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Livenet > Forum > Rock
Friday 03 August 2007 à 16:30
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TR33347
Thursday 02 August 2007 à 20:12
Hé Rock'roll, tant qu'à faire, promènes un peu tes oreilles du côté "Pretty Things" (spécialement les albums S.F.Sorrow et Parachute) : ça aussi, c'est du tout bon.
Autre perle anglaise de 1968 :"In search of the lost chord" des Moody Blues; au fait, voilà un groupe qui a signé quelques albums remarquables; ne seraient-ils pas les premiers à avoir enregistré un disque avec un orchestre symphonique ("Diary of a day", 1967 àu 1968 qui contient le tube absolu du groupe "night in white satin" et c'est loin d'être lourdingue)?



C'est ma première chanson de la journée.
Je me sens heureux aujourd'hui.
"OM" The Moody Blues


Friday 03 August 2007 à 19:35
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rock'roll
Friday 03 August 2007 à 16:30
C'est ma première chanson de la journée.
Je me sens heureux aujourd'hui.
"OM" The Moody Blues



Chouette alors; j'ai écouté deux fois l'album hier soir (en alternance avec un best of "maison" de Donovan : bonne adresse également) et j'ai fais de très doux rêves (pourtant je n'ai pas de draps de lit en satin blanc)
Monday 13 August 2007 à 23:23
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Albert Hammond senior.
Pourquoi senior? Par ce que Albert Hammond a un fils qui est excellent guitariste et qui est d'ailleurs actuellement plus connu que son papa.
Albert Hammond senior donc, connut son heure de gloire dans la première partie des années 70...sauf en France.
Chanteur-compositeur, guitariste américain, Albert a réussi à aligner une série de chansons entre le folk et le pop et peut soutenir la comparaison avec Donovan ou Cat Stevens.
Ce qui est très curieux est que, malgré qu'il ait une voix agréable, la plupart de ses chansons ont été popularisées par d'autres artistes.
Art Garfunkel, par exemple, lui doit (dans sa carrière solo) un de ses meilleurs titres (99 miles from L.A.).
The Hollies lui doivent aussi leur plus monumental succès : "the air that i breathe", titre qui compte parmi les plus grands classiques du slow des années 70...et pourtant la version d'Albert, un peu moins "commerciale" est meilleure.
J'ignore si ses albums ont fait l'objet d'une réédition en cd; par contre, on peut trouver le cd "best" qui, pour une fois, est fort réussi (il ne manque que "air disaster").
Outre les titres déjà cités, on y trouve notamment "i'm a train", "everything i want to do", "the free electric band", "it never rains in southern California", bref rien que du très bon.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, une petite visite par "youtube" s'impose.
Pas question de se prendre la tête, ça n'a rien de révolutionnaire mais la plupart des groupes pop-rock actuels feraient bien de se lancer dans des covers d'Albert.
Thursday 30 August 2007 à 21:30
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Récurrence Bananière.

Rares sont les hommages rock'n'roll au monde végétal. S'il y a pourtant l'embarras du choix, une curieuse préférence associe la banane au rock depuis ses débuts. Ses insinuations masculines, ses couleurs sérigraphiables, sa prononciation molle ont bercé une culture dès son plus jeune âge. A l'époque où le rock n'est encore qu'une ébauche, Elvis l'impose comme une estéthique capillaire faite pour marquer les esprits. Plus tard, en perdant sa particule, si le rock s'éloignera en beaucoup de choses du King et des kings rock'n'roll, sixties obligent, il n'en conserve pas moins deux futilités essentielles: les excentricités capillaires (un autre gros chapitre), et le long fruit jaune.
Coïcidence plaisante, Elvis se verra quelques années plus tard sérigraphié et icônifié de la plus belle façon par Warhol, l'unique, le grand, celui qui créa La Banane, l'unique, la grande, la banane qui marqua l'histoire sur un carré de 31.4cm de côté en attaquant nos cinq sens avec son jaune criard, son son renversant, son goût rêvé de L.S.D, la chair rose du fruit que révèle l'autocollant qu'on se damnerait pour pouvoir "retirer doucement". Le fruit symbol et sex-symbol de la décadence new-yorkaise.
Pur hasard, la banane disparait en même temps que Nico, laissant place à la noirceur bruitiste de WL/WH qui teinte jusqu'à la couverture de l'album (de noir ou d'un cimetière de soldats pour les plus chanceux...). Elle disparait en même temps que Nico donc, et la suit de près: toutes deux réapparaissent auprès du maître incontestable de la banane, ce cher monsieur Ayers ; Nico erre gracieusement déguisée en Marlene dans Bananamour (l'album sans doute le plus bananesque de Kevin Ayers), partage un live avec d'autres êtres surnaturels... Kevin Ayers a dans ses dossiers un nombre considérable de bananes, comme une obscure histoire de petite amie "volée" qui aurait peut-être jouée un rôle dans le fait qu'il soit pratiquement tombé aux oubliettes (j'ai perdu mes sources, excusez-moi de rester vague), mais surtout des bananes d'art, celles qui nous intéressent: Ayers a des bananas sur le bout de la langue et sait les placer mine de rien entre deux accords et un solo de flûte (énième raison de l'écouter); il donne toute sa dimension fantasque à ces syllabes et à cette forme (voir les bonshommes bananes de Bananamour).
Autre image frappante, Joan Baez qui s'y met aussi dans un taxi londonien, en chantonnant à la banane qu'elle dévore "It's All Over Now Baby Blue" ("cryin' like a banana in the sun..."). Un hasard si on rencontre dans le même film de Pennebaker Donovan, l'homme à la banane electrique et joyeuse (mellow yellow) devant le roi dandy qui lui joue une version parfaite de Baby Blue.
Je passe sur les bananes de Deep Purple car je les connais trop mal, et je passe aussi sur Bananarama, parce... que. sleep.gif Oh, je suis sûre qu'il y en a eu des tas d'autres, il y a beaucoup de recoins pouvant receler de plantations, je ne les connaitrai jamais tous...
Je voulais juste remarquer que la merveilleuse decennie 65-75 a donné à la banane une grande élégance absurde et arty. Une belle periode où des idées sans aucun sens ont su en prendre un et se répandre comme des courants électriques.


Friday 31 August 2007 à 20:15
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stardust
Thursday 30 August 2007 à 21:30
Récurrence Bananière.

Rares sont les hommages rock'n'roll au monde végétal. S'il y a pourtant l'embarras du choix, une curieuse préférence associe la banane au rock depuis ses débuts. Ses insinuations masculines, ses couleurs sérigraphiables, sa prononciation molle ont bercé une culture dès son plus jeune âge. A l'époque où le rock n'est encore qu'une ébauche, Elvis l'impose comme une estéthique capillaire faite pour marquer les esprits. Plus tard, en perdant sa particule, si le rock s'éloignera en beaucoup de choses du King et des kings rock'n'roll, sixties obligent, il n'en conserve pas moins deux futilités essentielles: les excentricités capillaires (un autre gros chapitre), et le long fruit jaune.
Coïcidence plaisante, Elvis se verra quelques années plus tard sérigraphié et icônifié de la plus belle façon par Warhol, l'unique, le grand, celui qui créa La Banane, l'unique, la grande, la banane qui marqua l'histoire sur un carré de 31.4cm de côté en attaquant nos cinq sens avec son jaune criard, son son renversant, son goût rêvé de L.S.D, la chair rose du fruit que révèle l'autocollant qu'on se damnerait pour pouvoir "retirer doucement". Le fruit symbol et sex-symbol de la décadence new-yorkaise.
Pur hasard, la banane disparait en même temps que Nico, laissant place à la noirceur bruitiste de WL/WH qui teinte jusqu'à la couverture de l'album (de noir ou d'un cimetière de soldats pour les plus chanceux...). Elle disparait en même temps que Nico donc, et la suit de près: toutes deux réapparaissent auprès du maître incontestable de la banane, ce cher monsieur Ayers ; Nico erre gracieusement déguisée en Marlene dans Bananamour (l'album sans doute le plus bananesque de Kevin Ayers), partage un live avec d'autres êtres surnaturels... Kevin Ayers a dans ses dossiers un nombre considérable de bananes, comme une obscure histoire de petite amie "volée" qui aurait peut-être jouée un rôle dans le fait qu'il soit pratiquement tombé aux oubliettes (j'ai perdu mes sources, excusez-moi de rester vague), mais surtout des bananes d'art, celles qui nous intéressent: Ayers a des bananas sur le bout de la langue et sait les placer mine de rien entre deux accords et un solo de flûte (énième raison de l'écouter); il donne toute sa dimension fantasque à ces syllabes et à cette forme (voir les bonshommes bananes de Bananamour).
Autre image frappante, Joan Baez qui s'y met aussi dans un taxi londonien, en chantonnant à la banane qu'elle dévore "It's All Over Now Baby Blue" ("cryin' like a banana in the sun..."). Un hasard si on rencontre dans le même film de Pennebaker Donovan, l'homme à la banane electrique et joyeuse (mellow yellow) devant le roi dandy qui lui joue une version parfaite de Baby Blue.
Je passe sur les bananes de Deep Purple car je les connais trop mal, et je passe aussi sur Bananarama, parce... que. sleep.gif Oh, je suis sûre qu'il y en a eu des tas d'autres, il y a beaucoup de recoins pouvant receler de plantations, je ne les connaitrai jamais tous...
Je voulais juste remarquer que la merveilleuse decennie 65-75 a donné à la banane une grande élégance absurde et arty. Une belle periode où des idées sans aucun sens ont su en prendre un et se répandre comme des courants électriques.




Euh...Tu as passé tes vacances à la Jamaïque ou tu te lances dans le commerce de "fruits et primeurs"? rolleyes.gif
Friday 31 August 2007 à 20:23
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Ni l'un ni l'autre... Mais les fruits ne sont pas un sujet tabou, et pourtant j'y pense rarement hors-contexte.

Les bananes sont un élément Dada-rock, elles méritent quelques paragraphes rien qu'à elles. sleep.gif


(ceci dit, j'ai fait ça cet été, et il est fort possible que je n'aie pas été dans mon état normal à ce moment là.)

Friday 31 August 2007 à 20:49
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stardust
Thursday 30 August 2007 à 21:30
Récurrence Bananière.

Rares sont les hommages rock'n'roll au monde végétal. S'il y a pourtant l'embarras du choix, une curieuse préférence associe la banane au rock depuis ses débuts. Ses insinuations masculines, ses couleurs sérigraphiables, sa prononciation molle ont bercé une culture dès son plus jeune âge. A l'époque où le rock n'est encore qu'une ébauche, Elvis l'impose comme une estéthique capillaire faite pour marquer les esprits. Plus tard, en perdant sa particule, si le rock s'éloignera en beaucoup de choses du King et des kings rock'n'roll, sixties obligent, il n'en conserve pas moins deux futilités essentielles: les excentricités capillaires (un autre gros chapitre), et le long fruit jaune.
Coïcidence plaisante, Elvis se verra quelques années plus tard sérigraphié et icônifié de la plus belle façon par Warhol, l'unique, le grand, celui qui créa La Banane, l'unique, la grande, la banane qui marqua l'histoire sur un carré de 31.4cm de côté en attaquant nos cinq sens avec son jaune criard, son son renversant, son goût rêvé de L.S.D, la chair rose du fruit que révèle l'autocollant qu'on se damnerait pour pouvoir "retirer doucement". Le fruit symbol et sex-symbol de la décadence new-yorkaise.
Pur hasard, la banane disparait en même temps que Nico, laissant place à la noirceur bruitiste de WL/WH qui teinte jusqu'à la couverture de l'album (de noir ou d'un cimetière de soldats pour les plus chanceux...). Elle disparait en même temps que Nico donc, et la suit de près: toutes deux réapparaissent auprès du maître incontestable de la banane, ce cher monsieur Ayers ; Nico erre gracieusement déguisée en Marlene dans Bananamour (l'album sans doute le plus bananesque de Kevin Ayers), partage un live avec d'autres êtres surnaturels... Kevin Ayers a dans ses dossiers un nombre considérable de bananes, comme une obscure histoire de petite amie "volée" qui aurait peut-être jouée un rôle dans le fait qu'il soit pratiquement tombé aux oubliettes (j'ai perdu mes sources, excusez-moi de rester vague), mais surtout des bananes d'art, celles qui nous intéressent: Ayers a des bananas sur le bout de la langue et sait les placer mine de rien entre deux accords et un solo de flûte (énième raison de l'écouter); il donne toute sa dimension fantasque à ces syllabes et à cette forme (voir les bonshommes bananes de Bananamour).
Autre image frappante, Joan Baez qui s'y met aussi dans un taxi londonien, en chantonnant à la banane qu'elle dévore "It's All Over Now Baby Blue" ("cryin' like a banana in the sun..."). Un hasard si on rencontre dans le même film de Pennebaker Donovan, l'homme à la banane electrique et joyeuse (mellow yellow) devant le roi dandy qui lui joue une version parfaite de Baby Blue.
Je passe sur les bananes de Deep Purple car je les connais trop mal, et je passe aussi sur Bananarama, parce... que. sleep.gif Oh, je suis sûre qu'il y en a eu des tas d'autres, il y a beaucoup de recoins pouvant receler de plantations, je ne les connaitrai jamais tous...
Je voulais juste remarquer que la merveilleuse decennie 65-75 a donné à la banane une grande élégance absurde et arty. Une belle periode où des idées sans aucun sens ont su en prendre un et se répandre comme des courants électriques.




+100000 cool.gif
Friday 31 August 2007 à 22:24
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stardust
Thursday 30 August 2007 à 21:30
Ni l'un ni l'autre... Mais les fruits ne sont pas un sujet tabou, et pourtant j'y pense rarement hors-contexte.

Les bananes sont un élément Dada-rock, elles méritent quelques paragraphes rien qu'à elles. sleep.gif
(ceci dit, j'ai fait ça cet été, et il est fort possible que je n'aie pas été dans mon état normal à ce moment là.)




Et les disques Apple?
Et Strawberry Fields?
et Orange County Suite?
Et Peaches en Regalia?

Et surtout... Tutti Frutti.

mrgreen.gif




Friday 31 August 2007 à 23:41
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Bon sang, mais c'est bien sur; la tragédie est de s'arrêter aux fruits!
Et pourtant, avez-vous songé à la dimension métaphysique d'une endive?
S'il est bien un légume qui mériterait d'être glorifié, c'est celui-là.
Tout d'abord l'endive apparait, tout comme la banane, comme le symbole phallique par excellence mais la banane reste politiquement correcte tandis que la forme "suppositoire" de l'endive ouvre des horizons beaucoup moins conventionnels :une véritable révolution dans le monde de la sexualité.
Songez un instant à l'utilisation poétique qu'Eminem pourrait en faire, sublimant de façon incantatoire (selon son habitude) l'apparence pour atteindre la quintessence.
Mais là ne s'arrête pas l'intérêt, oserais-je dire la supériorité, de l'endive sur la banane.
La banane s'affiche au grand jour et ne peut cacher son profond instinct social; avant de s'appeler Chiquita (et d'inspirer Abba), la banane a un côté grégaire : le régime qui forme un ensemble soumis à des règles de société avec ce que cela implique de hiérarchie.
L'endive, elle, est le poète isolé, se structurant sous terre, à l'abris des regards; pourtant, elle va dès le départ se démarquer de son milieu et proclamer son identité : alors qu'elle est entourée de terre noire, l'endive va être blanche; il est certain que si la terre était blanche, l'endive serait noire.
L'endive est rebelle, sans compromis, définitivement anticonformiste.
En outre, l'endive sait parfaitement que ses prises de position sont à haut risque puisqu'elle est anti-sociale; l'instinct de conservation du message dont elle est porteuse l'oblige à recourrir à des subterfuges pouvant aller jusqu'à un changement d'identité; l'endive devient "chicon", voire même "witelof" en Belgique; enfin, manipulation suprême, elle peut aller jusqu'à consentir à se mêler au gratin dans un but manifeste de déstructuration.
L'endive est et reste la "rock attitude". Na!
Sunday 02 September 2007 à 20:15
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TR33347
Friday 03 August 2007 à 19:35
Bon sang, mais c'est bien sur; la tragédie est de s'arrêter aux fruits!
Et pourtant, avez-vous songé à la dimension métaphysique d'une endive?
S'il est bien un légume qui mériterait d'être glorifié, c'est celui-là.
Tout d'abord l'endive apparait, tout comme la banane, comme le symbole phallique par excellence mais la banane reste politiquement correcte tandis que la forme "suppositoire" de l'endive ouvre des horizons beaucoup moins conventionnels :une véritable révolution dans le monde de la sexualité.
Songez un instant à l'utilisation poétique qu'Eminem pourrait en faire, sublimant de façon incantatoire (selon son habitude) l'apparence pour atteindre la quintessence.
Mais là ne s'arrête pas l'intérêt, oserais-je dire la supériorité, de l'endive sur la banane.
La banane s'affiche au grand jour et ne peut cacher son profond instinct social; avant de s'appeler Chiquita (et d'inspirer Abba), la banane a un côté grégaire : le régime qui forme un ensemble soumis à des règles de société avec ce que cela implique de hiérarchie.
L'endive, elle, est le poète isolé, se structurant sous terre, à l'abris des regards; pourtant, elle va dès le départ se démarquer de son milieu et proclamer son identité : alors qu'elle est entourée de terre noire, l'endive va être blanche; il est certain que si la terre était blanche, l'endive serait noire.
L'endive est rebelle, sans compromis, définitivement anticonformiste.
En outre, l'endive sait parfaitement que ses prises de position sont à haut risque puisqu'elle est anti-sociale; l'instinct de conservation du message dont elle est porteuse l'oblige à recourrir à des subterfuges pouvant aller jusqu'à un changement d'identité; l'endive devient "chicon", voire même "witelof" en Belgique; enfin, manipulation suprême, elle peut aller jusqu'à consentir à se mêler au gratin dans un but manifeste de déstructuration.
L'endive est et reste la "rock attitude". Na!



Zut, j'avais oublié de dire que c'était fabuleux, ça. laugh.gif
Monday 03 September 2007 à 20:15
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Petite devinette (facile).
Qui a joué avec Robert Fripp, participé aux enregistrements de disques de Nico, Genesis, Robert Wyatt, David Bowie (trilogie berlinoise), Paul Simon, produit John Cale, Seal, U2, Devo, James, sorti de l'ombre Cluster, Talking Heads, Ultravox, enregistré le premier disque "ambient",fut un des premiers à utiliser le support cd en 1984, est responsable d'un des meilleurs disques "glam rock : here comes the warm jets" et est membre fondateur de Roxy Music?
Tout de même étrange que ce monsieur (59 ans) qui va produire le nouveau "Coldplay" ne soit pas reconnu comme un des géants du rock (rock au sens très large).
Sans parler de ses productions d'autres artistes, il ya de quoi s'occuper avec les 52 albums enregistrés depuis 1972 (et il y en a pour tous les goûts).
Message personnel à Kostic : ce n'est pas Annie Cordy!
Wednesday 05 September 2007 à 02:35
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Ahh oui Brian Eno mérite d'être au moins aussi connu que les artistes cités ci-dessus.
Friday 23 November 2007 à 20:13
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C'est avec une certaine appréhension que je me lance à la critique d'un de mes albums cultes, à savoir « The Doors » par, vous l'aurez deviné, les Doors.
Appréhension, oui, car faire la critique d'un tel album demande d'être à la hauteur de la qualité musicale de cette oeuvre, et ca ,ce n'est pas gagné.

C'est en 1967, en plein « Summer of Love » friscain qu'est finalisé cet opus. Jim Morrison, Raymond Manczarek, Robbie Krieger et John Densmore nous offrent dans cet album un contraste saisissant par rapport aux idées d'amour libre et de paix de l'époque. Le quartet de Los Angeles nous ouvrent dans ce diamant brut nos « Portes de la Perception » en créeant des tableaux où prédomine tantôt la peur, l'angoisse, la violence, l'Oedipe, le sexe, la haine. Cela est bien loin, vous l'aurez compris, de l'ambiance et de l'idéologie de la fin des sixties.

Morisson plante le décor dès les premiers instants d'écoute, par le biais du court mais explosif, rageur et rythmé « Break on through », en invitant à passer de "l'autre coté" par la consommation de drogues.
Et l'on se décide à fermer les yeux dès les premières mesures de « Soul Kitchen », sorte d'invitation à l'errance montrant le chemin à « The Crystal Ship ». Où comment se rendre compte, à travers ces deux morceaux, que la musique peut-être au service de la poésie..
A travers ces deux morceaux, l'auditeur prend également conscience de la présence du jeu de batterie désarticulé de John Densmore, jeu se fondant à merveille dans l'univers des Doors afin de créer un mélange habile et idéal afin d'emmener l'auditeur vers une ballade intersidérale.
« Twentieth Century Fox » est une pièce légère, ayant comme thème l'insousciance et correspondant peut-être davantage à l'esprit rock'n roll. Et l'on est déjà essoufflé..

« Alabama Song », étonnante reprise de l'oeuvre de Kurt Weill « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » sur musique de Bertolt Brecht, est un subtil mélange de blues et de cabaret , peignant l'image d'un bar à whisky et de la lune d'Alabama. Une véritable pièce de théatre.. ce a quoi la chanson était destiné.

L'érotique et torride « Light my fire » nous fait transpirer encore un peu plus. On se rend vite compte que Ray Manzarek, pianiste de formation classique, a construit une des plus merveilleuses mélodies du rock et prouve sa virtuosité, puisque selon la légende, la partie instrumentale de ce bijou de sept minutes, numéro 1 au Billboard durant six semaines, n'a jamais été finalisé. On se rend également compte que sans Ray Manzarek, Jim Morrison ne serait pas devenu le chanteur des Doors, il serait sans doute resté un de ces poètes tristes, maudit et surtout anonyme.. Rencontre entre deux géants. Les Doors.. serait-ce un aigle à deux têtes ? Que nenni puisque dans le titre suivant, « Back Door Man », c'est Robbie Krieger qui nous montre ses talents dans une reprise du blues de Willie Dixon. Le blues, une musique authentique, un sentiment qui l'est tout autant.. Et l'on voyage encore un peu plus. « I looked at you » nous laisse apprécier la poésie déléctable de Jim.

Dès les premières mesures de l'ô combien envoutant et magique « End of the night », on peut se laisser penser, grâce au tempo lent de la chanson que le moment de reprendre ses esprits et de se dire que l'on est juste en train d'écouter un disque de musique, est arrivé.. Heureusement, pour très peu de temps. Grâce à sa voix douce et vénéneuse, Morrison nous renvoie sur orbite, jamais il n'aura acquit une telle dimension d'ange, semblant flotter sur les notes de musique, saisir dans les airs les mots les uns après les autres, tout cela dans une atmosphère très planante.

« Take it as it comes » nous gratifie encore une fois de superbes phrases d'orgues de Manzarek, nous offrant une véritable leçon de clavier tout au long de cet album. Celui-ci décidement plus que jamais à la hauteur. Et l'on a envie de repenser à nouveau à John Desmore..

Autre pièce maitresse de cette oeuvre, et dernier morceau d'un patchwork musical exceptionnel, l'éblouissant « The End » tiré également d'un propre poème de Morrison en personne, nous permet d'apprécier encore un peu plus les talents d'écriture du Roi Lézard et de s'imprégner une dernière fois de l'atmosphère magique et si malsaine de cet album en voyageant dans un monde dramatique, apocalyptique, inspiré par l'inceste et le paricide. Oedipe y est maître. Le trip continue de plus belle grâce à des paroles toujours plus mystérieuses ("Scènes étranges dans la mine d'or/ Chevauche le serpent/ Jusqu'au lac/ Le lac primordial")

Quoi qu'il en soit « The Doors » offre une expérience riche, intense et incroyablement dense en émotions. Un merveilleux voyage en orbite.

De plus, la comète Morrison fit voir son éclat au monde entier..







(j'ai mal aux doigts)


Ce message a été modifié par -Polno68- - Friday 23 November 2007 à 20:14.
Saturday 24 November 2007 à 12:49
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-Polno68-
Friday 23 November 2007 à 20:13
C'est avec une certaine appréhension que je me lance à la critique d'un de mes albums cultes, à savoir « The Doors » par, vous l'aurez deviné, les Doors.
Appréhension, oui, car faire la critique d'un tel album demande d'être à la hauteur de la qualité musicale de cette oeuvre, et ca ,ce n'est pas gagné.

C'est en 1967, en plein « Summer of Love » friscain qu'est finalisé cet opus. Jim Morrison, Raymond Manczarek, Robbie Krieger et John Densmore nous offrent dans cet album un contraste saisissant par rapport aux idées d'amour libre et de paix de l'époque. Le quartet de Los Angeles nous ouvrent dans ce diamant brut nos « Portes de la Perception » en créeant des tableaux où prédomine tantôt la peur, l'angoisse, la violence, l'Oedipe, le sexe, la haine. Cela est bien loin, vous l'aurez compris, de l'ambiance et de l'idéologie de la fin des sixties.

Morisson plante le décor dès les premiers instants d'écoute, par le biais du court mais explosif, rageur et rythmé « Break on through », en invitant à passer de "l'autre coté" par la consommation de drogues.
Et l'on se décide à fermer les yeux dès les premières mesures de « Soul Kitchen », sorte d'invitation à l'errance montrant le chemin à « The Crystal Ship ». Où comment se rendre compte, à travers ces deux morceaux, que la musique peut-être au service de la poésie..
A travers ces deux morceaux, l'auditeur prend également conscience de la présence du jeu de batterie désarticulé de John Densmore, jeu se fondant à merveille dans l'univers des Doors afin de créer un mélange habile et idéal afin d'emmener l'auditeur vers une ballade intersidérale.
« Twentieth Century Fox » est une pièce légère, ayant comme thème l'insousciance et correspondant peut-être davantage à l'esprit rock'n roll. Et l'on est déjà essoufflé..

« Alabama Song », étonnante reprise de l'oeuvre de Kurt Weill « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » sur musique de Bertolt Brecht, est un subtil mélange de blues et de cabaret , peignant l'image d'un bar à whisky et de la lune d'Alabama. Une véritable pièce de théatre.. ce a quoi la chanson était destiné.

L'érotique et torride « Light my fire » nous fait transpirer encore un peu plus. On se rend vite compte que Ray Manzarek, pianiste de formation classique, a construit une des plus merveilleuses mélodies du rock et prouve sa virtuosité, puisque selon la légende, la partie instrumentale de ce bijou de sept minutes, numéro 1 au Billboard durant six semaines, n'a jamais été finalisé. On se rend également compte que sans Ray Manzarek, Jim Morrison ne serait pas devenu le chanteur des Doors, il serait sans doute resté un de ces poètes tristes, maudit et surtout anonyme.. Rencontre entre deux géants. Les Doors.. serait-ce un aigle à deux têtes ? Que nenni puisque dans le titre suivant, « Back Door Man », c'est Robbie Krieger qui nous montre ses talents dans une reprise du blues de Willie Dixon. Le blues, une musique authentique, un sentiment qui l'est tout autant.. Et l'on voyage encore un peu plus. « I looked at you » nous laisse apprécier la poésie déléctable de Jim.

Dès les premières mesures de l'ô combien envoutant et magique « End of the night », on peut se laisser penser, grâce au tempo lent de la chanson que le moment de reprendre ses esprits et de se dire que l'on est juste en train d'écouter un disque de musique, est arrivé.. Heureusement, pour très peu de temps. Grâce à sa voix douce et vénéneuse, Morrison nous renvoie sur orbite, jamais il n'aura acquit une telle dimension d'ange, semblant flotter sur les notes de musique, saisir dans les airs les mots les uns après les autres, tout cela dans une atmosphère très planante.

« Take it as it comes » nous gratifie encore une fois de superbes phrases d'orgues de Manzarek, nous offrant une véritable leçon de clavier tout au long de cet album. Celui-ci décidement plus que jamais à la hauteur. Et l'on a envie de repenser à nouveau à John Desmore..

Autre pièce maitresse de cette oeuvre, et dernier morceau d'un patchwork musical exceptionnel, l'éblouissant « The End » tiré également d'un propre poème de Morrison en personne, nous permet d'apprécier encore un peu plus les talents d'écriture du Roi Lézard et de s'imprégner une dernière fois de l'atmosphère magique et si malsaine de cet album en voyageant dans un monde dramatique, apocalyptique, inspiré par l'inceste et le paricide. Oedipe y est maître. Le trip continue de plus belle grâce à des paroles toujours plus mystérieuses ("Scènes étranges dans la mine d'or/ Chevauche le serpent/ Jusqu'au lac/ Le lac primordial")

Quoi qu'il en soit « The Doors » offre une expérience riche, intense et incroyablement dense en émotions. Un merveilleux voyage en orbite.

De plus, la comète Morrison fit voir son éclat au monde entier..







(j'ai mal aux doigts)




Excellente la critique au moins aussi bonne que l'album.
Sunday 25 November 2007 à 01:57
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Merci Polno... exercice difficile vu la richesse de cet album régulièrement cité comme l'un des meilleurs premiers albums de l'histoire, et aussi, sur Comlive, comme l'album favori des forumeurs pour l'année 67 (cru exceptionnel!)

A noter que "The End" a été enregistrée en une seule prise par un Morrison grandement inspiré et que l'album, enregistré à LA, fut mixé à NY, pas loin de la Factory et du Velvet... les diamants sombres se rejoignent.
Sunday 02 December 2007 à 13:01
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"Earth" par VANGELIS.
Il n'est probablement pas utile de présenter VANGELIS, musicien que l'on aime ou que l'on déteste.
Il faut toutefois rappeler que Vangelis ne s'est pas borné à composer des disques parfois un peu pompeux mais qu'il a aussi enregistré de la musique assez proche du free jazz, de la musique "expérimentale" et, nous y voilà, de la musique fortement teintée d'influence grecque.
Pour celles et ceux qui seraient allergiques aux grands envolées "symphoniques", "Earth" pourrait vous faire changer d'avis.
Il s'agit d'un de ses tous premiers albums après le split de son groupe "Aphrodite's child".
Les quatres titres enchaînés qui forment la première partie du disque nous entrainent dans les montagnes grecques; après un "appel" sur un rythme très martelé ("come on"), l'orage écalte et la pluie tombe sur les terres arides, enfin, on enchaine sur un dialogue chanté entre les bergers (oui, oui, je sais ce n'est peut-être pas ce que Vangelis a voulu mais c'est ce que je ressens) : les instruments à sonorité grecque se mèlent à de grandes nappes sonores et on s'envole littéralement; la suite du disque est un peu plus éclectique mais reste d'un très haut niveau (à noter le court titre "the city").
Ce disque a été réédité en cd mais n'est pas le plus facile à trouver des multiples albums de Vangelis.
Et si vous êtes conquis par cet album, il faut alors se ruer sur les deux disques enregistrés avec Irène Papas (sous le nom de Irène Papas) : c'est dans la même veine.
Tuesday 04 December 2007 à 21:18
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Echo & The Bunnymen - Siberia

Presque 30 ans que Ian Mc Culloch et ses (pas vraiment chauds) lapins nous les brisent avec ce résidu de rock psychédélique, qui a inspiré une armée de suiveurs tout aussi peu inspirés (Mercury Rev, Flaming Lips)...

Le psychédélisme aujourd'hui se définit avant tout par l’ennui qu’il suscite : n’importe qui n’importe quand à l’écoute d’une musique de ce style se dira : " dieu que c’est chiant ! " Et puis sans les drogues, ça ne veut rien dire, les gars, quoi ! A l'époque de nos ancêtres, dans les années 60, le psychédélisme (californien avec un fleur ridicule derrière l'oreille ou autre part, le LSD d’une main, la mari-jeanne dans l’autre) était au moins assez marrant par l’absence de réflexion de ses protagonistes, pour la plupart d’authentiques naïfs et niais, où on s'enfilait joyeusement dans la boue ; alors qu’aujourd'hui, psychédélisme rime avec " faire voyage en Italie " -un peu comme nos autres ancêtres, ceux du XVè, XVIè siècle- et " se pâmer devant Florence et ses beautés cachées, ou pleurer devant la place où fut brûlé vif Savonarole " (dixit le leader de Mercury Rev, après traduction d’un français plus qu’approximatif).

Bref, à quoi ça rime ces conneries , je vous demande ? Qui sont ces insupportables connards qui se mettent à parler culture alors qu'on leur demande juste de jouer et d'avoir un minimum de charisme scénique.

Le charisme, parlons-en, car Ian McCulloch est un escroc :
Ce type qui a basé toute sa carrière sur sa mégalomanie sans limite (venant de Liverpool, il ne se considère pas moins comme le meilleur groupe de sa bourgade, bien loin entre autre devant un certain quatuor, les Beatles que c'est, je crois...).

La mégalomanie dans le rock, c'est souvent agréable, c’est même bien souvent rigolo, sauf que là, bizarrement ça tombe à plat, ça tourne au bide régulier… Est-ce dû à un délit de sale gueule? Sans doute un peu... Est-ce dû à cette musique aussi agréable à l'écoute qu'une scie ou que le double album The Wall de Pink Floyd écouté d'une traite? D’un certaine manière... Est-ce dû enfin au fait que les Bunnymen n'ont jamais été capables de pondre un seul titre décent et décelable sur plus de 25 ans de carrière. Oui. alors pour toutes ces raisons, on peut continuer à ne pas accorder une once de crédibilité à McCulloch et sa bande de raté… Ah, il est des come-back dont on se serait bien passé…
Wednesday 05 December 2007 à 16:36
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TyL3R-DuRd3N
Tuesday 04 December 2007 à 21:18
Est-ce dû enfin au fait que les Bunnymen n'ont jamais été capables de pondre un seul titre décent et décelable sur plus de 25 ans de carrière. Oui.



C'est dingue, tu dois pas être très objectif franchement.
Ou alors, connais-tu bien toute leur carrière, sûr ?
Non parce que rien qu'en répondant, j'ai The killing moon et Ocean rain qui me viennent en tête, et ces deux titres ne sont pas seulement décents et décelables !
Wednesday 05 December 2007 à 17:10
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Ce message a été modifié par springsteen - Wednesday 05 December 2007 à 17:29.
Wednesday 05 December 2007 à 17:37
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Hardoss666
Wednesday 05 December 2007 à 16:36
C'est dingue, tu dois pas être très objectif franchement.
Ou alors, connais-tu bien toute leur carrière, sûr ?
Non parce que rien qu'en répondant, j'ai The killing moon et Ocean rain qui me viennent en tête, et ces deux titres ne sont pas seulement décents et décelables !



Non, c'est du sous joy division, c'est plat, chiant, ça l'est tellement que tu as retenu seulement deux titres de leur longue et ennuyante discographie.


Ce message a été modifié par TyL3R-DuRd3N - Wednesday 05 December 2007 à 17:40.

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