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Concours Littéraire

Donnie Darko
comrank
27 ans (H)
France (94)
Friday 16 July 2004 à 01:18
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Tant attendu, le voici enfin!

Tout d'abord présentations des candidats :
Anice
U.K.man
Snyperoli
Jim69
Underground
Fantasio128
Nooneuder
Nocture
ludo le boss
spooky79
Jul950
Tatanertagueule
Chiii38
Sab
Aya
Francisca
Kimo19
Flora l'exentrikeuh
Tysniet
Xterminator
Dean
Orion
Matthieux
Fandekeenan

Le jury : Elfette, Realsidius, Donnie Darko

Rappel des règles : Pour chaque tour du concours, vous disposez de trois formes d'écritures pour vos composition -la lettre, la nouvelle et le poême- sur un thême imposé. Le nombre de lignes n'est pas imposé, mais doit être assez conséquent quand meme!
Une fois le thême annoncé, vous disposez de 4 jours pour me faire parvenir par MP votre texte.. une fois que j'aurais reçu le texte de chaque candidat, je poste le tout. Puis le jury deliberera... nous ne savons pas encore combien de personnes partiront dès la premiere manche. Certainement 4, ce n'est pas sur.
Voila ! en attendant la premiere manche et le 1er thème !

Pour les questions veuiller utilser l'autre topic : http://www.comlive.net/sujet-31283.html ou les mp ! merci ! en atendant la premiere manche , je ferme celui-ci cool.gif


Ce message a été modifié par Donnie Darko - Sunday 18 July 2004 à 01:36.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Friday 16 July 2004 à 22:00
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La premiere manche est desormais ouverte !
Comme vous l'attendez tous, voici sans plus attendre le premier thême!!
(roulement de tambours...)
.
..
...
Un souvenir d'enfance

Vous avez donc jusqu'a mardi minuit pour m'envoyer votre texte par MP ici : http://www.comlive.net/envoyer-mp-18820.html

Bonne chance, et a vos claviers cool.gif
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 20:56
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La date pour la remise des textes de la premiere manche est donc enfin depassée.
Dc les membres dont le nom vont suivre sont eliminés d'office pour leur non participation :

Uk man
Nocturne
Ludo le boss
spooky79
Jul 950
Sab
Francisca
Kimo19
Tysniet
Fandekeenan
Aya
Orion
Tatanertagueule



je vais donc poster les textes de :
Snyperoli
Dean
Jim69
Flora lextrentikeuh
Matthieux
Anice
Underground
Xterminator
Nooneunder
Fantasio128
Chiii38
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:00
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DEAN
Premiers émois

Depuis un mois, Mes parents me manquaient
Les vacances s'étaient répétées chaqu'été
Dans ce centre où je ne voulais plus aller
Jusqu'au jour où j'envoyais ce billet :


"Rendez-vous sur ce pont de pinèdes"
Petite fleur dans le creux de ma main
Dans ses cheveux, déposerai cet écrin
Fixant,mes yeux suplieraient son aide


Sous la voûte de la frèle passerelle
Ralentie, par de minuscules cailloux
Jolis tourbillons, et nombreux remous
L'eau claire de la roche ruisselle


Alors elle apparait, tenant dans ses bras
De nombreuses victuailles que nous mangeons
Belles fraises et mûres sauvages, à foison
Fruits juteux de l'ombre et baies des bois


Nous prolongeons le somptueux repas
Par des poèmes et autres chants gais
Puis, terminons par le dessert secret
...Laissez moi me rappeler cet émoi :


Jolie, je l'observe, allongée
Et repensant à sa virginité
Qui cette nuit s'est évaporée
Abandonnant son corps changé


Dispersant de petits bisous
Sur la surface de son cou
Remontant sur ses joues
Descendant sur sa proue


Je me suis longtemps égaré
Sur les montagnes pointées
Trop longtemps titillées
Les roses cimes élevées


J'ai suivi le canyon en sueur
Descendu la rivière en pleure
Pour goûter la fraîche liqueur
De la douce vigne du bonheur


Puis disparu, je suis revenu
Pour profaner la terre inconnue
Cueillir la fleur défendue
Me perdre dans son absente vue


Il n'y eut de cris
Très peu de bruit
Elle m'a suivi
M'offrant le fruit


Je l'observe, endormie
Pas encore parti
Me recouche dans le lit
Pour toute une vie...
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:02
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FLORA L'EXENTRIKEUH


Luna attend le regard noir et perçant que la sonnerie se mette à fredonner son agréable mélodie. Une enfant normalement constituée voudrait rester à s'amuser, crier, sauter, courir, jouer mais elle est différente. Les étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine que l'on appelle "enfants" ne veulent pas jouer avec la douce aux yeux tristes. Bien au contraire, elle est l'objet de leur sadisme. Poussée, étouffée, terrifiée, épuisée, tirée de tout côté, la pauvre n'en pouvait plus. Dans leur jeu de balle humaine ses longs cheveux plus sombres que l'ébène lui revenaient au visage tels les injures de sa mère tyrannique. Son seul moment de paix était celui où, assise sur sa chaise de bambin et sage comme une image, elle étudiait. La mélodie qui lui semblait tendre auparavant devenait aiguë et assourdissante quand l'instant du retour apparaissait. Bientôt elle allait retrouver les brimades de l'être sans sentiments qui l'avait fait naître.

Après avoir franchi le seuil de la porte, sans un mot elle monta rapidement l'escalier étroit jusqu'à arriver dans sa chambrette. Là, il y avait déposé sur le lit, une peluche blanche. Sur le sol jonchaient livres, crayons et feuilles. Elle aimait lire, dessiner surtout. Ses oeuvres étaient très intrigantes, d'un morbide à en faire pâlir n'importe qui. Si on relevait un peu la tête, on apercevait une photographie en noir et blanc, abîmée par le temps, placée au-dessus de sa couche. La fillette s'assis doucement, contempla la jeune femme et de ses beaux yeux se déversèrent des larmes. Elles coulaient à flots mais ce n'était pas des pleures de gamine capricieuse, on ressentait une souffrance terrible, horrifiante provenant de ce poison qui se déversait sur ses joues pâles. Aucun son, aucun ne se faisait percevoir de la bouche rouge de cette petite. Dans un silence presque inquiétant la demoiselle hurlait sa douleur à sa manière.

Soudain, dans un frisson, Luna ouvra le tiroir de sa table de nuit. Elle en sortit un manche rouge, d'où jaillit une lame. Elle la regarda longuement, faisant ruisseler le soleil sur celle-ci. Doucement, elle étala sa magnifique chevelure sur son oreiller où elle posa la tête. Son frêle petit corps était maintenant étendu sur les draps. D'un geste vif et puissant, elle dirigea l'objet coupant vers ses veines qu'elle trancha avec rage et haine dans une ambiance pesante, troublante, à la limite du supportable. Elle regarda une dernière fois la femme qui l'avait faite pleurer, cette photographie qui l'avait tant émue avant de clore ses yeux d'une tristesse incomparable et de sombrer dans l'inactivité. La belle petite fille malheureuse se sentait enfin libre, elle sentait des ailes qui lui permettrait de s'envoler sur le point de se former. Là haut, elle pourrait enfin sourire à nouveau, rire et se sentir bien, se sentir vivre !

"Alors c'est ça le paradis ?" Ce dit-elle intérieurement en observant l'océan de blancheur et de lumière qui l'entourait. Luna posa le regard sur ces avants bras qui étaient couverts de fils et de pansements. De petits bruits se répétaient sans cesse autour d'elle. Une femme apparut dans son champ de vision: une femme aux yeux verts, c'est tout ce qu'on voyait d'elle puisqu'elle portait un masque bleu sur la bouche et un filet sur les cheveux. "C'est le premier ange que je vois !" Pensa-t-elle. "Docteur ! Elle a ouvert les yeux !" Prononça l'ange avec enthousiasme. C'est à ce moment précis que Luna compris que son paradis n'était rien d'autre qu'un hôpital et que son ange aux doux yeux verts n'était qu'une infirmière. Au fond de son cœur en miettes, elle ressentit une telle déception qu'elle ne s'empêcha pas de penser " ma vie était déjà ratée mais en plus je suis incapable de réussir ma mort !"

Ce message a été modifié par Donnie Darko - Thursday 22 July 2004 à 21:06.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:03
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CHIII38


Pourquoi ne peut on pas tout effacer? Se reveiller un matin sans ce poid sur notre conscience, comme si le passé n'avait jamais eu lieu. J'aimerais sortir de mes rêves demain en pensant vivre le premier jour de ma vie. Si seulement c'était possible, je pourrais même avoir la naiveté de croire que le bonheur existe. Je ne peux plus vivre cette vie. Elle me bfait tellement souffrir. Ce passé me détruit lentement. Je vous en supplie effacez ma mémoire ou achevez moi.Cela fait trop longtemps que ce passé me hante, mon présent n'est guèere plus réjouissant, et mon avenir.... mais qule avenir? Je ne parviens plus a me resaisir et quand je sens que je plonge encore plus profondement dans la tristesse et la souffrance. Je ne peux rien faire... Je me laisse couler. Certains vont se refugier dans un moment heureux de leur enfance, retrouvant ainsi un peu de leur naiveté, de leur amour pour la vie, de l'espoir tout simplement. Je ne dois pas comettre cette erreur, si je replonge en enfance, que je fouille mes souvenirs , je ne referais jamais surface.Je veux l'oublier comme s'il n'avait jamais été. Aidez moi à l'oublier! Je vous en pire. les souvenirs de mon enfances sont ancrés en moi, me font mal , aspire la moindre lueur d'espoir , me plonge dans le noir. Je veux survivre à ça, je veux détruire ces souvenirs, qu'ils me laissent enfin en paix. Peut etre ai-je besoin de me confier. Ces années de silence n'ont fait que me refermer un pezu plus sur moi meme , m'eloigner de ce monde , m'entrainer un peu plus dans la mélancolie, le mal de vivre. Je ne veux plus être seule dans ce noir a attendre a tenter de respirer en vain, quand tout me fait si mal. Personne viendra m'aider, me sortira de l'obscurité. Je suis la seule à pouvoir le faire en affrontant devant vous les démons de mon passé.
Mon enfance n'a jamais été joyeuse mais je n'avais pas de quoi me plaindre non plus. Cependant je me suis toujours posée une question : pourquoi suis je la?
L'enfant n'est il pas le fruit de l'amour d'un couple? Mes parents ne s'aimaient pas. Je devais subir en silence leurs eternelles disputes. Mais un jour, alors que je m'etais refugiée dans ma chambre afin de ne pas assister a une nouvelle dispute,tout dérapa. Les cris sont devenus de plus en plus violents. Moi j'étais tétanisée. J'étais partagée entre l'envie de me cacher sous le lit et de me faire oublier , ou de courir a la cuisine voir ce qu'il se passait. Ma curiosité a été plus forte que ma peur. Quand je suis arrivée dans la cuisinema mère était allongée par terre baignant dans son sang, mon pèere agenouillé a coté d'elle, tenant dans sa main gauche un couteau ensanglanté.
mon pere s'est suicidé la semaine suivante.


Ce message a été modifié par Donnie Darko - Thursday 22 July 2004 à 21:07.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:09
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FANTASIO128
Mon ami marocain.

J’avais 13 ans.
La maladie avait ravagé le corps de mon père. Après 2 ans de combat acharné, de lutte et de souffrances, le cancer avait eu raison de lui. Ca n’était plus le corps du bel homme de 45 ans qui était devant nous mais celui, si on peut appeler ça un corps, d’un vieillard squelettique de 90 ans qui devait peser dans les 25 kilos.


Pour nous préserver moi et mon petit frère Lukas, ma mère ne nous avait jamais parlé de sa maladie. Je peux comprendre maintenant les images d’agonie auxquelles elle fut confrontée durant les derniers mois de la vie de papa condamné lui aussi au silence par d’inavouables souffrances. Je me souviens de ce jour d’été caniculaire, où la pesanteur ambiante combinée aux effets de plus en plus visibles de la chimiothérapie qu’il venait de commencer faisait naître en lui un début de malaise. Ma mère, nous voyant intrigués Lukas et moi-même nous raconta que papa se tuait à la tâche, que son travail était trop présent dans sa vie.

C’est vrai qu’à l’époque, il avait été nommé directeur de la nouvelle usine d’un groupe pharmaceutique français implanté dans le sud ouest de la France. L’argent coulait à flot et les réceptions données périodiquement par mes parents reflétaient l’état d’esprit qui était le leur avant que la maladie ne prenne le dessus.

Mais tout a une fin et maintenant nous étions en train de suivre le corbillard qui emmenait notre père jusqu’à sa dernière demeure. Sur le chemin, la main de mon petit frère, glacée, serrait très fort la mienne ; en pensant à mon père, j’ai su retenir les larmes qui me perlaient aux yeux dans ce dur moment d’adieu faisant face à cette terrible épreuve imposée par cette vie si injuste.

Lorsque nous avons déménagés avec la mutation de papa, je ne connaissais personne dans la nouvelle ville ou était implantée son usine. En plus, je débarquais dans un nouveau collège, en milieu d’année scolaire. Ca n’était pas facile mais j’étais habitué aux mutations de mon père.

Dès mon arrivée au sein du collège, je fus placé en classe à côté d’un élève qui se prénommait Samy. Ce prénom me faisait rire, c’était la première fois que je l’entendais et Samy s’amusait de cela. Nous sommes vite devenus amis, mon seul ami à vrai dire. Il était d’origine marocaine. Ses grands parents étaient des harkis et lui petit fils de harki était plutôt mal à l’aise avec ses origines. Un jour il m’a avoué vouloir être français, qu’il était malheureux de se faire traiter de ******. Son combat à lui était quotidien et s’appelait racisme.

Après la mort de mon père, Samy était devenu très proche. Il était le seul à me comprendre, le seul en dehors de ma famille à qui je pouvais me confier, parler, tout lui raconter. Il était là en face de moi, à écouter mes peines, mes joies. Aujourd’hui encore je dois bien avouer que c’est grâce à cet ami que j’ai pu remonter la pente.

Un soir, après une violente dispute avec ma mère je quitta la maison et parti me réfugier chez Samy. Il habitait en banlieue dans une de ces barres HLM que nous appelions des cages à lapins tellement il y avait des vitres les unes contre les autres alignées sur la façade du bâtiment avec les lapins entassés la dedans.

Ses parents, n’étaient pas contrariants. Ils parlaient mal le français et nous laissaient discuter dans sa chambre. Ce soir là, voyant que ça n’allait vraiment pas, il me demanda si je voulais un remontant, qu’après ça irai mieux. J’étais paumé, dans le cirage, les yeux en larmes je me raccrochais à ses paroles. C’était la première fois que je touchais à la drogue. Samy sortit d’une armoire dans sa chambre un petit paquet de papier kraft, le déplia. A l’intérieur se trouvait une plaque de verre, une lame de rasoir et un sachet plastique avec la coke. C’était un rituel. A l’aide de la lame de rasoir, il pila la poudre, en fit quatre rangées et me dit : « n’aies pas peur, vas y : deux pour toi, deux pour moi, une dans chaque narine ! »

Je me souviens que je ne réfléchissais même plus à ce que je faisais et le regard amical et protecteur de Samy, mon ami marocain, suffit à me faire plonger dans les affres de la drogue. « Fermes juste les yeux et prends ma main. Tu vas voir, ça va aller». Ce soir là, je l’aurais suivi jusqu’au bout de la nuit. Nous dormîmes dans sa chambre. Le lendemain matin, il vint me réveiller à terre au pied de son lit. J’avais dormi là, par terre, comme un vulgaire chien. Encore dans les vapes, je pris néanmoins conscience que je n’étais plus rien, seul au monde, abandonné par un papa dans l’impossibilité de me venir en aide. Malgré la présence amicale de Samy, je me sentais trahi par ce père qui n’avait pas su me dire qu’il m’aimait et qui était parti trop vite.

Les jours, les mois passèrent. Samy était devenu mon refuge, le rempart à mes souffrances. Lorsque mon cœur débordait de tristesse, moi le petit paumé sans papa, c’était ver lui, vers mon ami marocain que je me tournais. Entre espoirs et rêves, désespoirs et réalité, il ouvrait son cœur et sa gentillesse à son ami. La vie était redevenue belle sous son regard protecteur.

Je me souviens que c’est aussi grâce à lui que j’ai découvert les filles. Il était un peu plus âgé que moi, un an de plus et son corps attirait déjà toutes les petites françaises du quartier. Un soir, il me dit qu’il avait une surprise pour moi et qu’il tenait à ce que j’accepte son « présent ». Je me souviendrai toute ma vie de ce mot qu’il avait employé. Il m’emmena chez l’une de ses amies un samedi après midi et me dit qu’ils allaient m’apprendre à faire l’amour. Il me tendit un préservatif et me dit : « vas y, fais comme moi ». Son amie n’était pas apparemment pas destabilisée par les assauts de nos deux corps et je la soupçonna pendant un temps d’être une habituée de ce genre d’initiation. C’était la première fois que je faisais l’amour et une fois de plus c’était grâce à cet ami.

Deux mois plus tard Samy mourrait à son tour, renversé par un chauffard ivre qui traversait la cité. Je ne l’oublierai jamais.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:11
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JIM69

C’était la première journée des grandes vacances comme on dit. J’étais chez mes parents tout content de ne pas avoir à aller à l’école... Même quand on n’a que 8 ans, l’école paraît déjà une corvée bien peu intéressante. Quel était l’intérêt d’apprendre à lire ou à compter quand on regarde la télévision, et qu’on n’a pas un sou ?

C’était donc une belle journée de Juillet. J’étais tombé du lit, comme si le fait de ne pas avoir à se lever tôt, faisait que je me réveille de bonne heure et de bonheur, afin de vivre enfin libre. Ma mère était déjà debout, et elle s’affairait dans la cuisine profitant de ces beaux jours pour faire le grand ménage de printemps, avec une saison de retard. Le soleil qui déjà était assez haut, irradiait la cuisine au travers des stores et on y voyait la poussière déplacée par ma mère à grand coup de torchon. Elle me dit alors affectueusement "Reste pas dans mes pieds, tu vois bien que je suis occupée !". J’ai toujours aimé son côté tendre et affectueux.

J’allais donc dans ma chambre où régnait un foutoir innommable, sentant bien que ce lieu ne serait pas pour longtemps un lieu de paix. La tornade blanche qu’était ma mère n’allait certainement pas me laisser mon bordel si bien organisé en l’état. J’étais ainsi en train de contempler mon rangement dans mon pyjama Snoopy, ne sachant pas alors que l’on a l’air particulièrement stupide dans ce genre d’accoutrement. Fort heureusement à cet âge on grandit rapidement, et j’ai pu le troquer l’année suivante pour un pyjama Mickey beaucoup moins ridicule.

Après avoir entendu deux trois jurons et deux trois trucs éclater sur le sol, ma mère débarque avec ses armes dans ma chambre. Je sentais monter le malaise, comme si je n’avais rien à faire dans cette pièce qu’on m’avait attribuée. Elle me dit avec amour "Non mais vraiment que fais-tu là ? Va prendre ta douche !". Ah l’instinct maternel mêlé à celui du plumeau, toujours un moment agréable.

J’allais donc avec la plus grande discrétion dans la salle de bain, me disant qu’avec un peu de bol, elle ne l’attaquerait pas tout de suite, et que j’aurais le temps d’une douche, l’impression de ne pas être dans ses pattes. J’ai eu le temps de prendre ma douche avant de l’entendre hurler avec douceur "Bon ben t’as fini là ! Faut que je fasse une machine !". Je ne connaissais pas alors le complexe d’oedipe, et je ne sais pas pourquoi, mais en y réfléchissant bien je ne l’ai jamais connu.

J’allais donc dans ma chambre... Je me changea rapidement avec les affaires qu’elle m’avait déposées sur mon lit. J’allais attaquer ma dure journée, j’allais déballer mon train électrique que je n’avais pas ouvert depuis le noël dernier. Avec minutie, j’essayais de prendre dans mon placard, la belle boite pleine de poussières échappées à la vigilance de ma mère. J’ouvre ma boite. Je sors les rails. Je les assemble dans l’unique combinaison possible avec les éléments de base. Je mettais mon train suivit de ses locomotives sur les rails, et j’allumais le transformateur. Je regardais alors tel un bovin, tourner le train dans un sens puis dans l’autre.

Ma mère poussa ma porte et me vit en train de jouer avec le train. Elle me sourit, sans rien me dire. Une bonne chose ! Elle devait penser que j’avais trouvé une occupation pour un bon moment, qui lui éviterait d’avoir à me pousser de pièces en pièces afin qu’elle puisse finir son ouvrage.

Je regardais ce train, me rappelant tout à coup, pourquoi je ne l’avais pas sorti depuis 6 mois. Ca tourne quoi ! J’entendais dans la cuisine, le bruit des casseroles qui laissait supposer que l’heure du déjeuner s’approchait à grand pas. Il fallut attendre une bonne heure pour un magnifique steak haché avec pâtes, un grand moment culinaire ! Une heure de préparation, pour un truc englouti en moins de 10 minute. Le repas à peine avalé, ma mère repart dans son nettoyage, commençant par la vaisselle, pour ensuite enchaîner la salle de séjour... Quelle horreur ! La pièce où il y avait la télé serait condamnée pour l’après-midi. Qu’allais-je faire ?

J’allais donc encore dans ma chambre... Je rangea le train avec ses accessoires dans sa boite, faisant attention à ne pas faire s’envoler la poussière du couvercle, puis mis la boite dans le placard comme si je ne l’avais jamais sorti. Au moment où je la rangeais, je vis mon circuit automobile, que je n’avais pas touché depuis au moins 1 an. Je me demandais alors pourquoi je n’avais pas plutôt jouer avec ça en lieu et place du train. Après avoir monté le circuit, et fait faire 2 tours aux voitures sur leur piste, je me suis rappelé pourquoi je n’y jouais plus. Ca tourne quoi !

Je me rappelle que ce fut la première fois de ma vie, que je me suis dit "mais qu’est-ce que je m’emmerde !".
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:14
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MATTHIEUX


Je choisis la lettre. Adressée à mon papa. Disparu suite à un taré au volant qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de l’écraser sous ses roues. Je lui écris donc cette lettre qu’il ne lira jamais …

Papa,

Mon meilleur souvenir d’enfance c’est toi qui me l’a fait connaître. La mer. La voile. Cette liberté sur les eaux dont je ne pourrai plus jamais me passer.

Le meilleur souvenir de mon enfance est le jour où tu as acheté enfin ton bateau. Un petit carabinier de 7 mètres. Et tu l’as mit sur le Lac de l’Eau d’heure. Et j’ai adoré ces petites ballades sur le lac. Mais je n’arrêtais pas de te parler de la mer. Je voulais que notre petit bateau voie enfin le large ! J’étais petit et je voulais qu’il navigue enfin là où il se sentirait le mieux, qu’il vive les tumultes des tempêtes, des vents et des courants. Et plus uniquement sur un lac. Et tu n’avais pas les moyens d’en acheter un autre. Mais tu as prit du temps sur tes congés d’ouvrier pour le mener là où je voulais. Tu l’a emmené par les canaux car moins cher qu’un transport routier pour le mener en Hollande à Den Helder. Et quand tu y es arrivé, tu es venu me chercher et j’ai enfin pu naviguer en mer. C’était magnifique pour moi. Tu aurais pu faire plus simple et aller jusqu’à la côte du nord mais je n’aimais pas cette côte. Trop de méduses sur la plage. Oui j’étais tout petit et j’avais peur des méduses. C’est con car je voulais aller en mer mais ces plages ne me plaisaient pas. Aucun rapport je sais mais j’étais un enfant et la mer me faisait rêver mais pas si je n’aimais pas ses plages, donc je voulais voir enfin l’horizon et surtout plus du tout les côtes et surtout pas celles là. Et papa tu as amené ce petit voilier jusqu’à la pointe de la Hollande juste pour me faire plaisir …

Et une fois là bas, après avoir un peu voyagé dans les alentours, tu m’as dit : « On va aller tous les deux vers l’île de Texel », petite île pas loin de Den Helder. J’avais 10 ans. Et on y est allés. Et je me donnais tout le mal du monde quitte à avoir des ampoules aux mains pour l’aider à tirer les voiles et à choquer le foc. J’adorais. J’étais comme dans un rêve car ce n’était plus un lac ni un bord de mer. On naviguait enfin en pleine mer. Tu ne peux pas savoir papa à quel point j’ai adoré cette première expérience en mer, pour de vrai enfin.

J’ai eut le virus. Papa tu as du vendre le bateau car je suis parti à l’internat à ma demande à 12 ans. Oui on habitait en pleine campagne et les trajets m’obligeaient à me lever beaucoup trop tôt et j’étais KO. Il y avait des écoles primaires mais pas de secondaires (lycées ou athénées selon l’endroit où vous vivez) et le budget a fait que plus de navigations !!!

J’ai nourri toute mon adolescence de rêve de régates, j’ai suivi tous les Vendées Globe et autres … Aujourd’hui papa tu n’es plus là. Mais moi je n’ai que 31 ans et je ne désespère pas qu’un jour le rêve que tu m’as communiqué je le réalise. Un jour je le ferai ce Vendée Globe, j’économise pour ça. Même si je dois dépareiller rapidement car pas de sponsor donc pas de moyens suffisants je le prendrai un jour ce départ. Juste le départ pas grave ! Mais sentir la mer, être seul comme tu aimais l’être. Et comme j’aime aussi. J’y retournerai en mer et j’en profiterai bien. Même en dehors de cette régate mais j’y arriverai ….

Tu sais papa personne ne comprend ce besoin de solitude et il n’y a qu’en pleine mer qu’on peut le trouver. Et je revivrai ça et je penserai à toi quand j’y serai à nouveau.

Tu sais j’écris cette lettre que tu ne liras pas. Mais les lecteurs vont croire que je suis fou. Pas grave. J’ai trop besoin de revoir cette mer agitée, sentir le bateau tanguer, les bruits de la mer, cette vue inoubliable de ne voir rien d’autre que l’eau autour de soi. Les vagues et rien d’autre. Rien à l’horizon que la mer ou l’océan …

C’est le plus beau souvenir que j’ai de mon enfance. Etre seul au monde avec toi. Surtout que tu étais très silencieux. Pour que je profite de cette vue et de cette expérience, tu ne parlais pas beaucoup et moi non plus. On se contentait d’écouter le bruit de la mer …

Je prendrai le large un jour …

Je t’aime. Je ne te l’ai jamais dit tiens ! Et non petit con prétentieux et réservé que j’étais … Et que je suis encore !

Je suis bien nostalgique et mélancolique là …

Bizzzzzzzzzzzzzzzzzz
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:16
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NOONEUNDER
Haribo, c’est bon la vie

-« Mlle Merksem, il y’a bien un moyen plus amical de s’arranger » me dit-il d’un ton suave en sortant son carnet de chèques.

Amical…je regarde mon employeur avec consternation, depuis quand entretenons-nous des rapports d’amitié ? Il y’a deux jours, j’ai remarqué des anomalies dans la comptabilité de l’entreprise, des transactions plus que frauduleuses…cet homme maigre, mon supérieur avec sa fausse chemise Yves saint Laurent, depuis des années trompe ses associés. En ces jours d’été, un chat se dessine sur son torse, il sue à grosses gouttes et pourtant essaie de m’acheter. Ma gorge se serre et le bureau se couvre soudain d’un voile rouge sang, comme la colère. Mon cœur bat plus fort, mes poings se crispent, et je me laisse envahir par cette couleur, j’en jouis comme un Homme affamé jouirait d’un repas même frugal…sensible à tout ça, je sais que c’est un mauvais présage et je maudis, je maudis mon patron, je maudis mon père dont il prend le visage. Le monde se déforme, je tombe, je retombe plus d’un quart de siècle auparavant, j’avais alors une dizaine d’années.

C’était durant un été de canicule, les écoles avaient fermé, l’air devenait irrespirable malgré les climatiseurs. Inconsciente de la chaleur, je courais le long du chemin qui me menait à la maison, quelle surprise papa aurait ! Arrivée à la maison, il y’avait une voiture rouge vive garée dans l’allée, bizarre d’habitude mon père était seul les Jeudis après-midi, enfin peu importait.

Je courus déposer mon sac, puis allai discrètement jusqu’au bureau de mon père, et là, stupéfaction …Dans un amas de chair, de lingerie fine et de sexe se tenaient mon père et une femme que je ne connaissais pas. Lui était debout, arqué sur ses jambes, elle à genoux, soumise. Mon père grogna à ma vue, la repoussa puis me dit :


-« Ce n’est rien ma puce, ne t’inquiète pas »

Etais-je inquiète ? Non, à 10ans, j’étais surprise de voir mon père dans une telle situation et vaguement choquée de ce que cette femme lui faisait…jamais dans ma vie de femme, je n’ai pu le faire. Je sentais que j’avais dû interrompre un instant important, j’avais mis le pied dans son territoire, leur territoire, un monde d’adultes, faite de tromperies et de lâcheté et où je ne pouvais sans mal avoir une place. Je m’en retournai dans ma chambre où mon père vint me rejoindre quelque temps après.

-« Si on allait au golf, ma puce ? »

J’adorais aller au golf avec lui, être son caddie, je me sentais nécessaire, mais surtout rares étaient les moments où nous étions seuls lui et moi, être la cadette d’une famille de 5 enfants a ses inconvénients. En route, il ouvrit sa boîte à gants et en sortit un paquet d’Haribos, mais au moment où je voulus me servir, il me dit :

-« D’abord j’ai à te parler » puis penaud il expliqua « Tu sais la dame que tu as vu, ce n’est qu’une amie à papa, elle est maîtresse dans ton école, elle est en quelque sorte ma maîtresse aussi », je n’avais pas encore cerné tout le poids de ce mot. Je restai silencieuse et il me demanda pourquoi je ne disais rien, je répondis par une question :

-« Qu’est-ce qu’elle te faisait ? »
-« Oh rien, tu verras toi aussi t’aimeras faire ça quand tu seras grande » dit-il avec un clin d’œil, si seulement il savait…il reprit :
-« Promets-moi de n’en parler à personne, ce sera notre secret et en plus t’auras un paquet de bonbons »
Je hochai la tête et prenant le paquet, je remarquai que l’on s’était arrêté devant une maison aux volets verts qui détonnait étrangement avec la couleur rouge vive d’une voiture garée devant.

-« Viens, je vais te présenter à elle », cela devint un rituel.

Finies les belles parties de golf, mon père disait y aller avec moi, mais nous rendions une petite visite à sa maîtresse. Tandis qu’en haut se passait sûrement une danse enfiévrée de désir, j’assistais en bas à un concert de grognements et de cris de jouissance, devant des dessin-animés dont j’avais déjà perdu le goût, et toujours un autre paquet d’Haribos, mon père prenait bien soin d’acheter mon silence en chemin.

Les Haribos…ces bonbons que je mangeais seule, en pleurs dans le silence de ma chambre, et chaque fois, irrémédiablement, un morceau restait coincé dans ma gorge. Ce morceau disparaissait avec le prochain bonbon, mais il en restait toujours un à la fin, ce morceau coincé, comme le dégoût et la honte qui m’envahissaient, j’étais complice des crimes de quelqu’un d’autre. J’essayais de déglutir, de me faire vomir, faire sortir de mes tripes cette culpabilité si profondément ancrée, alimentée sans cesse par la corruption de mon père. Des sanglots étouffés, et des larmes salées finissaient leur voyage sur mes lèvres, d’un coup de langue, sucré et salé essayaient de se dompter, moi je sentais l’acide de ces larmes ronger le morceau de bonbon pour atteindre et détruire peu à peu mon cœur.


Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:17
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XTERMINATOR
Le Gouffre


Mais quelle péridoe heureuse que l'enfance !
Vivre dans un monde innocent et d'insouscience,
Mais dis-moi Maman c'est quand les grandes vacances ?
L'Enfant dans la Nature pense grâce aux sens.

Un jour l'Enfant s'éveille en ouvrant grand les yeux,
Et il découvre alors un monde de brouillard !
Ainsi je lui demande alors de faire un voeu,
Mais l'Enfant est devenu Homme il est trop tard.

Ce souvenir est donc la fin de Notre Enfance,
Qui n'est pas la Mort mais la fin de Votre Vie !
Ainsi la suite de la route n'est que Souffrance !

Un Enfant dit un jour "Aidez cet homme il souffre!"
Mais il passa de l'Humanité a l'Envie
Et tomba ainsi a jamais dans ce grand gouffre !

On naît condamné
C'est dès lors le sort commun de l'Humanité
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:19
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ANICE

Posté devant ma fenêtre, j'observe les flocons de neige tomber au-dehors à la faveur de cette belle journée de janvier. Je suis certes bloqué chez moi, mais j'ai pourtant l'impression de voyager vers des destinations fort lointaines et mystérieuses. Au pays de mes fantasmes,j'arrive. Ce que je voudrais être,je le suis. Ce que je voudrais réussir, je le réussis. Quel endroit fantastique!
Une minute au goût éternel passe.
Peu à peu, un passé se glisse en moi. Le mien. Une lutte sans merci s'annonce dans mon coeur. Mon cynique passé essaye d'attenter à l'existence de mes frêles espérances. Une lutte intèrieure insoutenable...stop...stop...STOP. Le glas de ma défaite retentit dans les moindres recoins de mon âme et s'enfuit par ma bouche incapable de le retenir plus longtemps. Le regard fixé sur le blanc des yeux de la neige, fût-il visible, une horrible sensation d'impuissance franchit les limites du soutenable et soutenu. Un déluge émotionnel. Et mon passé, celui qui me hante, entreprend une marche conquérante, le visage buté sur un air de défi, à la recherche de la moindre once d'avenir. Plus aucun avenir en moi. Et l'opportuniste souvenir qui peut à tout moment faire chavirer mon coeur. Le voilà. Courage...viens-moi en aide.
"Maman, quand est-ce que je vais revoir papa, c'était trop bien avec lui la dernière fois!.
-Bientôt, mon chéri. Mais tu sais, on n'est plus ensemble maintenant. Tu as bien vu, on arrêtait pas de se disputer donc je prends mes distances, tu comprends?
-Oui mais maman, tu sais, quand vous vous disputiez, on aurait dit que c'était pas des vrais disputes, on aurait dit qu'il essayait de te faire mal et toi tu pleurais trés fort, je t'entendais de ma chambre."
C'est fou ce qu'on comprend vite à huit ans.
Six ans passent sans nouvelles, mon père m'avait donc abandonné. Quand un matin:
"Antoine, ton père est mort il y a six ans des suites d'une overdose. Et je ne te l'ai jamais dit pour te préserver de l'influence qu'aurait pu t'inspirer la mort de cette ordure"
On ne peut guère faire mieux niveau tact pour une mère dépressive...
Le pardon? Plus jamais.
Un cimetière.
Des regrets.
Une marque.
Un recueillement.
"Papa. Certains jours, la lourdeur du quotidien me pèse. Certain jours, je suis prisonnier du monde réel. Certains jours, dans ma condamnation au sursis incertain, mon coeur n'a plus la force de s'évader dans son îlot paradisiaque parsemé de palmiers d'espoirs. Il ne peut plus ramener à mon inconscient ses abstractions vitales. Ces jours, quel intérêt à la vie? Aucun. Une seule motivation: réussir à aimer un jour... papa je promets de faire ce que tu n'as pas fait pour moi.
Mes paroles deviennent plus floues dans mon esprit.
"J'ai peur de ne jamais franchir cette barrière qui me sépare de l'autre monde, le vrai. Parfois je me dis que je suis trop fragile pour vivre et trop vivant pour mourir. Pris en tenaille dans ce paradoxe permanent qui s'agitait en moi, il m'arrive de ne plus craindre de vivre sans âme, sans passion, sans... j'arriverai un jour à aimer je le promet.
Un flash, des paroles presques indistinctes:
Je t'aim......Lukas....
Retour brutal à la réalité.
Posté derrière la fenêtre, le passé m'a rattrapé. Les derniers flocons de neiges tombe au fur et à mesure que je me ressaisis. Brrrr, j'ai froid! J'allume le chauffage de mon salon et éteint la lumière de mon passé. Pour m'endormir paisiblement dans l'obscurité de mon avenir incertain et prometteur...
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:20
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UNDERGROUND
triple version des faits

[version 1]
Juillet 1988.
J’ai un an. Dieu vient me parler.
Je me souviens de sa première phrase. Pas de « bonjour» , pas de « excuse moi de te déranger », mais une tirade très caricaturale « Il y’a les minéraux, les végétaux, les animaux, les êtres humains, et il y’a toi mon enfant ».
Je le regarde. Je ne décroche pas un mot. (A l’époque, je ne savais dire que Papa et Maman.)
Il continue son monologue, m’explique que je suis extraordinaire, que si je suis sur terre c‘est pour accomplir une mission (bien entendus, il ne précise pas laquelle, ce serait trop facile…) et que pour cela, il m’avait doté de capacités hors du commun…
Comme si je ne le savais pas.
Des lors, uniquement une seule question a de l’importance (d‘ailleurs, je ne me souviens de rien d‘autre): Qui suis je?
Un demi Dieu? Non pas possible. Je n’ai rien d’un Dieu.
Je réfléchis. Je trouve une réponse. Je suis un sur-homme.
Je réfléchis encore. C’est décidé, étant un sur homme, je me dois d’en avoir rien à faire.
tre supérieur au point de s’en moquer, c’est nul.
Choix crucial. Puisque finalement, le surhomme n’a ni les avantages des humains, ni les avantages qu’a Dieu, je n’utiliserais pas la totalité de mes capacités. Je me conterais d’avoir le même niveau que le meilleur.

[version 2]
C’était un soir de Juillet. J’étais encore un très jeune enfant.
Ma vision de la scène aujourd’hui est peut être erroné. Autant certains détails sont gravés, autant certain passages se sont entièrement consumé dans le méandre de mon esprit.
J’entends une voix, je sens une présence, mais je ne vois rien.
Aucun doute, c’est Dieu.
Il me parle, et ces mots m’ôte toutes liberté. Il me donne une mission. Je ne suis pas sur de comprendre.
Je ne suis plus humain, il me retire mon humanité. Je suis une marionnette. C’est ça la fatalité. Je ne choisis pas.
Je sombre. Je panique. Je ne sais pas ce qui s’est passé après. Le trou noir. Je suis perdu dans mes pensés. J’aimerais réfléchir posément, mais je n’y arrive pas.
Je ferais comme si de rien était. J’ai fait comme si de rien était.

[version 3]
L’histoire a eu lieu quelques temps après mon premier anniversaire. Je ne me souviens pas de tout.
J’étais allongé dans mon lit. Personne dans la chambre a par moi, mais pas seul pour autant.
Une voix et une présence me rejoignent.
Je ne me souviens plus vraiment des mots qui me sont dit, mais plutôt du sens général. Je suis une sorte d’élu. On m’annonce que j’ai mon rôle à jouer sur terre.
Je ne me souviens plus du reste. La présence est partie, mais je ne m’en souviens plus de cet instant.
Je m’endort.

CHOISIS TON CAMP
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:26
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SNYPEROLI
Premier baiser echanger sur une plage en été

La mer m'a toujours attiré et effrayé a la fois. Chaleur et repos sur le sable fin, fraicheur et inconnu dans l'eau. Je crois que ce double visage de la plage, je le dois a un traumatisme de mon enfance.

C'était en famille, et pourtant je suis le seul à savoir ce qui s'est passé.

Après avoir étendu la serviette a pois et placé notre cher parasol rose fluo, je me suis éloigné pour aller voir le vendeur sexy dans son paréo vendant des beignets au chocolat et autres....
Il avait ce petit regard malicieux et, en vérité, je m'apperçus que ce regard n'était pas purement aguicheur. Il avait un tic nerveux qui d"formait son visage en une grimace affreuse.

Toute fois cela pouvait le rendre encore plus charmant, son torse bronzé par les rayons UV que sa creme solaire ne filtrait pas (indice 15 oblige cool.gif ). Ses jolis cheveux indetectables sous sa calvicie naissante lui auraient donné un air à la Julio Iglesias (meme si je préfère Antonio Banderas mf_dribble.gif ).
Peu importe, je le trouvais très attirant. Se pouvait-il qu'il m'eût remarqué, jeune garçon timide de 8ans que j'étais? Ke voulais qu'il me voie, et décidai de lui montrer toute l'étendue de mes talents. J'allais lui montrer que j'étais digne de David Hasseloff biggrin.gif .
Après lui avoir jeté un dernier regard fougueux, je me jetais à l'eau. Je m'éloignais de la plage en nageant comme un labrador, éclaboussant tout sur mon passage. Arrivant au niveau d'une bouée, je me reposais un peu mais en voulant repartir une algue m'aggrippa...
Je me débatis, cherchant vainement a écrater mon pied. Je commençais alors a peniquer : plus ej bougeais et plus ma jambe se prenait dans cette algue géante. Voyant que je ne pouvais m'en sortir seul, je criai de tous mes poumons, c'est à dire comme une fille dry.gif
Aucun cachalot endormis sur la plage ne répondit a mon appel. Seul mon vendeur de beignets entendit ce doux cri sortir de ma bouche. Il défit son paréo en un tour de main ce qui laissa decouvrir son short rouge mf_dribble.gif . Il courut dans l'eau et en quelques secondes arriva à ma hauteur. Il mit sa tête sous l'eau pour me......
En fait, je ne savais pas exactement ce qu'il faisait sous l'eau, ce ne fut que lorqu'il emergea, un couteau suisse entre les dents, et lorque je sentis mon pied gauche barboter, que je sus qu'il m'avais délivré. Dans un sursaut d'instinct de survie, je m'aggrippai à son cou.
Arrivé sur la plage, je lui lacha un merci et l'embrassa avec la langue rolleyes.gif et repartis aussitôt rejoindre ma famille sous le parasol rose fluo, ceux ci ne se doutaient pas de tout ce qui venait de m'arriver.

J'avais failli perdre la vie, un vendeur de beignets me l'avait rendue.


(ceci n'est que pure fiction toute vraisemblance avec la rélité serait fortuite merci)

Texte écrit par Snyper avec la complicité d'Itsy




(NOTE : snyperoli, j'ai du retirer des smileys de ton texte, le forum n'en acceptait pas autant pour poster ton texte)
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Thursday 22 July 2004 à 21:30
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Voila les textes de la première manche.
Vu le nombre de particpants, il n'y aura qu'un seul eleminé, voir deux maximum mais je pense pas...
Vous connaitrez l'éléminé en fin de semaine !
merci smile.gif
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Saturday 24 July 2004 à 01:36
Citer +Citer
On a reflechi au deroulement du concours, et on a une surprise pour vous, en effet , TOUS les concurents pourront s'exprimer sur 3 thême en tout.
Passer ces trois thême communs a tous les candidats on en eliminera 6, puis ,une nouvelle manche ou l'on en gardera plus que 3 , çad les finalistes, le vainqueur , le deuxieme, et le troisieme gagnant du concours.
Ce qui fera en tt 42 textes (3x11 + 6+3 ) si tous les membres present lors du premier tour n'oublie pas le concours ou autre...

D'ailleurs si certains vont s'absenter durant une periode bientot sans possibilitée de suivre le concours, ça serait cool qu'ils nous previennent cool.gif

Ce message a été modifié par Donnie Darko - Saturday 24 July 2004 à 02:40.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Saturday 24 July 2004 à 02:39
Citer +Citer
Comme je vous l'expliquais dans mon post précédent, il n'y aura pas d'élimination, suite a ce premier thême. Tous les candidats pourront qui ont participer a la premère participeront a la deuxieme et la troisieme manche.
Au terme de la premiere, les jurés ( Elfette n'était pas disponible, nous avons du faire ça a deux pour le moment) ont attribués des notes selon leur préference (12 pr le "meilleur", 10 pr le suivant, 9 ... 8...etc jusqu'à 1.
Vous voici donc presenter le total des points au terme de la premiere manche.



total

Nooneuder : 24
Jim69 : 19
Matthieux : 15
Fantasio128 : 14
Anice : 13
Chiii38 : 12
Flora l'exentrikeuh : 11
Underground : 10
Snyperoli : 7
Dean : 6
Xterminator : 3


Bien entendu, cet ordre peut vous sembler injuste, ou honteux lol mais c'est le résultat de deux avis melés, les textes nous ayant le moins touchés pour une raison ou pour une autre se trouvant en dernieres positions. Nous comprenons que cela ne peut pas être l'avis de tt le monde, nous ne nous prenons pas pour des hommes de lettres donneur de leçons, juste des jurés exprimant leur goût.

Quant au dernier, Xterminator, ne baisse pas les bras, il reste encore deux manches, la forme du poême est difficile et ça a peut-être joué...

En tt cas, merci, et bonne chance a tous cool.gif
Regalez-nous encore avec vos textes!

Ce message a été modifié par RealSidius - Saturday 24 July 2004 à 02:55.
RealSidius
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41 ans
France (13)
Saturday 24 July 2004 à 03:15
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Merci pour l'agréable moment que j'ai passé à lire chacun des textes.

>> Bravo à chacun , et j'ai trouvé extraordinaires les initiatives stylistiques de certains.

Encore Merci.

Ce message a été modifié par RealSidius - Saturday 24 July 2004 à 03:15.
Donnie Darko
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27 ans (H)
France (94)
Saturday 24 July 2004 à 22:51
Citer +Citer
Voici donc les deux prochains thêmes a rendre pourr le 31 au soir ! ce n'est pas au choix hein! il faut rendre les deux!!


THEME 2
"ecrire une declaration d'amour , ou rendre un vibrant hommage à une personne qui ne s'y attends pas forcément : pas une declaration d'amour a sa femme par ex , mais plutot une declaration à quelqu'un que l'on souhaite séduire , avec qui l'on aimerait partager plus de choses dans le futur que le présent"...


THEME 3
L'idée est d'écrire quelque chose dans l'esprit du "J'accuse" d'Emile Zola , sur un sujet qui vous dérange !

pour les plus courageux qui veulent notre source d'insiration : http://www.cahiers-naturalistes.com/commemoration_accuse.htm , ils peuvent aller voir le texte de Zola.

Et aussi, il faudrait que vous changiez de forme (nouvelle, poême, lettre) selon votre premier texte , au moins une fois, je m'explique, vous avez pris la nouvelle , lors de la premiere manche, pour les deux thêmes suivants, il faut que vous fassiez au moins une lettre ou un poême !

Voila, bonne chance!!
Merci a Real pr son aide ! mf_wink.gif

Si vous avez des questions, vous pouvez toujours les poster dans l'autre topic!
Et cette semaine du fait de mon absence, il serait plus simple que vous envoyez vos textes par MP a Realsidius

Ce message a été modifié par Donnie Darko - Saturday 24 July 2004 à 23:00.
Tatanertagueule
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33 ans (H)
France (44)
Saturday 31 July 2004 à 01:18
Citer +Citer
Bon bah il me reste plus qu'à imprimer tous ces textes et à les lires ... de toute manière ça tombe bien je pensais glander dans mon transate demain cool.gif !!!

Pages :  1 2 3 >
Ferme   ^


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