Wednesday 07 February 2007 à 11:30
| QUOTE (space oddity @ 07 Feb 2007 à 01:25) |
| De plus force est de constater qu'aujourd'hui le cinéma évite de plus en plus ce genre de piège. Il n'en demeure pas moins que jadis il était bel et bien utilisé comme outil de propagande par les dirigeants. |
Je suis tout à fait d'accord.
Pour revenir au cinéma sous Reagan et à des films comme Rocky IV ou Rambo II il ne faut pas mettre de coté de contexte sociaux-économique des années Reagan, années de crise économique et sociale.
Voici un petit resumé de l'action de Reaganà la Présidence des USA je cite des propos du livre de l'historien américain Howard Zinn "Une histoire populaires de Etats-Unis" :
"En 1984, il réduit de 140 milliards de $ les programmes sociaux pour alimenter l'industrie de l'armement. 350 000 handicapés se virent retiré l'aide sociale.
Sous la présidence de Reagan le chomage augmenta, en 1982 on compte 30 millions de personnes qui connaissaient annuellement le chômage intégral ou partiel. En conséquence 16 millions d'amricains perdirent leur assurance médical. En 1981, dans le Michigan, qui représentait le taux de chomage le plus élevé du pays, le taux de mortalité infantile se mit également à augmenter.
De nouveaux critères d'attribution éliminèrent plus d'1 million d'enfants de l'accès aux repas scolaires gratuits, qui représentaient pourtant la moitié de leur alimentation quotidienne. Des millions d'enfants firent leur entrée dans la catégorie officielle des "pauvres", et bientot un quart des enfants américains, 12 millions au total, vécurent dans la pauvreté.
Dans certain quartiers de Detroit, un tiers des enfants mouraient avant d'avoir atteint leur premier anniversaire.
Le New York Times affirmait : Au regard de ce que vivent ceux qui ont faim en Amérique, cette administration ne peut éprouver que de la honte.
Pendant les 13 années de pouvoir républicain, les 1% des individus les plus riches de la population engrangèrent 1000 milliards de $.
Au début des années 1990, une famille au revenu annuel moyen de 37800 $ reversait 7,65% de son revenu pour financer le système d'aide social. Une famille gagant dix fois plus ne payait pour sa part que 1,46% de charges sociales.
A la fin des années Reagan, l'écard entre les riches et les pauvrs s'était considérablement accru. Alors que les reponsables des entreprises gagnaient en moyenne 40 plus que le salarié moyen dans les années 1980, ils gagnaient 96 fois plus en 1989. Entre 1977 et 1989 le revenu brut des 1% les plus riches avait augmenté de 77%. En revanche, pour les deux cinquieme de la population la pauvre il n'y avait eu aucune augmentation.
Lors de sa neuvieme année d'exercice Reagan proposa une diminution de 9 milliard de $ du budget affecté à l'aide sociale aux enfants et aux familles pauvres, le Congrès ramena cette diminution à un milliard.
La président du Children's Defense Fund, Marian Wright Edelman déclara à l'été 1983 : " Vous faites vos début professionnels dans une nation et au sein d'un monde au bord de la banqueroute morale et économique. Depuis 1980, le Président et le Congrès nous montent les uns contres les autres et n'annoncent de bonnes nouvelles qu'aux riches au détriment des pauvres. Les enfants en sont les premières victimes. Quotidiennement nos choix nationaux et internationaux désastreux tuent des enfants. Dejà, partout dans le monde, des gouvernements qui obéissent au notre depensent pus de 600 milliards de $ par an en armement alors qu'on estime à un milliard environ le nombre d'humains qui vivent dans la misère et 650 millions le nombre de ceux qui sont au chomage ou sous employés. Om sont l'engagement humaniste et la volonté politique nécessaire pour trouve la somme relativement ridicule qui permettrait aux enfants de survivre ? "
Le gouvernement Reagan réduisa le nombre de logements sociaux de 40 millions à 40 000."
Pour faire accepter cette réalité à la population l'Etat américain s'est notamment servi du cinéma où à travers des personnes comme Rambo, symbole de l'américain, faire renaitre chez l'américain le patriotisme anti-sovietique, justifier les pertes sur le plan social au profit de l'industrie de guerre contre l'ennemi sovietique et surtout montrer au monde extérieur notamment à l'Europe que l'Amérique était toujours debout et gagnait dans les films contre le communisme.