| QUOTE (TR33347 @ 11 Jul 2006 à 22:33) |
| STEVE MARRIOTT Voici un chanteur (et accesoirement guitariste) qui mérite une place aux côtés de Robert Plant, Mick Jagger et de quelques autres, bref au sommet du rock. Né en 1947, Steve Marriottt est décédé tragiquement en 1991 : a-t-on idée de se mettre au lit avec une cigarette allumée après avoir absorbé un cocktail d'alcool, de cocaïne et de valium! Steve Marriott fait ses premiers pas dans la musique en participant tout gamin à la comédie musicale "Oliver"; il forme son premier groupe "The Moonlites" à 16 ans puis rencontre le bassiste Ronnie Lane et le batteur Kenny Jones avec lesquels il forme les "Small Faces". SMALL FACES est un des groupes les plus intéressants de la fin des années 60 : véritable challenger des Beatles et surtout des Stones. Comme leurs illustres contemporains, Small Faces mélange les genres, du hard-rock au pop en passant par des titres plus élaborés qui sont des chef-d'oeuvre. Même dans les titres plus faibles (et il n'y en a pas beaucoup...), il faut toujours compter avec la voix de Steve Marriott, rageuse, puissante. Marriott rencontre alors Peter Frampton et quitte Small Faces pour former avec lui "Humble Pie". Ronnie Lane ne jette pas l'éponge et reforme un nouveau groupe (The faces) en recrutant Ron Wood et Rod Stewart. Revenons-en à nos moutons, c'est-à-dire à Humble Pie qui se démarque des Small Faces en virant vers le blues-hard rock. Le groupe n'enregistrera pas beaucoup d'albums de studios dans sa formation de base mais va laisser un des plus gigantesques albums "live " de l'époque :"Performance-Rockin' the Filmore". 1971 : départ de Frampton et agonie de "Humble Pie". Steve Marriott ne disparait pas de la scène mais ne réussit plus à flirter avec le génie. Parmi les titres de Small Faces, on retiendra, bien sûr, les tubes :"All or nothing", "Hey girl", "Itchycoo park", "Here comes the nice", "Watcha gonna do it" et même "Sha la la la lee" qui aurait pu une chansonnette pop s'il n'y avait eu la voix de Marriott, sans oublier les deux titres les plus connus et absolument géniaux que sont "Lazy sunday" et "Tin soldier". Et puis, il y a aussi des titres qui ne sont pas sortis en "single" et qui sont des perles. Faites déguster "à l'aveugle" l'acoustique "around the plynth" à un fan de Led Zeppelin : il va peut-être penser à une réédition du Led Zep 3 avec un "bonus track". Même type d'expérience à tenter avec un fan des Stones en lui faisant écouter "song of the baker" ou "talk to you". J'ai l'impression que les Beatles auraient été contents d'eux s'ils avaient composé "happiness stan"... Ceci ne veut pas dire du tout que les SMALL FACES aient copié plus ou moins bien leurs contemporains : les références sont là uniquement pour situer le créneau, sachant que les Small Faces avaient leur propre personnalité et quelle personnalité! Pour la période "Humble Pie", je retiens parmi les titres "studio" : "30 days in the hole", "black coffee", "C'mon everybody", "Mona" et surtout "stone cold fever" (raaaah ce riff de guitare). Mais pour Humble Pie, il vaut mieux se précipiter sur l'album live ("Performance") qui est un monument. Pour celles ou ceux qui n'auraient jamais entendu parler de Steve Marriott, des Small Faces ou de Humble Pie (plus rien ne m'étonne...), c'est du "trois étoiles Michelin" ("vaut le voyage") |
| QUOTE (TR33347 @ 20 Nov 2006 à 22:28) |
| Sappy* très chère, Voilà une critique bien alléchante; je me suis rué chez mon disquaire préféré : inconnu au bataillon.... Aurais-tu les références précises de cet album qui n'est (peut-être) pas encore distribué en Europe (Belgique tout au moins). Merci d'avance. |
| QUOTE (Express @ 21 Dec 2006 à 18:16) |
| + Yesterday + "Yesterday" fut composée "en rêve" par un McCartney en état de semi-somnolence au sortir du réveil... possédant un piano au pied de son lit (pratique!) le bassiste gaucher reproduit la mélodie déjà constituée dans sa tête, la rejouant sans cesse pour ne pas l'oublier... ne connaissant ni le solfège, ni l'écriture musicale, ce fut la seule solution pour la "fixer" dans son esprit. Pensant sûrement à son petit-déjeuner, Paul fredonna des paroles absurdes sur la mélodie, ce qui donna quelque chose comme "scrambled eggs, I love your eggs" (Ca n'aurait tenu qu'à Lennon, il n'aurait pas changé les paroles...) C'est d'ailleurs sous ce titre de travail plutôt pittoresque que Paul amena la chanson à Abbey Road... il harcela chacun pour demander si la mélodie n'était pas déjà connue, et si ce morceau issu d'un rêve n'était pas une réminescence de quelque chose entendu avant: tout le monde lui affirma que ce morceau était totalement original, au sens premier du terme. Lennon, dans son style habituel, régla l'affaire avec aplomb: "c'est ta chanson, mec, elle est à toi." Il ne croyait pas si bien dire: le morceau apparut vite comme l'oeuvre personnelle de Macca, à tel point qu'il n'eut pas besoin des 3 autres pour l'enregistrer! Fait unique, c'est donc Paul et un quatuor à cordes qui enregistrent ce futur hit mondial, presque en catimini. Gêné pour ses camarades, McCartney décida de mettre le titre de côté... certaines mauvaises langues lui suggéraient de sortir le titre en solo, voire même de quitter le groupe pour se lancer dans une carrière solo, puisqu'il pouvait se passer de ses acolytes. Paul n'en fit rien, évidemment: la chanson servit de "remplissage" en fin d'album "Help"... mais il apparut vite que son potentiel énorme destinait le morceau à de plus hautes ambitions: le disque sorti en 45 tours, connut le succès que l'on sait et reste le titre le plus repris de l'histoire de la musique, le plus diffusé aussi à la radio (la légende dit qu'il n'y a pas eu une seconde depuis sa sortie sans que le morceau ne fut joué quelque part dans le monde...). Le paradoxe fut donc que le titre le plus célèbre du groupe, à défaut d'être le meilleur, est une oeuvre solo... |
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