A voir sur Livenet :


Derniers Sujets

Tuesday 06 February 2007 à 23:17
Citer +Citer
Récemment je parlais sur un forum avec l'un des auteurs de ce livre :



Il a notamment écrit un article decrivant Rocky IV et Rambo II comme des films n'étant pas des oeuvres de propagande. Le probleme c'est qu'il n'est pas historien et n'a aucune formation d'historien, d'ailleurs il n'a pas pu me repondre suite à mes propos...

En effet la culture et le cinéma furent utilisée comme une arme lors de la guerre froide utilisée à l'ouest comme à l'est. On ne peut nier que le gouvernement américain a financé l'industrie culturelle et notamment le cinéma avec Hollywood en pleine guerre froide pour que ce dernier véhicule les valeurs américaines et notamment la doctrine Truman. Par le biais de la CIA le gouvernement américain finançait des associations culturelles par exemple le Free Europe Committe, la Federation populaire pour la Paix et la Liberté, ou encore Radio Europe Libre. Les USA ont pris très tot conscience de l'arme de propagande dans le conflit de la guerre froide avec dès 1953 la création d'un organisme américain chargé de propagande.

Cette propagande avait pour but d'affaiblir l'URSS mais aussi de maintenir le peuple dans cet esprit de guerre pour notamment justifier les dépenses militaires du pays. Les USA ont developpé une culture de guerre où fut souligné que l'URSS était un danger pour les valeurs américains. Outre l'URSS c'était l'anti-communiste qui devait être la ligne directrice de ce genre de films, Rambo l'illustre très bien. Il ne faut pas oublier que ces films étaient exportés sur le marché européen où les USA avait un quasi monopole (60 % des films dans les salles françaises étaient des films américains) suite au plan Marshall. Ces films touchaient un public européen directement confronté au communisme (Europe de l'Est) car après tout aux USA le communisme était inexsitant. Le role de ces films étaient donc double : sur le plan intérieur maintenir le peuple américain dans cet esprit de guerre froide pour justifier les dépenses militaires (300 milliards de $ sous Reagan) et sur le plan extérieur attaqué par l'arme culturelle le grand ennemi sur son propre continent.

Peut on encore penser que ces films ne furent pas un outil de propagande ?


Ce message a été modifié par Hadora - Tuesday 06 February 2007 à 23:19.
Wednesday 07 February 2007 à 01:25
Citer +Citer
Bien sûr que c'en étaient... Certains vieux James Bond l'illustrent encore plus explicitement (si tu parles exclusivement des années Reagan dans la guerre froide, je pense notamment à Octopussy).
Ces films ont forcément eu une influence sur l'inconscient collectif, ne serait-ce qu'en construisant une image assez fantasmée de l' "ennemi".
Bon en fait on pourrait rectifier un peu mon tir en disant que le russe était déjà l'ennemi favori des premiers romans James Bond (avant que ce ne soit porté à l'écran donc).
De plus force est de constater qu'aujourd'hui le cinéma évite de plus en plus ce genre de piège. Il n'en demeure pas moins que jadis il était bel et bien utilisé comme outil de propagande par les dirigeants.

Ce message a été modifié par space oddity - Wednesday 07 February 2007 à 01:26.
Wednesday 07 February 2007 à 02:53
Citer +Citer
Ouais, j'ai remarqué qu'il y avait de l'anti-URSS dans Casino Royal aussi... mellow.gif

J'me casse. sleep.gif
Wednesday 07 February 2007 à 11:30
Citer +Citer
QUOTE (space oddity @ 07 Feb 2007 à 01:25)
De plus force est de constater qu'aujourd'hui le cinéma évite de plus en plus ce genre de piège. Il n'en demeure pas moins que jadis il était bel et bien utilisé comme outil de propagande par les dirigeants.

Je suis tout à fait d'accord.

Pour revenir au cinéma sous Reagan et à des films comme Rocky IV ou Rambo II il ne faut pas mettre de coté de contexte sociaux-économique des années Reagan, années de crise économique et sociale.

Voici un petit resumé de l'action de Reaganà la Présidence des USA je cite des propos du livre de l'historien américain Howard Zinn "Une histoire populaires de Etats-Unis" :

"En 1984, il réduit de 140 milliards de $ les programmes sociaux pour alimenter l'industrie de l'armement. 350 000 handicapés se virent retiré l'aide sociale.

Sous la présidence de Reagan le chomage augmenta, en 1982 on compte 30 millions de personnes qui connaissaient annuellement le chômage intégral ou partiel. En conséquence 16 millions d'amricains perdirent leur assurance médical. En 1981, dans le Michigan, qui représentait le taux de chomage le plus élevé du pays, le taux de mortalité infantile se mit également à augmenter.

De nouveaux critères d'attribution éliminèrent plus d'1 million d'enfants de l'accès aux repas scolaires gratuits, qui représentaient pourtant la moitié de leur alimentation quotidienne. Des millions d'enfants firent leur entrée dans la catégorie officielle des "pauvres", et bientot un quart des enfants américains, 12 millions au total, vécurent dans la pauvreté.
Dans certain quartiers de Detroit, un tiers des enfants mouraient avant d'avoir atteint leur premier anniversaire.
Le New York Times affirmait : Au regard de ce que vivent ceux qui ont faim en Amérique, cette administration ne peut éprouver que de la honte.

Pendant les 13 années de pouvoir républicain, les 1% des individus les plus riches de la population engrangèrent 1000 milliards de $.

Au début des années 1990, une famille au revenu annuel moyen de 37800 $ reversait 7,65% de son revenu pour financer le système d'aide social. Une famille gagant dix fois plus ne payait pour sa part que 1,46% de charges sociales.

A la fin des années Reagan, l'écard entre les riches et les pauvrs s'était considérablement accru. Alors que les reponsables des entreprises gagnaient en moyenne 40 plus que le salarié moyen dans les années 1980, ils gagnaient 96 fois plus en 1989. Entre 1977 et 1989 le revenu brut des 1% les plus riches avait augmenté de 77%. En revanche, pour les deux cinquieme de la population la pauvre il n'y avait eu aucune augmentation.

Lors de sa neuvieme année d'exercice Reagan proposa une diminution de 9 milliard de $ du budget affecté à l'aide sociale aux enfants et aux familles pauvres, le Congrès ramena cette diminution à un milliard.
La président du Children's Defense Fund, Marian Wright Edelman déclara à l'été 1983 : " Vous faites vos début professionnels dans une nation et au sein d'un monde au bord de la banqueroute morale et économique. Depuis 1980, le Président et le Congrès nous montent les uns contres les autres et n'annoncent de bonnes nouvelles qu'aux riches au détriment des pauvres. Les enfants en sont les premières victimes. Quotidiennement nos choix nationaux et internationaux désastreux tuent des enfants. Dejà, partout dans le monde, des gouvernements qui obéissent au notre depensent pus de 600 milliards de $ par an en armement alors qu'on estime à un milliard environ le nombre d'humains qui vivent dans la misère et 650 millions le nombre de ceux qui sont au chomage ou sous employés. Om sont l'engagement humaniste et la volonté politique nécessaire pour trouve la somme relativement ridicule qui permettrait aux enfants de survivre ? "

Le gouvernement Reagan réduisa le nombre de logements sociaux de 40 millions à 40 000.
"

Pour faire accepter cette réalité à la population l'Etat américain s'est notamment servi du cinéma où à travers des personnes comme Rambo, symbole de l'américain, faire renaitre chez l'américain le patriotisme anti-sovietique, justifier les pertes sur le plan social au profit de l'industrie de guerre contre l'ennemi sovietique et surtout montrer au monde extérieur notamment à l'Europe que l'Amérique était toujours debout et gagnait dans les films contre le communisme.
Wednesday 07 February 2007 à 19:27
Citer +Citer
Je dirais que si le cinéma anti-soviétique américain, occidental en général a été prolifique, en parallèle je mettrais maintenant toutes les séries télé et films où l'on met en scène le terrorisme qui généralement est d'origine de pays musulmans. On a le droit à tous les clichés pas possible de la même façon qu'on en avait le droit du temps de la guerre froide.

Ainsi la seule chose que je vois c'est que le cinéma se fait collaborateur de gouvernements qui préféreront toujours financer des trafiquants d'armes que des programmes sociaux dans leurs propres pays. D'ailleurs pour anecdote : Nicolas Cage a eu énormément de mal à trouver des fonds pour faire produire le film : Lord of War.
Wednesday 07 February 2007 à 21:09
Citer +Citer
Tout à fait, le cinéma suit le tournant de la ligne directrice de la politique étrangère américaine depuis la chute de l'URSS : trouver un nouvel ennemi qui sera Saddam et le terrorisme.





A voir sur le portail Livenet.fr Actu et culture
Bien être
Arts et loisirs
High tech
Amour et sexe
Musique
Real TV
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2009  IPS, Inc.