dimanche 03 juin 2007 à 23:15
J'ai dit ça parce que ton raisonnement reposait sur une opinion. Dire que la liberté est absurde parce que la causalité existe, c'est un peu faible. Cela dit, je reconnais que c'est bien essayé, mais logiquement c'est irrecevable parce que réfutable.
Regarde :
vendredi 01 juin 2007 à 00:35 Si on accepte le discours scientifique, on accepte la causalité. Si on accepte la causalité, on accepte le cause à effet. Si on considère que je suis l'effet, j'ai une cause. Or je ne décide pas cette cause car elle est antérieure à moi-même, donc ce que je suis ne dépend pas de moi. En conclusion, la liberté est absurde.
En résumant, on a : causalité = impossibilité de décider = liberté inexistante.
C'est un jeu de langage, car je n'ai qu'à dire : toute conséquence est le résultat d'un choix antérieur, ce qui n'est ni plus ni moins recevable.
Je ne décide pas d'une chose antérieure, mais d'une chose future. Cette cause antérieure dont tu parles peut très bien avoir été décidée par un choix antérieur à celle-ci. Tout cela ne suffit pas à réfuter ni la liberté, ni le choix. Deux notions que je n'ai pas à définir car tu sais parfaitement de quoi il s'agit.
D'autre part, le fait qu'il y ait un décallage entre la réception d'une somme d'informations par le cerveau en T1 et l'effet de cette réception en T2 ne signifie pas qu'il ne puisse exister une suite d'instants en T1.2 durant laquelle agirait la liberté (par exemple, où la conscience, source supposée du choix, opérerait des choix).
Donc la liberté n'est pas absurde (ou pas plus absurde que son inexistence) même si nous deux trouvons qu'elle l'est.
Ce message a été modifié par phacochère - dimanche 03 juin 2007 à 23:29.