vendredi 13 juillet 2007 à 14:48
je relache le texte que j'avais laché sur le précédent

car on n'veut plus rever de gloire mais l'avoir dans le creux de la main
car on espere que "vouloir" deviendra "pouvoir" sous le sapin
on veut tous mourir vieux, riche et entouré d'pleins de gens biens
mais si l'onirisme etait certain, on n'finirait pas sans rien
si l'onirisme etait certain, je n'agiterais pas ce drapeau blanc
face aux vents blessants que m'envoient mes plus simples reves d'enfants
je suis maintenant.. photographe alors que petit, developpeur
souhaitant decrypter mon futur avec l'espoir pour décodeur
on joue.. sur le tournage d'un monde ou regne peu d'harmonie
ou l'acteur qui n'suit pas le script est un figurant de parodie
par ironie on rit d'nos vies, dissimulant nos maladies
esperant qu'il n'y ait pas de péages sur l'autoroute du paradis
et ainsi va la vie.. on roule sur des accès trop vallonés
en empruntant des raccourcis, en evitant de trop stationner
en evitant d'se reposer sur ses lauriers ou sur 10 plaques
car la victoire n'est qu'ephemere si tu restes plantés au bivouac
on claque.. des bouteilles d'eau de vie, et des litres de passion
on s'noie l'esprit et l'attention en vidant des packs d'illusions
on crie... au desespoir, mais on reste tranquille assis la
a regarder l'avenir d'nos gosses s'ettoufer sous les gravats
on sait qu'on part a l'abatoir, on a le ticket depuis longtemps
et pour patienter on s'occupe a decorer la salle d'attente
on partage nos sieges, on discute, on essaye de prendre du bon temps
en s'repetant pour s'rassurer qu'le bonheur est en place vacante
on s'fixe des objectifs, on veut vivre en s'y soumettant
on s'vante mais on lache l'affaire trois jours apres le nouvel an
alors on continue d'rêver par manque de motivation
et on nourrit nos utopies en vomissant nos ambitions
c'n'est pas un discours optimiste, ni meme un sujet d'invention
juste un pamphlet réaliste qui partait d'une bonne intention
"on ne veut plus rever de gloire mais l'avoir dans le creux d'la main"
certains verront dans mon récit le pessimisme d'un etre humain