Thursday 15 June 2006 à 17:44
quelques citations :
1964 :
"C’est le petit père Staline qui m’a amené au communisme et personne ne viendra me dire que je ne puis lire Staline. Je l’ai lu à une époque où il était très mal vu de le lire. C’était une autre époque. Et parce que je ne suis déjà pas très malin, et qu’en plus je suis un cabochard, je continue à le lire aujourd’hui encore ; dans cette période nouvelle, maintenant qu’il est encore plus mal vu de le lire. Et tant à l’époque qu’aujourd’hui, je découvre chez Staline toute une série de choses qui sont très bonnes. Il convient de considérer Staline à partir du cadre historique dans lequel il évolue, il ne faut pas se contenter de le considérer comme l’une ou l’autre brute, mais au sein de ce cadre historique particulier. "
« C’est dans ce que l’on a appelé les erreurs de Staline que réside la différence entre un comportement révolutionnaire et un comportement révisionniste. Il (Staline) comprend le danger des rapports (de marché) mercantilistes et essaie d’en sortir progressivement en brisant l’opposition. La nouvelle direction (Khrouchtchev) par contre cède aux impulsions de la superstructure et place l’accent sur l’activité mercantile. »
En novembre 1953, on peut lire ceci dans une lettre qu’il a écrite au Costa Rica :
« Une fois de plus, j’ai pu me rendre compte de l’horreur de ces pieuvres capitalistes. J’ai juré sur un portrait du vieux et regretté camarade Staline que je ne prendrais plus de repos avant que soient détruites ces pieuvres capitalistes. » (H 51)
1964 :
« Deux, trois, de nombreux Vietnam. Tel est le mot d'ordre. » (O 584)
« Cela veut dire une guerre de longue haleine, et je le répète une fois de plus, une guerre cruelle. » (O 597)
« La haine comme facteur de lutte ; la haine implacable envers l’ennemi qui fait franchir à l’homme ses limites naturelles et le transforme en une machine à tuer efficace, violente, sélective et froide. Voilà comment doivent être nos soldats. Un peuple sans haine ne peut triompher d’un ennemi brutal. » (O 596)
« Nous nous trouvons (...) dans la première phase de la transition vers le communisme, ou dans la phase de construction du socialisme. Celle-ci se caractérise par une violente lutte des classes et par la présence en son sein d’éléments capitalistes qui viennent troubler la compréhension correcte de cette phase. » (O 376-7)
" Le Parti est une organisation d’avant-garde. Les meilleurs travailleurs sont amenés à y adhérer par leurs camarades. Il constitue une minorité, mais en raison des qualités de ses cadres, il dispose d’une grande autorité. Il représente notre aspiration que se constitue un Parti de masse, mais uniquement lorsque les masses auront atteint le niveau de développement de l’avant-garde. En d’autres mots, lorsqu’elles auront été formées au communisme. Et c’est vers cette éducation que s’oriente notre travail. Le Parti est l’exemple vivant, ses cadres doivent être un exemple de dévouement et de sacrifice, par leurs efforts, ils doivent amener les masses à remplir leur tâche révolutionnaire. Cela requiert des années de lutte acharnée contre les difficultés inhérentes à la construction [du socialisme], contre les ennemis de classe, contre les abus du passé, contre l’impérialisme. » (O 381)
« sa mission consiste à atteindre le plus rapidement possible la dictature du prolétariat. » (O 199)
« Afin de construire le communisme, en même temps que la base matérielle, il convient de créer l’Homme Nouveau. Par conséquent, il est très important de choisir les instruments adéquats afin de mobiliser les masses. (...) L'éducation directe est de toute première importance. (...) Elle doit se faire par le biais de l’appareil éducatif de l’État, en fonction de la culture générale, de la technique et de l’idéologie, par le biais d’organes comme le ministère de l’Enseignement et le Parti. » (O 372-3)