Wednesday 12 April 2006 à 16:52
Alors que l'Etat bourgeois croit s'en être tiré de la crise social du pays en retirant son contrat précaire qu'était le CPE, les syndicats (même la CFDT) demandent maintenant l'abrogation du CNE, contrat pour les petites entreprises moins de 20 salariés mais pour le reste identique sur de nombreux points (periode d'essaie et licenciement sans motif) au CPE.
Le combat doit se poursuivre contre le CNE !
"PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déclaré que son syndicat demandait désormais l'abrogation du contrat nouvelle embauche (CNE).
"Il faut se donner comme objectif d'éliminer aussi, à terme, le CNE du paysage", a-t-il déclaré à la presse en marge d'une réunion de l'intersyndicale anti-CPE à Montreuil.
Prié de dire s'il envisageait un nouveau conflit, Bernard Thibault n'a pas souhaité répondre dans l'immédiat, évoquant uniquement des "pressions sur le gouvernement".
"A chaque jour suffit sa peine, nous avons une victoire à fêter aujourd'hui et nous envisagerons d'autres mobilisations", a-t-il dit.
Le CNE, adopté par ordonnance en août 2005 et destiné aux petites et moyennes entreprises, reprend les mêmes conditions que le CPE dont la suppression a été annoncée lundi par le gouvernement."
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"Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque estime dans un entretien au quotidien "Libération" de mercredi qu'il "sera difficile de ne pas ouvrir le dossier du CNE" (contrat nouvelles embauches).
"Aujourd'hui, la bagarre contre le CNE est sur le terrain juridique. Et au moment où le gouvernement veut un débat sur la sécurisation des parcours professionnels, il lui sera difficile de ne pas ouvrir le dossier du CNE", juge-t-il. "La CFDT le demandera".
Revenant sur la mobilisation contre le CPE (contrat première embauche), François Chérèque souligne qu"'il n'imaginait pas le refus total de dialogue que le gouvernement" allait "opposer" aux organisations syndicales. "La seule attitude qui nous restait était la contestation".
"Les institutions fonctionnent selon les hommes qui les font fonctionner. Tous promettent de consulter les partenaires sociaux mais l'oublient ensuite", regrette le leader de la CFDT.
"Quand j'ai rappelé au Premier ministre l'obligation, prévue par la loi Fillon de mai 2004, de laisser les partenaires sociaux négocier avant tout changement des règles sociales, il m'a répondu: 'je ne suis pas obligé, c'est seulement dans le préambule de la loi"', déclare François Chérèque. Et de commenter: "Nous sommes le seul pays d'Europe à fonctionner comme ça".
Interrogé au sujet des conséquences du mouvement anti-CPE sur les adhésions, le secrétaire général de la CFDT constate que "depuis deux mois, les demandes d'adhésion affluent, et pas seulement chez les jeunes". Il considère que les syndicats -dont l'unité a été selon lui "très, très forte"- ont remporté une victoire importante à propos du CNE face à un interlocuteur -le gouvernement-"particulièrement maladroit".
source : AP
Ce message a été modifié par Hadora - Wednesday 12 April 2006 à 16:53.