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Livenet > Forum > Rock
Saturday 10 June 2006 à 21:48
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"Body and soul" par JOE JACKSON

Né en 1954 en Anglettre, Joe Jackson est un chanteur-compositeur, pianiste et saxophoniste dont le parcours musical est assez difficile à suivre.

Il va se faire connaître en 1979 par des albums de rock très sec qui lui vaudront d'être classé en catégorie punk, va changer complètement de trajectoire en 1981 en sortant un album fortement inspiré par les big bands de jazz ("jumpin' jive"), puis s'orienter vers des albums plus pop avec une forte influence de soul et de jazz jusqu'à la fin des années 80, et enfin sombrer dans la mégalomanie en composant des pièces instrumentales (dont une symphonie...).

"Body and soul" de 1984 est un disque 5 étoiles : 9 titres totalisant 45 minutes et demi.

Exceptionnel, cet album l'est à plus d'un titre!

Le son tout d'abord : le disque est enregistré dans un vieux studio en bois ce qui lui donne une chaleur particulière.

A quelques exceptions près, la prise est en direct : les musiciens jouent ensemble comme s'ils étaient sur scène.

Les compositions sont "plus fort que midables". Jackson est au sommet de la forme et s'accompagne au piano avec une grande finesse et sans effets superflus.

L'orchestre et les choeurs sont absolument parfaits (cuivres, batterie, basse, guitare, violon) : pas de démonstration inutile de virtuosité mais une fusion totale.

On ne peut certainement pas qualifier "Body and soul" d'album de rock (mais qu'est ce que le rock?) : en tous cas, l'influence jazz et soul (style Tamla Motown) est omniprésente.

Même si tous les titres sont bons (pas une seule faiblesse), mes préférés sont "the verdict" (le "mur du son" de Phil Spector n'est pas loin), "Cha cha loco", "Not here, not now" (waw la mélodie), "Go for it" (Très Tamla Motown), "Loisaida" (instrumental dont l'arrangement est superbe), "Be my number two" (une gigantesque mélodie dont le final est soufflant), "Heart of ice" (autre quasi instrumental très jazz flirtant un peu du côté de Weather Report).

Evidemment, les fans de NEU!, de Pink Floyd, de Nirvana, des Smiths etc...risquent d'être un peu désorientés, à première écoute; il faut donc un peu insister pour se laisser apprivoiser par cet album majeur des années 1980.


Tuesday 13 June 2006 à 22:19
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"New nation" par RODERICK FALCONER

Qui est Roderick Falconer, quelle est sa discographie, est-il réédité en CD? Mystère!

Cet album m'avait été recommandé en pleine période glam et nonobtsant une pochette douteuse (puant le nationalisme de mauvais aloi), j'ai acheté et depuis je reste perplexe à chaque écoute.

Imaginons que David Bowie ait conçu Ziggy Stardust sous forme d'un double album dont seul le premier disque soit sorti..."New nation" pourrait, à peu de chose près, être le deuxième disque.

Cet album est TRES étonnant : la voix de Falconer ressemble fortement à celle de Bowie (avec des nuances), les compositions musicales sont de très bonnes qualité et évoquent à nouveau Bowie tant au niveau des mélodies que des arrangements (hormis le fait que le piano remplace la guitare acoustique et que des choeurs féminins apparaissent sur plusieurs titres).

Le disque débute avec deux titres enchaînés "New nation" qui est un semi instrumental et "Play it again" à la mélodie très accrocheuse, un peu dans le style de "Starman".

Hormis "Stand by me" (un peu "stoonien") et "radio"(excellent), tous les autres titres font plus qu'évoquer Bowie.

Ce n'est pas une imitation, le disque concervant une personnalité.

Ce n'est pas un disque "indispensable" même s'il est de très bonne qualité mais c'est vraiment une curiosité.

Si quelqu'un en sait plus sur "New nation", j'aimerai avoir son avis.
Wednesday 14 June 2006 à 13:29
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QUOTE (TR33347 @ 10 Jun 2006 à 21:48)
"Body and soul" par JOE JACKSON

Né en 1954 en Anglettre, Joe Jackson est un chanteur-compositeur, pianiste et saxophoniste dont le parcours musical est assez difficile à suivre.

Il va se faire connaître en 1979 par des albums de rock très sec qui lui vaudront d'être classé en catégorie punk, va changer complètement de trajectoire en 1981 en sortant un album fortement inspiré par les big bands de jazz ("jumpin' jive"), puis s'orienter vers des albums plus pop avec une forte influence de soul et de jazz jusqu'à la fin des années 80, et enfin sombrer dans la mégalomanie en composant des pièces instrumentales (dont une symphonie...).

"Body and soul" de 1984 est un disque 5 étoiles : 9 titres totalisant 45 minutes et demi.

Exceptionnel, cet album l'est à plus d'un titre!

Le son tout d'abord : le disque est enregistré dans un vieux studio en bois ce qui lui donne une chaleur particulière.

A quelques exceptions près, la prise est en direct : les musiciens jouent ensemble comme s'ils étaient sur scène.

Les compositions sont "plus fort que midables". Jackson est au sommet de la forme et s'accompagne au piano avec une grande finesse et sans effets superflus.

L'orchestre et les choeurs sont absolument parfaits (cuivres, batterie, basse, guitare, violon) : pas de démonstration inutile de virtuosité mais une fusion totale.

On ne peut certainement pas qualifier "Body and soul" d'album de rock (mais qu'est ce que le rock?) : en tous cas, l'influence jazz et soul (style Tamla Motown) est omniprésente.

Même si tous les titres sont bons (pas une seule faiblesse), mes préférés sont "the verdict" (le "mur du son" de Phil Spector n'est pas loin), "Cha cha loco", "Not here, not now" (waw la mélodie), "Go for it" (Très Tamla Motown), "Loisaida" (instrumental dont l'arrangement est superbe), "Be my number two" (une gigantesque mélodie dont le final est soufflant), "Heart of ice" (autre quasi instrumental très jazz flirtant un peu du côté de Weather Report).

Evidemment, les fans de NEU!, de Pink Floyd, de Nirvana, des Smiths etc...risquent d'être un peu désorientés, à première écoute; il faut donc un peu insister pour se laisser apprivoiser par cet album majeur des années 1980.

Très bon album effectivement, Heart of ice est magique.
Wednesday 14 June 2006 à 19:11
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Merci à Major Tom de son soutien...(me sens moins seul sur ma planète) : nous sommes au moins deux à aimer cet album
Wednesday 14 June 2006 à 20:30
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COVERDALE AND PAGE

J'ai évoqué plusieurs fois ce disque dans les forums touchant de près ou de loin à Led Zeppelin, sans enregistrer la moindre réaction (silence poli ou disque inconnu au bataillon?).

Et pourtant, cet album mérite amplement d'être écouté (même s'il fut descendu en flammes par la critique lors de sa sortie : on ne touche pas à un mythe...).

Si on ne peut les comparer aux disques majeurs de Led Zeppelin, il soutient largement la comparaison avec les disques un peu moins importants.

Juste pour mémoire, David Coverdale fut un des chanteurs de Deep Purple, à la voix rageuse et puissante : certes moins sensible, moins nuancé que Robert Plant (mais il faut bien l'admettre, celui-ci n'est plus tout à fait ce qu'il était et a du mal à atteindre, comme jadis les notes hautes).

11 titres totalisant 61 minutes de compositions signées Coverdale/Page lesquels sont bien entourés de musiciens...que je n'ai pas l'honneur de connaître mais qui assurent.

Le style "zeppelinien" est parfaitement respecté : une intro acoustique suivie de riffs électriques servis par Jimmy en pleine forme ("Pride of joy", "Easy does it" n'auraient gâchés le Led Zeppelin 3).

Il y a bien sûr le blues saignant ("Don't leave me this way"), la longue intro en guitare solo ("Absolution blues"), les titres au marteau-pilon ("waiting on you", "over now").

Finalement seul "Feeling hot", très speedé fait d'avantage penser à un bon Van Halen.

Et puis le disque se clôture avec un véritable chef d'oeuvre ("Whisper a prayer for the dying" avec ses deux ruptures de rythme; ce titre soutient la comparaison avec le meilleur du Led Zeppelin et mériterait, à lui tout seul, l'achat ou la location de l'album.

Qu'un fan de Led Zeppelin n'ait pas ce disque, tient du mystère!
Saturday 17 June 2006 à 19:53
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Joe Jackson... Le nom me disait quelque chose, mais impossible de savoir quoi.
Et ce matin j'ai trouvé, c'est pour Night and Day que je le connais, un album "plus fort que midable" aussi.

Conclusion de ce message: cet homme aime associer des noms qu'on a l'habitude d'associer cool.gif

Deuxième conclusion: j'en reviens pas de connaître un artiste dont tu nous parle TR33... happy.gif
Saturday 17 June 2006 à 20:45
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QUOTE (stardust @ 17 Jun 2006 à 19:53)
Joe Jackson... Le nom me disait quelque chose, mais impossible de savoir quoi.
Et ce matin j'ai trouvé, c'est pour Night and Day que je le connais, un album "plus fort que midable" aussi.

Conclusion de ce message: cet homme aime associer des noms qu'on a l'habitude d'associer cool.gif

Deuxième conclusion: j'en reviens pas de connaître un artiste dont tu nous parle TR33... happy.gif

Et, my lady Stardust, je suis content de t'entendre parler de "night and day", autre album excellent de Mr Jackson; une petite mise au point toutefois : s'il est vrai que je "critique" des albums assez difficiles à trouver ou inconnus au bataillon, ce n'est pas par snobisme, c'est tout simplement parce que j'ai eu la chance de "tomber dessus" et que je râle un peu que pour d'obscures raisons ces disques (pas si) improbables n'aient pas eu la chance d'être bien promotionnés.
Les coups de coeur ne s'expliquent pas mais peuvent se partager, éventuellement.
Si un fan de "Rage against the machine" ou de "Muse" trouve un certain plaisir et peut-être un plaisir certain à découvrir quelques archives...et bien ça me fera aussi plaisir.
Saturday 17 June 2006 à 23:08
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En réponse à cette mise au point, il faut que tu saches, si tu ne le sais pas déjà, que je suis heureuse de pouvoir justement lire la critique d'albums un peu obscurs.
En effet, ce qui est resté dans l'ombre est parfois injustement ignoré.
Je t'ai déjà fait plusieurs fois la remarque que tes choix étaient toujours plus underground, mais ce n'était en aucun cas un reproche. Les disques qu'on trouve facilement, je n'ai pas besoin de toi pour les trouver; j'apprécie tes textes qui m'étonnent toujours et me donnent parfois l'envie de fouiller les disquaires où j'ai des chances de trouver ces albums.
En bref, merci de me donner la chance de découvrir ces disque que je n'aurai sans doute pas connu sans toi, faute de promotion. happy.gif

Ce message a été modifié par stardust - Saturday 17 June 2006 à 23:10.
Sunday 18 June 2006 à 12:00
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Heartbreaker" par FREE

FREE est un groupe dont la vie fut courte (1968 à 1973).

Il était composé à l'origine de Paul Rodgers (chanteur à la voix subtile et un peu rauque), Paul Kossof (guitares), Andy Fraser (basse...et âgé de 15 ans lors de la formation du groupe) et Simon Kirke (Batterie).

On connait (ou connaissait) surtout FREE pour un succès planétaire :"All right now" et l'album "Fire and water" dont le titre était extrait.

La carrière du groupe va être assez cahotique, émaillée de séparations, de retrouvailles jusqu'à ce qui semblait être l'arrêt définitif en 1972; en effet, Paul Kossof qui s'adonnait à la poudre de perlinpinpin ne parvenait plus à assurer sur scène; excédé, Andy Fraser va claquer la porte.

Pourtant, Rodgers et Kirke vont s'adjoindre Rabbit (claviers) et Tetsu Yamaucci (basse) pour enregistrer "Heartbreaker" en 1973 : le chant du cygne mais quel chant!

Rodgers et Kirke formeront ultérieurement Bad Company (qui pratiquera un style de musique assez semblable).

Petite curiosité, c'est Paul Rodgers qui assurera les parties vocales lors de la tournée de 2005 de Queen.

Il est vraiment difficile de définir le style de "Heartbreaker" :
-hard rock ?non...c'est trop mélodieux
-blues? même s'il y a une influence (taouttt la muzik keu jaimmm, hel vient de là, elle vient du blouzzzz), il n'y a pas à proprement parler de titre de blues sur l'album
-pop commercial? non plus, les riffs sont trop tranchés.

Mais alors c'est quoi?

Ben alors c'est un peu un mélange de tout ça, un disque excellent et qui ne me semble pas du tout démodé : sans hésitation, je le range parmi les grands classiques.

8 titres excellents, relativement lents mais pas mous; une cohésion parfaite du groupe (pas d'esbroufe mais de l'efficacité).

Le disque débute avec "whishing well" au tempo bien marqué et qui sera un petit succès en "single".

Tout ce qui suit est bon mais il faut retenir particulièrement "come together in the morning", "Heartbreaker" et surtout "seven angels" qui clôt l'album et qui est un véritable chef d'oeuvre.

Voilà un CD qui pourrait plaire beaucoup aux amateurs de Led Zeppelin (même si c'est assez différent) et qui en tous cas fait partie de ma discothèque idéale.

Haha...vous ne me croyez pas (effectivement, je dis ça à chaque "critique")...et bien vérifiez et vous avez le droit de m'injurier si vous n'aimez pas!

PS.STARDUST wub.gif
Monday 19 June 2006 à 22:01
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"This was" par JETHRO TULL

Bon d'accord, nous voilà encore partis pour de l'improbable quoi qu'il y ait bien quelqu'un qui ait entendu parler de ce groupe qui remplit encore des salles après 40 ans de carrière.

C'est en effet au tout début des années 60 que Jethro Tull va débuter mais il faudra attendre 1968 pour la sortie de son premier album "this was".

Après, ben après, il y aura 33 albums (si j'ai bien compté) appréciés ou considérés comme le sommet du mauvais goût, du ringard, etc...

Mais voilà, avant de sortir "Aqualung", le disque à gros succès de 1971, et d'enchaîner sur d'autres disques mélangeant le folk, le rock (et parfois beaucoup de prétention), Jethro Tull va débuter dans le "british blues" et ça vaut la peine d'aller faire un tour du côté de la toute première époque du groupe.

38 minutes 40 pour 10 titres qui comportent de larges parties instrumentales.

Ian Anderson n'a pas encore pris la direction du groupe (il n'apparaît d'ailleurs pas sur tous les titres); le guitariste Mike Abraham (qui s'en ira, après cet album, fonder Blinb Faith) joue à "armes égales".

Rien de mauvais sur ce disque (à condition d'aimer le blues) mais quelques titres qui se détachent nettement.

"Some day the day won't shine for you" (guitare + harmonica + chant et rien d'autre mais ça suffit pour être efficace), "Serenade to a cuckoo" (instrumental composé par Roland Kirke avec deux solos de flûte et de guitare fort inspirés), le très pétillant "Dharma for one" (autre instrumental très accrocheur malgré le solo de batterie de Clive Bunker, un peu longuet et technique), "It's breaking me" (blues pur jus), "Cat's squirrel" (encore un instrumental au tempo bien marqué sur lequel Ian Anderson est absent; Mike Abraham est vraiment très inspiré sur ce titre que Jimmy Hendrix n'aurait -peut-être- pas renié), "Song of Jeffrey" (flûte, chant avec voix un peu trafiquée, harmonica, rythmique).

Au total, un disque bien fait qui n'est certes pas un "indispensable".

Juste un album bien foutu que tous ceux qui haïssent Jethro Tull devraient écouter...avant de se faire une opinion définitive.
Tuesday 20 June 2006 à 17:20
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Album très bien de Jethro Tull malgré que je trouve Locomotive Breath bien meilleur.....malgré sa popularité aussi.

Bref, j'ai été les voir il y a environs 2 ans et ils ont joués beaucoup de chansons de This Was, j'ai été surprise qu'ils renouent autant avec leurs racines happy.gif
Tuesday 20 June 2006 à 19:00
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QUOTE (Sappy* @ 20 Jun 2006 à 17:20)
Album très bien de Jethro Tull malgré que je trouve Locomotive Breath bien meilleur.....malgré sa popularité aussi.

Bref, j'ai été les voir il y a environs 2 ans et ils ont joués beaucoup de chansons de This Was, j'ai été surprise qu'ils renouent autant avec leurs racines happy.gif

Même si je ne suis pas un fan de Jethro Tull, il y a tout de même 3 albums que j'aime bien : "this was", "Aqualung" (dont locomotive breath est extrait) et "song of the wood" + le single "bourrée"...à la rigueur, je retiens aussi l'album "war child".
Il parait que le groupe est particulièrement bon sur scène...
Tuesday 20 June 2006 à 19:14
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En effet ce sont des perles ces disques...


Le spectacle que j'ai vu était moitié-acoustique et moitié-électrique et malgré l'âge de Ian, il a gueulé à toute la salle de lever son cul et de danser...puisque lui était totalement dedans! C'était très bon!


Pose mythique de Ian Anderson:



Il devait avoir près de 65 ans quand je les ai vus et la pose est toujours d'actualité pour Jethro!
Tuesday 20 June 2006 à 20:59
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Hé Sappy, le costume minimaliste de Ian Anderson me fait penser à une version soft des Red Hot Chilly Peppers...mais à 65 ans, ça force le respect ("c'est un garçon", Madame) rolleyes.gif
Tuesday 20 June 2006 à 21:35
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"Magic christian music" par BADFINGER.

Préparez vos mouchoirs!

Or donc, Mrs Lennon, Mc Cartney, Harrisson et Starr ont fondé le label "Apple" sur lequel ils ont enregistrés leurs derniers disques.

Contrairement à d'autres groupes, les Beatles souhaitaient que "Apple" ne se contente pas d'un catalogue qui leur soit entièrement consacré, et c'est ainsi qu'on va faire du recrutement.

"The Iveys", quatuor gallois va envoyer des démos qui vont séduire particulièrement Mc Cartney et c'est ainsi qu'ils vont signer chez Apple, tout en changeant de nom pour devenir Badfinger.

Et voilà que Ringo Starr participe à un film "Magic Christian" qui a besoin d'une B.O.

Mc Cartney va donc reprendre des compositions anciennes et plus récentes de Badfinger pour cette B.O. et comme il s'agit tout de même d'attirer l'attention sur le groupe, Monsieur Paul va leur composer "come and get it" (dont la démo figure, sauf erreur, sur Beatles anthology 3).

Malgré le fait que "come and get it" soit une composition particulièrement faible, la signature suffira à propulser Badfinger en tête des hit-parades.

Comme il faut bien sortir un album d'au moins 12 titres, on ne va pas chipoter : en reprenant la B.O et lui adjoignant d'autres titres antérieurs, Apple peut délivrer sur le marché "Magic Christian Music" en 1970 (réédition en CD en 91), disque qui, hormis quelques titres, se révélera d'une banalité exemplaire et pourtant devenir un album "culte".

Il faut dire qu'après la séparation des Beatles, tout un chacun est à la recherche DU groupe qui va les remplacer et Badfinger sera considéré comme un prétendant au titre : le style n'est pas trop éloigné des Beatles, ils sont sur Apple...donc!

Le single du deuxième album "no matter what" va aussi se classer dans les hits (et être aussitôt oublié), ce qui ne sera par contre le cas de "without you" dont Nilsson (grand copain de Lennon) va faire un n°1 mondial, repris à de multiples reprises et qui est un des plus grands classiques du slow (Vas-y Jeannot).

Après quelques albums très moyens, Badfinger va quitter Apple pour Warner et -enfin- avec son deuxième album sur le nouveau label "Wish you where here" (1974) réussir un disque superbe d'un bout à l'autre.

Seulement voilà, les requins tournent autour du groupe qui se fait escroquer entièrement.

La suite est complètement cafardeuse : Pete Ham sombre dans la dépression et se pend en 1975; Tom Evans fera de même en 1983.

La morale de cette histoire?

Laissons ça à Jean de la Fontaine; moi je m'en vais réécouter "ma vie d'artiste" de Léo Ferré.
Wednesday 21 June 2006 à 06:00
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QUOTE (TR33347 @ 20 Jun 2006 à 20:59)
Hé Sappy, le costume minimaliste de Ian Anderson me fait penser à une version soft des Red Hot Chilly Peppers...mais à 65 ans, ça force le respect ("c'est un garçon", Madame) rolleyes.gif

OUAIS!! laugh.gif
Friday 23 June 2006 à 21:10
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"Stella" par YELLO

Trio puis duo suisse, Yello sort son premier disque en 1979 et est toujours actif actuellement.

On peut, en quelque sorte, les considérer comme des précurseurs de la musique techno et aussi de la relance de la musique de danse sud-américaine.

Mais YELLO ne s'est jamais contenté de quelques accords de synthé sur un rythme qui fait "zip-boum, zip-boum" : c'est bien autre chose.

Dès le départ, YELLO va utiliser des samplings improbables, des sonorités incongrues (cloches, crissement de pneus, bruit d'un billard électrique etc...), recourir à d'autres instruments que le synthé et la rythmique (guitare électrique, chorus de cuivres particulièrement juteux) et faire appel à des chanteurs ou chanteuses doués (dont Shirley Bassey).

Même le look du duo annonce la couleur : le chanteur Dieter MEYER a des allures de PDG (petite moustache, costume sobre rayé) et son complice Boris BLANK fait carrément dans le gigolo latino sur le retour.

C'est dire si la production de YELLO atteint très souvent le second degré; en tous cas, même si l'immense majorité des titres donnent envie de bouger, il y a toujours une touche d'humour qui fait la différence.

Il est très difficile de choisir un album plutôt qu'un autre dans la mesure où la production du groupe reste d'une qualité constante jusqu'à nos jours.

Alors, presque au hasard, j'ai choisi "Stella" (1985) qui fait assez bien le tour de la situation (sauf que les titres à tendance latino y sont absents).

40'55 pour 11 titres et il n'y a rien à jeter : du Yello pur jus.

"Vicious game" (tube en discothèque branchée), "Oh yeah" (complètement déjanté), "Domingo" (un de mes titres préférés du groupe, très speedé sur un riff saignant de guitare : de l'énergie à revendre), "Let me cry" (solo de guitare succédant à un gloussement de poule...si, si ils ont osé).

Et puis, ce qui marque une certaine évolution du groupe par rapport à ces albums antérieurs : deux intrumentaux lents assez "ambiant" : "Stalakdrama" (pour ses grandes orgues) et surtout "Ciel ouvert" (un hélicoptère, le bruit de talons aiguilles sur un carrelage).

Quand j'en ai marre de me passer des disques pop-rock "sérieux" ou austères, que j'ai un peu le cafard, la recette est simple : Yello!

Autres disques recommandés : la compil "80/85", "Flag", "Zebra"; tous les disques de Yello sont réédités en CD.

Sunday 25 June 2006 à 12:29
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FLEETWOOD MAC Le "best" qui n'existe pas.

Fleetwood Mac a fait son apparition en 1967.

Le structure du groupe était assez originale puisqu'à côté de la section rythmique (John McVie à la basse et Mick Fleetwood à la batterie), il y avaient pas moins de 3 guitaristes-chanteurs (Peter Green, Jeremy Spencer et Danny Kirwan).

Le groupe baignait dans le british blues mais à l'occasion, sortait un single "spécial" qui nonobstant le fait qu'il n'y avait pas moyen de danser sur une telle musique, faisait un monumental carton.

Christine McVie va rejoindre le groupe mais celui-ci va se disloquer progressivement avec le départ des 3 guitaristes et le Fleetwood Mac anglais disparait en 1972.

Mais voilà qu'il renait sous une forme américaine avec l'adjonction de Stevie Nicks (chant) et de Lindsey Buckingam (guitare).

Les fans de la première époque sont déçus car le nouveau Fleetwood Mac opte pour un style FM mais avec quelques écarts surprenants vers des titres qui valent bien les chef-d'oeuvre de la période anglaise...de toutes façons, la formule marche et le groupe remplit des stades.

A ma connaissance, il ne devrait pas exister de "best of" mélangeant les deux périodes et pourtant cela en vaudrait la peine.

Bref, ce disque devrait certainement (au moins) contenir "need your love so bad" et "man of the world" (fabuleux slows a tendance blues), "Albatross" (un instrumental de blues planant), "Black magic woman" (qui a été repris par Santana), "Oh well" (le plus gros tube indansable de l'histoire du rock qu'il faut entendre dans sa version intégrale de 8 minutes), "Green Manalishi" (très musclé), "This is the rock", "Hi ho silver", "Jewel eyed Judy" et "Tell me all the things you do", pour la période anglaise.

Pour la période américaine :"Go your own way" (le single qui relance le groupe dans les charts), "Tusk" (tout à fait atypique avec adjonction d'une fanfare : génial), "Tango in the night" (aussi étrange et génial) puis quelques titres FM mais particulièrement réussis et soignés sur le plan des mélodies et des arrangements :"Don't stop", "You and i", "Little lies", Big love", "Caroline".

Fatalement, le choix est subjectif...et le mieux serait d'écouter tous les albums de la période anglaise "Perter Green's Fleetwood Mac", "Mr. Wonderful", "Then play on", "Kiln house", notamment et pour la période américaine de retenir "Rumours", "Tusk" et "Tango in the night".
Sunday 25 June 2006 à 14:04
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QUOTE (TR33347 @ 23 Jun 2006 à 21:10)


Quand j'en ai marre de me passer des disques pop-rock "sérieux" ou austères, que j'ai un peu le cafard, la recette est simple : Yello!


Tu dis ça mais justement Ciel Ouvert est assez austère je trouve.
Sinon mes préférées à moi sur ce disque sont Desire et Angel no.
Sunday 25 June 2006 à 20:01
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QUOTE (Major tom @ 25 Jun 2006 à 14:04)
QUOTE (TR33347 @ 23 Jun 2006 à 21:10)


Quand j'en ai marre de me passer des disques pop-rock "sérieux" ou austères, que j'ai un peu le cafard, la recette est simple : Yello!


Tu dis ça mais justement Ciel Ouvert est assez austère je trouve.
Sinon mes préférées à moi sur ce disque sont Desire et Angel no.

Yes sir, "ciel ouvert" n'est pas aussi accessible que la majorité de la production de Yello et est assez franchement atypique (quoi que dans les tous derniers albums, il y a aussi des titres beaucoup moins "ludiques").

"Stella" n'était pas du tout un choix évident dans la production de Yello mais c'est précisément parcequ'il y a des "ouvertures" sur autre chose, comme "ciel ouvert" que je l'ai choisi.

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