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Tuesday 01 March 2005 à 12:34
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certains comme e. nolte ont soutenu qu'au regard de l'histoire le communisme et le nazisme étaient égaux, comme anna harendt a pu le prouver sur le plan théorique.

pourtant plus d'un penseur s'est érigé contre cette pensée "centriste".

notamment vladimir jankélévicth dont je voulais vous faire partager le point de vue (si l'on peut dire) sur le nazisme et le socialisme (nombreux étant ceux qui voient dans le nazisme une forme du socialisme) :
L'ironie chapitre II. 4.cynisme

"Si la pseudo-concession réussit à tromper l'adversaire, c'est qu'il y a dans toute la pensée suspecte et de mauvis aloi des puissances mortelles qui se développeront tôt ou tard, comme prolifèrent, après la quarantaine, les cellules d'un organisme prédestiné au cancer. Si le mal se détruit lui-même, c'est que le mal, en vérité, n'est pas viable. Le mal est, comme le vice même, l'impasse. Il peut vivre quelque temps à la faveur des équivoques, des malentendus, des mille complicités qu'il trouve dans une conscience malade ; il survit, amère dérision! parce qu'il se fait passer pour son contraire. C'est à qui se camouflera le mieux : le fort parodie le faible pour le détruire, par simulation ironique ; et le faible plagie le fort pour être cru, par simulation hypocrite. Un plus grand hommge pouvait-il être rendu à la justice et à la vérité ? L'égoïsme a besoin de ressembler au dévouement pour garder son crédit, et l'illogisme se done des airs logiques pour être convaincant ; le belliciste le plus cynique n'ose justifier le désir de la guerre que par l'amour de la paix ; le fascisme enfin, qui est la dernière ruse et la suprême diversion du capitalisme est obligé de se dire plus socialiste que le socialisme : le peu qu'il est, il l'est uniquement par ses simulations ; sans elles, il ne serait rien."
Tuesday 01 March 2005 à 12:48
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Comme tu l'as dit très justement, le communisme et le nazisme ont été comparés au regard de l'histoire.

Cela veut dire à mon sens que "ce qui a été fait du communisme n'est pas mieux que ce qu'a été le nazisme". Autrement dit le communisme a apporté autant de malheur que le nazisme. Ca c'est indéniable (nombre de mort, pauvreté des population, totalitarisme, ...).

Ce que tu cites là veut plutôt dire "le fascisme se donne des airs de socialisme pour arriver au pouvoir/pour se faire accepter". Ce n'est donc, à mon sens, absolument pas contradictoire.
Tuesday 01 March 2005 à 13:10
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Tiens, un topic pour casser du gauchiste...
Tuesday 01 March 2005 à 22:39
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prouves le contraire au lieu de dire ça
Tuesday 01 March 2005 à 23:15
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QUOTE (Bouga @ 01 Mar 2005 à 12:10)
Tiens, un topic pour casser du gauchiste...

moué ca devient relou a force

Le communisme est a l'oppose du nazisme, le nazisme est le fruit du grand capital pour écraser et maitriser la classe ouvriere allemande, les grands patrons et banquier d'allemagne ont financé le parti d'hilter pendant les éléctions pour venir a bout du communisme notamment....
Wednesday 02 March 2005 à 01:03
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QUOTE (princedubronx @ 01 Mar 2005 à 11:48)
Cela veut dire à mon sens que "ce qui a été fait du communisme n'est pas mieux que ce qu'a été le nazisme". Autrement dit le communisme a apporté autant de malheur que le nazisme. Ca c'est indéniable (nombre de mort, pauvreté des population, totalitarisme, ...).


l'espérance de vie en Russie est passée de 30 ans sous le tsarisme au début du 20ème siècle (soit 20 ans de moins qu'en France) à 69 ans en 1964 soit presque autant qu'en France et ce malgré la traversée de deux famines et d'une guerre qui a totalement ravagée le pays. Super progrés pour un système communiste que l'on dit horrible.

Il est marrant de voir les capitalistes qui ont sur leur compteur 10 fois plus de morts que les communistes donner des leçons de morale...
Wednesday 02 March 2005 à 01:29
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Conquest estime la population des camps à 8 millions en 1938 : prenant ensuite ce chiffre comme moyenne annuelle pour les années 1936-1950, et un taux moyen des décès annuels de 10 %, il conclut qu'il y a eu quelque 12 millions de morts dans les camps durant cette période. A quoi il faut ajouter environ un million de personnes fusillées entre 1937 et 1939. Au bout du compte, si nous ajoutons à ces chiffres l'estimation la plus basse des victimes de la collectivisation, 6 millions, nous obtenons un total général approchant les 20 millions de morts pour raisons politiques sous le règne de Staline. L'économiste Alec Nove, qui multiplie les précautions, aboutit à une estimation comparable. Ce chiffre de 2O MILLIONS de victimes du stalinisme est le plus couramment admis en Russie.

Robert Conquest, Staline, Paris, Editions Odile Jacob, 1993, et La Grande Terreur,
suivie de Sanglantes moissons, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1995.





pour que l'on s'en souvienne une derniere fois !
Wednesday 02 March 2005 à 01:38
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QUOTE (loveboys @ 02 Mar 2005 à 00:29)
Robert Conquest, Staline, Paris, Editions Odile Jacob, 1993, et La Grande Terreur,
suivie de Sanglantes moissons, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1995.

pour que l'on s'en souvienne une derniere fois !

Peine perdue : il y aura toujours des révisionnistes pour nier ce qu'il s'est réellement passé.

Tu leur produis des chiffres , et ils les nient : tu leur apportes la preuve , et ils disparaissent. Puis tu les vois réapparaître la fois d'après ailleurs , pour nier d'autres chiffres , jusqu'à ce que tu leur apportes la preuve , et qu'ils disparaissent à nouveau ... pour mieux réapparaître à nouveau.

Or , comme c'est ce qu'il s'est réellement passé , qui permet de comprendre l'effondrement des régimes communistes , ces "révisionnistes" seront toujours coupés de la compréhension de cet effondrement.

Cela laisse certes chez eux la possibilité de croire à l'illusion...

Ce message a été modifié par RealSidius - Wednesday 02 March 2005 à 01:41.
Wednesday 02 March 2005 à 01:45
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wink.gif
Wednesday 02 March 2005 à 01:55
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QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 00:38)
[/QUOTE]
Peine perdue : il y aura toujours des révisionnistes pour nier ce qu'il s'est réellement passé.

Tu leur produis des chiffres , et ils les nient : tu leur apportes la preuve , et ils disparaissent.

Apparemment, leur porte parole a disparu aussi !!! mrgreen.gif



effectivement a voir la photo, profil bas !

en fait mickael Jakson et staline, ils ont baisé tous deux les enfants de la nation !!! biggrin.gif
Wednesday 02 March 2005 à 01:58
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QUOTE (loveboys @ 02 Mar 2005 à 00:29)
Conquest estime la population des camps à 8 millions en 1938 : prenant ensuite ce chiffre comme moyenne annuelle pour les années 1936-1950, et un taux moyen des décès annuels de 10 %, il conclut qu'il y a eu quelque 12 millions de morts dans les camps durant cette période. A quoi il faut ajouter environ un million de personnes fusillées entre 1937 et 1939. Au bout du compte, si nous ajoutons à ces chiffres l'estimation la plus basse des victimes de la collectivisation, 6 millions, nous obtenons un total général approchant les 20 millions de morts pour raisons politiques sous le règne de Staline. L'économiste Alec Nove, qui multiplie les précautions, aboutit à une estimation comparable. Ce chiffre de 2O MILLIONS de victimes du stalinisme est le plus couramment admis en Russie.

Robert Conquest, Staline, Paris, Editions Odile Jacob, 1993, et La Grande Terreur,
suivie de Sanglantes moissons, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1995.





pour que l'on s'en souvienne une derniere fois !

Salut,

A propos de Robert Conquest...

L’éclatement de l’U.R.S.S. a permis aux historiens d’avoir accès aux archives soviétiques et notamment à la bureaucratie des goulags faisant compte des arrivées et départs consignés à l’unité près. Un article de Nicolas Werth, chargé de mission à Moscou, dans L’histoire, n°169, septembre 1993, pp. 38 à 51, publie ces chiffres exhumés avec les historiens Zeniskov et Dougin. En 1934, Conquest avait compté 5 millions d’internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus était de 510.307. Sur l’ensemble des détenus, il n’y avait qu’entre 25 et 33% de politiques.

Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.

Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a inventé 7.728.000. Conquest prétend qu’en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de « politiques » et qu’il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.

Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 « victimes du stalinisme ». Medvedev a noté 12 à 13 millions d’internés dans les camps staliniens. En réalité, sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs…Le nombre réel des détenus politiques était alors de 579.878. Parmi ces « politiques » il y avait des collaborateurs des nazis ; ceux condamnés pour trahison étaient 334.538. D’un point de vue moral, le nombre de victimes importe peu, mais pour l’historien la réalité chiffrée est essentielle et il est évident ici que les chiffres ont été gonflés par souci idéologique.

Robert Conquest n’a pas hésité à préfacer le livre du général-lieutenant soviétique de la sécurité d’Etat, Pavel Soudoplatov paru en français sous le titre Missions spéciales. Mémoires du maître espion soviétique Pavel Soudoplatov (Paris, Seuil, 1994). Or, cette voix devrait être d’outre-tombe puisque le livre est écrit en 1993, que Soudoplatov a été réhabilité dans les derniers mois d’existence de l’U.R.S.S., mais que Conquest présentait Soudoplatov dans son classique Inside Staline’s Secret Police (1985) comme ayant été fusillé dans les années 50 avec son ami Raïkhman…

Dans Harvest of Sorrow (1986), Conquest traite du « génocide » en Ukraine. Dans le chapitre 12, « La famine fait rage », il reprend des références à des fascistes ukrainiens et à Thomas Walker, dont il tait le nom et dont il antidate l’article de 1935 pour le faire correspondre à la famine de 1933 (18 février 1935 et non 1933).

Pourquoi accuser Conquest de mensonge idéologique en augmentant les chiffres des victimes du stalinisme et pas les auteurs qui amplifient les chiffres des victimes de la Shoah ? Sans doute Conquest veut-il faire passer le concept de totalitarisme renvoyant dos à dos nazisme et communisme. L’histoire est ainsi souvent dénaturée par les sympathies patriotiques ou idéologiques de ses auteurs.
Wednesday 02 March 2005 à 02:11
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QUOTE (Bouga @ 02 Mar 2005 à 00:58)
Pourquoi accuser Conquest de mensonge idéologique en augmentant les chiffres des victimes du stalinisme et pas les auteurs qui amplifient les chiffres des victimes de la Shoah ? Sans doute Conquest veut-il faire passer le concept de totalitarisme renvoyant dos à dos nazisme et communisme. L’histoire est ainsi souvent dénaturée par les sympathies patriotiques ou idéologiques de ses auteurs.

Il est fréquent que la volonté de créer des amalgames existent dans l'esprit de certaines personnes : ils partent de quelque chose reconnue comme condamnable , et essaient de lui associer quelque chose afin que la même condamnation le frappe.

Il est dommage que dans l'esprit de certains , le stalinisme ne soit pas considéré comme une monstruosité , ce qui oblige certaines personnes à chercher à établir une comparaison avec cette autre monstruosité qu'a été le na*i-me

Ce Conquest dont j'ignore tout est peut-être une de ces personnes.

--------

Ce que l'on ne peut nier , ce sont les informations fournies par les pyramides des ages :

Peu après la famine survinrent les purges soviétiques de 1937-38, pendant lesquelles plusieurs millions d'Ukrainiens furent exécutés par la police secrète soviétique, la NKVD.
>> On trouva plus tard dans la ville de Vinnytsia une fosse commune contenant près de 10.000 corps (Nikita Krouchtchev fit remarquer que l'Ukraine avait été entièrement " nettoyée ").

Les gens nés entre la famine et les purges avaient entre 52 et 57 ans en 1989, et le graphique montre en effet une diminution importante du nombre de personnes dans cette tranche.

Cet écart est accentué par le fait que vers la fin des années 30, il y avait encore moins de mères potentielles pouvant envisager d'avoir un enfant, les femmes en âge d'enfanter étant en grande partie les enfants de la génération précédemment réduite par la révolution et la Première Guerre mondiale


--------

Mon avis est qu'il regrettable de comparer ce qui finalement a été différent sur la forme : même si l'atrocité a été comparable.

Ce message a été modifié par RealSidius - Wednesday 02 March 2005 à 02:13.
Wednesday 02 March 2005 à 02:14
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quelle "embrouille" ! sleep.gif

mais tu l'as dit : "l'histoire est ainsi souvent dénaturée par les sympathies patriotiques ou idéologiques de ses auteurs" "

sinon, "nazisme = stalinisme = totalitarisme", une preuve par trois inébranlable ! happy.gif
Wednesday 02 March 2005 à 08:56
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QUOTE (Bouga @ 02 Mar 2005 à 00:58)
QUOTE (loveboys @ 02 Mar 2005 à 00:29)
Conquest estime la population des camps à 8 millions en 1938 : prenant ensuite ce chiffre comme moyenne annuelle pour les années 1936-1950, et un taux moyen des décès annuels de 10 %, il conclut qu'il y a eu quelque 12 millions de morts dans les camps durant cette période. A quoi il faut ajouter environ un million de personnes fusillées entre 1937 et 1939. Au bout du compte, si nous ajoutons à ces chiffres l'estimation la plus basse des victimes de la collectivisation, 6 millions, nous obtenons un total général approchant les 20 millions de morts pour raisons politiques sous le règne de Staline. L'économiste Alec Nove, qui multiplie les précautions, aboutit à une estimation comparable. Ce chiffre de 2O MILLIONS de victimes du stalinisme est le plus couramment admis en Russie.

Robert Conquest, Staline, Paris, Editions Odile Jacob, 1993, et La Grande Terreur,
suivie de Sanglantes moissons, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 1995.





pour que l'on s'en souvienne une derniere fois !

Salut,

A propos de Robert Conquest...

L’éclatement de l’U.R.S.S. a permis aux historiens d’avoir accès aux archives soviétiques et notamment à la bureaucratie des goulags faisant compte des arrivées et départs consignés à l’unité près. Un article de Nicolas Werth, chargé de mission à Moscou, dans L’histoire, n°169, septembre 1993, pp. 38 à 51, publie ces chiffres exhumés avec les historiens Zeniskov et Dougin. En 1934, Conquest avait compté 5 millions d’internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus était de 510.307. Sur l’ensemble des détenus, il n’y avait qu’entre 25 et 33% de politiques.

Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.

Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a inventé 7.728.000. Conquest prétend qu’en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de « politiques » et qu’il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.

Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 « victimes du stalinisme ». Medvedev a noté 12 à 13 millions d’internés dans les camps staliniens. En réalité, sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs…Le nombre réel des détenus politiques était alors de 579.878. Parmi ces « politiques » il y avait des collaborateurs des nazis ; ceux condamnés pour trahison étaient 334.538. D’un point de vue moral, le nombre de victimes importe peu, mais pour l’historien la réalité chiffrée est essentielle et il est évident ici que les chiffres ont été gonflés par souci idéologique.

Robert Conquest n’a pas hésité à préfacer le livre du général-lieutenant soviétique de la sécurité d’Etat, Pavel Soudoplatov paru en français sous le titre Missions spéciales. Mémoires du maître espion soviétique Pavel Soudoplatov (Paris, Seuil, 1994). Or, cette voix devrait être d’outre-tombe puisque le livre est écrit en 1993, que Soudoplatov a été réhabilité dans les derniers mois d’existence de l’U.R.S.S., mais que Conquest présentait Soudoplatov dans son classique Inside Staline’s Secret Police (1985) comme ayant été fusillé dans les années 50 avec son ami Raïkhman…

Dans Harvest of Sorrow (1986), Conquest traite du « génocide » en Ukraine. Dans le chapitre 12, « La famine fait rage », il reprend des références à des fascistes ukrainiens et à Thomas Walker, dont il tait le nom et dont il antidate l’article de 1935 pour le faire correspondre à la famine de 1933 (18 février 1935 et non 1933).

Pourquoi accuser Conquest de mensonge idéologique en augmentant les chiffres des victimes du stalinisme et pas les auteurs qui amplifient les chiffres des victimes de la Shoah ? Sans doute Conquest veut-il faire passer le concept de totalitarisme renvoyant dos à dos nazisme et communisme. L’histoire est ainsi souvent dénaturée par les sympathies patriotiques ou idéologiques de ses auteurs.

+1
Wednesday 02 March 2005 à 11:29
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QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 01:11)
Ce que l'on ne peut nier , ce sont les informations fournies par les pyramides des ages :

Peu après la famine survinrent les purges soviétiques de 1937-38, pendant lesquelles plusieurs millions d'Ukrainiens furent exécutés par la police secrète soviétique, la NKVD.
>> On trouva plus tard dans la ville de Vinnytsia une fosse commune contenant près de 10.000 corps (Nikita Krouchtchev fit remarquer que l'Ukraine avait été entièrement " nettoyée ").

Les gens nés entre la famine et les purges avaient entre 52 et 57 ans en 1989, et le graphique montre en effet une diminution importante du nombre de personnes dans cette tranche.

Cet écart est accentué par le fait que vers la fin des années 30, il y avait encore moins de mères potentielles pouvant envisager d'avoir un enfant, les femmes en âge d'enfanter étant en grande partie les enfants de la génération précédemment réduite par la révolution et la Première Guerre mondiale


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Mon avis est qu'il regrettable de comparer ce qui finalement a été différent sur la forme : même si l'atrocité a été comparable.

Je vois pas en quoi la pyramide des ages est une source historique a l'application de Staline dans les disettes en Ukraine...

Je tiens encore a signaler que les seul archives que l'on dispose c'est un recensement de la population Ukrainienne datant de 1925 et 1935 en 10 ans la population d'Ukraine baisse mais 6 millions de mort en 1 ans n'est qu'un mensonge historique, un de plus.
Wednesday 02 March 2005 à 14:47
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QUOTE (Hadora @ 02 Mar 2005 à 10:29)
Je vois pas en quoi la pyramide des ages est une source historique a l'application de Staline dans les disettes en Ukraine...

Je tiens encore a signaler que les seul archives que l'on dispose c'est un recensement de la population Ukrainienne datant de 1925 et 1935 en 10 ans la population d'Ukraine baisse mais 6 millions de mort en 1 ans n'est qu'un mensonge historique, un de plus.

Renseigne-toi , si cela t'intéresse , sur les pyramides des âges : tu comprendras leur utilité.

Tu n'en as jamais étudié à l'école ?

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1 – Révolution de 1917 – 1ère guerre mondiale

2 - 1932-1933, 1936-1938 famine, crime de masse, années de la « grande terreur » , passage des classes creuses à l’âge de la fécondité

3 - Interdiction de l'avortement en 1936 et lancement de la politique nataliste.

4 – Déficit des naissances lié à la seconde guerre mondiale.

5 – Baby boom

6 – Chute de la fécondité et arrivée des classes creuses de la 2ème guerre à l’âge de la fécondité

7 – Politique nataliste du gouvernement et arrivée des classes nombreuses nées après la seconde guerre mondiale à l’âge de la fécondité.

8 – Baisse de la fécondité, effet de rattrapage, après 1981 la lancée de la politique nataliste n’avait généré q’un effet de calendrier, beaucoup de couples n’ont fait qu’avancer leur fécondité.

-----------

Tu peux voir le gros creux correspondant aux années de la dékoulakisation : l'analyse de ce creux te permet de comprendre ceci

o Comme dans une population à un moment donné (1998) , on trouve beaucoup moins de personnes nées dans les années 1930-1934 , que dans les années qui précèdent , on peut en déduire , que ces personnes qui ne sont pas nées ne le sont pas , parce qu'il y avait moins de personnes pour donner la vie ...

>> Pour une raison simple : on les a tuées !

Ce message a été modifié par RealSidius - Wednesday 02 March 2005 à 14:50.
Wednesday 02 March 2005 à 14:52
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Ce creux-là :



C'est tout de même pas un mensonge d'historien : il y a bien une cause pour l'expliquer !

P.S.: A toi de voir , si tu as envie d'ouvrir les yeux !
Wednesday 02 March 2005 à 15:20
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QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 13:47)

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1 – Révolution de 1917 – 1ère guerre mondiale

2 - 1932-1933, 1936-1938 famine, crime de masse, années de la « grande terreur » , passage des classes creuses à l’âge de la fécondité

3 - Interdiction de l'avortement en 1936 et lancement de la politique nataliste.

4 – Déficit des naissances lié à la seconde guerre mondiale.

5 – Baby boom

6 – Chute de la fécondité et arrivée des classes creuses de la 2ème guerre à l’âge de la fécondité

7 – Politique nataliste du gouvernement et arrivée des classes nombreuses nées après la seconde guerre mondiale à l’âge de la fécondité.

8 – Baisse de la fécondité, effet de rattrapage, après 1981 la lancée de la politique nataliste n’avait généré q’un effet de calendrier, beaucoup de couples n’ont fait qu’avancer leur fécondité.

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Tu peux voir le gros creux correspondant aux années de la dékoulakisation : l'analyse de ce creux te permet de comprendre ceci

o Comme dans une population à un moment donné (1998) , on trouve beaucoup moins de personnes nées dans les années 1930-1934 , que dans les années qui précèdent , on peut en déduire , que ces personnes qui ne sont pas nées ne le sont pas , parce qu'il y avait moins de personnes pour donner la vie ...

>> Pour une raison simple : on les a tuées !

Mais tu vois ça en disant que ces crimes ont été commis volontairement, alors que cela a été une conséquence malheureuse mais involontaire de la dékoulakisation…

Le cas Hearst ;

William Randolph Hearst est le nom d’un multimillionnaire qui aida les nazis dans leur guerre psychologique contre l’Union soviétique. Hearst était un très grand patron de presse américain, connu comme le ‘père’ de ce qu’on appelle « la presse jaune », la presse à sensation. William Hearst avait commencé sa carrière comme rédacteur en chef en 1885, lorsque son père, George Hearst, un millionnaire de l’industrie minière, sénateur et propriétaire de journaux lui-même, le nomma à la tête du San Francisco Daily Examiner.

Une des premières campagnes de presse de Hearst contre l’Union soviétique concerna les millions de personnes soi-disant mortes de faim en Ukraine. Cette campagne commença le 18 février 1935, avec en gros titre de Une du Chicago American, la nouvelle de 6 millions de personnes mortes de faim en Union soviétique. Utilisant le sujet fourni par l’Allemagne nazie, William Hearst en baron de la presse et en sympathisant des nazis, commença à fabriquer des histoires sur un soi-disant génocide provoqué par les Bolcheviks ayant entraîné la mort de plusieurs millions de personnes en Ukraine. La vérité est bien différente. En fait, ce qui se produisait en Union soviétique, c’était au début des années 30, une lutte des classes sans précédent au cours de laquelle les paysans sans terre se soulevaient contre les riches propriétaires terriens, les koulaks, et commençaient à se battre pour la collectivisation, une lutte pour créer les kolkhozes.

Cette immense lutte des classes, touchant directement ou indirectement quelques 120 millions de paysans, a certainement provoqué des troubles dans la production et des pertes agricoles dans certaines régions. Avec moins à manger, les gens s’affaiblirent ce qui facilita la propagation des maladies infectieuses. Ces maladies étaient malheureusement communes dans le monde, à cette époque. Entre 1918 et 1920, une épidémie de fièvre espagnole avait causé la mort de 20 millions de personnes aux Etats-Unis et en Europe, mais personne n’avait accusé les gouvernements de ces pays d’avoir tué leurs propres citoyens. La vérité est que ces gouvernements ne pouvaient rien faire contre ce genre d’épidémie. C’est seulement avec le développement de la pénicilline pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il fut possible de contenir de telles épidémies. Et ce ne fut possible partout que vers la fin des années 40.

Les articles de la presse Hearst affirmant que des millions de personnes mouraient de faim en Ukraine, délibérément provoqués par les communistes, semblaient crédibles et détaillées. La presse Hearst utilisait tous les moyens possibles pour que ces mensonges ressemblent à la vérité, et réussit à influencer l’opinion publique des pays capitalistes qui se retourna brusquement contre l’Union soviétique. Ce fut le début de la fabrication d’un des principaux mythes sur l’Union soviétique. A côté des révélations de la presse occidentale sur la soi-disant famine, personne ne voulut écouter les démentis de l’Union soviétique et les explications sur la fabrication des mensonges de la presse de Hearst, une situation qui dura de 1934 à 1987 ! Pendant plus de 50 ans, plusieurs générations d’individus à travers le monde furent nourries de ces calomnies confortant la mauvaise opinion qu’ils avaient du socialisme en Union soviétique.
Wednesday 02 March 2005 à 15:44
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QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 13:52)
Ce creux-là :



C'est tout de même pas un mensonge d'historien : il y a bien une cause pour l'expliquer !

P.S.: A toi de voir , si tu as envie d'ouvrir les yeux !

compare a vec la pyralmide des ages russes pour comprendre
Wednesday 02 March 2005 à 15:45
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QUOTE (Bouga @ 02 Mar 2005 à 14:20)
QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 13:47)

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1 – Révolution de 1917 – 1ère guerre mondiale

2 - 1932-1933, 1936-1938 famine, crime de masse, années de la « grande terreur » , passage des classes creuses à l’âge de la fécondité

3 - Interdiction de l'avortement en 1936 et lancement de la politique nataliste.

4 – Déficit des naissances lié à la seconde guerre mondiale.

5 – Baby boom

6 – Chute de la fécondité et arrivée des classes creuses de la 2ème guerre à l’âge de la fécondité

7 – Politique nataliste du gouvernement et arrivée des classes nombreuses nées après la seconde guerre mondiale à l’âge de la fécondité.

8 – Baisse de la fécondité, effet de rattrapage, après 1981 la lancée de la politique nataliste n’avait généré q’un effet de calendrier, beaucoup de couples n’ont fait qu’avancer leur fécondité.

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Tu peux voir le gros creux correspondant aux années de la dékoulakisation : l'analyse de ce creux te permet de comprendre ceci

o Comme dans une population à un moment donné (1998) , on trouve beaucoup moins de personnes nées dans les années 1930-1934 , que dans les années qui précèdent , on peut en déduire , que ces personnes qui ne sont pas nées ne le sont pas , parce qu'il y avait moins de personnes pour donner la vie ...

>> Pour une raison simple : on les a tuées !

Mais tu vois ça en disant que ces crimes ont été commis volontairement, alors que cela a été une conséquence malheureuse mais involontaire de la dékoulakisation…

Le cas Hearst ;

William Randolph Hearst est le nom d’un multimillionnaire qui aida les nazis dans leur guerre psychologique contre l’Union soviétique. Hearst était un très grand patron de presse américain, connu comme le ‘père’ de ce qu’on appelle « la presse jaune », la presse à sensation. William Hearst avait commencé sa carrière comme rédacteur en chef en 1885, lorsque son père, George Hearst, un millionnaire de l’industrie minière, sénateur et propriétaire de journaux lui-même, le nomma à la tête du San Francisco Daily Examiner.

Une des premières campagnes de presse de Hearst contre l’Union soviétique concerna les millions de personnes soi-disant mortes de faim en Ukraine. Cette campagne commença le 18 février 1935, avec en gros titre de Une du Chicago American, la nouvelle de 6 millions de personnes mortes de faim en Union soviétique. Utilisant le sujet fourni par l’Allemagne nazie, William Hearst en baron de la presse et en sympathisant des nazis, commença à fabriquer des histoires sur un soi-disant génocide provoqué par les Bolcheviks ayant entraîné la mort de plusieurs millions de personnes en Ukraine. La vérité est bien différente. En fait, ce qui se produisait en Union soviétique, c’était au début des années 30, une lutte des classes sans précédent au cours de laquelle les paysans sans terre se soulevaient contre les riches propriétaires terriens, les koulaks, et commençaient à se battre pour la collectivisation, une lutte pour créer les kolkhozes.

Cette immense lutte des classes, touchant directement ou indirectement quelques 120 millions de paysans, a certainement provoqué des troubles dans la production et des pertes agricoles dans certaines régions. Avec moins à manger, les gens s’affaiblirent ce qui facilita la propagation des maladies infectieuses. Ces maladies étaient malheureusement communes dans le monde, à cette époque. Entre 1918 et 1920, une épidémie de fièvre espagnole avait causé la mort de 20 millions de personnes aux Etats-Unis et en Europe, mais personne n’avait accusé les gouvernements de ces pays d’avoir tué leurs propres citoyens. La vérité est que ces gouvernements ne pouvaient rien faire contre ce genre d’épidémie. C’est seulement avec le développement de la pénicilline pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il fut possible de contenir de telles épidémies. Et ce ne fut possible partout que vers la fin des années 40.

Les articles de la presse Hearst affirmant que des millions de personnes mouraient de faim en Ukraine, délibérément provoqués par les communistes, semblaient crédibles et détaillées. La presse Hearst utilisait tous les moyens possibles pour que ces mensonges ressemblent à la vérité, et réussit à influencer l’opinion publique des pays capitalistes qui se retourna brusquement contre l’Union soviétique. Ce fut le début de la fabrication d’un des principaux mythes sur l’Union soviétique. A côté des révélations de la presse occidentale sur la soi-disant famine, personne ne voulut écouter les démentis de l’Union soviétique et les explications sur la fabrication des mensonges de la presse de Hearst, une situation qui dura de 1934 à 1987 ! Pendant plus de 50 ans, plusieurs générations d’individus à travers le monde furent nourries de ces calomnies confortant la mauvaise opinion qu’ils avaient du socialisme en Union soviétique.

+1

kil é for ce bouga !

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