mercredi 02 mars 2005 à 16:10
| QUOTE (RealSidius @ 02 Mar 2005 à 14:54) |
L'idée étant que pour lutter contre les dernières résistances paysannes à la collectivisation des terres , Staline déporte les koulaks , réquisitionne systématiquement les récoltes et les biens
------
|
Salut,
En parlant des koulaks, les paysans riches; c’est 381 000 familles, c’est-à-dire 1,8 millions de personnes, qui furent envoyés en exil. Un petit nombre d’entre eux fut envoyé dans les camps de travail ou des colonies de travail. Mais pourquoi avaient-ils été condamnés ?
Les riches paysans russes, les koulaks, avaient pendant des centaines d’années soumis les paysans pauvres à une oppression et à une exploitation sans limites. Sur 120 millions de paysans en 1927, 10 millions de koulaks vivaient dans l’aisance tandis le reste des 110 millions était pauvre.
Avant la révolution, ils vivaient dans les conditions les plus misérables. La richesse des koulaks reposait sur les loyers et les taxes des paysans pauvres. Quand les paysans pauvres commencèrent de se regrouper en fermes collectives, la principale richesse des koulaks disparaissait. Mais les koulaks ne voulaient pas se dire battus. Ils essayèrent de restaurer l’exploitation en les affamant. Des groupes armés de koulaks attaquèrent les fermes collectives, tuèrent les paysans pauvres et les membres du parti, mirent le feu aux champs et tuèrent le bétail. En provoquant la famine chez les paysans pauvres, les koulaks tentaient de maintenir la pauvreté et leurs puissances.
Les évènements qui suivirent ne furent pas ceux qu’espéraient ces meurtriers. Cette fois, les paysans pauvres avaient le soutien de la révolution et furent plus forts que les koulaks qui furent battus, emprisonné, envoyé en exil et condamnés aux camps de travail.
Sur 10 millions de koulaks, 1,8 millions furent exilés ou condamnés. Il y a pu avoir des injustices commises au cours de cette lutte des classes massive dans les campagnes soviétiques où participaient 120 millions de personnes.
Mais pouvons-nous vraiment blâmer pour cela les pauvres et les opprimés, dans leur lutte pour une vie meilleure et pour assurer une vie meilleure à leurs enfants et pour qu’ils ne restent pas des affamés illettrés ? Pouvons-nous vraiment les condamner pour ne pas avoir été suffisamment « civilisés » ou pour ne pas avoir eu assez de pitié? Qui peut condamner des gens qui durant des centaines d’années n’ont eu accès à aucun acquis de cette civilisation et les accuser de ne pas être civilisés ? Les koulaks qui exploitaient les paysans pauvres, étaient-ils, eux, civilisés ou avaient-il eu de la pitié pendant toutes ces années ?
Ce message a été modifié par Bouga - mercredi 02 mars 2005 à 16:30.