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Livenet > Forum > Rock
Friday 02 June 2006 à 21:50
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Bon...je n'ai pas tout compris mais c'est suffisamment bizarre et passionné pour me précipiter à la médiathèque, voire acheter...quel est l'album conseillé en premier?

Friday 02 June 2006 à 22:37
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ah j avais oublie
c est noir desir
album:ou veux tu qu je r garde
titre
toujours etre ailleurs

Ce message a été modifié par sandie72 - Friday 02 June 2006 à 22:38.
Saturday 03 June 2006 à 11:30
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QUOTE (sandie72 @ 02 Jun 2006 à 22:37)
ah j avais oublie
c est noir desir
album:ou veux tu qu je r garde
titre
toujours etre ailleurs

Thank you lady (j'avais compris que c'était "Noir Désir") mais je ne savais par quel album commencer...et bien maintenant, je sais; merci
Saturday 03 June 2006 à 21:17
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Bien, il est temps pour moi de vous sortir cette critique qui se fait attendre, malgré ce MC5 qui devait devancer ma première critique. siffle.gif
J'avais reservé mes ecrits à une autre critique, mais après réécoute, j'ai été une nouvelle fois éblouie, et je me suis vue condamnée à vous parler d'un artiste qui m'est cher.

Dans ma mythologie rock personnelle, il y a bien sûr quelques personnalités que j'admire et dont j’approuve quasiment tout musicalement... Un trio brillant, la géniale Patti Smith, des elèves de L’UCLA, un gaucher, et des garçons dans le vent en sont des éléments centraux. Mais autour, des tas d'autres divinités riches de particularités qui les caractérisent, la voix, le texte un instrument particulier, un état d'esprit... Parmi celles-ci, je ne perds jamais de vue Leonard Cohen.

A la manière de TR33 avec « it's a beautiful day » (quoiqu’il s’est un peu calmé depuis sa critique du groupe happy.gif ), je cite souvent ce compositeur dans mes posts et mes mp. Certains connaissent peut-être l'histoire de l'homme, Canadien d'origine, qui commence par écrire de la poésie, jusqu'en 67, ou la chanson "Suzanne" le rendra celèbre. Il n’a depuis, pas arrêté de chanter ( à mon regret, puisqu’il a perdu sa voix à présent, et qu’il ne s’améliore pas) avec toutefois des periodes d’arrêt de temps à autres, consacrées justement, à l’écriture.

Par des chansons assez complexes, il aborde des thèmes variés et rarement roses, en gardant une dimension terre-à-terre à ses textes. Il est considéré comme un folk singer, et on reconnait assez facilement son style, caracterisé par une guitare aux notes égrainées, des coeurs de temps à autres, et sa voix comme élément central.
Quelques uns de ses albums gagnent particulièrement à être connu, et je vous conseille ici New Skin for The Old Ceremony, 1974.

Cohen est en train d'evoluer musicalement à cette periode, il introduit d'autres cordes, celles d'un violon, d'une basse et d'un banjo ( si mes oreilles fonctionnent ) notamment,à son instrumentation quasi-uniquement composée d'une guitare jusqu'alors.
Mais c'est toujours la profondeur des textes qui m'interesse chez lui.
Tout les grands thèmes de cet album reposent dans son titre et sa couverture, une scene érotique entre deux anges moyen-ageux. La religion, les corps, et la mort…
L’album commence par « Is this what you want », en l’honneur d’une passion morte, et à la maison qu’elle habitait ; une chanson plutôt joyeuse, je suis tentée de dire lorsqu’on voit ce que l’album nous reserve. Je passe rapidement sur ce premier morceau, pour passer directement à la réussite, à mon avis, de cet album. Chelsea Hotel #2. Un poème très new-yorkais, destiné à la base à être joué durant un concert (sous le titre de Chelsea Hotel), puis être finalement eternisé ici. Sans jamais citer, elle laisse imaginer l’intimité de Leonard et Janis (celle à qui vous pensez), au Chelsea. Il s’excusera d’ailleurs publiquement un peu plus tard, d’avoir ainsi dévoilé ce qui n’aurait pas dû l’être… Tout le texte merite d’être connu, mais si on devait ne retenir qu’une seule phrase… « you fixed yourself, you said, ‘Well never mind, we are ugly but we have the music’. »

Cette chanson tout particulièrement, mais l’œuvre de Cohen en général, cet album en étant la preuve, m’impressionne car son œil neutre regarde tout avec un même interet, et c’est un des rares compositeurs ayant osé soulever un tabou bien pire que le sexe, la laideur… A commencer par la sienne qu’il ne se cache pas, on le retrouve en train de se critiquer sur « lover, lover, lover » ou il réclame un nouveau nom, un nouveau visage, et son amante, aussi. La composition de ses chansons varie : parfois comme pour celle-ci (je précise d’ailleurs que « Lover, Lover, Lover » fut le single de cet album) des couplets, et un refrain, mais le plus souvent une phrase répétée, semée dans les ‘couplets ‘.
Bref, en plus de la laideur et de l’amour, il vient titiller la société par ces commentaires implicites sur la guerre ( « Field Commander Cohen », « There is a war », qui critique tout ce qui bouge, une sorte de « There is no time » loureedien façon Cohen)et nous parle de ses désirs sensuels par un passage au confessionnal (a singer must die, comme conclusion à cela); mais retrouve aussi une forme de légéreté, et peut-être une forme de naïveté par « who by fire », jolie petite chanson, avec ses cœurs hypnotiques, et son thème certainement insipide par rapport au reste… Peu importe, vu l’originalité de la chose.

Je n’aborde pas les titres dans l’ordre, mais une deuxième chanson tranquille du disque me revient, « Why don’t you try »… La ballade au banjo atitrée, qui se rie d’une femme apparement désesperée. Mais Cohen ne peut rire sans avouer ses propres failles, ce qui nous renvoit à « I tried to Leave You » ; tout est dans le titre, un amour disparu, qui a laissé place à la routine, avec un enfant comme lien entre l’amant et l’amante, et entre parenthèse, une mélodie qui ne pourra que vous assombrir un peu plus par sa mélancolie rèche.
Finalement, on arrive aux deux morceaux qui terminent cette œuvre d’art : deux balades, qui vous achèveront si les titres précédent ne vous ont pas déjà donné envie de passer à quelque chose de plus gai. Ce serait dommage de passer à côté de ces deux balades fort délicates : « Take this Longing », désabusée, douce et cruelle, et « Leaving Green Sleeves » qui commence avec guitares médiévales, et qui ne se révèle qu’en fin de morceau, lorsque Cohen hausse le ton et ce risque à une plainte criante, avec succès. J’accorde à cette dernière le titre de « délice de fin d’album »

Que retenir d’un album de ce maître ? Un équilibre gracieux entre les éléments qui composent les morceaux, au croisement du génie poète, d’un son pur et simple, et de beaucoup de sentiments. Si vous pensez pouvoir supporter un album folk, sans aucun son electrique (même s’il est moins austère que les précédents opus), et que vous êtes prêt à apprécier un des plus grands poètes modernes, cet album vous est destiné. Maintenant, autant vous dire que pour que cette lugubre avalanche vous touche le plus possible, c’est en s’écoutant avec attention que sa finesse vous apparaîtra le mieux.

Ce message a été modifié par stardust - Saturday 03 June 2006 à 21:24.
Saturday 03 June 2006 à 21:28
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Aaaah , le Hallelujah de Leonard cohen.. wub.gif
Saturday 03 June 2006 à 21:36
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Et on attend toujours la version de l'histoire par Janis (je sais, de source sûre, que le concierge du Chelsea est d'une discrétion légendaire...) cool.gif
Saturday 03 June 2006 à 22:30
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Ca alors, j'avais préparé un "best of" de Leonard Cohen pour la prochaine "critique" mais c'est tellement mieux de te lire. Dis donc, on a des goûts communs (pas tous, foutu Kérouac). wub.gif
Sunday 04 June 2006 à 11:22
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QUOTE (TR33347 @ 03 Jun 2006 à 22:30)
Ca alors, j'avais préparé un "best of" de Leonard Cohen pour la prochaine "critique" mais c'est tellement mieux de te lire. Dis donc, on a des goûts communs (pas tous, foutu Kérouac). wub.gif

Pour une fois que je te devance happy.gif
Que comptes-tu faire? publier cette critique, qui pourrait être interessante, vu qu'il y a d'autres belles choses qui ne figurent pas sur cet album, ou changer radicalement le sujet?

Quoiqu'il en soit, je te lirai avec un même interêt.

(Kerouac, et tu oublies Las Vegas Parano bluebiggrin.gif )
Sunday 04 June 2006 à 11:38
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"ISDN" par FUTURE SOUND OF LONDON (FSOL).

FSOL est un duo qui fait de la musique de "laboratoire". Parfois classé en techno, le propre de ce groupe est de faire de l'inclassable.ISDN est un album live, enfin un album composé de titres joués en direct mais sans public et diffusés sur internet en 1994
C'est probablement, non certainement, un des albums les plus importants des années 90 et même un disque qui figure parmi les plus réussis de toute l'histoire du "rock" (d'ailleurs la pochette est blanche...hm). FSOL a réussi la synthèse de divers courants musicaux et en a fait un collage.
Le disque est uniquement instrumental et mélange allègrement les samplings et les sonorités électroniques (et quelles sonorités!). Le tout est enchâiné et malgré le fait que les titres sont extraits de divers "concerts", l'ensemble est parfaitement cohérent. Il est donc difficile d'isoler un titre parmi les 15 qui font les 75 minutes de l'album.
Dès la première minute, on se rend compte que l'on a affaire à quelque chose de spécial : du bruitage pendant quelques secondes puis des percussions très curieuses, l'intervention du synthé et ça continue avec le second titre sur lequel apparaît une trompette (ou un trombone) "bouché" qui se mêle au synthé avec toujours un fond de percussions inhabituel (une cloche en fait partie).
Comment décrire ce truc? Réunissons Varèse, Stockhausen, Tangerine Dream, Art of Noise, Kraftwerk, Massive Attack, Miles Davies, le chef de gare et son sifflet, une tribu de papous, un bon contrebassiste, la mer du nord, un loup-garou, Robert Fripp, un hibou, quelques voix "ethniques", Maria Callas, un cheval qui hennit, un flûtiste asiatique, un guitariste hawaïen, Spirou (quand il met la patte dans les cordes d'une guitare) etc...et voilà en gros ce qu'est ISDN.
Disque génial et indispensable ou parfaitement emmerdant? Je penche évidemment pour la première solution. NB. Il faut pousser le volume au maximum mais attention aux baffles car il y a quelques passages à la limite de l'infra-basse.
Sunday 04 June 2006 à 11:48
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QUOTE (stardust @ 04 Jun 2006 à 11:22)
Pour une fois que je te devance happy.gif
Que comptes-tu faire? publier cette critique, qui pourrait être interessante, vu qu'il y a d'autres belles choses qui ne figurent pas sur cet album, ou changer radicalement le sujet?

Quoiqu'il en soit, je te lirai avec un même interêt.

(Kerouac, et tu oublies Las Vegas Parano bluebiggrin.gif )

Bien, on était en train d'écrire en même temps; je ne pourrais mieux faire que toi avec Leonard; j'ai donc changé de direction et pour une fois, je ne me suis pas penché sur les antiquités (quoiqu'un disque de 12 ans d'âge...)
Oh my God, voilà que j'avais oublié "Las Vegas Parano".
Dans un style déjanté, as-tu déjà vu "Rocky horror picture show"? Je viens de le trouver en DVD...au fou!
Sunday 04 June 2006 à 12:02
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Pas vieux, mais assez délirant musicalement, quand même. Tu ne faillis pas à la réputation d'amateur d'experiences singulières que je te donne.
Maintenant, une question, ou je trouve ça? et en quel format?

Je n'ai pas vu le "Rocky Horror..." , car introuvable pour le moment. Autant les disques, aucun problème pour trouver des choses obscures, autant les films, je ne trouve jamais rien. Il y a quelques ciné qui passent des choses très underground aux alentours ( récemment, que je me suis raté: un film des 50's dans la lignée de Venus In Furs, sur fond de musique classique, jouée dans la salle) mais ces choses disparaissent aussi vite... mellow.gif

Tu penses quoi du Rocky Horror Picture Show?
Sunday 04 June 2006 à 20:59
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QUOTE (stardust @ 04 Jun 2006 à 12:02)
Pas vieux, mais assez délirant musicalement, quand même. Tu ne faillis pas à la réputation d'amateur d'experiences singulières que je te donne.
Maintenant, une question, ou je trouve ça? et en quel format?

Je n'ai pas vu le "Rocky Horror..." , car introuvable pour le moment. Autant les disques, aucun problème pour trouver des choses obscures, autant les films, je ne trouve jamais rien. Il y a quelques ciné qui passent des choses très underground aux alentours ( récemment, que je me suis raté: un film des 50's dans la lignée de Venus In Furs, sur fond de musique classique, jouée dans la salle) mais ces choses disparaissent aussi vite... mellow.gif

Tu penses quoi du Rocky Horror Picture Show?

FSOL est disponible en CD et n'est pas difficile à trouver.
"Rocky horror picture show" se trouve également facilement; je l'ai acheté dans une "grande surface". Bon, en gros, c'est une comédie musicale, tendance glam-rock et complètement dingue (mais à voir au deuxième degré). Suite à une panne de voiture, deux tourteraux (dont Suzanne Sarandon dans son premier rôle) purs, vierges, bref de bons américains, trouvent refuge dans un chateau peuplé d'extra-terrestres venant de la planète Transylvanie (coucou Dracula); ah mais ces extraterrestres ne sont pas des E.T..tttttt; ils ont une apparence humaine mais avec une certaine tendance "travesti", dont notamment Tim Curry avec son porte-jartelles et ses bas -résille. Beaucoup plus forts que le pauvre docteur Frankeinstein, ils ont fabriqué une "créature" : un bodybuldé blond en micro-slip moulant...
Plus dévergondés les uns que les autres, auront-ils une influence sur les deux gentils ricains? suspence, suspence...Evidemment le film était "politiquement incorrect" en 1970, bourré de référence à des films d'horreur, série B; la partie musicale est aussi délirante et on y apprend même une nouvelle dance...Ce machin à tout petit budget (effets spéciaux absolument ratés et ringards) n'a eu aucun succès lors de la sortie (à priori, trop naze) mais est prgrammé depuis plus de 30 ans dans une salle de New York, tous les vendredis soirs à minuit et la salle est bourrée des membres du fan club qui se livrent à un gigantesque happening; je pense qu'il y a une salle à Paris (studio Galante?) qui le programme aussi toutes les semaines. Bref, c'est un film "culte" à voir et revoir (NB. je suis loin d'égaler un spectateur new-yorkais qui est entré au "Guiness" lors de sa 750ème vision).
Sunday 04 June 2006 à 21:03
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QUOTE (TR33347 @ 04 Jun 2006 à 20:59)
FSOL est disponible en CD et n'est pas difficile à trouver.
"Rocky horror picture show" se trouve également facilement; je l'ai acheté dans une "grande surface". Bon, en gros, c'est une comédie musicale, tendance glam-rock et complètement dingue (mais à voir au deuxième degré). Suite à une panne de voiture, deux tourteraux (dont Suzanne Sarandon dans son premier rôle) purs, vierges, bref de bons américains, trouvent refuge dans un chateau peuplé d'extra-terrestres venant de la planète Transylvanie (coucou Dracula); ah mais ces extraterrestres ne sont pas des E.T..tttttt; ils ont une apparence humaine mais avec une certaine tendance "travesti", dont notamment Tim Curry avec son porte-jartelles et ses bas -résille. Beaucoup plus forts que le pauvre docteur Frankeinstein, ils ont fabriqué une "créature" : un bodybuldé blond en micro-slip moulant...
Plus dévergondés les uns que les autres, auront-ils une influence sur les deux gentils ricains? suspence, suspence...Evidemment le film était "politiquement incorrect" en 1970, bourré de référence à des films d'horreur, série B; la partie musicale est aussi délirante et on y apprend même une nouvelle dance...Ce machin à tout petit budget (effets spéciaux absolument ratés et ringards) n'a eu aucun succès lors de la sortie (à priori, trop naze) mais est prgrammé depuis plus de 30 ans dans une salle de New York, tous les vendredis soirs à minuit et la salle est bourrée des membres du fan club qui se livrent à un gigantesque happening; je pense qu'il y a une salle à Paris (studio Galante?) qui le programme aussi toutes les semaines. Bref, c'est un film "culte" à voir et revoir (NB. je suis loin d'égaler un spectateur new-yorkais qui est entré au "Guiness" lors de sa 750ème vision).

Il faudrait peut etre aérer tes textes pour que ce soit plus agréable à lire...
En attendant, tu fais de bonnes critiques.
Sunday 04 June 2006 à 23:04
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si si facile à trouver le rocky horror ... laugh.gif et dans les salles de cinéma il y a tous les rituels a suivre ... laugh.gif
Monday 05 June 2006 à 20:47
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"Vision" "THE MUSIC OF HILDEGARD von BINGEN"
Pour faire plaisir à KalvinKlein (qui doit avoir une collection de calebards pas possible...et qui est fort indulgent), je vais essayer d'aérer le texte...

Née en 1098 et décédée en 1179, HILDEGARDE VON BINGEN est un personnage clef de la culture européenne.

Abbesse d'un couvent allemand à 38 ans, elle va avoir des visions qu'elle retranscrit dans une langue poétique où le symbolisme a une place importante.

Elle est rapidement reconnue par le peuple qui lui voue une vénération sans borne mais aussi par le pâpe qui voit l'empreinte de l'esprit saint dans ses écrits.

Et pourtant, elle fait preuve d'un esprit révolutionnaire pour l'époque.

Elle a en effet écrit que "l'esprit de la femme est en tous points comparable et égal à celui de l'homme" (en plein Moyen-Age!!!) ce qui lui attirera quelques antipathies.

Hildegarde touche à tout (comme Léonard de Vinci) : elle écrit un traité de médecine psychosomatique, un ouvrage consacré à l'art de guérir par les plantes, initie ses nonnes à la gravure et l'écriture, invente un nouvel alphabet...et compose de la musique.

On a retrouvé une septantaine de compositions de "plein-chant" connues seulement d'un très petit groupe d'initiés (il faut dire que la musique n'est pas facile).

1994 : Richard SOUTHER (qui a travaillé avec Zappa) sort "Vision", adaptation orchestrée "pop" de la musique de l'abbesse; il y adjoint quelques compositions personnelles et intrumentales.

Le disque va connaître un certain succès auprès des amateurs de "New age".
Ce disque est une réussite magistrale : l'apport de percussions, de synthé rend la musique de Hildegarde tout à fait accessible.

Pas une note n'a été changée aux compositions (destinées à être chantées a cappella) qui pourtant sont particulièrement "avant-gardistes" et complexes mais l'adjonction d'une partie orchestrale rend l'album planant, mystique, envoûtant...et abordable!

A quoi comparer cet OVNI musical? ERA, DEAD CAN DANCE?
Ce qui est certain c'est que "Oc Virga ac diadema", "Vision", "Unde quocumque", "O frondens Virga", "the calice", "hodie aperuit", "O vivens fons" (pour ne citer que ceux là) me font décoller...
A ECOUTER ABSOLUMENT!
Monday 05 June 2006 à 20:57
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ERA!????? Mon dieu...
Monday 05 June 2006 à 21:01
Citer +Citer
QUOTE (TR33347 @ 05 Jun 2006 à 20:47)
"Vision" "THE MUSIC OF HILDEGARD von BINGEN"
Pour faire plaisir à KalvinKlein (qui doit avoir une collection de calebards pas possible...et qui est fort indulgent), je vais essayer d'aérer le texte...

Bof j'disais pas ça méchamment purplebiggrin.gif
Ta critique convient très bien à cet album, jolie présentation du disque.
Monday 05 June 2006 à 21:43
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Roh, on parlait de Rocky Horror et j'ai tout manqué ça dry.gif

Mon film préféré. wub.gif
Tuesday 06 June 2006 à 20:15
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QUOTE (Major tom @ 05 Jun 2006 à 20:57)
ERA!????? Mon dieu...

Je précise que je n'aime pas du tout ERA (mais alors pas du tout).
Si je l'ai cité, c'est simplement parce que c'est un des groupes les plus (injustement) populaire dans le genre.
Tuesday 06 June 2006 à 20:37
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"The flood" par JOCELYN POOK

"Eyes wide shut" de Stanley Kubrick (qui aurait pu être un chef d'oeuvre s'il n'y avait eu Tom Cruise, ses froncements de sourcils et la tête un peu penchée et même pas capable d'enlever son calebard dans un film qualifié d'érotique voire même de porno) : vous avez vu?

Si oui, vous vous souvenez certainement de la cérémonie qui inaugure la scène de l'orgie et de la musique étrange que l'on entend à ce moment là...Jocelyn Pook.

Musicienne de formation classique, Jocelyn Pook n'a pas suivi la voie traditionnelle et s'est tournée vers la scène rock.

Elle a accompagné les COMMUNARDS durant 3 ans, a travaillé avec NICK CAVE, MASSIVE ATTACK, PJ HARVEY avant de signer sur le label "Real World" de Peter Gabriel.

Sa musique puise à diverses sources (musique du moyen âge, musiques traditionnelles d'Orient, des Balkans, utilisation de prodigieuses voix féminines et masculines).

Inutile de faire long : si vous aimez Dead Can Dance (deuxième période dont notamment "Into the labyrinth") et les albums en solo de Liza Gerrard, Jocelyn Pook est un arrêt obligatoire!

Même si Mademoiselle POOK conserve sa personnalité, la ressemblance est étonnante : c'est vraiment le même style de musique (et pas une pâle copie).

Flood est sorti en 1999 et reprend des titres antérieurs remixés dont, bien entendu, la musique de "Eyes wide shut".

54 minutes de bonheur pour un amateur du style DCD.

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