Tuesday 29 April 2008 à 17:07
Tuesday 29 April 2008 à 14:06 Ce n'est pas un jugement moral, je pense juste que l'acte n'est pas "désinteressé" dans le sens ou il rapporte de la satisfaction à son auteur.
Et qu'en ce sens l'altruisme est un leurre parce que derrière l'abscence de motivation apparente on trouve toujours une motivation.
Si tel n'était pas le cas on serait en face d'actes disons "aberrants" ou "défiant la raison".
Créer sa propre satisfaction en aidant les autres n'est pas honteux, et je ne me considère pas comme "dur" de le dire.
Par contre je me demande si ma définition de l'altruisme n'est pas un peu trop axée sur l'assistance "désinteressée" a autrui.
Bien sur qu'on ne choisit pas un métier par hasard, il y a toujours des motivations profondes.
Et en dehors des métiers, il y a les actes de tous les jours.
Certaines personnes vont agir pour se faire pardonner des fautes anciennes et on ne verra pas la différence avec une personne qui agit par conviction (ou bonté même si ce terme est désuet).
Mais je ne considère pas que l'altruisme (c'est vilain comme mot finalement) consiste à porter assistance ; pour moi, être altruiste c'est simplement se mettre en mode écoute de l'autre, de comprendre sa souffrance quelle soit physique ou morale, et de trouver l'aide adéquate à apporter.
Pour moi, rendre service par exemple, c'est faire preuve d'altruisme.
L'altruisme c'est simplement aussi une façon de concevoir les rapports humains. C'est partir du principe que tout le monde est digne d'attention, c'est ne pas juger sur une apparence, c'est apprendre à connaître l'autre etc...
Ce message a été modifié par printemps - Tuesday 29 April 2008 à 17:11.