Thursday 20 March 2008 à 21:49
Bonsoir

S'il y a bien une chose qui exacerbe mon courroux (coucou) c'est bien
les artistes frappés d'une quelconque affliction névropathique fictive.
Je m'explique.
"Ohh mais c'est très bizarre ce que tu fais!"
"Hi hi hi oui je dois être un peu fou/folle lol"
"Hihi j'aime bien les trucs bizarres, je crois que je suis un peu psychopathe lolol"
Merde quoi! Comme si c'était une marque de fabrique! Comme si c'était le summum de l'art que d'intégrer de l'étrangeté dans son oeuvre!
Un portrait qui présente des teintes "non naturelles", un un thème qui sort du déjà-vu, je ne comprendrais jamais en quoi ça implique d'être un peu "foufou".
Vous n'imaginez pas à quel point ça me saoule de lire ou entendre ce genre de truc. Vous savez, comme ces gens qui se croient originaux en portant des chaussures de couleurs différentes, de se teindre les cheveux, de faire un piercing au nombril ou à l'arcade (hihhihi trop rebelle lol), ces gens qui pensent attirer l'intérêt ou la sympathie parce qu'ils s'imaginent que passer pour un marginal ça aide au succès.
Parce c'est bien là toute la vérité: un artiste qui glisse discrètement son "je dois avoir un problème psychologique hihihi lol" teinté de fausse modestie, ben il a juste envie de se sentir "différent aux yeux de son public".
Ce n'est pas quelque chose qui se dit.
J'ai HORREUR qu'on me dise "han c'est bizarre ce que tu fais lol", j'ai HORREUR qu'on me dise "hihi ce Monsieur doit être un peu dérangé vu ses
peintures"... mais alors vraiment!
Dali en a fait son fond de commerce... c'est dommage, j'aurais encore plus apprécié son oeuvre s'il avait fermé sa gueule.
Le mec qui nous sort un truc torturé ça s'apprécie tel quel, après s'il nous dit "je fais ça parce que je suis un peu fou", excusez moi, mais ça pue le faux.
Il y a des choses qui se ressentent, mais qui ne se disent pas. J'admirerais certainement pas plus une oeuvre parce que son auteur se déclare dérangé.
Voilà, c'était mon coup de gueule un peu décousue, je crois que j'ai même pas réussi faire entièrement gicler le pus du furoncle qui me chatouillait, alors voilà, c'est tout.
Point.