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Livenet > Forum > Rock
Tuesday 16 May 2006 à 21:54
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Je me sens seul sur ce sujet crying.gif
Comme je m'en fustige le cristallin avec un fégur de mangouste (bref que je m'en bats l'oeil), je persiste, na! Donc "Aniway" par "Family".
Vous voulez du rock, du pur, du "qui ne ressemble à rien" et qui tient encore la route, alors FAMILY est un arrêt obligatoire. Le premier album enregistré en 67 et sorti en 68 ("music in a doll's house") soutient la comparaison avec un certain "Sgt Pepper". Alors pourquoi parler de "Aniway" (1970), le quatrième album qui est d'un niveau légèrement inférieur? Tout simplement parce que les 4 premiers titres (la face 1 du 33T) sont enregistrés en public et permettent de se rendre compte de ce qu'était ce groupe quand il montait sur scène. Un chanteur -Roger Chapman- à la voix très particulière, véritable fou furieux, un guitariste -Charlie Withney - qui savait se servir TRES efficacement d'une double Gibson, Ric Grech, ancien de "Blind Faith" et à la basse, un certain John Wetton (oui, oui, celui qui rejoindra "King Crimson"). 46 minutes de rock, de blues de r'm't blues avec une petite touche jazz; il n'y a rien à jeter même si certains titres se détachent nettement. Alors on pousse le volume au maximum pour écouter "Good news, bad news", "Holding the compass", "Strange band" à la fin duquel Chapman pulvérise le micro avec son tambourin (à noter qu'il était dans un jour calme puis qu'apparemment, il n'a rien balancé dans la salle...il y avait un certain risque à se trouver dans les premiers rangs). De la partie studio, on retiendra "Part of the load", "I'm my own time" mais surtout "Aniway", titre assez calme mais absolument génial : rythme particulier, son de la guitare et un inouï bref solo de percussions. A noter que le violon est très présent sur le disque et qu'il est difficile d'identifier certains instruments (piano électrique ou vibraphone, par exemple). Après 8 disques, le groupe va disparaitre en 1973 : tout avait été dit. Lors de votre prochain passage dans une médiathèque, arrêtez-vous, sans complexe, à Family...et si vous n'aimez pas (ce qui m'étonnerait) vous pourrez toujours me traiter de ringard.
Tuesday 16 May 2006 à 22:20
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te sens pas seul, on continue de te lire, on est trop peureux pour poster nous même voila tout mrgreen.gif

Pour it's a beautiful day, je sais que le disque m'attends chez le disquaire le jour ou je me deciderai à l'acheter. Tu me disais écouter Verdi, et que ça t'éclatait complétement, je te crois pas bizarre, eclectique simplement.

Bon je te lis avec plaisir encore une fois, et un jour, je serai moins flemmarde, et je posterai par ici...

A+ mon cher TR33, merci d'être fidèle au post(e)

Ce message a été modifié par stardust - Tuesday 16 May 2006 à 22:21.
Tuesday 16 May 2006 à 22:22
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QUOTE (TR33347 @ 10 May 2006 à 21:57)
Et la critique d'un disque par Lady Stardust, c'est pour quand?

j'avais pas vu ça, j'y ai déjà répondu, un jour peut-être siffle.gif
Tuesday 16 May 2006 à 22:24
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j ai commence a lire tes chroniques sur bowie elles sont excellentes! happy.gif


Ce message a été modifié par sandie72 - Tuesday 16 May 2006 à 22:24.
Wednesday 17 May 2006 à 05:47
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Toutes les critiques sont merveilleuses...


Moi je suis trop paresseuse pour ça sleep.gif
Wednesday 17 May 2006 à 12:04
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Et dire que Jean ferrat chantait que la femme est l'avenir de l'homme (ce en quoi il avait raison) mais il ne parlait pas des grandes paresseuses cool.gif Allons mesdemoiselles, mesdames, à votre bon coeur; compte tenu de vos goûts musicaux intéressants, vous pourriez faire profiter la communauté d'une petite critique...
Wednesday 17 May 2006 à 15:48
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Arf...maintenant?


Je vais réfléchir là-dessus sleep.gif
Wednesday 17 May 2006 à 20:30
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Vous avez lu l'histoire de Maria Callas, comment elle vécut et quelle fut sa mort; ça vous a plu, hein, vous en demandez encor'; alors, voilà l'histoire de Diamanda Galas (pardon Serge).
"The sporting live" par Diamanda GALAS.
Il s'agit ici de sport extrême, style saut à l'élastique (pour les autres albums de la charmante enfant, vous enlevez carrément l'élastique).
Diamanda Galas est une des survivantes de l'underground New-Yorkais; chanteuse étonnante à la palette vocale couvrant plusieurs octaves, la délicieuse Diamanda pourrait être comparée à Nina Hagen mais en plus dérangeant. Sur la plupart de ses albums, elle s'accompagne au piano ou à l'harmonium et passe allègrement du gospel à des machins sataniques; parfois, il n'y a pas d'instrument du tout, rien que la voix, les cris.
Quand je passe ces disques-là, Spirou (mon chat)va se cacher sous une armoire...
1994, un certain John Paul Jones (ce nom ne vous dit rien?)va s'occuper du "cas", signer les musiques, accompagner et produire "the sporting life" : 55 minutes d'électrocution!
Ca commence avec "Skotoseme" (vous immaginez un titre très énergique de Led Zeppelin où Robert Plant se serait coincé les...en remontant la tirette de sa braguette); une bonne moitié de l'album est du même tonneau et pour le reste, on navigue entre le blues et le gospel; le fantôme bienveillant de Janis Joplin semble avoir erré dans les studios lors de l'enregistrement de "Dark end of the street" et de "Tony". Le disque se termine par "Hex", titre de 8 minutes, un peu orientalisant et envoutant. PS.Eviter de passer ça en fond musical d'un dîner où vous recevez votre belle-mère ou votre patron, écartez les jeunes enfants sinon vous en aurez pour des heures à les calmer.
Sunday 21 May 2006 à 21:34
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"Parachute" par "THE PRETTY THINGS".
Formé en 1965, le groupe "Pretty Things" est considérés par certains comme l'ancêtre du "garage-rock". Le groupe va cependant sortir deux albums atypiques "S.F. sorrow" et "Parachute" (1970) lequel aura un certain commercial. Le disque sera enregistré aux studios "Abbey Road" par Norman Smith (qui était aux consoles pour les derniers enregistrements des Beatles). Si vous êtes de ceux qui ne peuvent passer une semaine sans écouter le "white album" ou "Abbey Road" (des susdits Beatles), fonces sur "parachute"! Pretty Things garde sa personnalité mais si vous immaginez que les Beatles avaient encore enregistré un album (avec les Rolling Stones, en invités), c'est peut-être ça qu'ils auraient fait.
Les 6 premiers titres ("scene one", "good mr. Square", "she was tall, she was high", "in the square", "letter" et "rain") assez courts et plutôt accoustiques forment un collage tout-à-fait dans la ligne de "Abbey Road"; le septième titre est un peu plus "garage" mais comment ne pas penser à "come together" avec le 8ème ("Cries from the midnight circus"); passons sur les titres 9 et 10 (plus faibles mais pas mauvais) pour en revenir aux 3 derniers titres "She's a lover", "what's the use" et son intro de piano et en finale "parachute" (très "white album").
Un TRES bon disque qui mérite de sortir des oubliettes.
Sunday 21 May 2006 à 22:37
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QUOTE (TR33347 @ 21 May 2006 à 21:34)
Si vous êtes de ceux qui ne peuvent passer une semaine sans écouter le "white album" ou "Abbey Road" (des susdits Beatles), fonces sur "parachute"!

Je fais partie de ce genre de spécimens, et ta critique ne me donne qu'une envie: foncer sur ce disque des excellents et trop sous-estimés Pretty Things. cool.gif
Monday 22 May 2006 à 21:14
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Allons bon, voilà que le TR33 nous bassine à nouveau avec ses antiquités! Ben oui, pour les disques récents, il y a des revues musicales...
Voici la "critique" des deux seuls albums sortis par RAMASES, disques cultes (voir l'impressionnante liste de sujets et photos consacrés à cet artiste en utilisant votre moteur de recherche favori) mais inconnus de ceux qui n'ont pas eu la chance de les trouver à l'époque.
RAMASES va se lancer dans la musique après avoir rencontré le pharaon RAMSES (ce qui est moins banal que le cas de Bernadette Soubirou).
Le premier album "Space Hymn" sort en 1971 sur le label "vertigo"; la pochette signée par Roger Dean se déplie en 6 et forme un superbe poster (une des plus belles pochettes de 33t jamais réalisée). RAMASES signe les textes et musiques, chante accompagné de son épouse SEL et est accompagné et produit par Mrs Eric Stewart, Lol Creame, Kevin Gotley, Graham Gouldman (bref le groupe 10CC au grand complet) auquel s'adjoint Martin Raphaël. Le second album "Glass top coffin" sort également sur "vertigo" en 1975 avec une pochette remarquable signée Dave Field. Les musiciens sont moins prestigieux mais le Royal Philamornic et le London Symphony Orchestra apparaissent sur plusieurs titres.
Faute de place, il est impossible de détailler les 24 titres qui figurent sur ces deux albums mais il n'y en a pas un seul à jeter. RAMASES n'a pas révolutionné la musique : il s'est juste contenté de sortir deux disques qui atteignent la perfection et qui sont assez inclassables.
Prenez un shacker, versez-y une bonne dose de folk anglais (grand cru), des mélodies imparables, une bonne dose de mysticisme, quelques gouttes d'électricité, de la poudre de perlimpinpin pour entrer en lévitation, un tout petit peu de "musical" des années 50, secouez, dégustez lentement et partez rejoindre RAMASES dans la galaxie X : vous ne regretterez pas le voyage! Ce qui me laisse franchement perplexe, c'est que seul "Space Hymn" a fait l'objet d'une réédition CD (préférez la réédition anglaise qui contient des "bonus") et encore, elle est récente...A croire qu'il n'y a pas de joailliers dans les "firmes"!
Est-il besoin de préciser que le TR33 accorde le "5 étoiles" à ces deux disques magnifiques?
Friday 26 May 2006 à 21:00
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"In-a-gadda-da-vida" par IRON BUTTERFLY.
Iron Butterfly est un groupe américain qui s'est formé en 1966 et a sorti son premier album "Heavy"(tout un programme) en 1967. Deuxième album en 1968, In-a-gadda-da-vida, qui va connaître un succès phénoménal (8 millions d'exemplaires vendus en un an). Les titres figurant sur la face B du 33T ne présentent guère d'intérêt mais les 17 minutes et quelques du titre "in -a-gadda etc" qui occupe toute la première face de l'abum font de celui-ci un incontournable du rock. Le titre débute par un riff meurtrier à la guitare hyper saturée (assistons-nous à la naissance du hard rock?) suivi d'une partie vocale impeccable à laquelle succèdent un solo d'orgue et de guitare qui font plonger tête la première d
Friday 26 May 2006 à 21:18
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oups...Spirou (mon chat) s'est promené sur le clavier...bon, je continue; nous étions donc en train de plonger dans le psychédélique hard. Arrive alors le célébrissime solo de batterie qui n'a absolument rien d'une démonstration de virtuosité mais est réellement atmosphérique; le rythme ralentit, la batterie se fait discrète et sert de support à une nouvelle intervention de l'orgue particulièrement mystique et planante (bonjour petit lapin blanc) puis la guitare réapparait avec un autre riff rapide et assassin qui va servir de base à un autre solo d'orgue hyper saturé; le disque se termine sur le retour du thème initial. In a gadda da vida va faire des émules (réécoutez le style de l'organiste Ray Manzareck des Doors et pour ce qui est du son très métallique et hard, attendez encore deux ans pour la déferlante de 1970). Le reste de la production d'Iron Butterfly n'est pas à la hauteur, exception faite de "Metamorphosis" (1970) qui, à côté de bons titres sanglants, contient une autre chef d'oeuvre (Les 8 minutes et quelques de "Butterfly blue"). Il existe une compilation du groupe mais elle est à éviter ("In-a-gadda-da-vida" est réduit à la version 45T de +/- 3 minutes et "Butterfly blue" n'y figure pas)NB. Vous ne serez pas seul si vous écoutez ce disque puisqu'à ce jour, il s'est vendu à 30 millions d'exemplaires.
Sunday 28 May 2006 à 13:50
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QUOTE (TR33347 @ 08 May 2006 à 20:03)
"Tonton Macoute" par "TONTON MACOUTE"
Fin des années 60, le rock qualifié de progressif va faire son apparition (Genesis, King Crimson etc...). les grandes firmes de disques vont rapidement sentir le vent et créer de nouveaux labels (vertigo, harvest, charisma etc...); RCA ne voudra pas rester à la traine et va lancer le label "NEON", très mal géré et qui disparaitra au bout de quelques mois.
Pour son plus grand malheur, Tonton Macoute va sortir son unique album en 1971 sur ce label. Le 33T, rarissime, va atteindre des prix astronomiques jusqu'à ce qu'enfin, une réédition CD ne sorte en 1994 sur "REPERTOIRE".
Tonton Macoute est un quatuor et va inventer un cocktail très réussi : jazz, pop + un tout petit trait de "musique classique". L'album d'une durée de 45 minutes contient 7 titres d'une très haute qualité. Les climats, changements de rythme sont tellement variés à l'intérieur de chaque composition qu'il n'est pas possible de les détailler.
Le disque fait la part belle aux instruments acoustiques (flûte traversière, saxophone, vibraphone) même si l'orgue et le piano électrique sont présents (et de très jolie façon); la guitare saturée n'apparaît qu'une seule fois sur la seconde partie du titre "dreams" pour décrocher un riff très efficace qui clôture une composition "en montée". Les parties vocales excellentes laissent cependant le pas aux parties instrumentales; le texte est parfois réduit à sa plus simple expression (ainsi, dans le titre qui clôt l'album, un seul mot répété ad libitum : marijuana!). Pour un petit voyage tout en finesse, douceur et rêverie...

si je comprends bien tu nous mf_dribble.gif appates avec ce it's beautifull day et tonton macoute, alors qu'ils sont surement introuvables ? dry.gif pleure.gif Merci crying.gif
Sunday 28 May 2006 à 22:25
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Mais pas du tout : "It's a beautifull day" et "Tonton Macoute" ont été réédités en CD; il est vrai qu'ils ne font partie du fonds de commerce habituel d'un disquaire mais il est très facile de les obtenir en commande.
! Le TR33 (modèle 347) n'a pas la moindre prétention à "critiquer" objectivement un disque; s'il se laisse parfois aller à des qualificatifs comme "indispensables", ça ne veut absolument pas dire que le disque soit génial mais tout au plus qu'il aime énormément!
Ce n'est jamais qu'un avis, avec l'espoir (secret) de -peut-être- vous faire découvir quelque chose, bref à vous donner du plaisir.
Monday 29 May 2006 à 00:07
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espoir secret ... personnellement je suis là pour ça rolleyes.gif Merci
Monday 29 May 2006 à 19:43
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"Next" par the "Sensational Alex Harvey band"
Né à Glasgow en 1935 et mort à Zeebruge en 1982, Alex Harvey va d'abord commencer une carrière de crooner puis à 35 ans (en 1970) former un groupe de rock; le premier album "framed"" va attirer l'attention mais il faut attendre le deuxième "Next" de 1974 qui va être le premier d'une série de disques rencontrant un grand succès. Le S.A.H.B. n'est pas un groupe de hard rock ordinaire, ni de glam (comme certains le disent), il est le groupe de Alex le déjanté qui ne chante pas toujours "juste", se paie des dérapages vocaux mais est un réel interprète. Bref, "Next" : 7 titres pour un total de 36 minutes. L'album contient deux bons rocks bien carrés ("Swampsnake", "Giddy up a ding dong"), 2 titres moyens ("Gang bang" et "Vambo marble eye" et 3 monuments : "The faith healer", "the last of the teenage idols" et "next". "The faith healer" a fait l'objet de multiples reprises (par Recoil, Halloween, Foetus, The Bollock Brothers)et commence par une pulsation lancinante instrumentale de plus de deux minutes qui se gonfle progressivement par l'apport de la guitare et des percussions avant de laisser la place à Alex, très en forme : raaah, les dérapages vocaux lorsqu'il propose de mettre les mains sur vous; "The last of the teenage idol" résume en 5,05 minutes différents styles de rock : une espèce de condensé de l'histoire du rock; et puis il y a "next", adaptation de "au suivant" de Jacques Brel (et je parie que cette adaptation là, Jacques Brel aurait aimé) : l'interprétation manie l'ironie, le désespoir à la limite de la folie. Sur scène, Alex se donnait à fond.
Voilà encore un de mes disques "fétiches" mais au risque de me répéter, c'est un avis purement subjectif; j'ai lu une critique de l'album qui commence par "je vais à présent vous parler d'un disque sans intérêt", qualifie le disque "d'ennui profond" et décrit Alex comme un "illuminé, un charlatan, un sorcier de pacotille" crying.gif
Wednesday 31 May 2006 à 21:08
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"Duck rock" par Malcolm McLaren.
On peut penser ce que l'on veut de la personnalité du "petit tailleur de Chelsea" et notamment qu'il ne rate pas la moindre opportunité de nourrir son tiroir-caisse.
Pour mémoire, Malcolm Mc Laren fut le producteur des "Sex Pistols"; à la disparition de "son" groupe, on croyait que plus personne n'entendrait parler de lui : grave erreur car il a su rebondir et même signer deux excellents albums "Duck rock" en 1983 et "Paris, Paris" en 1994 (disque sur lequel apparaissent Amina, Françoise Hardy et Catherine Deneuve).
Si vous sortiez en "boite branchée" en 83-84, vous n'avez pu échapper à "Buffalo gals" et "Soweto", deux extraits de "Duck rock".
L'album est un des premiers essais de "flirt" avec la musique d'Afrique du Sud, mêlée de rap et de scratching. Pendant 43 minutes, vous vous retrouvez dans les locaux d'une radio sud africaine animée par un présentateur survolté qui dialogue avec ses auditeurs. Le tout est enchaîné et entrecoupé de 11 titres programmés par le DJ et quels titres!
Le disque débute par un instrumental assez calme sur un fond de percussion; après une intervention du présentateur, on poursuit avec le super tube "Buffalo gals" (pure merveille de production); puis le DJ va programmer "Double Dutch", espèce de rumba africaine, "El San Juanara/Merengue" qui franchit l'océan pour nous plonger en plein carnaval de Rio; suivent alors une nouvelle rumba africaine et un instrumental assez calme et très réussi; puis ça repart avec une nouvelle rumba africaine "Jive my baby", un "song for chango", beau choeur africain entrecoupé d'une longue partie instrumentale au synthé. Arrive alors le second tube de l'album "Soweto" (on imagine sans peine les ondulations des dames qui font les choeurs) et on termine avec un titre qui débute en rap et se termine en "square dance".
Quel fut le rôle exact de Malcolm Mc Laren dans cet album (finalement assez novateur à l'époque)? Peu importe, ce disque a le don de me mettre de bonne humeur.
Friday 02 June 2006 à 19:36
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"Dreams" Par GRACE SLICK
Née en 1939, Grace SLICK va apparaître sur la scène rock durant la première vague hippie avec son groupe "Great Society" ("Somebody to love") avant de rejoindre le JEFFERSON AIRPLANE qui reprendra "somebody to love" et "white rabbit" ecrit par le beau frère de Grace. Grace SLICK vivra l'aventure Jefferson Airplane puis apparaître sur les abums FM du sucesseur JEFFERSON STARSHIP. Entretemps, Grace va enregistrer quelques albums en solo dont le superbe "Dreams" en 1980 (réédité en CD) qui n'a rien à voir avec la musique de Jefferson.
Le disque débute par un superbe "Dreams", à la mélodie accrocheuse; Grace y déploie toute sa force vocale accompagnée par un orchestre symphonique (pour peu, on croirait qu'Alan Parson est passé par là). Suit alors "El Diablo", un peu hispanisant, sur fond de guitares acoustiques avec un bon solo joué par deux guitares électriques; le tempo s'accélère avec "face to the wind" qui débute pourtant en douceur (un slow? pas du tout, après une minute 30, voici que surgissent quelques riffs de guitare éléctrique et le solo final de guitare électrique est particulièremen bien senti. On accélère encore avec le galopant "Angel of night" (qui pourrait être comparé à un titre du tout premier album de Pat Benatar). Puis, oh, surprise "Seasons", titre pop (où réapparait l'orchestre symphonique et des choeurs qui font la la la). Si vous avez déjà entendu "Those where the days, my friend" ("le temps des fleurs par Dalida" crying.gif )de Mary Hopkins/Paul Mc Cartney, c'est du même tonneau. Suivent alors "Do it the hard day", ballade accompagnée au piano et guitares électriques (titre qui ne casse pas la baraque), "Full moon man" (autre ballade nettement meilleure sur le plan mélodique), "Let it go" (idem avec un break très intéressant où le grand orchestre réapparait).L'album se termine avec "Garden of man" avec une nouvelle intervention de l'orchestre symphonique pour de belles envolées.
Au total, un disque de pop-rock qui ne révolutionne pas la musique mais qui vaut le détour (surtout pour les titres "dreams" et seasons"). Par contre, celles et ceux qui aiment la voix de GRACE SLICK risquent bien d'adorer
Friday 02 June 2006 à 20:10
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Les premières notes semblent émaner d un abîme d ombres …puis les suivantes s élèvent comme des flammes…qui alimentent les désirs de ceux qui aspirent a « chaque nuit (chaque ennui ???) se réduire en cendres »fuir dans la mort la vanité terrestre…puis le rythme s accélère…sans doute un sursaut de désir autre un refus de cette décision….
Opter pour une autre solution que le départ »amer » vers »les lavabos blancs »
Dans ce titre Cantat nous semble en pleine remise en cause…lui-même se demande (comme le titre de l album l exprime si bien) : »ou veux tu qu’j’r’garde ??? »
Cette nausée qu il ressent en restant assis evoque furieusement les doutes de Jean Paul Sartre(épisode ou celui-ci est assis sur un banc dans la Nausee)
Tiraille entre l Est et l Ouest(d ou les vocales rappelant les Indiens … paradoxe soulignant le mot »est »d un coup d harmonica !),les mains(vecteurs d actes) s opposant aux yeux(spectateurs alors impuissants) il éprouve une sorte d étouffement par et en lui-même…se sentant a l étroit dans son être et aspirant a un élargissement (impossible)au monde entier…sa photo n est qu une épitaphe car elle est limitée par un cadre …comme l existence de tout homme
La seule solution reste alors les lavabos blancs …blanc de la pureté et eau …évasion vers l océan post mortem et retour vers la matrice…solution qui outre tombe fera de lui un « sombre héros de l amer »(« solution » :liquide « amère »)
En effet la question « quelqu un ici pourrait il me dire quelles sont les raisons qui me poussent ? »…a vivre reste sans réponse !
Les angoisses d hier matin se répètent aujourd hui
Il attend demain …espère… »je me sens si bien hier matin que je voudrais etre a demain »mais sans en être convaincu
Et la fin n est qu une itération lancinante aux allures de vérité générales »j’veux toujours etre ailleurs »acceptée avec résignation comme « une question de mœurs » c est a dire un choix…a défaut de pouvoir choisir l Homme se persuade de l avoir fait…solution bien moins amère alors !mais artifice fallacieux...

Ce message a été modifié par sandie72 - Friday 02 June 2006 à 20:25.

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