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Livenet > Forum > Rock
mardi 03 octobre 2006 à 18:25
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Ah ouais... wub.gif

mercredi 11 octobre 2006 à 13:31
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QUOTE (TR33347 @ 11 Jul 2006 à 22:33)
STEVE MARRIOTT

Voici un chanteur (et accesoirement guitariste) qui mérite une place aux côtés de Robert Plant, Mick Jagger et de quelques autres, bref au sommet du rock.

Né en 1947, Steve Marriottt est décédé tragiquement en 1991 : a-t-on idée de se mettre au lit avec une cigarette allumée après avoir absorbé un cocktail d'alcool, de cocaïne et de valium!

Steve Marriott fait ses premiers pas dans la musique en participant tout gamin à la comédie musicale "Oliver"; il forme son premier groupe "The Moonlites" à 16 ans puis rencontre le bassiste Ronnie Lane et le batteur Kenny Jones avec lesquels il forme les "Small Faces".

SMALL FACES est un des groupes les plus intéressants de la fin des années 60 : véritable challenger des Beatles et surtout des Stones.

Comme leurs illustres contemporains, Small Faces mélange les genres, du hard-rock au pop en passant par des titres plus élaborés qui sont des chef-d'oeuvre.

Même dans les titres plus faibles (et il n'y en a pas beaucoup...), il faut toujours compter avec la voix de Steve Marriott, rageuse, puissante.

Marriott rencontre alors Peter Frampton et quitte Small Faces pour former avec lui "Humble Pie".

Ronnie Lane ne jette pas l'éponge et reforme un nouveau groupe (The faces) en recrutant Ron Wood et Rod Stewart.

Revenons-en à nos moutons, c'est-à-dire à Humble Pie qui se démarque des Small Faces en virant vers le blues-hard rock.

Le groupe n'enregistrera pas beaucoup d'albums de studios dans sa formation de base mais va laisser un des plus gigantesques albums "live " de l'époque :"Performance-Rockin' the Filmore".

1971 : départ de Frampton et agonie de "Humble Pie".

Steve Marriott ne disparait pas de la scène mais ne réussit plus à flirter avec le génie.

Parmi les titres de Small Faces, on retiendra, bien sûr, les tubes :"All or nothing", "Hey girl", "Itchycoo park", "Here comes the nice", "Watcha gonna do it" et même "Sha la la la lee" qui aurait pu une chansonnette pop s'il n'y avait eu la voix de Marriott, sans oublier les deux titres les plus connus et absolument géniaux que sont "Lazy sunday" et "Tin soldier".

Et puis, il y a aussi des titres qui ne sont pas sortis en "single" et qui sont des perles.

Faites déguster "à l'aveugle" l'acoustique "around the plynth" à un fan de Led Zeppelin : il va peut-être penser à une réédition du Led Zep 3 avec un "bonus track".

Même type d'expérience à tenter avec un fan des Stones en lui faisant écouter "song of the baker" ou "talk to you".

J'ai l'impression que les Beatles auraient été contents d'eux s'ils avaient composé "happiness stan"...

Ceci ne veut pas dire du tout que les SMALL FACES aient copié plus ou moins bien leurs contemporains : les références sont là uniquement pour situer le créneau, sachant que les Small Faces avaient leur propre personnalité et quelle personnalité!

Pour la période "Humble Pie", je retiens parmi les titres "studio" : "30 days in the hole", "black coffee", "C'mon everybody", "Mona" et surtout "stone cold fever" (raaaah ce riff de guitare).

Mais pour Humble Pie, il vaut mieux se précipiter sur l'album live ("Performance") qui est un monument.

Pour celles ou ceux qui n'auraient jamais entendu parler de Steve Marriott, des Small Faces ou de Humble Pie (plus rien ne m'étonne...), c'est du "trois étoiles Michelin" ("vaut le voyage")

D'accord ton intervention est consacrée exclusivement à Marriott qui est un chanteur d'exception, peut être le plus grand chanteur blue eyed soul de tous les temps, mais Ronnie Lane n'est pas en reste loin de là.Il est le co-auteur de tous les sommets des Small Faces (dont "All or nothing"), c'est un trés grand bassiste et un chanteur génial dont les choeurs soutiennent formidablement Marriott.De + il continuera à composer des chansons intemporelles et ultimes avec les Faces ("Richmond", "Débris", "Last order please") où il assurera parfois les lead vocals avec classe et sensibilité.Quittant les Faces ulcéré par la mégalomanie de Rod Stewart, Lane enregistrera un chef d'oeuvre assez bucolique "Anymore for anymore", qui rappelle parfois le all things must pass de Harrison (pour la voix et la slide) en plus humble cela va sans dire.
Lane est un chanteur et un auteur de premier plan qui avait une classe ultime.L'histoire ne lui a pas rendu l'hommage qu'il méritait et c'est tant pis pour les masses imbéciles qui ignoreront toujours l'inatérable beautée des chansons de Ronnie Lane.L'underground et les mods du monde entier continueront à vénérer respectueusement The Keeper, qui était allé mourrir de la sclérose en plaques dans les Apalaches au milieu des années 90, réduit à une éxtrême pauvreté dans une indifférence quasi-générale.
A propos de Steve Marriott dont la fin fut à peu près aussi triste et misréable que celle de son ancien comparse (endormi avec la clope au bec il mourra brulé vif!!) je signale sa participation à un titre du chef d'oeuvre de Johnny Thunders, So Alone ("Daddy Rolling stone")
vendredi 13 octobre 2006 à 18:12
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Il faudrait que je m'y mette aussi un jour...


Personne veut poster des critiques nulles pour qu'après je puisse en poster une?
samedi 14 octobre 2006 à 23:36
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Tout à fait d'accord : Ronnie Lane n'est pas du tout à négliger, loin de là
En ce qui concerne Rod Stewart, là je suis très perplexe : ses tous premiers disques en solo jusqu'à "every picture tells a story"me plaisent toujours et c'est à cette époque que je l'ai vu sur scène : waw, à fond la caisse.
Après, ben ce sera "moins bien" (et même parfois ou souvent ringard, quoiqu'il y ait encore de temps en temps un bon titre).

C'est un peu la même chose avec Elton John : les premiers albums valent vraiment le détour et après ça se gâte franchement.

Comme si le succès ou, tout bêtement l'âge, ...
mercredi 15 novembre 2006 à 22:28
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CAT STEVENS

Chanteur folk anglais d'origine grecque, Cat Stevens est un artiste qui a eu un parcours assez particulier.
Il débute à la fin des années 60 et signe une série de tubes plutôt pop (dont notamment "Matthew and son").

Seulement voilà, il a du caractère et n'apprécie pas du tout d'être formaté par sa firme de disque; donc, allez vous faire f...et Cat Stevens disparait (faut dire aussi qu'il a quelques problèmes de santé).
Et puis, le "miracle", Cat Stevens réapparait sur le label "Island" et signe avec l'album "Mona bone Jackon" un disque de folk anglais qui frise la perfection.

L'album est tiré par "My lady d'Arbenville" superbe chanson bénéficiant d'une production discrète mais d'une efficacité imparable...et le reste de l'album est du même tonneau ("trouble", "Katmandu" notamment).

Incontestablement (et subjectivement...), voilà un album qui doit figurer dans le top des meilleurs disques pop-rock-folk par ce qu'il renouvelle le genre subtilement avec des mélodies qui entrent immédiatement dans l'oreille, des arrangements efficaces et riches mais jamais pompeux (pas d'orchestre symphonique en arrière plan); détail amusant, un flutiste intervient de façon homéopathique sur quelques titres : un certain Peter Gabriel.

Cat Stevens ne va pas en rester là car les quatre albums qui suivent vont être très réussis ("sad Liza", "Angelsea", "O caritas" -texte en latin, "wild world", "Father and son", "wild world", "oh very young", "morning has broken", "the boy with the moon and the star" pour ne citer que les titres majeurs).

Et puis, comme Cat Stevens est un personnage qui est continuellement en recherche personnelle, il va encore produire deux albums décevants mais qui sont le reflet de quelqu'un qui cherche son chemin.

Et puis c'est le silence musical : Cat s'est trouvé dans l'Islam et va vivre ses nouvelles convictions, loin des studios d'enregistrement.

Si vous ne connaissez pas, soyez curieux...
vendredi 17 novembre 2006 à 05:41
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Je me lance, j'ai confiance en moi en ce moment:

REVIEW de l'album Mexico de Jean Leclerc
(C'est juste un hasard que ça se retrouve ici... sleep.gif )

Jean Leloup est mort, c'est clair au début de Mexico: Mister the DEAD Wolf! Il est mort et enterré et ceci, Mexiiiico, n'est pas un retour sous un nouveau nom ni un dur effort pour faire quelques billets de banque mais bien le tout premier album d'un artiste dont nous connaissions seulement que le prénom: Jean, Jean Leclerc.

Cette voix, c'est ce qui nous rappelle la carrière du défunt Leloup ainsi que la sale gueule qu'a le chanteur sur la pochette. Jean Leloup avait très bonne réputation dans le milieu musical, il était réputé pour faire de sacré bons albums. Je dirais même des chefs d'oeuvres sans risquer d'être trop enthousiaste mais ce temps est terminé, ne réveillons pas les morts.

Leclerc débute sa nouvelle vie avec un premier album qui est à son image...enfin peut-être, qui sait? Mais qui est-il donc? Il doit certainement être très éclectique car non seulement les chansons (si on peut les appeller ainsi) ne se ressemblent pas entre-elles sauf lorsqu'une se trouve à être la suite de l'autre mais elles ne ressemblent à rien. Ou à tout...elles font penser à pleins de choses en fait. Elles rassemblent autant d'influences que la terre peut en porter ainsi qu'autant de saveur et d'odeurs, en passant par la vanille de Ice Cream et le pot-pourri cheap de l'Innocence de l'âme. Relevé d'une méchante grosse dose d'humour, l'album de Leclerc mélange histoires, drames, disco, poèmes, rock, party et compagnie version musique et parfait pour se bidonner. Un vent de fraîcheur qui sent le fond de grenier...l'album n'est pas une perle en soi mais chaque morceau a son petit je ne sais quoi qui nous donne envie de rire ou pleurer et qui nous rappelle que Leloup est mort mais que Jean a survécu à notre plus grand bonheur. Des chansons en français à celles en anglais en passant par les instrumentales, le musicien nous fais entrer dans un monde haut en couleur auquel, il ne faut pas se le cacher, il est difficile de s'adapter mais dès que ça colle bien, difficile de s'en défaire!

Mention spéciale à quelques phrases qui risquent de devenir presque cultes pour Jean Leclerc: ''Everybody dance on the golden floor'', ''I'm a tiga'', ''Je vois la mort en rose'', ''J'me lève tard, j'suis un cowbow'' et bien sûr celle qui surprend le plus: ''Si tu veux en savoir plus sur la Mygale Jaune fais: roiponpon.com''...et il ne faut surtout pas laisser passer la vision de Jean (ou de Leclerc ou peu importe qui il est) sur les extra-terrestres ni sur les banques...qui offrent des taux d'intérêts!

Bonne écoute!
lundi 20 novembre 2006 à 23:28
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Sappy* très chère,
Voilà une critique bien alléchante; je me suis rué chez mon disquaire préféré : inconnu au bataillon.... crying.gif
Aurais-tu les références précises de cet album qui n'est (peut-être) pas encore distribué en Europe (Belgique tout au moins). Merci d'avance.
mardi 21 novembre 2006 à 20:51
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Tout le monde connaît Waterloo Sunset, Sunny Afternoon, You really got me… Merveilleuses chansons d’un des groupes les plus influents de la pop anglaise d’il y a 40 ans. Mais peu finalement connaissent leur pierre psychédélique, ce qui les immortalise, l’album au titre trop long que l’on cite lorsqu’on parle des Kinks.
"The Village Green Preservation Society" m’a surpris comme m’avait surpris "Pet Sound" lorsque par Beach Boys j’entendais I get Around, Good Vibrations, et surf music. Comme "Pet Sound" l’est pour la bande de Brian Wilson, "The Village Green Preservation Society" est la contribution des Kinks à la crème de la musique des sixties, et si on ne doit pas oublier Lola, il faut également se rappeler Walter…
"The Village Green Preservation Society", donc, m’a surpris : d’abord, c’est un album pessimiste. Le disque est une critique des mœurs, déguisée, maquillée et en costume sixities certes, mais présente ; qui ricane des gens qui prennent et regardent des photos (c’est assez rare pour être remarqué, il y a deux chansons qui parlent de photographie), se souvenant qu’ils étaient heureux ‘a long time ago’, qui met en valeur la detresse humaine (Big Sky), critique la société de consommation (En écoutant le premier titre de l’album, on peut se demander si les Kinks ne seraient pas les nouveaux Thomas More), et est axé sur des valeurs pas des plus rock’n’roll… La ferme (Animal Farm,Sitting By the Riverside), la classe moyenne anglaise, les trains à vapeur…
Le style Kinks, les mélodies pop, riches et bien qualibrées sont toujours là, mais ils sont mis à profit et contribuent au décalage étrange entre ces thèmes réalistes et l’élégance surréaliste du groupe.
Mais si le style est là, il n’est plus tout à fait le même non plus : s’il n’y a pas un changement du tout au tout, il y a des nouveautés dans les basiques des Kinks ; plus d’experimentation, de tentatives saugrenues (Phenomenal Cat, rien que pour le titre, All of my friends were there), d’instruments exotiques au rock, des petits rythmes singuliers, voire bizarre de temps en temps (Wicked Anabella), et puis cette ironie dans la voix de R.Davies (Do You Remember Walter ?).
Pour le songwriting, je cite encore « Do you Remember Walter ? »: c’est la deception faite pop song, de tous les Walter qui perdent en vieillissant leur rebellion et leurs rêves de garçon ("Walter, isn’t it a shame the way our little world has changed?"), vraiment belle chanson, en tous les aspects.
Picture Book est une réussite aussi, joyeuse illustration de la classe moyenne, plus proche, peut-être, du style Kinks classique que le reste de l’album.
Dans le genre utopique, comme je l’ai déjà dit, il y a le titre qui ouvre l’album, mais aussi sa réponse, un peu plus loin, "Village Green", et puis "Animal Farm", qui dépeint une ferme enchantée où les petites filles dansent dans le jardin.
Chaque chanson a une phrase, une petite ritournelle, une percussion, un ornement qui la transforme en quelque chose de remarquable, en quelque chose d’unique, qui sautille sur la ligne pailletée que trace le groupe entre tristesse et amertume, fil gracieux et dérangeant. Au final, on obtient un album soignée, riche, et d’un psychédélisme complétement décalé.
Bref, si Village Green ne fut pas un succès commercial à sa sortie, et symbolise la fin de cette periode où les Kinks enchaînaient hits après hits, c’est également leur chef-d’œuvre, un peu un diplôme qui montrerait à qui en eût besoin que les Kinks sont capables de très, très grandes choses.

Note pour Sappy: Une critique de toi? yeah, je vais voir ce que je peux faire pour entendre ça.
Note pour TR33: And where do the children play aussi! une de mes préférées de Stevens happy.gif

Ce message a été modifié par stardust - mardi 21 novembre 2006 à 20:55.
mercredi 22 novembre 2006 à 21:33
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Youpee! Une critique qui rend justice aux Kinks, groupe (ou plutôt duo) gigantesque qui est inexplicablement négligé; merci Stardust.
samedi 02 décembre 2006 à 19:30
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Julee Cruise : Floating into the night

Pour les amateurs de musique athmosphérique, éthérée, de new age, de Enya, voici un arrêt obligatoire.

Un certain David Lynch, réalisateur de film de son état (et occasionnelement parolier) et un certain Angelo Badalamenti, compositeur de musique de film, plutôt doué, vont s'associer pour produire un disque.

Il leur restait à trouver une voix féminine planante et le choix va se porter sur Julee Cruise.

Le résultat tient en 10 titres totalisant 48 minutes et quelques secondes et voilà comment on conçoit un petit bijou idéal pour accompagner un bain aux huiles essentielles ou plus généralement, toute situation cocoon, éventuellement partagée.

Inutile de sélectionner un titre : ils sont tous du même genre : doux, caressants, sensuels, magnifiquement orchestrés.

Le titre "Mystery of love" sera utilisé par Davide Lynch dans la B.O.F. de "Sailor and Lulla".

Inutile d'en dire plus sauf que si vous cherchez LE disque romantique pour fond sonore de dîner aux chandelles avec d'éventuels tendres prolongements, vous oubliez l'adagio d'Albinoni et vous vous précipitez sur cet album.

Maintenant si votre copine ou copain n'aime que les guitares hyper saturées, les chanteurs poussant des hurlements de cochon égorgé, ce sera le flop total...déjà que l'idée d'un souper aux chandelles ...

Allez, sérieusement, ça c'est vraiment un bon disque.
dimanche 03 décembre 2006 à 19:33
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GENTLE GIANT
Groupe britannique, Gentle Giant a produit 12 albums s (dont un "live" : "Playing the fool") de 1970 à 1980 puis a disparu.

On peut certes trouver leur musique prétentieuse, froide intello et il est vrai qu'ils n'ont jamais versé dans la facilité mélangeant le rock, la musique médiévale, le jazz, la musique dissonnante; et pourtant, ils étaient très loin de se prendre au sérieux sur scène; non seulement on sentait la complicité entre les musiciens, le bonheur de jouer ensemble mais ils pratiquaient aussi l'autodérision (par exemple lorsqu'ils se lancent dans un quintette de xylophone musicalement parfait mais un peu austère, la scène s'illuminait de guirlandes de Noël assez kitchs et cela désamorçait complètement le côté pointu de la musique).

Tous les musiciens du groupe jouaient de plusieurs instruments (et pas de façon approximative) : ainsi Kerry Minnear passait allègrement des claviers au violoncelle, au vibraphone ou xylophone, à la flûte, Derek Shulman jouait de la basse, du sax, de la flûte, son frère Ray utilisait la basse, la trompette, le violon etc...

A première écoute, un disque de Gentle Giant semble absolument barbant tellement ça parait compliqué mais il faut insister avant de se faire une opinion; quand on a admis le style, probablement unique dans la musique rock, on peut seulement qualifier Gentle Giant de groupe génial ou au contraire de groupe définitivement inaudible.

J'ai choisi mon camps : les quatre premiers albums (Gentle Giant 1970, Acquiring the taste 1971, Three friends 1972 et Octopus 1972) sont des chef d'oeuvre d'inventivité et sans la moindre faiblesse.

Les albums suivants (In a glass house 1973, the power and the glory 1974, Free hand 1975, Intervieuw 1976, The Missing piece 1977, Giant for a day 1978, Civilian 1980) seront moins accomplis tout en contenant encore des perles et par exemple "intervieuw" sur "in the glass house" dont le rythme initial est bâti sur un bruitage de verre cassé au marteau.

Il est très difficile de trouver un titre (même court) de Gentle Giant qui soit basé sur une mélodie unique, voire même un climat unique; "Knots" sur "Octopus" démarre sur une mélodie a priori dissonnante chantée a cappella, puis des instruments traditionnels reprennent ce qui est en fait un "canon" et puis ça devient très électrique.

Si vous voulez avoir une idée très approximative de ce qu'est ce groupe, vous mélangez du bon "Yes", du bon "King Crimson", du bon "Penguin Cafe Orchestra", un petit zeste de "Dead Can Dance" et surtout évitez la comparaison avec Genesis (période Peter Gabriel); des cuistres ont osé, à l'époque, qualifier Gentle Giant de "sous Genesis" alors que celà n'a rien à voir.

Il existe un "best off" du groupe mais il vaut mieux l'éviter; par contre l'album "live " de 1976, "Playing the fool" vaut la peine.

Au risque de me répéter, il ne faut pas acheter d'emblée un album de Gentle Giant mais plutôt louer un des 4 premiers disques, l'écouter plusieurs fois et puis décider si vous aimez ou détestez.
mardi 05 décembre 2006 à 23:24
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QUOTE (TR33347 @ 20 Nov 2006 à 22:28)
Sappy* très chère,
Voilà une critique bien alléchante; je me suis rué chez mon disquaire préféré : inconnu au bataillon.... crying.gif
Aurais-tu les références précises de cet album qui n'est (peut-être) pas encore distribué en Europe (Belgique tout au moins). Merci d'avance.

Merci TR et Stardust!



Jean Leclerc est mieux connu sous le nom Jean Leloup. Il est un artiste très connu ici puisqu'il est québécois mais si je ne m'abuse, il peut aussi se trouver en France. L'album Mexico est un très bon album mais si vous débutez avec lui, je vous conseille beaucoup plus Le Dôme de Jean Leloup. Malheureusement, JL est un artiste très (trop) bien protégé via le net donc il est difficile d'entendre sa musique ici. Par contre, vous pouvez toujours acheter ses albums via certains site de téléchargement légal si jamais vous n'arrivez pas à les commander chez votre disquaire.

Le site officiel de JL appelé roiponpon.com est malheureusement dédié seulement à Jean Leclerc car, ayant marre de tout le succès qu'il remportait, Jean a tué Leloup lors d'un concert spécial. Maintenant, il ne joue plus aucune chansons de son ancienne vie et il a transformé le site pour qu'il ne reste plus rien de Jean Leloup. D'un autre côté, les fans étaient fous de Leloup donc beaucoup de sites Internet lui est dédié, peut-être que certains offrent ses chansons en ligne.
mercredi 20 décembre 2006 à 20:23
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Creedence Clearwater Revival

En voilà un mystère! CCR est un groupe mythique du tournant des années 60-70 dont tous les albums ont été disques de platine mais qui pourtant n'évoque plus grand chose aujourd'hui (sauf pour les vétérans).

Formé de John Fogerty (guitare, chant, orgue, piano, harmonica), de Tom Fogerty (guitare et chant), de Stu Cook (basse) et de Doug Cliffort (batterie), le quatuor sud californien existe depuis 1959 mais vivote, change à plusieurs reprises de nom avant de devenir le Creedence Clearwater Revival en 1967 et de sortir le premier album sous ce nom, disque qui va connaître un succès fulgurant.

Le groupe va sortir 7 albums studio jusqu'à la séparation en 1972 et atteindra le sommet avec son cinquième disque "Cosmos factory" en 1970 (un indispensable) puis déclinera peu à peu.

Le style : du pop-rock avec une influence blues et country; le rythme carré, la voix de rocker, la guitare grasse et bien saturée, les mélodies imparables expliquent le succès phénoménal du groupe.

A moins que d'écouter "Cosmos Factory", essayer au moins un best of contenant la reprise de "I putt a spell on you", "Proud Mary" (qui sera repris par Ike et Tina Turner), "Fortunate son" (le plus gros tube repris notamment par le belgo-franco-suisse Johnny Halliday), "The midnight special", "Run throught the jungle", "Who'll stop the rain", "Up around the bend", "Suzie Q", "Travelin band" etc...

Si ça ne vous fait pas gigoter, je mange mon chapeau!

Au début des années 70, une "soirée dansante", une "boum", "le bal sous chapiteau" étaient inconcevables si on ne passait pas plusieurs titres de CCR.

Même si les titres du groupe ont eu un succès populaire, il ne s'agit nullement de musique de consommation : c'est du rock qui tient encore la route.

NB. Vous pouvez franchement éviter les deux derniers albums "Pendulum" et "Mardi Gras" mais le reste de leur production a sa place dans la "discothèque idéale".

Si on ne se lit plus dans les jours prochains, je vous souhaite à toutes et tous un joyeux Noël et une excellente année 2007.
jeudi 21 décembre 2006 à 19:16
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Cette fois-ci je propose une étude comparée entre 2 monuments de la chanson rock, sortis la même année, 1965, et emblématiques des deux groupes rivaux (et néanmoins amis) les plus importants de l'histoire du genre:

+ Yesterday +



+ Satisfaction +




Ces deux chefs d'oeuvre, malgré leurs différences radicales, ont une histoire commune assez troublante...

"Yesterday" fut composée "en rêve" par un McCartney en état de semi-somnolence au sortir du réveil... possédant un piano au pied de son lit (pratique!) le bassiste gaucher reproduit la mélodie déjà constituée dans sa tête, la rejouant sans cesse pour ne pas l'oublier... ne connaissant ni le solfège, ni l'écriture musicale, ce fut la seule solution pour la "fixer" dans son esprit. Pensant sûrement à son petit-déjeuner, Paul fredonna des paroles absurdes sur la mélodie, ce qui donna quelque chose comme "scrambled eggs, I love your eggs" (Ca n'aurait tenu qu'à Lennon, il n'aurait pas changé les paroles...)
C'est d'ailleurs sous ce titre de travail plutôt pittoresque que Paul amena la chanson à Abbey Road... il harcela chacun pour demander si la mélodie n'était pas déjà connue, et si ce morceau issu d'un rêve n'était pas une réminescence de quelque chose entendu avant: tout le monde lui affirma que ce morceau était totalement original, au sens premier du terme. Lennon, dans son style habituel, régla l'affaire avec aplomb: "c'est ta chanson, mec, elle est à toi."
Il ne croyait pas si bien dire: le morceau apparut vite comme l'oeuvre personnelle de Macca, à tel point qu'il n'eut pas besoin des 3 autres pour l'enregistrer! Fait unique, c'est donc Paul et un quatuor à cordes qui enregistrent ce futur hit mondial, presque en catimini. Gêné pour ses camarades, McCartney décida de mettre le titre de côté... certaines mauvaises langues lui suggéraient de sortir le titre en solo, voire même de quitter le groupe pour se lancer dans une carrière solo, puisqu'il pouvait se passer de ses acolytes. Paul n'en fit rien, évidemment: la chanson servit de "remplissage" en fin d'album "Help"... mais il apparut vite que son potentiel énorme destinait le morceau à de plus hautes ambitions: le disque sorti en 45 tours, connut le succès que l'on sait et reste le titre le plus repris de l'histoire de la musique, le plus diffusé aussi à la radio (la légende dit qu'il n'y a pas eu une seconde depuis sa sortie sans que le morceau ne fut joué quelque part dans le monde...). Le paradoxe fut donc que le titre le plus célèbre du groupe, à défaut d'être le meilleur, est une oeuvre solo...

La trajectoire de "Satisfaction" démarre sur un même malentendu... Cette fois, c'est Keith Richards qui est visité par sa muse en plein sommeil... en bon guitariste, c'est une sèche qu'il possédait, pour sa part, au pied du lit. Moins studieux que son collègue beatlesien, il utilisa un magnétophe pour enregistrer cette mélodie simple et accrocheuse... et se recoucha tout simplement.
Au réveil, il réécoute la bande et se dit qu'il y avait peut-être quelque chose à en tirer... alertant Jagger et le reste du groupe, ils enregistrèrent fissa le morceau que l'on connaît... Mick n'ayant eu aucun mal à poser des paroles incendiaires (et quelque peu surréalistes) sur ce riff rageur...
Tout le monde pense tenir un futur hit... las! ce sont les auteurs-compositeurs eux-mêmes qui freinèrent des 4 fers... Richards lui-même au premier chef: ils jugèrent ce morceau trop médiocre, trop "facile", pas assez Stones ( c'est à dire pas assez blues-rock) pour être sorti... On insista, les futurs "Glimmers Twins" acceptèrent du bout des lèvres... et obtinrent leur premier numéro 1 mondial, une consécration internationale, et enfin le moyen de rivaliser avec leurs frères-ennemis de Liverpool.


Ces 2 titres restent le symbole de la fracture entre deux façon d'envisager le rock... d'un côté une entreprise plus pop,plus mélodieuse avec arrangements classiques et thème nostalgique, de l'autre un riff teigneux et une énergie adolescente en pleine explosion... l'ironie fit qu'on prit l'habitude de caricaturer les 2 groupes à travers ces deux extrêmes, en oubliant vite que ce furent les Beatles qui enregistrèrent "Drive my car" ou plus tard "Helter Skelter" et les Stones des merveilles de délicatesse pop comme "Ruby Tuesday"...

Restent deux merveilles musicales qui furent, en quelque sorte, les premiers coups de canon de la si prolifique deuxième partie des Sixties.

Ce message a été modifié par Express - jeudi 21 décembre 2006 à 19:18.
jeudi 11 janvier 2007 à 21:11
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Heureusement qu’il y a des disques comme ça ; Heureusement qu’il y a des types comme Emitt Rhodes, qui produisent des petites chansons merveilleuses vouées à être ignorées du monde, à sombrer dans l’oubli le plus profond, presque immédiatement, et eventuellement vouées à être redécouvertes, par hasard ou par une succéssion de rapports cause-effet avec l’impression de tenir entre ses mains un chef d’œuvre que l’humanité a cruellement jetté au fond d’un puit noir et méchant.
Avant de décider qu’il était assez grand pour faire de la musique tout seul, Emitt Rhodes a fait partie de deux groupes, The Palace Guard, groupe oublié parmi les groupes oubliés, et the Merry-Go-Round, moins oublié, mais quand même oublié. Je ne vous parlerai ni de l’un ni de l’autre (que mon disquaire trouve cela dit sympa), car je ne les connais pas. On dira simplement que c’est sans doute de son morceau de carrière chez les Merry-Go-Round que M.Rhodes tire l’envie de devenir multi instrumentiste en solo.
Emitt tire donc sa révérence à ses précédents groupes pour produire un premier disque eponyme ; et ce n’est pas une mauvaise idée, « Emitt Rhodes » (1970) est une réussite. Avant de vous en parler, un avertissement tout de même : si vous n’aimez pas les Beatles, si Mc Cartney vous insupporte au plus haut point, n’essayez pas Emitt Rhodes. Je n’aime pas trop ce genre de comparaison, et particulièrement dans le cas de Rhodes, que je ne veux surtout pas réduire à un vilain copieur, mais on peut concevoir cet album comme l’album manquant à la carrière de Mc Cartney. C’est ce qui m’a frappé à première écoute, une voix aussi mélodieuse que le Beatle et des morceaux dans une veine pop baroque bien menés. Et ça ne vient pas de moi, j’appris plus tard que l’homme est surnommé the One Man Beatles (avouez que pouvoir écrire simplement : "Emitt Rhodes : All instruments and voices" sur l’arrière d’une pochette, ça impose le respect).
Qu’est ce qui compose ce disque tellement merveilleux ? Dans l’ensemble, des morceaux pop tranquilles, avec un clavier très présent, des refrains doux et optimistes, tout cela toujours très pur, très fin, très beau. Si on devait diviser l’album en deux parties, on pourrait prendre d’une part tout les morceaux qui auraient pu faire un tube capable de vous accompagner des journées durant ; et d’autre part les ballades de cœur triste et amoureux à écouter un long dimanche après-midi pluvieux, seul, desespéré et content d’avoir trouvé un ami aussi doux et mélancolique. Il y a aussi la très sobrement intitulée Lullabye, à qui je donnerai un 18 sur 20 dans cet exercice de style toujours sympa qu’est la berceuse. Les morceaux Fresh as A Daisy, Live Till You Die (première catégorie), Promises I’ve Made et You Should be Ashamed (deuxième) m’avaient frappés quand j’ai connu ce disque ; peut-être ses réussites, mais avec le temps le piedestal à tendance à s’estomper, ou plutôt les autres ont-elles tendance à s’y hisser également.
Bon, je dis beaucoup de choses gentilles à propos d'Emitt Rhodes, dont j’apprécie vraiment le travail ; mais je ne vais pas ignorer le principal bémol de l’album : voilà, voilà, quand je dis qu’il n’a pas eu de succès, c’est regrettable, mais sa production dans le monde est très très limitée, voire même inexistante, aussi les exemplaires sont vendus à prix d’or (ce qui n’est pas le cas d’autres albums de ce même monsieur- certains très bons aussi d’ailleurs- édités par des maisons de disques dans l’est de l’Europe ou en Hollande si je ne me trompe pas, disponible en import pour une somme plus raisonnable). Solution eventuelle, avoir recours à des moyens moins recommandables… mais tout de même efficaces, dans le cas de cet artiste (et me contacter, si besoin).
S'il y a des cas où il est payant de chausser ses bottes et de se lancer à la recherche de quelque chose, "Emitt Rhodes" en fait partie, aussi je vous recommande chaudement de trouver un moyen d'écouter cette merveilleuse petite chose que le monde a perdu dans sa course, il y a des chances que vous ne le regrettiez pas.

Ce message a été modifié par stardust - jeudi 11 janvier 2007 à 21:15.
jeudi 11 janvier 2007 à 21:27
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Ouh alors là! tu m'épates... jamais entendu parler de ce gars, et pourtant j'ai mon comptant d'artistes frappés du sceau "Beatles like"... je vais réparer ce manque au plus vite! merci ma chère Stardust. cool.gif
jeudi 11 janvier 2007 à 22:08
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Ah, dans ce cas, ça devrait te plaire. Good Luck, you won't regret it happy.gif
vendredi 12 janvier 2007 à 03:40
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QUOTE (Express @ 21 Dec 2006 à 18:16)
+ Yesterday +


"Yesterday" fut composée "en rêve" par un McCartney en état de semi-somnolence au sortir du réveil... possédant un piano au pied de son lit (pratique!) le bassiste gaucher reproduit la mélodie déjà constituée dans sa tête, la rejouant sans cesse pour ne pas l'oublier... ne connaissant ni le solfège, ni l'écriture musicale, ce fut la seule solution pour la "fixer" dans son esprit. Pensant sûrement à son petit-déjeuner, Paul fredonna des paroles absurdes sur la mélodie, ce qui donna quelque chose comme "scrambled eggs, I love your eggs" (Ca n'aurait tenu qu'à Lennon, il n'aurait pas changé les paroles...)
C'est d'ailleurs sous ce titre de travail plutôt pittoresque que Paul amena la chanson à Abbey Road... il harcela chacun pour demander si la mélodie n'était pas déjà connue, et si ce morceau issu d'un rêve n'était pas une réminescence de quelque chose entendu avant: tout le monde lui affirma que ce morceau était totalement original, au sens premier du terme. Lennon, dans son style habituel, régla l'affaire avec aplomb: "c'est ta chanson, mec, elle est à toi."
Il ne croyait pas si bien dire: le morceau apparut vite comme l'oeuvre personnelle de Macca, à tel point qu'il n'eut pas besoin des 3 autres pour l'enregistrer! Fait unique, c'est donc Paul et un quatuor à cordes qui enregistrent ce futur hit mondial, presque en catimini. Gêné pour ses camarades, McCartney décida de mettre le titre de côté... certaines mauvaises langues lui suggéraient de sortir le titre en solo, voire même de quitter le groupe pour se lancer dans une carrière solo, puisqu'il pouvait se passer de ses acolytes. Paul n'en fit rien, évidemment: la chanson servit de "remplissage" en fin d'album "Help"... mais il apparut vite que son potentiel énorme destinait le morceau à de plus hautes ambitions: le disque sorti en 45 tours, connut le succès que l'on sait et reste le titre le plus repris de l'histoire de la musique, le plus diffusé aussi à la radio (la légende dit qu'il n'y a pas eu une seconde depuis sa sortie sans que le morceau ne fut joué quelque part dans le monde...). Le paradoxe fut donc que le titre le plus célèbre du groupe, à défaut d'être le meilleur, est une oeuvre solo...

J'ai jamais compris ce qu'on trouvais a ce morceau. Ce morceau caricature selon moi tous les travers les plus niais et mielleux des Beatles.
mardi 23 janvier 2007 à 23:27
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Kevin Ayers

Chanteur, auteur, compositeur, guitariste, Kevin Ayers est un des membres fondateurs de Soft Machine, groupe qu'il quitta après l'enregistrement des deux premiers albums pour se lancer en solo et sortir une rafale d'album plutôt soft mais extrêmement intéressants.

Il est difficile de donner un album de référence dans sa production qui est constante en qualité, quoi que j'ai un coup de coeur pour "Bananamour".

Kevin Ayers est la parfaite incarnation de la "force tranquille" : dandy, esthète, pratique du second degré.

J'ai eu l'immense chance d'être parmi la cinquantaine (! crying.gif ) de spectateurs à assister à un de ses rares concerts en Belgique.

Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que Kevin Ayers se fichait complètement de jouer un set devant un public aussi restreint : le concert était parfait (comme s'il se produisait dans un stade) et, en plus, un certain Ollie Hallsaw (ex guitariste de Patto) faisait partie de son orchestre, et c'est un des plus grands guitaristes méconnus de l'histoire du rock.

Parmi les concerts auxquels j'ai assisté, celui-là est à marquer d'une pierre blanche : des artistes avec un grand A qui ne font pas un métier mais qui ont simplement du plaisir à jouer ensemble et de communiquer leurs vibrations à une poignée de spectateurs.

Osez Kevin Ayers (ne fusse que pour "intervieuw" sur "Bananamour")

mardi 23 janvier 2007 à 23:47
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Oh my God! ohmy.gif
Quelle chance... Et je n'étais pas au courant.
Oui, Kevin Ayers est mon héro en terme de song writing bizarre (ne fusse que pour "Song for Insane Time" sur Joy of a Toy).
C'est sympa que tu parles de lui (j'ai écouté mon exemplaire de Banamour de Noël sur la chaîne à infra basses aujourd'hui sleep.gif , "Interview" rend très bien)

I guess I'll just say, thank you very much...

Ce message a été modifié par stardust - mardi 23 janvier 2007 à 23:56.

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