enfin, une réédition CD ne sorte en 1994 sur "REPERTOIRE".
Tonton Macoute est un quatuor et va inventer un cocktail très réussi : jazz, pop + un tout petit trait de "musique classique". L'album d'une durée de 45 minutes contient 7 titres d'une très haute qualité. Les climats, changements de rythme sont tellement variés à l'intérieur de chaque composition qu'il n'est pas possible de les détailler.
Le disque fait la part belle aux instruments acoustiques (flûte traversière, saxophone, vibraphone) même si l'orgue et le piano électrique sont présents (et de très jolie façon); la guitare saturée n'apparaît qu'une seule fois sur la seconde partie du titre "dreams" pour décrocher un riff très efficace qui clôture une composition "en montée". Les parties vocales excellentes laissent cependant le pas aux parties instrumentales; le texte est parfois réduit à sa plus simple expression (ainsi, dans le titre qui clôt l'album, un seul mot répété ad libitum : marijuana!). Pour un petit voyage tout en finesse, douceur et rêverie...
mercredi 10 mai 2006 à 21:57
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Et la critique d'un disque par Lady Stardust, c'est pour quand?
jeudi 11 mai 2006 à 21:32
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"Parcel of rogues" par Steeleye Span
Les airs folklorqies anglais ont largement inspirés les groupes anglais de rock; au tout début, la scène "folklorique anglaise" n'avait pas grand chose à voir avec le rock et il faudra attendre l'arrivée de FAIRPORT CONCENTION pour que la musique traditionnele se branche sur l'électricité (N.B. Sandie Denny, la chanteuse de Fairport, donne la réplique à Robert Plant sur "Battle of evermore" du Zeppelin 4). STEELEYE SPAN va apparaître en 1970 et sortir une série d'albums très traditionnels (mais excellents). DE 1970 à 1995, le groupe va se modifier à neuf reprises. Très apprécié en Grande Bretagne, Steeleye Span va m^me se retrouver n°1 au hit-parade anglais avec un titre chanté a cappella et en latin (gaudete).
En juin 1973, le groupe (formation n°4) sort "Parcel of rogues", disque folk-rock qui rompt avec le passé; sur la plupart des titres, la guitare, la basse et le violon sont branchés sur secteur...mais hormis sur le titre "wee wee man", il n'y a pas de batterie! Remarquablement servi par les voix de Maddy Prior et de Tim Hart, le disque est vraiment très étonnant, passant des titres joyeux bien enlevés (qui donnent envie de gigoter) aux airs mélancoliques;
un des sommets de l'album est "Rogues in a nation" chanté en choeur, a cappella sur un fond de tambours puis suivi d'une magnifique partie instrumentale au violon. Evidemment, si vous pensez que le rock doit nécessairement être lugubre, subversif...oubliez Steeleye Span! Sinon, écoutez cet album superbe (et qui bien sûr, subjectivité oblige, est en bonne place dans mon top 100)

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Note 5 V