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Livenet > Forum > Histoire
mercredi 18 juin 2008 à 06:24
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Que cela nous plaise ou que cela nous choque, la Révolution française est un bloc... un bloc dont on ne peut rien distraire, parce que la vérité historique ne le permet pas.
[ Intervention à la Chambre des députés, 29 janvier 1891 ]
Georges Clemenceau

vendredi 20 juin 2008 à 06:58
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François Mitterrand
Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.
(1982, lors d'un Conseil des Ministres)

lundi 23 juin 2008 à 06:41
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L'Etat, c'est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète.
[ La Liberté ]

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine
mardi 24 juin 2008 à 04:52
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"C’est une révolte ? - Non, Sire, c’est une révolution !"

Auteur : Duc de Liancourt (-)

Date : 14 juillet 1789

Contexte historique :

Le 5 mai 1789, les Etats-Généraux débutent à Versailles avec trois ordres distincts : Le Tiers-Etat (environ 600 membres, dont Mirabeau de la noblesse et Sieyès du clergé), la Noblesse (environ 300 membres) et le Clergé (environ 300 membres). Le Tiers-Etat, par l’intermédiaire de l’abbé Sieyès, ne tarde pas à réclamer la réunion des trois ordres.

Le 17 juin, les représentants du Tiers-Etat proclament l’Assemblée Nationale. Trois jours plus tard, les députés du Tiers-Etat se réunissent dans la salle du Jeu de Paume car leur salle habituelle leur a été confisquée par le Roi Louis XVI ; ils y prêtent le serment, à l’initiative de Bailly de " ne jamais se séparer(...) jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides ". Le 22 juin, environ 150 députés du clergé décident de se joindre à ceux du Tiers- Etat. Le lendemain, le Roi récuse la réunion des trois ordres ; Mirabeau apostrophe alors son représentant, le Marquis de Brézé, venu demander aux députés de se retirer : " allez dire à votre maître que nous sommes ici par la puissance du peuple et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes ". Le 24 juin, la grande majorité du clergé rejoint le Tiers-Etat, rejoints le lendemain par une cinquantaine de députés de la Noblesse, dont La Rochefoucaud, Duport, Lameth et le Duc d’Orléans. Le 27 juin, le Roi invite son " fidèle Clergé et sa fidèle Noblesse " à se joindre au Tiers-Etat. Le 9 juillet, l’Assemblée se proclame Constituante.

A partir du 12 juillet, des incidents surviennent à Paris. Les électeurs du Tiers-Etat décident de former une milice bourgeoise, la Garde Nationale. Le 14 juillet, le peuple, qui cherche des armes, se rend à la Bastille qui sert d’arsenal. Le Marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, est massacré et sa tête fixée au bout d’une pique est promenée devant le Palais-Royal. Au soir du 14 juillet 1789, la Bastille est aux mains des insurgés Parisiens. Le Duc de Liancourt vient en informer le Roi Louis XVI. Celui-ci lui demande : "Mais, c’est une révolte ?" ; et Liancourt de répondre au Roi, de manière visionnaire : "Non Sire, c’est une révolution !"


jeudi 26 juin 2008 à 08:30
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Catherine de MEDICIS (1519 - 1589)
C'est bien taillé, mon fils; maintenant il faut coudre.

1588

Nullement enthousiasmée par l'assassinat du duc Henri de Guise, que son fils Henri III avait ordonné, la vieille reine lui fit cette remarque en apprenant l'exécution. Elle y laissait voir son anxiété devant un avenir qu'elle jugeait très sombre.

Un an plus tard, Henri III devait être assassiné à son tour par le moine Jacques Clément, ligueur fanatique.


mercredi 02 juillet 2008 à 17:25
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"Je n'aimerais pas etre un juif en Allemagne" H. Goring, 12 novembre 1938
jeudi 03 juillet 2008 à 07:46
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BAUDIN (1811 - 1851)
Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs.

3 décembre 1851

Cette phrase illustre un épisode dramatique de la prise du pouvoir par le prince Louis-Napoléon Bonaparte (1808 - 1873), alors Président de la Seconde République. Au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre 1851, les députés républicains essayèrent de soulever les faubourgs. Jean -Baptiste Baudin, avec une quinzaine de compagnons, dont sept députés, se rendit de bonne heure au faubourg Saint-Antoine et cria:

"Aux armes! Aux barricades! Vive la République!"

Une barricade fut improvisée, tenue par une centaine de personnes armées de vingt-trois fusils seulement. Quand trois compagnies du 19ème léger arrivèrent, les sept députés allèrent au-devant des soldats afin de les endoctriner; ils furent écartés. Baudin, resté seul sur la barricade, essaya de rallier les badauds qui s'étaient mis aux fenêtres ou s'étaient réfugiés sous les portes. Un homme lui dit, goguenard:

"Croyez-vous que nous voulons nous faire tuer pour vous conserver vos vingt-cinq francs?"

C'était là le traitement d'un député.

Baudin repondit: "Vous allez voir comment on meurt pour vingt-cinq francs."

A ce moment-là, un ouvrier de la barricade, énervé, tira. La troupe riposta. Baudin reçut trois balles dans la tête.
dimanche 13 juillet 2008 à 10:17
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"L'expérience et l'histoire nous enseignent que peuples et gouvernements
n'ont jamais rien appris de l'histoire, qu'ils n'ont jamais agi suivant les
maximes qu'on aurait pu en tirer."

Hegel, Leçons sur la philosophie de l'histoire.

mardi 22 juillet 2008 à 08:10
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NAPOLEON BONAPARTE (1769-1821)
Soldats vous êtes nus, mal nourris ...

1796

Début de l'une des proclamations que fit à ses troupes Napoléon Bonaparte récemment nommé général en chef de l'armée d'Italie.

"Soldats vous êtes nus, mal nourris; le gouvernement ne peut rien vous donner...Je vais vous conduire dans les plus fertiles plaines du monde...Vous y trouverez bonheur, gloire et richesse. Soldats d'Italie manqueriez-vous de constance?"

Une autre proclamation est restée également célèbre:

"Vous n'avez ni souliers, ni habits, ni chemises, presque pas de pain et nos magasins sont vides. Ceux de l'ennemi regorgent de tout, c'est à vous de les conquérir. Vous le voulez, vous le pouvez, partons!"


mardi 29 juillet 2008 à 07:50
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Jeanne d'ARC (1412 - 1431)
Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fût à l'honneur.

17 mars 1431
Faite prisonnière devant Compiègne et livrée aux Anglais, Jeanne d'Arc comparut devant un tribunal ecclésiastique présidé par l' évêque de Beauvais Pierre Cauchon.

Toutes ses actions et toutes ses paroles furent passées au crible. Au cours de son neuvième interrogatoire, le 17 mars 1431, à la question: "Pourquoi votre étendard fut-il plus porté en l'église de Reims, au sacre, que les étendards des autres capitaines?"

Elle répondit fièrement: "Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fût à l' honneur".
mercredi 30 juillet 2008 à 10:10
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NAPOLEON BONAPARTE (1769-1821)
Je viens, comme Thémistocle, m'asseoir au foyer du peuple britannique.

13 juillet 1815
Cette pharse est le début de la lettre que Napoléon 1er adressa le 13 juillet 1815 au régent d'Angleterre, futur roi George IV, pour lui demander asile en Grande-Bretagne.

"Je viens, comme Thémistocle, m'asseoir au foyer du peuple britannique. Je me mets sous la protection de ses lois, que je réclame de Votre Altesse Royale comme celle du plus constant, du plus généreux de mes ennemis."

L'empereur croyait-il sérieusement que le régent accepterait cette proposition? Il fut très vite renseigné sur la générosité du régent. Dès qu'il fut monté à bord du Bellérophon, c'est en prisonnier qu'il fut traité, appelé "général" et conduit sur l'île de Sainte-Hélène. Il y resta six ans sous la surveillance quelque peu mesquine de Sir Hudson Lowe.
vendredi 01 août 2008 à 04:45
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Henri IV (1553 - 1610)
C'est assez faire le roi de France, il est temps de faire le roi de Navarre.

12 mars 1597

Telles sont les paroles d'Henri IV à l'adresse de la Marquise de Montceaux, le 12 mars 1597, lors d'un ballet donné aux Tuileries, à l'annonce de la prise d'Amiens par les Espagnols. Le Roi de France retrouve ainsi l'audace de sa jeunesse et les habitudes guerrières et aventurières qui ont marqué sa vie avant l'accession au trône de France.
Alors que les chefs Ligueurs, comme le Duc de Mayenne, frère du feu Duc Henri de Guise, lui ont enfin présenté leur soumission et se sont ralliés à lui, Henri IV doit encore faire face, en ce début d'année 1597, aux armées espagnoles venues des Flandres et qui menacent le nord du Royaume.
Le 11 mars 1597, des paysans se présentent devant Amiens à la porte de Monstrecut. Lorsque l'un d'eux laisse tomber un sac de noix sur le chemin, les gardes délaissent leur poste pour s'en saisir. Des soldats espagnols cachés dans une charrette s'emparent alors de la porte, et 5000 Espagnols emmenés par le Capitaine Hernantello s'engagent alors dans la ville.
Lorsqu'il apprend la nouvelle le lendemain, Henri IV décide de lever une armée et de faire le siège d'Amiens. Mais celui-ci s'avère long et difficile. Les Espagnols ayant décidé d'envoyer une armée conduite par le Général Albert pour secourir les assiégés, nombreux sont les familiers d'Henri IV à lui conseiller de se retirer sur Paris. Mais le Duc de Mayenne, son ancien ennemi, le décide à poursuivre le siège. L'armée espagnole, après quelques escarmouches, fait retraite vers les Flandres le 16 septembre 1598 et, quelques jours plus tard, Amiens capitule.
vendredi 01 août 2008 à 05:16
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Les français sont des veaux!

De Gaulle
samedi 02 août 2008 à 10:43
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AVINAIN
N'avouez jamais!

29 novembre 1867
Le boucher Avinain, condamné à mort pour vol et assassinat, fut guillotiné le 29 novembre 1867. Jusqu'au dernier moment, il avait espéré la grâce impériale, en échange des aveux qu'il avait consenti à faire après le jugement. Mais le matin de son exécution, quand on vint lui demander "d'avoir du courage" et qu'on lui fit sa dernière toilette, il eut ces mots désespérés: "Ceux qui avouent sont toujours condamnés".
Bien des avocats se sont fait les disciples de ce boucher devenu trop tard clairvoyant, quand ils conseillent à leurs clients de nier formellement et constamment, de manière à laisser planer un doute dans l'esprit des juges.
dimanche 03 août 2008 à 09:25
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CHATEAUBRIAND (1768 - 1848)
Le vice appuyé sur le bras du crime.

6 juillet 1815

"Tout à coup, une porte s'ouvre: entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, Monsieur de Talleyrand soutenu par Monsieur Fouché."

C'est ainsi, dans ses Mémoires d'Outre-Tombe, que le vicomte François-René de Chateaubriand décrivit l'effet de saisissement que lui causa l'entrée dans une salle de l'abbaye de Saint-Denis de ces deux personnages, qu'il détestait et méprisait, venus se présenter à Louis XVIII rentré de Gand, "dans les bagages de l'armée anglaise", après Waterloo.

A ce moment là, 6 juillet 1815, Talleyrand était ministre des affaires étrangères et Fouché venait d'être nommé par le roi, ministre de la Police.
vendredi 15 août 2008 à 07:16
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Calvin, Jean (1509 - 1564)

* "Ma messe, la voici! c'est la bible, et je n'en veux pas d'autre" au cours d'une réunion en 1534
dimanche 17 août 2008 à 07:48
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Louis XIII (1601 - 1643)

* "C'est une chose etrange que la légèreté des Francais"

dimanche 17 août 2008 à 19:46
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Pour exprimer le peu d'inquiétude que lui causait la condamnation du communisme et du pouvoir soviétique, maintes fois réitérée par Pie XII, Staline eut le mot ironique bien connu : « Le Vatican, combien de divisions ? ».


Quelques années plus tard, on vint annoncer au pape la mort de Staline.

Pie XII hocha la tête et dit seulement : « Maintenant, il les voit, mes légions… ».


Ce message a été modifié par Mc Pipo - dimanche 17 août 2008 à 19:47.
samedi 23 août 2008 à 10:06
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Louis XIV (1638 - 1715)

* "La plus éclatante victoire coûte toujours trop cher, quand il faut la payer du sang de ses sujets" Lettre écrite pour le dauphin
mardi 26 août 2008 à 10:51
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Catherine de Médicis (1519 - 1589)

* "C'est bien taillé, mon fils; maintenant il faut coudre" s'adressant à son fils Henri III après la mort du duc de Guise

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