mardi 13 mai 2008 à 22:26
mardi 13 mai 2008 à 21:22 Vaste discussion... il aurait été plus intéressant de titrer "connaissez-vous un pays arabe démocratique"...
Il y a surtout l'Indonésie où près 90% de la population est musulmane... mais contrairement à la Malaisie, l'Indonésie est un pays pluri-religieux et n'est donc pas considéré comme un pays musulman.
En effet, sa constitution ne fait aucune référence à l'islam !
_________________________________________
Les musulmans et la démocratie

[font="Verdana"]
En matière de relation entre l'islam et la démocratie, une grande partie des idées reçues est fausse. D'abord, beaucoup sont ceux qui imaginent que c'est l'islam en tant que religion qui est hostile à la démocratie. Ensuite, il y a ceux qui pensent que se sont les musulmans -à cause de leurs sous-développement- qui sont hostiles à l'idéal démocratique. Et les deux, s'appuyant sur les vérités des sociétés musulmanes actuelles, concluent que les musulmans sont par nature anti-démocratiques. Pour répondre à ces malentendus, j'ai choisit d'aborder la question sous deux angles différents. D'abord, sur le plan pratique, les pays musulmans sont-ils des démocraties ? Ensuite -et surtout- sur le plan théorique, quel regard porte les musulmans sur la démocratie ? La démocratie dans les pays musulmans : [...]
Très instructif tout ça, bravo et merci

Je voudrais dire également que la création de ce sujet, en tout cas la façon dont il a été lancé, illustre bien un acharnement arbitraire sur les pays musulmans... Je trouve ça nul.
La démocratie est elle un modèle à suivre quelque soit la situation du pays ?
Personnellement je suis marocain,(actuellement en France uniquement pour mes études) et je dois dire que je reste septique quant à une démocratie à l'occidentale dans mon pays.
Comment une démocratie peut-elle s'épanouir dans des pays où le taux d'analphabétisme est très élevé ? Prenons l'exemple de la guerre civile en Algerie au début des années 90 suite à la victoire du FIS (partie extrémiste religieux) au premier tour.
Pour arriver à leur fin ce genre de partie n'hésite pas à exploiter la misère et l'ignorance par le biais de la religion pour redonner de faux espoir à ces gens et ainsi gagner plus de voies dans l'optique d'accéder au pouvoir. C'est un fait que l'on a également pu constater au Maroc lors des dernières élections législatives avec le PJD. En effet en s'affichant comme un partie politique s'alignant sur les principes religieux ils aspiraient à descriditer les autres parties aux yeux de la population. Après cela il est facile de décorer son programme avec des reformes bateaux, l'essentiel est déjà fait. Actuellement le Maroc est une monarchie constitutionnelle, avec un Roi qui possède cependant les pleins pouvoirs, oui je sais on peut y voir un certain paradoxe. Mais ce roi permet néanmoins d'établir l'unité du peuple et surtout une stabilité indispensable au développement du pays. De plus une démocratie parfaitement transparente est aujourd'hui le meilleur moyen de permettre à des parties extrémistes d'accéder au pouvoir.
Avant d'établir une véritable démocratie, il y a des étape à ne pas brûler. A commencer par le domaine de l'éducation, et le Maroc est sur la bonne voie étant donné toutes les reformes adoptées à ce sujet ces dernières années.
Pour conclure, moi je me sens très bien au Maroc et je ne veux pas risquer de perturber cette stabilité uniquement pour adopter de façon précoce une démocratie à l'occidentale car c'est celle dont il est question ici. D'autant plus que ce n'est pas la tyrannie non plus on est libre, on s'exprime librement à l'exception de quelques sujets taboos tels que le Roi, la religion... et encore vu certains articles publié dans la presse locale(Telquel, Le journal...) ce n'est plus vraiment le cas. On est très bien comme on est.
Sinon d'un point de vue idéal, je rêverais bien d'un état où politique et religion sont clairement dissociés, où tout le monde a accès à l'instruction et avec des parties politique ne faisant plus office uniquement de "décor". Mais bon sans se voiler la face, c'est pas pour demain, on verra d'ici une cinquantaine d'année comment les choses auront évoluer... En tout cas on est sur le bon chemin.