samedi 24 novembre 2007 à 23:26
vendredi 23 novembre 2007 à 02:02 Mais est- ce qu'un mythomane peut devenir un danger pour la société s'il se fait contrer (pris en flag à mythonner) ?
un danger pour la société... mmm non, c'est rarissime et c'est pas plus mal. Par contre un mythomane à qui on prouve par A+B qu'il a tort, et qu'après moults effort, on finit par le mettre dos au mur, ça peut être un danger pour lui même. La mythomanie en elle même n'est pas dangereuse, mais quand il sagit d'une pathologie médicale et non d'une simple envie de mentir, alors le "choc" de se retrouver dos au mur face à la vérité qu'on se nie pour une raison ou pour une autre (généralement, c'est pour se terrer dans un monde où l'on se sent bien, quand de par sa vie "réelle" on a des tendance à la fragilité et à la depression) il se peut que la personne atteinte de mythomanie (là encore je précise que je parle du sens purement médical du terme, et non la vulgarisation qu'on a fait de ce mot) perde pied, s'emmêle les pinceaux, ne sache plus où est la vérité et où est le mensonge, etc etc. A ce niveau là, une bonne cure à base de psychotropes adaptés au cas (voir médecin) suffisent généralement. Par contre, si l'on sombre dans le cas gravissime par excellence, si la personne a vraiment l'esprit fragile, c'est assez rare, mais pas rarissime, la personne peut se retrouver en cas de schyzophrénie. A titre de précision, et contrairement à la croyance populaire, la schyzoprénie n'est pas systématiquement un dédoublement de personnalité. La schyzophrénie est un cas pathologique particulièrement grave qui consite à perdre la notion des réalité. Ca peut avoir deux conséquence fâcheuse : la paranoïa et/ou le dédoublement de personnalité, mais ce dernier est rarissime en fait. Et si tu regarde bien ces caractéristiques naissent tout droit des caractéristique de la mythomanie (création d'un "soi" vivant dans un monde idyllique, l'opposé du "soi" réél, le refus systématique de voir la vérité en face, perte de confiance envers les gens, les proche en particulier, qui cherche à nous donner tort... etc. On retrouve là nos fameux cas de dédoublement et de paranoïa, mais à une échelle bien moins importante dans le cas de la mythomanie, et dans une échelle extreme dans le cas de la schyzophrénie).
Mais rassurez vous, à priori, un mec qui mythonne sur internet n'a quasiment aucune chance de se retrouver dans un asile pour schyzophrénie, c'est des cas extrêment isolés qui naissent chez des personne qui ont déjà dans leur psyché un "terrain" pour sombrer dans ce genre de pathologie grave. Des personne qui sont vraiment plongés bien loin dans leur "délire" imaginaire, qui ont généralement tendance à être discret, refermés sur eux même, etc etc.
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Je suis quand même persuadée que les dingues les plus dangereux sont en réalité ceux qu'on soupçonne le moins. La schizophrènie par exemple passe souvent inaperçue vis à vis des proches, et c'est encore pire si le sujet en question est doué d'intelligence...
C'est effectivement le cas : les personnes les plus dangereuses sont quasi indétectables.
Et ce pour des raisons là encore totalement médicales. Mais d'abord un petit point sur des notions que la plupart ne connaissent pas forcément, à savoir la différence entre le psychopathe et le sociopathe (au sens pathologique du terme, pas au sens où on l'a banalisé dans notre langage). En fait on a tendance à qualifier de "psychopathe" tous les "malades mentaux" et les fous dangereux qui trainent dans la nature. C'est en fait un abus de langage. la différence se situe dans la notion de différence entre le bien et le mal.
Le psychopathe est une personne potentiellement dangereuse pour le public, mais il a parfaitement la notion du bien et du mal. Dans des cas gravissimes de tueurs psychologiquement malade, la personne saura que ce qu'elle fait est mal, mais ne pourra s'empêcher de le faire quand même, comme un besoin naturel.
Le sociopathe c'est sensiblement différent et nettement plus dangereuse pour le monde extérieur. Le sociopathe n'a aucune notion du bien et du mal, par exemple si tu lui mets un crayon dans la main, qu'il te dessine une maison ou qu'il te l'enfonce dans la gorge pour lui l'un comme l'autre est parfaitement normal. Il n'a pas conscience de ce qu'est le bien, de ce qu'est le mal, ni même de l'existence de ces concepts. En gros si tu te vide de ton sang devant lui, il continuera à vaquer à ses occupation et trouvera ça tout à fait normal, sans haine ni plaisir, il en aura strictement rien à taper.
Au delà de leur pathologie, ces personnes sont parfaitement "normales" et doués de l'intelligence propre à n'importe qui, donc particulièrement indécelable, sauf bien sur si un stimuli vient déclencher la mise en action de cette pathologie qui là encore, est "dormante" et ne demande qu'à être réveillée. Il faut avoir un "terrain" à ça, et le problème, c'est qu'il est très difficile de définir avec précision à quoi ressemble ce terrain psychologique.
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