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Livenet > Forum > Rock
Sunday 25 June 2006 à 21:09
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Hop-là, j'espère que je vais pas casser la dynamique de ce fil, mais là, j'ai un site plein de critiques concise et vite lues sur plein de musique, du hip-hop au black metal, en passant de temps en temps par le rock:

http://mypage.bluewin.ch/canasson/

Dont, je cite, pour étoffer le propos, cette chronique:

QUOTE (SIGURD Doppelgänger)
Album de l'année. Pas un de ces albums qui révolutionnent le paysage musical, juste de ceux qui vous rappellent que le rock c'est quand même plutôt cool. Sigurd navigue entre un post-rock qui lorgnerait vers Chevreuil et une pop qui lorgnerait vers Satyricon. Hum... ce n'est peut-être pas tout à fait limpide, alors disons que le son est clairement post-rock tandis et les structures tout à fait pop puisque tous les morceaux comportent des semblants de refrains... sauf que la plupart sont instrumentaux. Mais ne nous cassons pas les couilles avec des étiquettes: ceci est un disque de rock débordant d'urgence et d'intelligence, dans lequel il serait impensable de couper la moindre seconde parce que tout est beau et juste, et qu'en plus ça chie. Pour couronner le tout, si je vous dis que deux morceaux de ce disque se veulent des hommages à Burzum, je pense que j'aurai titillé votre curiosité suffisamment pour que vous bougiez votre cul jusqu'à leur page myspace (www.myspace.com/sigurdmusic) en étant conscient du fait, je vous prie, que les quatre morceaux présents là-bas sont les moins bons de l'album à mon sens. Quant à moi voilà à peine cinq fois de suite que je me repasse ce dernier morceau parce que le rock c'est ça, putain. Frissons garantis.


Cet album déchire sa maman, oui oui, avec des morceaux génialoux.

All you have to find is a binch and a cover, all you gotta do is to sign on the letter....


Ce message a été modifié par Heavy Wizard - Sunday 25 June 2006 à 21:10.
Sunday 25 June 2006 à 22:42
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Hé Heavy Wiz, y a pas de déchirure; c'est même tout le contraire : plus il ya de points de vues sur des disques et mieux c'est!

Le but du sujet n'est pas de se pousser "grosse tête" mais simplement de signaler des disques, parfois injustement méconnus et de faire -peut-être- partager du plaisir.

J'ai l'âge de mes artères (qui rétrécissent allègrement d'ailleurs) donc j'ai fortement tendance à parler d'antiquités...

N'en suis pas encore au stade du "c'était mieux avant"!

Et j'attends le retour, bref de lire des critiques sur des disques que je ne connais pas et ne demande qu'à connaître.

Je note donc ta référence et vais essayer de trouver l'album : juste un truc qui me dérange : la référence à "Satyricon", pas mal du tout musicalement mais qui a commis un des clips les plus désastreux du genre (digne de certains clips de rap américain : la femme est juste un cul) et en plus, c'est particulièrement mal filmé.
Monday 26 June 2006 à 10:52
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Ouaip, pour Satyricon, c'est un peu le groupe le plus commercialisé de la branche, avec Darkthrone, je pense, donc faut pas trop se poser de question.

(Genre leur musique est bien assez bonne pour qu'on laisse de côté les clips...)
Tuesday 27 June 2006 à 16:21
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QUOTE (TR33347 @ 25 Jun 2006 à 12:29)
FLEETWOOD MAC Le "best" qui n'existe pas.

Fleetwood Mac a fait son apparition en 1967.

Le structure du groupe était assez originale puisqu'à côté de la section rythmique (John McVie à la basse et Mick Fleetwood à la batterie), il y avaient pas moins de 3 guitaristes-chanteurs (Peter Green, Jeremy Spencer et Danny Kirwan).

Le groupe baignait dans le british blues mais à l'occasion, sortait un single "spécial" qui nonobstant le fait qu'il n'y avait pas moyen de danser sur une telle musique, faisait un monumental carton.

Christine McVie va rejoindre le groupe mais celui-ci va se disloquer progressivement avec le départ des 3 guitaristes et le Fleetwood Mac anglais disparait en 1972.

Mais voilà qu'il renait sous une forme américaine avec l'adjonction de Stevie Nicks (chant) et de Lindsey Buckingam (guitare).

Les fans de la première époque sont déçus car le nouveau Fleetwood Mac opte pour un style FM mais avec quelques écarts surprenants vers des titres qui valent bien les chef-d'oeuvre de la période anglaise...de toutes façons, la formule marche et le groupe remplit des stades.

A ma connaissance, il ne devrait pas exister de "best of" mélangeant les deux périodes et pourtant cela en vaudrait la peine.

Bref, ce disque devrait certainement (au moins) contenir "need your love so bad" et "man of the world" (fabuleux slows a tendance blues), "Albatross" (un instrumental de blues planant), "Black magic woman" (qui a été repris par Santana), "Oh well" (le plus gros tube indansable de l'histoire du rock qu'il faut entendre dans sa version intégrale de 8 minutes), "Green Manalishi" (très musclé), "This is the rock", "Hi ho silver", "Jewel eyed Judy" et "Tell me all the things you do", pour la période anglaise.

Pour la période américaine :"Go your own way" (le single qui relance le groupe dans les charts), "Tusk" (tout à fait atypique avec adjonction d'une fanfare : génial), "Tango in the night" (aussi étrange et génial) puis quelques titres FM mais particulièrement réussis et soignés sur le plan des mélodies et des arrangements :"Don't stop", "You and i", "Little lies", Big love", "Caroline".

Fatalement, le choix est subjectif...et le mieux serait d'écouter tous les albums de la période anglaise "Perter Green's Fleetwood Mac", "Mr. Wonderful", "Then play on", "Kiln house", notamment et pour la période américaine de retenir "Rumours", "Tusk" et "Tango in the night".

J'avoue ne connaître d'eux que la période "américaine" à travers un best of... J'ai beaucoup apprécié et j'y reviens de temps en temps... mais je pense que je vais faire en sorte de découvrir la première période de ce groupe.

Merci en tout cas pour ton active contribution à ce topic!
Tuesday 27 June 2006 à 20:02
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Oooh Claude Louis, il faut vraiment écouter la période anglaise...hum, si j'ai commis le sujet c'est précisément parce que j'ai souvent lu que la période américaine de Fleetwood Mac n'était, en gros, que de la musique de variété, facile, banale alors qu'il y a pourtant de très bonnes choses; il est vrai cependant que la première époque est globalement plus riche, plus "spontanée".
Et j'en reviens à "Oh well" qui est vraiment un titre imparable à écouter dans la version intégrale (qui n'est pas facile à trouver); cela débute par une mise en place du rythme très énergique jouée à la guitare accoustique, rejointe rapidement par les guitares électriques, la partie vocale n'est soutenue que par un fond de percussions et puis ça repart de plus belle, style "tigre parfumé à la dynamite"; vient alors la seconde partie qui est en contraste total : un "adagio" instrumental évoquant, de loin, Rodrigo ou Villa Lobos.
Bonne recherche et, si tu veux bien, donnes-moi ton avis...après écoute.
Tuesday 27 June 2006 à 23:31
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Fleetwood Mac....moi je connais pas mal que Rumours je dois avouer...
Wednesday 28 June 2006 à 20:14
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QUOTE (Sappy* @ 27 Jun 2006 à 23:31)
Fleetwood Mac....moi je connais pas mal que Rumours je dois avouer...

Comme tu aimes la musique rock, je parie que la période anglaise te plairait beaucoup; c'est dingue à quel point certains titres n'ont pas pris une ride;
Le vrai leader du groupe était à ce moment-là Peter Green, un "guitar hero" mais sans virtuosité gratuite.
Foutue poudre de perlinpinpin; il serait encore sur scène si
Wednesday 28 June 2006 à 21:28
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...si quoi? mellow.gif
Wednesday 28 June 2006 à 23:14
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QUOTE (Sappy* @ 28 Jun 2006 à 21:28)
...si quoi? mellow.gif

s'il n'en avait pas abusé...je ne condamnerai jamais quelqu'un qui choisit la voie de la drogue et je hurle au scandale sur la pénalisation des consommateurs...mais voilà, j'ai perdu quelques amies ou amis à cause de ça...très clairement, l'overdose mortelle; non seulement elles et ils me manquent mais ça me culpabilise, malgré moi : peut-être que si...mais non, c'était leur liberté.
Sorry, sujet sensible pour moi
Wednesday 28 June 2006 à 23:43
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T'es un drogué TR? mellow.gif

Mes condoléances sleep.gif

Ce message a été modifié par Sappy* - Wednesday 28 June 2006 à 23:44.
Thursday 29 June 2006 à 20:03
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QUOTE (Sappy* @ 28 Jun 2006 à 23:43)
T'es un drogué TR? mellow.gif

Mes condoléances sleep.gif

Tu n'as pas bien compris Sappy(enfin, j'espère!) : je ne me drogue pas mais j'ai perdu trois proches qui le faisaient : un sida et deux overdoses si tu veux tout savoir.
Sujet clos
Thursday 29 June 2006 à 23:38
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Sappy est un peu longue à la détente non ?
Friday 30 June 2006 à 00:09
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QUOTE (Major tom @ 29 Jun 2006 à 23:38)
Sappy est un peu longue à la détente non ?

no comment
Friday 30 June 2006 à 21:04
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"Paris Paris" par Malcolm Mc Laren.

Pour une courte biographie de McLaren, il faut remonter quelques pages en arrière.

Après son tout premier album très réussi ("Duck rock"), McLaren va franchement s'égarer en adaptant des airs d'opéra et des valses de Strauss sur un rythme vaguement "dance" : pas franchement mauvais mais très dispensable.

1994 : sortie de "Paris, Paris" qui tourne résolument le dos aux productions antérieures (et un peu alimentaires).

Disque d'ambiance ("ambient"?) mais flop commercial, McLaren y parle (plus qu'il ne chante) de Juliette Greco, d'Eric Satie, d'Arletty, de Serge Gainsbourg, de Miles Davies.

Sur le plan musical, c'est parfaitement crédible : le style s'adapte très bien aux sujets évoqués : lorsqu'il parle de Satie, la musique évoque Satie et lorsqu'il parle de Miles Davies, il y a fatalement de la trompette dans l'air ("Jazz in Paris").

L'orchestration est particulièrement réussie servie par d'excellents musiciens.

De temps en temps on a droit à un court dialogue de film français, voire même à un extrait d'interview de Serge Gainsbourg.

Et puis 3 titres sont confiés à des interprètes de prestige : Amina ("la main parisienne"), Françoise Hardy ("revenge of the flowers") et ...Catherine Deneuve ("Paris, Paris") :"Barman dans le shaker, d'abord de l'élégance/ un trait de Sacré-Coeur et deux doigts de Doisneau/ une Piaf, quelques moineaux et Joséphine Baker...un zeste de javanaise, un tour de Moulin Rouge et deux de Notre Dame/ nappé de macadam, décoré d'un chaland/ d'Anvers ou d'Amsterdam, un canal, Arletty...Arletty, sans doute la seule femme qui pouvait dire Paname...Saupoudrez pour finir de poussière de métro/ mais n'en prenez pas trop, Paris perdrait son âme".

Le texte de David McNeil est complètement dans l'esprit du disque : un collage impressioniste.

En résumé, un disque très réussi qui n'évite pas toujours les "lieux communs".

N'empêche, il est dans mon top-100 des "curiosités"
Monday 03 July 2006 à 11:44
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Bubble gum

Deux best off pour un seul article : "The Tremeloes" et "Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick and Tich".

Si on pense à la musique pop des années 60, on voit immédiatement les Beatles, les Rolling Stones, un peu moins déjà les Moody Blues, les Kinks, les Animals...

Et puis, pas mal de groupes "second couteau" qui faisaient du pop formaté, ultra commercial et qui ont sombré dans l'oubli le plus total.

Commençons par "Dave Dee, Dozy etc...) dont les chansons étaient écrites par Ken Howard et Alan Blaikley.

Ca, pour être du commercial, c'était du commercial mais...payant puisque pas moins de sept titres se sont trouvés dans le top 10 dont deux ont décroché la première place.

"Bend it" (une espèce de sirtaki pop), "Okay" (parfait pour Yvan Rebroff et les choeurs de l'armée rouge), "Zabadak" (mon préféré pour son fond de percussions et les arrangements vocaux), "Hold tight", "Last night in Soho" et les deux n°1 : "Legend of Xanadu" (excellente mélodie, superbe arrangement et un bruitage genre claquement de fouet) et "Don Juan" (hispanisant avec intervention de cuivres...Luis Mariano aurait dû faire une reprise).

Même topo pour les Tremeloes : "Silence is golden" (LE slow imparable), "Call me number one", "My little lady", Helule,helule", "Suddently you love me" (adapté par Joe Dassin, ça deviendra "siffler sur la colline").

Que les fanatiques de Led Zeppelin, de Pink Floyd, de Patty Smith, de Muse, des Sex Pistols, de Metallica etc...sortent leurs gousses d'ail et leur crucifix!

Par contre, pour les producteurs à la recherche d'un tube à fourguer à leur petit(e) protégé(e), voilà deux mines d'or : presque tout le monde a oublié ces vieux machins; il suffit donc de moderniser les arrangements (zip-boum, zip-boum, zip-boum ou d'n'b) et c'est le jackpot !

N'empêche...j'aime bien les originaux. original.gif
Wednesday 05 July 2006 à 19:37
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LES PAUL : une légende

Dans quelle catégorie faut-il insérer Les Paul (jazz, variété, pop-rock, meilleur guitariste)?

Finalement, je le place en pop-rock dans la mesure où de nombreux guitaristes de rock se disent avoir été influencés par lui.

Les Paul est né en 1915 et va connaître un certain succès dans les années 50 en sortant une série de disques avec son épouse Mary Ford.

A cette époque, les disques sont encore gravés sur de la cire et tournent en 78 tours...

La guitare électrique a déjà fait une furtive apparition mais il s'agit alors de guitare "acoustique" sur laquelle on a branché un micro.

Les Paul n'est pas satisfait du son et se fait construire une guitare électrique sans caisse de raisonnance.

C'est une première révolution et d'ailleurs Gibson (La référence en matière de guitare électrique) baptisera un de ses modèles les plus célèbres "Les Paul" : hommage.

Mais Les Paul ne va pas en rester à cette innovation puisqu'il sera (à ma connaissance) le tout premier musicien à utiliser l'overdub et à trafiquer les vitesses d'enregistrement.

Jusque là, les enregistrements se faisaient dans des conditions "live" : tous les membres de l'orchestre jouaient ensemble dans le studio, exactement comme s'ils se produisaient sur scène.

Les Paul enregistre d'abord la partie rythmique de guitare, y ajoute ensuite la ligne de basse puis réenregistre la partie solo; Mary Ford chante en solo mais fait aussi les choeurs à elle toute seule.

De plus, pour trouver des sonorités particulières et accentuer l'impression de virtuosité, certains solos sont enregistrés en vitesse réduite puis réaccélérés.

Si certains titres lents ("vaya con dios", par exemple) sont un peu "sucrés", les titres au tempo rapide qu'ils soient instrumentaux ("whispering") ou chantés ("how hight the moon", "bye, bye blues) dégagent un swing incroyable servi par des arrangements impeccables, construction parfaite, solo de guitare à tomber à genoux.

A ma connaissance, il n'y aurait qu'une seule réédition en CD (des prises à la radio : qualité sonore lamentable, donc à éviter) mais il y a peut-être une firme de disque qui ait eu l'intelligence de sortir un CD regroupant les 2 "best off" qui étaient sortis en 33t (et qui eux étaient de bonne qualité sonore).

Si vous trouvez ça, d'abord prévenez-moi et, de toutes façons, achetez les yeux fermés : ce sera un fleuron de votre discothèque.

A noter que Les Paul vieillissant a également enregistré un album en duo avec Chet Atkins; disque intéressant (sans overdub, sans traficotage de vitesse) qui permet d'entendre Les Paul "au naturel" et de se rendre compte de son sens de l'improvisation "mélodieuse" et de sa dextérité.

Mais les disques enregistrés dans les années 50 sont nettement plus intéressants.

Fabuleux, génial, légendaire, indispensable wub.gif wub.gif wub.gif
Tuesday 11 July 2006 à 22:33
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STEVE MARRIOTT

Voici un chanteur (et accesoirement guitariste) qui mérite une place aux côtés de Robert Plant, Mick Jagger et de quelques autres, bref au sommet du rock.

Né en 1947, Steve Marriottt est décédé tragiquement en 1991 : a-t-on idée de se mettre au lit avec une cigarette allumée après avoir absorbé un cocktail d'alcool, de cocaïne et de valium!

Steve Marriott fait ses premiers pas dans la musique en participant tout gamin à la comédie musicale "Oliver"; il forme son premier groupe "The Moonlites" à 16 ans puis rencontre le bassiste Ronnie Lane et le batteur Kenny Jones avec lesquels il forme les "Small Faces".

SMALL FACES est un des groupes les plus intéressants de la fin des années 60 : véritable challenger des Beatles et surtout des Stones.

Comme leurs illustres contemporains, Small Faces mélange les genres, du hard-rock au pop en passant par des titres plus élaborés qui sont des chef-d'oeuvre.

Même dans les titres plus faibles (et il n'y en a pas beaucoup...), il faut toujours compter avec la voix de Steve Marriott, rageuse, puissante.

Marriott rencontre alors Peter Frampton et quitte Small Faces pour former avec lui "Humble Pie".

Ronnie Lane ne jette pas l'éponge et reforme un nouveau groupe (The faces) en recrutant Ron Wood et Rod Stewart.

Revenons-en à nos moutons, c'est-à-dire à Humble Pie qui se démarque des Small Faces en virant vers le blues-hard rock.

Le groupe n'enregistrera pas beaucoup d'albums de studios dans sa formation de base mais va laisser un des plus gigantesques albums "live " de l'époque :"Performance-Rockin' the Filmore".

1971 : départ de Frampton et agonie de "Humble Pie".

Steve Marriott ne disparait pas de la scène mais ne réussit plus à flirter avec le génie.

Parmi les titres de Small Faces, on retiendra, bien sûr, les tubes :"All or nothing", "Hey girl", "Itchycoo park", "Here comes the nice", "Watcha gonna do it" et même "Sha la la la lee" qui aurait pu une chansonnette pop s'il n'y avait eu la voix de Marriott, sans oublier les deux titres les plus connus et absolument géniaux que sont "Lazy sunday" et "Tin soldier".

Et puis, il y a aussi des titres qui ne sont pas sortis en "single" et qui sont des perles.

Faites déguster "à l'aveugle" l'acoustique "around the plynth" à un fan de Led Zeppelin : il va peut-être penser à une réédition du Led Zep 3 avec un "bonus track".

Même type d'expérience à tenter avec un fan des Stones en lui faisant écouter "song of the baker" ou "talk to you".

J'ai l'impression que les Beatles auraient été contents d'eux s'ils avaient composé "happiness stan"...

Ceci ne veut pas dire du tout que les SMALL FACES aient copié plus ou moins bien leurs contemporains : les références sont là uniquement pour situer le créneau, sachant que les Small Faces avaient leur propre personnalité et quelle personnalité!

Pour la période "Humble Pie", je retiens parmi les titres "studio" : "30 days in the hole", "black coffee", "C'mon everybody", "Mona" et surtout "stone cold fever" (raaaah ce riff de guitare).

Mais pour Humble Pie, il vaut mieux se précipiter sur l'album live ("Performance") qui est un monument.

Pour celles ou ceux qui n'auraient jamais entendu parler de Steve Marriott, des Small Faces ou de Humble Pie (plus rien ne m'étonne...), c'est du "trois étoiles Michelin" ("vaut le voyage")
Saturday 15 July 2006 à 18:36
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«I was seventeen, in 1933… »glisse de sa voix molle Stephen McBean, en toute fin d'album... et on y croit pas du tout. Avec ce disque hypnotique et sombre, dont le bazar sonore est fixé par une batterie bien souvent impitoyable, on le datait du dark side des sixties, seventies, voir même un OVNI des années 80, mais pas des années trentes. Et sûrement pas non plus de 2005. Et pourtant, c’est bien en ce début 21e qu’est apparue sur les rayons la pochette lugubre de Black Mountain, en tant que tels (puisque ce n’est pas la première tentative de cette bande). Le groupe ne s’est visiblement pas embarassé du côté materiel de leur album (quoique, j’aime beaucoup cette pochette), puisque seuls ces deux mots ("Black Mountain", pour ceux qui déjà se seraient perdus sleep.gif ) apparaissent sur la pochette, sur fond de montagnes noires. A première vue, donc, on se dit ne rien savoir de ce que le disque renferme, sauf que… sauf qu’on se rend compte que leur son est un peu un aperçu sonore de montagnes orageuses, une répétition effrayante et fascinante à la fois, une energie dure, et entre deux pics, une douceur inquiètante.

Seuls des êtres d’une autre époque pouvaient parvenir à nous servir une telle energie, et peut-être s’en vantent t-ils un peu avec le titre las mais enervé ( si, si, écoutez pour voir) qu’est « modern music », le premier morceaux de l’album ; "we can’t stand, your modern music, we feel afflicted"… we're not alone.

Black Mountain est l’enfant d’une bande de gueux, aux cheveux aussi long que certaines de leur chansons, tout sexes confondus. C’est retranché dans un hotel, absorbant toutes sortes de substances troubles ( « drugonaut » en serait-il un compte-rendu ?), qu’ils ont fait resonner leur tambourins ( enjoués ou à l’agonie), leur voix (ensorcellées ou ensorcellantes), leur guitares ( hard ou folk), et des sons plus étranges et moins évidents à analyser, certains de leur morceaux étant un peu ‘electronifié’.

S’il vous faut des influences, imaginez les enfants illégitimes de Mau Tucker et d’un des mecs qu’elle aurait rencontré dans un after hours bar, s’essayant à reprendre des chansons des Stones ( pourquoi le nier ? « No Satisfaction » a le rythme du Velvet et des lyrics stoniens) sous LSD ( leur mère leur avait pourtant froidement déconseillé). Mais finalement, ils sont à la fois tout ça, et tout à fait autre chose, puisque on les voit décoller, nier cette image par l’usage des cuivres et surtout par la voix etrange de Amber Webber (peut-être y trouverez vous des intonations similaires à celles que pourraient avoir Grace Slick en plein bad trip) fusionnant avec la voix de son partenaire, molle et lasse, pour nous emmener sur un pic ou on oublie leur héritage pour se concentrer sur le talent de ces canadiens.

Bref, un groupe plutôt réjouissant, une bande d’ados eternels, dont l’influence psychédélique sombre, les tentatives audacieuses, ce sens de la répétition et surtout de la nuance peut plaire, quand bien même le solo « steam powered machine » se fait un peu longuet.
J’ai l’habitude de détailler plus que ça les albums que j’écoute, mais je ne crois pas ça nécessaire ici ; écoutez l’album dans son intégralité, rythmé par ce goût du contraste ( equilibre instable entre les voix lasses et les solos lourds), les incessantes répétitions, niveau rythme, paroles ou mélodie, ou les trois à la fois, et par une basse très présente. L’album commence et finit en beauté ( par deux très bons morceaux finals « Heart of Snow » et « Faulty Time »), et il n’y a rien de mauvais entre temps non plus.
Si vous n’accrochez pas direct, donnez une chance à « No Satisfaction », « Modern Music » ou « Drugonaut », peut-être se livrent-elles plus facilement.
Long Live The Bohemian Society from Canada.

Ce message a été modifié par stardust - Saturday 15 July 2006 à 18:39.
Saturday 15 July 2006 à 20:11
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WISHBONE ASH 35 ANS DE CARRIERE

Quatuor anglais formé aujourd'hui de Andy Powell (guitare), Muddy Manninem (guitare), Ray Weston (batterie) et Bob Skeat (basse), Wishbone Ash tient une place très particulière dans l'histoire du rock.

Ce groupe n'a jamais été reconnu du grand public rock mais depuis 1971 remplit des salles un peu partout dans le monde (sauf peut-être en France...).

Pratiquant un rock mélodique, Wishbone Ash n'a guère déquivalent dans le rock et il est très difficile de définir le style si ce n'est en mettant dans un shaker du "Dire Straits", du "Almann Brothers", du "Crosby, sTills and Nash" : on secoue et...c'est presque ça.

Deux guitaristes qui se complètent parfaitement sans jamais tomber dans la virtuosité gratuite, des voix parfaitement équilibrées, une section rythmique impeccable, du rock qui n'est ni hard, ni mou mais toujours efficace.

Parmi les très nombreux albums enregistrés, il faut surtout retenir "Argus" (qui bénéficie d'une magnifique pochette signée Hypgnosis), "Pilmgrage", "Live's dates" (best off enregistré en public des premiers albums) ou son équivalent en série économique "the king will come".

Ma petite sélection : "Hold on", "Lorelei", Jailbait", Living proof", "Loader", "Number the brave", ""Sometime world", "Underground", "Why don't me" et les imparables "The king will come", "Blowin' free", "Pilgrim", "Warrior", "Throw down the sword", "Vas dis".

Les fans de metal doivent évidemment éviter Wishbone Ash mais ceux qui aiment JJ Cale, Dire Straits, voire même les "Smiths" risquent d'aimer beaucoup
Tuesday 18 July 2006 à 16:59
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MANFRED MANN

Manfred Mann est un "claviériste" né en Afrique du Sud en 1940 (il y sera longtemps interdit de séjour en raison de ses positions contre l'apartheid).

Manfred Mann forme son premier groupe en Grande Bretagne en 1962; les autres musiciens variereont au fil du temps : Mike Vickers, Paul Jones, Tom McGuiness, Mike d'Abo et même Jack Bruce et Klaus Voorman.

Le groupe pratique une musique pop qui alimente le juke box et se retrouve très régulièrement aux premières places des hit-parades.

Le groupe éclate en 1969; Manfred Mann forme alors "Manfred Mann's Chapter Three" qui deviendra "Manfred Mann's Earthband".

Changement complet d'orientation : la musique est plus complexe, beaucoup plus rock et le groupe est aussi à géométrie variable : Chris Thompson, Mick Rodgers, Dave Flett, Steve Waller et Chris Slade (qui rejoindra AC/DC).

Hormis "Joybringer" et "Blinded by the night" (superbe reprise d'un titre de Bruce Springsteen), le groupe ne connaitra plus de succès de "single" mais par contre les albums souvent thématiques lui attireront de nombreux fans : "Solar fire", "The good earth", Nightingales and bombers","The roaring silence", "Watch", "Angel's station"...

Nonobstant une présence forte des claviers, l'Earthband n'a rien à voir avec Emerson, Lake et Palmer : la musique est moins ambitieuse, beaucoup plus rock, les mélodies tombent rapidement dans le creux de l'oreille.

En concert, c'était un vrai déluge de décibels (beaucoup plus fort que Led Zeppelin mais un peu moins que U2 dont un concert à Bruxelles avait été enregistré par le sysmographe de l'institut : magnitude 1,2!) mais 3 heures de bourdonnements d'oreille garantis après le concert.

Tous les albums de l'Earthband cités ci-dessus sont bons, avec une petite préférence pour "Solar fire"; pour les débuts de Manfred Mann, il faut opter pour le "best off".

Ma playlist :
Pour Manfred Mann : "The mighty queen", "My name is Jack", "Sweet pea", "Ha ha said the clown", "Semi detached suburban Mr. James" et le très jazzy "One way".

Pour l'Earthband : "Spirit in the night", "Angels at my gates", "Father of day, father of night", "Joybringer" (dont la mélodie a été piquée à Gustav Holst, compositeur "classique"), It's all over now baby blue" (Dylan), "Glorified magnified" (instrumental speedé), "Just like a woman" (encore Dylan), "Davy on the road again", "Chicago institute".

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