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Livenet > Forum > Histoire
Thursday 19 May 2005 à 12:26
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Pourquoi ne pas parler un peu de Charlemagne ? smile.gif

Mais d'abord, voici sa biographie :



D'après les textes d'EGINHARD ( 775-840 )

L'Empereur était grand et fort. Il mesurait sept pieds de haut. Il était toujours en bonne santé. Charlemagne ne fut malade que durant les quatre dernières années de sa vie, où il avait souvent la fièvre et se mit à boiter. C'est pourquoi l'Empereur aimait se baigner dans les eaux chaudes d'Aix. Personne ne nageait aussi bien que lui. Il invitait souvent tous ses amis à le rejoindre dans le bain. Parfois, plus de cent personnes étaient dans l'eau avec lui.

Charlemagne portait le costume des Francs : une chemise et un caleçon de toile au-dessus desquels il avait une tunique et une culotte. Les jambes et les pieds étaient entourés de bandelettes.

En hiver il enfilait un gilet en peau de loutre ou de rat.
Les jours de fête et pour les grandes occasions l'Empereur portait, suspendu au côté, une épée décorée de pierres précieuses.

Il endossait un habit tissé d'or, des chaussures couvertes de pierreries, une fibule (broche) d'or pour attacher son manteau, un diadème en or décoré de pierres précieuses.

Source : ICI


Ce message a été modifié par Maharet - Monday 23 May 2005 à 19:04.
Thursday 19 May 2005 à 12:31
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Les Réalisations

Après la mort de son père, en 768, il partagea d’abord le royaume avec son jeune frère Carloman, et eut pour sa part la Neustrie, l’Aquitaine et la portion occidentale de l’Austrasie; mais il demeura seul possesseur de tout le royaume à la mort de Carloman, en 771. Il avait remporté dès 770 une victoire complète sur les peuples d’Aquitaine, qui voulaient se rendre indépendants. Lorsqu’il se trouva seul maître de la France, il étendit partout ses conquêtes. Il fit, à partir de 772, une guerre acharnée aux Saxons, qui, commandés par Witikind, lui opposèrent une vigoureuse résistance; il n’acheva de les soumettre qu’en 804; il se vit même contraint, pour prévenir leurs révoltes, d’en transplanter les habitants.

En 774, il défit Didier, roi des Lombards, qui menaçait le pape, et s’empara de ses États. Il passa en Espagne en 778, et, malgré un échec subi à Ronceveaux par son arrière-garde, que commandait Roland, son neveu, il remporta plusieurs victoires sur les Sarrasins et conquit toute la Catalogne. En 788, il réduisit Tassillon, duc de Bavière, qui conspirait contre lui avec les Saxons, et ajouta ses États à son empire. De 791 à 798, il détruisit l’empire des Avares. En 800, Léon III le couronna empereur d’Occident. En 813, il associa son fils Louis à l’empire. Il mourut peu après, en 814.

Le vaste empire de Charlemagne était borné à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud, par l’Ebre, en Espagne, par le Volturno, en Italie; à l’est par la Saxe, la Theiss, les monts Krapacks et l’Oder; au nord par la Baltique, l’Eyder, la mer du Nord et la Manche. L’empereur résidait le plus souvent à Aix-la-Chapelle. Il faisait visiter chaque année toutes les provinces de son vaste empire par des Missi dominici, hauts commissaires chargés d’en assurer l’unité et de faire respecter partout le pouvoir central.

Ce souverain mérita le titre de Grand, non seulement par ses conquêtes, mais aussi par ses sages institutions. Il fut le restaurateur des lettres; il attira en France par ses libéralités les savants les plus distingués de l’Europe, fonda dans son palais même la première Académie qu’on eût vue dans les Gaules, l’École palatine, que dirigeait Alcuin, et s’honora d’en être membre lui-même (il y avait pris le nom de David).

Il établit des écoles où l’on enseignait la grammaire, l’arithmétique, la théologie et les humanités. C’est à Charlemagne que la France dut ses premiers progrès dans la marine; il fit creuser plusieurs ports. Il favorisa aussi l’agriculture, et s’immortalisa par la sagesse de ses lois, dont le recueil est connu sous le nom de Capitulaires. Cet empereur fut mis au nombre des saints par l’antipape Pascal III; sa fête fut fixée au 28 janvier. L’histoire de Charlemagne a été écrite en latin par Eginhard, qui avait été son secrétaire.


MARIE-NICOLAS BOUILLET, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Ouvrage revu et continué par Alexis Chassang. Paris, Hachette, 1878, p. 384

Source : ICI

Ce message a été modifié par Maharet - Monday 23 May 2005 à 23:49.
Thursday 19 May 2005 à 12:33
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Quelques mots sur la société

Le royaume de Charlemagne est un pays de forêts, où le climat se réchauffe. Le loup y suscite de grande craintes. Outre les nombreux moulins, dans les villages, les paysans commencent à pratiquer la rotations des cultures ; les champs sont souvent enclos, de talus, de fossés, de haies vives ou mortes ou palissades, de pieux garnis de ronces. La rotation des cultures et la jachère sont déjà connus. On produit déjà de la bière au houblon. Les paysans consomment beaucoup d'oeufs.

Le territoire correspondant au royaume compte alors une quinzaine de millions d'habitants.
Les hommes s'y classent entre libres et non-libres. Au sommet de la demi-liberté, il y a les colons qui ont une terre cultivée en usufruit. Moins libre est le lite qui est tenu à une obéissance qui s'attache à sa personne. Enfin, il y a le serf, propriété du maître mais qui jouit de quelques droits. La croissance démographique est un facteur de réduction de l'esclavage d'autant que l'Eglise condamne ouvertement cette pratique. En conséquence, les esclaves sont de moins en moins nombreux.

Les juifs sont peu nombreux ; il occupent essentiellement la fonction de marchand dans les villes. Il y jouissent de droits comparables à ceux des chrétiens.
Les relations vassaliques entre les grands sont déjà en place : le vassal est celui qui doit obéissance au seigneur. L'usage est déjà fixé : "le vassal agenouillé met les mains dans les mains de celui qui devient son seigneur et déclare sa volonté d'être son homme". Les vassaux directs sont ceux que le roi a chasés, c'est-à-dire pourvus d'une terre prise sur le patrimoine royal.

Les dons à l'Eglise se multiplient, c'est pourquoi les établissements ecclésiastiques gagnent en ampleur. Le monachisme bénédictin conquiert du terrain avec la fondation par exemple de Saint-Maur-des-Fossés en 638.

La plupart des villes importantes à cette époque sont d'anciennes cités romaines. Paris a perdu de son importance ; elle compte la moitié des habitants de Lutèce. Les ports du sud de la France ont décliné aussi. La monnaie qui circule dans les villes est le denier d'argent. L'évêque et le comte coopèrent à l'administration des villes et des territoires.

Source : ICI

Ce message a été modifié par Maharet - Monday 23 May 2005 à 23:50.
Thursday 19 May 2005 à 13:08
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On pourrait ajouter quelques anecdotes.

Son nom francisé est "CAROLUS MAGNUS", Charles le Grand, qui a donné Charlemagne pour les Français.

Il est né dans le Palais de son arrière grand-père Pépin de Herstal, donc dans la ville de Herstal, située actuellement dans la banlieu de Liège, en Belgique. Et son palais était situé à Aix-la-Chapelle, en Allemagne.

Le nom de cette provient des sources chaudes présentes. En effet , le mot latin aqua est devenu en français aix (Aix-en-Provence étant aussi une ville d'eau romaine).

Ce qui montre bien que l'empire carolingien était avant tout européen et non exclusiveemnt français comme on peut souvent le lire.



Ce message a été modifié par Ganesh - Thursday 19 May 2005 à 13:17.
Thursday 19 May 2005 à 14:45
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Merci pour la carte ! Elle permet de bien visualiser que si Charlemagne est effectivement souvent associé à la France, son empire s'étend sur une grande partie de l'Europe. Il voulait en quelque sorte restaurer l'idée d'empire romain mais celui-ci ne survivra pas à son règne :

22 juin 841 Le partage de l'Empire de Charlemagne

A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l'Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il devra accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les nations qui ressortiront de ce conflit seront les embryons de l’Allemagne, de la France et de l’Italie.

Source : ICI


Vous pouvez d'ailleurs élargir ce thème en parlant des Carolingiens en général qui règnèrent jusqu'au Xème siècle (987 précisément, lorsqu'Hugues Capet est élu Roi de France).
Saturday 21 May 2005 à 11:55
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La Renaissance carolingienne

Charlemagne, qui n’avait pourtant rien d’un empereur romain à sa naissance va peu à peu acquérir la volonté de restaurer un ordre culturel. Sensibilisé à la culture latine, chose fort rare à une époque où le roi doit avant tout savoir manier une épée. Charlemagne va se fonder sur la culture latine pour lancer son ambitieux projet.

L'objectif

Le roi est conscient que son royaume ne peut atteindre le niveau qu'il s'est fixé sans l'enseignement et l'éducation. Il se lance donc dès les premières années de son règne dans une entreprise démesurée pour former une élite cultivée et compétente. Une grande série de mesures sont promulguées et l'histoire nomme ce mouvement la "renaissance carolingienne" en rapport avec le terme de renovatio que les lettrés du temps utilisaient pour nommer ce mouvement.

Car il s'agit bien d'une renaissance au regard de la carence culturelle du royaume, comme au regard de l'état de délabrement moral de l'Eglise, résultats d'un laissé allé durable. A l’image du gouvernement, tout est à faire : les religieux ignorent le latin, langue culturelle par excellence, ignorent les sermons à réciter à la messe, s’adonnent à des actes contraires à la moralité chrétienne (concubinage, vente d'indulgences).

Pourtant, certains religieux gardent précieusement la culture antique dans leur monastères, en Italie, dans le nord de la Loire, en Angleterre, c’est là que Charlemagne va puiser la source de sa réforme. C’est avec elle que le roi va pouvoir s'assurer un organe décisionnel et gouvernant. Il faut donc retrouver l'antique, ses valeurs, ses auteurs, ses textes. Mais ce rapport à l'antique n'est pas une fin absolue en soi. Charlemagne souhaitait dépasser la valeur d'une culture profane et païenne par l'apport du christianisme.

Les moyens

Pour ce faire, Charlemagne s’entoure très tôt de grands savants, hommes de lettres, érudits qui connaissent la culture antique pour l’avoir préservée et étudiée. Ces artisans de la "renaissance carolingienne" viennent de toute l’Europe pour lui prêter main forte : Paulin d’Aquilée, Pierre de Pise, Agobard sont les premiers représentants de ce mouvement. De la Lombardie, le roi fait venir Paul Diacre, moine bénédictin et grammairien de talent : en tant que tel, il reprend la grammaire romaine pour le bienfait d’un latin juste, également historien, il écrit une Histoire des Lombards.

D'Espagne, Charlemagne fait appel à Théodulf, un Wisigoth, qui devient en 775 évêque d’Orléans. Poète, ses vers, quoi que parfois d’une qualité médiocre, reflètent fort bien cette volonté de renouveau culturel. Mais Théodulf est surtout un théologien et s’oppose face à Constantinople, autre lieu d'importance du christianisme, sur la question de l'iconoclasme. Ce débat conflictuelle repose sur l'autorisation ou non de représenter les Saints, la Vierge ou le Christ par des images. Tandis que Constantinople s'y oppose, Charlemagne y est favorable. Ce conflit théologique contribue beaucoup à fragiliser les relations entre les deux puissances mais surtout à propulser Charlemagne comme défendeur d'une conception de l'Eglise.

Trouver des maîtres à penser ne suffit pourtant pas. Charlemagne légifère alors à travers des capitulaires fondamentaux (décisions royales mise à l'écrit) où à travers les instructions données aux envoyés du roi où il est question de l'importance des lettres ou de la musique. Ainsi en 789, un capitulaire intitulé "exhortation générale" impose un comportement et un savoir aux prêtres : ils doivent connaître les prières et les sacrements de base. Parmi les décisions prises, la création d'écoles est souvent retenue et ceci a contribué à pérenniser son souvenir. En fait, il n'a pas inventé l'école, il n'a fait que développer un principe déjà existant qu'il promut tant au niveau de son royaume qu'au sein de son entourage.

Source : ICI

Ce message a été modifié par Maharet - Monday 23 May 2005 à 23:52.
Saturday 21 May 2005 à 12:01
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Les œuvres

Dans son royaume, Charlemagne prévoyait donc (car le résultat n'a pas toujours été effectif) l’établissement d’une école dans chaque évêché et dont les plus célèbres sont celles d’Orléans avec Théodulf et de Metz, où la volonté d'enseigner au plus grand nombre est nulle part plus forte dans le royaume. On y enseigne le latin, la grammaire ou le calcul comme du chant ou de la musique.

Théodulf, pièce maîtresse de la réforme culturelle carolingienne, n'est cependant pas le nom de référence parmi les grands hommes de cette entreprise. D’Angleterre, arrive en 782 un homme qui devient vite le mentor du programme culturel de Charlemagne : Alcuin. Les deux hommes s’attachent d’amitié et correspondent abondamment.

Avec Alcuin, Charlemagne instaure dans son palais d’Aix la Chapelle (Aachen en Allemagne) une école palatine pour former les futures élites laïques et religieuses du royaume, elles-mêmes susceptibles d'enseigner ensuite au peuple. Longtemps l'histoire gardera l'image d'un homme exigeant mais juste, qui réprimande les mauvais et encourage les bons.

A côté de cette école dite palatine, Charlemagne crée une autre institution, un peu pompeuse mais révélatrice de cette volonté de redonner au mot de culture ses lettres de noblesse : l’Académie palatine. Le roi se réunissait avec les quelques grands penseurs de sa cour et conversait sur de grandes questions philosophiques ou religieuses dans une atmosphère toute inspirée encore de l’Antiquité. Ainsi Charles s’appelait t-il David. Le roi lui-même montre l’exemple, il apprend le latin et un peu de grec, s'entretient avec les grands savants d’affaires religieuses et philosophiques, s’intéresse aux arts et au monde. Autodidacte, Charlemagne est curieux d’apprendre et c’est pour lui une nécessité du métier de roi.

Enfin, Charlemagne développe l'utilisation de l'écrit comme moyen de diffusion de la connaissance et particulièrement l'usage de la langue latine, seule langue compréhensible par les élites dans tout l'Empire. A cet effet, le roi demande de purger les ouvrages de leurs fautes d'où la création de nombreux scriptoria dans les abbayes carolingiennes.

Il s'agit d'un atelier de copiage des manuscrits, intégré aux abbayes et dont certaines brillent par leur qualité (abbaye Saint-Martin de Tours, de Corbie ou Saint-Riquier). Ce développement du copiage doit beaucoup à une nouvelle écriture inventée : la "petite caroline". Une écriture qui gagne en lisibilité car les mots sont séparés des autres et les lettres mieux formées. Les moines travaillent plus rapidement et de nombreuses bibliothèques sont constituées dans les abbayes et palais du royaume, riches des ouvrages antiques redécouverts, copiés, étudiés.


L’ensemble des œuvres culturelles engagées par Charlemagne donne un souffle nouveau aux mentalités occidentales et même s'il ne s'agit pas d'une "renaissance" qui ait aboutie, elle avait l'intention, la conviction et de solides maîtres à penser. Mais bien qu'il y ait eu un suivi avec les générations postérieures (Hincmar ou Eginhard lui-même) l'entreprise était trop grande et manqua de motivation. De plus, tous ne suivent pas les directives royales. Beaucoup vivent les mesures comme une contrainte. Habitués à vivre autrement, ils sont frappés d’incompréhension face à ce chamboulement venant d’Aix.

Source : ICI

Ce message a été modifié par Maharet - Sunday 22 May 2005 à 19:00.
Sunday 22 May 2005 à 18:58
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AU TEMPS DES FRANCS


A cette époque, la violence est partout. Pour un oui ou pour un non, on s'insulte et la bagarre éclate.
Parfois la dispute tourne mal, on tire le couteau et on tue. La victime est immédiatement vengée par les membres de sa famille.

En 507, Clovis, roi des Francs décide de faire mettre par écrit les lois de son peuple afin d'éviter les vengeances personnelles.


LOIS DES FRANCS


article II vol de porcs. - Si quelqu'un vole un porcelet tétant encore sa mère, l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un vole un porcelet qui peut vivre sans sa mère, l'amende est de 1 sous.
- Si quelqu'un vole un verrat, l'amende est de 17,50 sous.

article III vol de gros bétail
- Si quelqu'un vole un veau tétant encore sa mère, l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un vole un boeuf, l'amende est de 35 sous.

article IV vol de brebis. - Si quelqu'un vole une brebis de un an ou de deux ans, l'amende est de 3 sous.

article V vol de chèvres
- Si quelqu'un vole trois chèvres, l'amende est de 3 sous.

article VI vol de chiens.
- Si quelqu'un vole ou tue un chien dressé, l'amende est de 15 sous.
- Si quelqu'un vole ou tue un chien de berger, l'amende est de 3 sous.

article VII vol d'oiseaux - Si quelqu'un vole un faucon sur un arbre, l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un vole un faucon sur un perchoir, l'amende est de 15 sous
- Si quelqu'un vole un faucon enfermé, l'amende est de 45 sous.

article X vol de serfs ou d'esclaves. - Si quelqu'un vole un serf, un cheval ou une jument, l'amende est de 30 sous.
- Si quelqu'un vole ou tue un domestique, ou un forgeron, ou un orfèvre, ou un porcher, ou un vigneron, ou un écuyer, l'amende est de 30 sous.

article XIX : magie noire.

- Si quelqu'un donne des herbes à boire à un autre pour le faire mourir, l'amende est de 200 sous.
- Si quelqu'un jette un mauvais sort à un autre et que la victime y échappe, l'amende sera de 3 sous.

article XX saisir la main, le bras ou le doigt d'une femme libre - Si un homme saisit la main, le bras ou le doigt d'une femme libre, l'amende est de 15 sous.
- S'il lui presse le bras, l'amende est de 30 sous.
- S'il met sa main au-dessus du coude, l'amende est de 35 sous.

article XXIV meurtre des enfants.
- Si quelqu'un tue un enfant qui n'a pas dix ans, l'amende est de 600 sous.

article XXVII vols divers.
- Si quelqu'un entre dans le jardin d'un autre, pour y voler, l'amende est de 15 sous.
- Si quelqu'un vole du lin du champ d'un autre et l'emporte sur un cheval ou un chariot, l'amende est de 15 sous. Mais s'il ne l'a emporté que sur son dos, l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un vole dans la forêt le bois à brûler d'un autre, l'amende est de 3 sous.

article XXX les insultes. - Si quelqu'un en traite un autre de « renard », l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un en traite un autre de « lièvre », l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un accuse un autre d'avoir jeté son bouclier et ne peut pas le prouver, il devra payer une amende de 3 sous à celui qu'il a accusé.

article XXXVII la chasse

- Si quelqu'un vole et cache le produit de la chasse ou de la pêche d'un autre, l'amende est de 45 sous.

article XL serf accusé de vol. - S'il s'agit d'un vol pour lequel un homme libre devrait payer une amende de 15 sous, le serf, étendu sur un banc, recevra 120 coups de fouet. Mais si avant de recevoir sa punition il avoue et si cela convient à son maître, ce dernier payera 3 sous pour le racheter du supplice.
- Si un serf était accusé pour un « crime » pour lequel un homme libre pourrait être condamné à 45 sous, et si, sous la torture le serf avouait, il serait puni de mort.

article XVII les blessures

- Si quelqu'un frappe sur la tête de façon que le cerveau apparaisse et que trois os du crâne sautent, l'amende est de 30 sous.
- Si quelqu'un frappe entre les côtes ou dans le ventre de façon à faire apparaître une blessure et à atteindre les entrailles, l'amende est de 30 sous.

article XXIX les mutilations.
- Si quelqu'un coupe la main ou le pied d'un autre, lui arrache un oeil ou lui coupe le nez, l'amende est de 100 sous.
- Mais si la main continue à pendre au bras , l'amende est de 63 sous.
- Si quelqu'un ampute un autre du pouce ou du gros orteil, l'amende est de 50 sous.
- Si c'est le second doigt, c'est-à-dire celui qui sert à tirer à l'arc, qui est amputé, l'amende est de 35 sous.

article XLI le prix du sang.
- Si quelqu'un tue un Franc et que cela est prouvé, l'amende est de 200 sous.
- S'il l'a jeté dans un puits ou noyé, l'amende est de 600 sous.
- S'il n'a pas caché le corps de la victime, l'amende est de 200 sous.
- S'il a recouvert le corps de n'importe quel objet pour le cacher et que cela aura été prouvé, l'amende sera de 600 sous.
- Si quelqu'un tue une personne qui fait partie de la suite royale ou s'il tue une femme libre, l'amende est de 600 sous.
- Si un Romain, invité du roi, est tué, l'amende est de 100 sous.
- Si quelqu'un tue un Romain qui n'est pas invité par le roi et qui n'est pas propriétaire, l'amende est de...


62,50 sous.

Sunday 22 May 2005 à 19:03
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QUOTE (Tales @ 22 May 2005 à 18:58)
article XXX les insultes. - Si quelqu'un en traite un autre de « renard », l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un en traite un autre de « lièvre », l'amende est de 3 sous.
- Si quelqu'un accuse un autre d'avoir jeté son bouclier et ne peut pas le prouver, il devra payer une amende de 3 sous à celui qu'il a accusé.

J'adore les insultes ! happy.gif

En tout cas, merci Tales, c'est très intéressant... smile.gif
Sunday 22 May 2005 à 19:10
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C'est vrai, ça a eu le mérite de me faire sourire. happy.gif

De rien.
Monday 23 May 2005 à 18:41
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Arbre généalogique des Carolingiens



(cliquez ICI pour agrandir l'image)

Ce message a été modifié par Maharet - Monday 23 May 2005 à 23:52.
Tuesday 24 May 2005 à 16:43
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L'Empire Carolingien


Cette dynastie des rois et empereurs a régné sur une partie de l’Europe occidentale du milieu du VIIIème au Xème siècle et doit son nom à son plus illustre représentant, Charlemagne : le fondateur en est Pépin de bref qui met fin en 751 à la dynastie des Mérovingiens en destituant Childéric III et en se faisant proclamer roi des Francs.

Son fils Charlemagne poursuit les conquêtes et unifie une grande partie de l’Europe occidentale, avant de se faire couronner empereur d’Occident en 800. Mais en 843, cet empire est partagé entre les trois petits-fils de Charlemagne , Lothaire 1er , Louis le Germanique et Charles II le Chauve , et sa partie occidentale donne naissance à un premier territoire français, la Francia occidentalis, cadre dans lequel se succèdent les rois carolingiens de Charles le Chauve à Louis V pendant 150 ans.

Le Xème siècle voit l’affaiblissement de la monarchie carolingienne, incapable de lutter contre le morcellement du royaume de France en principautés et les invasions étrangères.
>> A plusieurs reprises, les Grands du royaume élisent un roi issu de la famille des Robertiens (888 à 898 et 922 à 936).
La mort de Louis V le Fainéant en 987 marque la fin de la branche française de la dysnatie carolingienne.

Sources : midi-pyrenees.biz
Tuesday 24 May 2005 à 16:43
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A. Le Fondateur : Pépin le bref

(Né en 715 , mort en 768 - Second fils de Charles Martel , marié à Berthe)



1. L'Homme

Né en 714, Pépin III, dit le Bref ( à cause d’une erreur de traduction : du latin minor, le « jeune », on a fait le « petit ») succède à son père Charles Martel en 741, comme duc des Francs, partageant le pouvoir avec son frère aîné Carloman.

Après avoir placé sur le trône Childéric III, ils règnent à sa place sur l’Austrasie, la Neustrie, la Bourgogne et l’Aquitaine, et se livrent à des expéditions communes en Aquitaine (743/744), et contre les Bavarois et les Saxons (742/743/746), jusqu’à ce que Carloman se fasse moine au Mont Cassin.

Pépin, seul maître du royaume, bat et emprisonne Griffon, un demi-frère spolié qui a soulevé la Bavière.
>> Populaire auprès de son armée pour sa témérité, habile politique, il attend la mort du dernier Mérovingien, Childéric III, qu’il a renvoyé dans son monastère, pour se faire élire roi à Soissons en novembre 751 par les leudes et les évêques, en invoquant l’appui du pape Zacharie qui aurait déclaré que celui qui a le pouvoir doit porter la couronne.


2. L'Oeuvre

Saint Boniface, évêque de Germanie, renforce cette nomination politique en sacrant Pépin et son épouse. Le nouveau roi, après avoir battu les Goths et les Saxons, est appelé à l’aide par le pape Etienne II aux prises avec les Lombards.
>> Pépin les bat et donne au Saint-Siège les villes conquises, possessions des empereurs de Constantinople, qui les réclameront en vain. Ce don installe le pouvoir temporel de la papauté en Italie. Etienne II, reconnaissant, le sacre roi une seconde fois à Saint-Denis.

Pépin écrase à nouveau les Saxons sur le Rhin (758), puis descend prendre Narbonne aux Arabes (759).
>> Pendant huit ans, il affronte les Basques et les Aquitains, montés jusqu’à la Loire. Il ravage le Berry, l’Auvergne, le Limousin, le Quercy avant de soumettre le Midi, et d’y établir une administration franque.

Il meurt à Saint-Denis en 768, laissant son royaume à ses fils Charlemagne et Carloman
>> Charlemagne est Roi de Neustrie, d’Austrasie et d’Aquitaine occidentale (768-771).
>> Carloman est Roi des Francs, roi de Bourgogne, de Provence, de Septimanie et d’Alsace (768-771)
A la mort de ce dernier , Charlemagne devient le roi unique des Francs (771-800), empereur d’Occident (800-814).
Tuesday 24 May 2005 à 16:44
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B. Le Successeur : Louis Ier le Pieux

(Né en 778 , mort en 840. Enfants : Louis le Germanique, Lothaire 1er, Pépin d’Aquitaine, Charles II le Chauve - Epouse : Ermengarde en 798, Judith de Bavière en 819)




1. L'Homme

Troisième fils de Charlemagne et de Hildegarde, il est nommé roi d’Aquitaine à l’âge de 3 ans. Mais il est associé au trône en 813 à la mort de ses frères (Charles et Pépin). Seul successeur de Charlemagne qui le consacre empereur, à Aix-la-Chapelle, en 814, il écarte les conseillers de son père.

Louis-le-Pieux promulgue en 817 le capitulaire "Ordinatio Imperii" dans le but de régler de son vivant sa succession entre les 3 fils qu'il a eu avec sa 1ère femme Ermengarde :

>> Lothaire Ier, l'aîné, est proclamé empereur et partage avec son père l'exercice du pouvoir

>> Pépin Ier, subordonné à son frère Lothaire, reçoit l'Aquitaine

>> Louis le Germanique, également subordonné à son frère, reçoit la Bavière.

Le but du capitulaire "Ordinatio Imperii" de 817 était de préserver l'unité de l'empire carolingien en privilégiant l'aîné des fils de Louis-le-Pieux, Lothaire. Mais Louis-le-Pieux aura un nouveau fils en 823, Charles-le-Chauve, avec sa nouvelle et ambitieuse épouse Judith de Bavière et cela va rompre l'équilibre prévu en remettant en cause le partage entre ses 3 premiers fils.

Ce message a été modifié par RealSidius - Tuesday 24 May 2005 à 16:47.
Tuesday 24 May 2005 à 16:44
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2. La Crise

Louis, qui, après l’influence des évêques est passé sous celle de sa femme, revient donc sur le partage initial, et donne à Charles, en 829, l’Allemagne et une partie de la Bourgogne.

En 833, une grave crise éclate, durant laquelle les quatre fils se rebellent contre leur père ; Louis 1er se retranche près de Colmar et abandonné de tous , il se rend. Ses fils le font enfermer dans un monastère de Soissons ; Charles est confié à des moines et l’impératrice Judith exilée dans une abbaye du Piémont.

Mais les trois vainqueurs ne s’entendent pas entre eux : Pépin et Louis le Germanique trouvant Lothaire trop autoritaire, rétablissent leur père sur son trône, en février 835. En 838 , à la mort de son fils Pépin Ier , Louis I en profite pour couronner son fils Charles II au détriment de son petit fils Pépin II.


La stabilité de l'empire souffre également des deux facteurs suivants:

>> les grands du royaume, frustrés par l'autorité de l'empereur, ont tout intérêt à diviser le pouvoir et leur fidélité ne peut plus être achetée par les butins des conquêtes, car ces dernières font défaut.

>> Les invasions normandes vont définitivement ébranler la dynastie carolingienne : les vikings vont ravager la vallée de la Seine en 820 et s'attaqueront aux côtés bretonnes et à l'embouchure de la Seine en 835.

Ce message a été modifié par RealSidius - Tuesday 24 May 2005 à 16:46.
Tuesday 24 May 2005 à 16:44
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3. Le Traité de Verdun

En 841,Louis le Germanique qui avait reçu en héritage l’ «Allemagne» et Charles le Chauve la «France» battent Lothaire à Fontanet ou Fontenoy (près d’Auxerre).

En 842, pour renforcer leur alliance et bien se faire comprendre de leurs troupes Louis le Germanique et Charles prêtent serment (Serment de Strasbourg) non pas en latin mais en langue «vulgaire», tudesque et romane. C’est le premier document connu en ces deux langues.

En 843, par le traité de Verdun :

>> Charles reçoit le royaume des Francs (France), qui se nommera Francia Occidentalis

>> Louis le Germanique reçoit les territoires au-delà du Rhin et au nord des Alpes

>> Lothaire reçoit une longue bande de terre située entre les 2 précédents royaumes et comprenant l’Italie et l'ex-capitale Aix-la-Chapelle

Cette «Lotharingie» sera disputée ultérieurement entre les deux nations qui vont se constituer de part et d’autre.

Louis le Germanique entre à nouveau en rébellion. Son père met ses troupes en fuite et trouve la mort en le poursuivant.



Source : MSN Encarta (© Microsoft Corporation. Tous droits réservés)

Ce message a été modifié par RealSidius - Tuesday 24 May 2005 à 16:45.
Tuesday 24 May 2005 à 19:43
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Les Premiers Rois de France


A. Charles le Chauve (843-877)

(Né en 823 à Francfort , mort en 877 à Aussois. Enfants : Louis II. Epouse : Ermentrude d’Orléans, Richilde de Provence)




1. L'homme

Fils cadet de Louis 1er le Pieux et de Judith de Bavière. Surnommé le Chauve non en raison d’une calvitie, mais parce que lors de la consécration de la basilique de Compiègne, il se serait fait raser le crâne, en signe de soumission à l’Eglise (malgré la coutume franque exigeant qu’un roi ait les cheveux longs)

Habile politique, bon guerrier, Charles est passionné par les arts, les lettres, la dialectique et la théologie et fait de sa cour un brillant centre de culture.
  1. Il tente d’attirer savants et poètes mais a toutefois un règne difficile : il doit affronter la jalousie de ses frères, Lothaire, Louis le Germanique et Pépin d’Aquitaine, nés d’un premier mariage de son père et bénéficiaires du partage de l’empire ( Ordinatio Imperii), famines, épidémie de peste, et surtout les Normands.
  2. Il croit habile, pour les écarter, de leur payer des rançons, et doit lourdement taxer ses sujets. Lesquels, las d’être victimes des razzias des Vikings, se réfugient dans des châteaux forts que les seigneurs, malgré l’interdiction royale, font bâtir
En 855, à la mort de Lothaire, Charles pousse sa frontière jusqu’à la Moselle, et annexe la Provence. Il a confié, contre les Bretons et les Normands, la défense d’une marche (comtés de Tours, Angers, Blois, Le Mans) au chef de ses opposants, le comte Robert le Fort (dont les 2 fils seront rois). Bien qu’incapable de contenir les invasions normandes, il est appelé à Rome par le pape (qui le couronne empereur en 875) pour lutter contre les Sarrasins en Italie du Sud. L’expédition est un échec et c’est à son retour, au pied de Mont Cenis qu’il meurt, victime d’une fièvre.

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Tuesday 24 May 2005 à 19:44
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2. La Naissance de la Féodalité

Avant son expédition en Italie , Charles II le chauve signe la capitulaire de Quierzy, rendant hériditaire les charges comtales. C'est l'acte de naissance de la féodalité.

Ce système est né de la disparition de toute autorité publique, et de l'insécurité majeure : invasions extérieures, guerres à l'intérieur d'un royaume, famines (souvent issues des guerres). Il implique la prédominance d'une caste de guerriers professionnels (qui n'existe pas à proprement parler à l'époque mérovingienne) et des relations d'homme à homme, qui permettent son extension à toute la société par la suite.
  1. La féodalité est issue de la présence d'un régime seigneurial dès la fin de l'Empire romain, où l'aristocratie guerrière s'était partagée la terre.
  2. Elle y agrège le régime vassalique de l'époque mérovingienne, où les hommes libres se mettent au service d'un puissant contre sa protection, et contre un bénéfice s'il n'est pas propriétaire.
  3. Ces bénéfices étaient aussi attribués comme récompense aux compagnons (comes, qui donne comte) du puissant.
Ce système de liens personnels hiérarchisé fut utilisé et renforcé par les Carolingiens, qui y voyaient un moyen d'être à la tête de tous les hommes libres. Cependant les invasions du IXe siècle brisent le lien envers le souverain, et renforcent les pouvoirs des puissants locaux : comtes, ducs, marquis. La hiérarchie se met en place, le clergé s'y intègre. Le seul privilège du roi est de ne prêter hommage à personne.

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Une carte de l'Europe occidentale en l'an 900 :



Pour la carte afrandie : Euroatlas.com


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Tuesday 24 May 2005 à 21:03
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B. De Louis II à Charles III (877-888)


1. Louis II le bègue (877-879)

(Fils de Charles II le Chauve et Hermentrude d’Orléans. Enfants :Carloman, Louis III le Bègue, Charles III le Simple)

Fils de Charles II le Chauve et d’Ermentrude, Louis II le Bègue (dit aussi le Fainéant) est né en 846. Il est le seul survivant des enfants de Charles le Chauve à la mort de son père, contre lequel il s’est révolté, dans sa jeunesse, pour obtenir la royauté d’Aquitaine (867).
>> Maladif, affligé par son bégaiement, il a 31 ans quand il accède au trône. L’aristocratie profite de sa faiblesse pour lui arracher d’importantes concessions qui annoncent la féodalité. Il laisse les évêques, notamment Hincmar gouverner à sa place.

D’une première épouse, Ansgarde, qu’il a répudié sur ordre de son père, il a eu deux fils, Louis et Carloman, qui seront ses successeurs sur le trône. Alors qu’il s’apprête à partir en expédition contre les contes de Poitiers et du Mans, rebelles à son autorité, il meurt, après deux ans de règne misérable, le 8 avril 879 à Compiègne, laissant sa seconde épouse Adélaïde, enceinte d’un fils qui, lui aussi, sera roi : Charles, dit le Simple.
Tuesday 24 May 2005 à 21:03
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2. Louis III le Bègue et Carloman (879-884)

Né vers 864, Louis III succède à son père mais, fait rare dans l’histoire des rois, accepte de partager le pouvoir avec son frère Carloman. Ils sont tous les deux sacrés en avril 879 à Ferrières-en-Gâtinais par l’archevêque de Sens.
  1. Louis prend la Neustrie et l’Austrasie, Carloman reçoit la Bourgogne, l’Aquitaine et la Septimanie (Cévennes, Corbières, Nord des Pyrénées avec les villes de Narbonne, Carcassonne, Béziers et Nîmes).
  2. Il doit lutter contre son voisin allemand, qui revendique la Lorraine, et les Normands de l’Escaut , sur lesquels il remporte la victoire de Saucourt (près d’Abbeville), en 881.
Il meurt l’année suivante, accidentellement, en août. N’ayant pas eu d’enfants, Carloman lui succède.


Né en 866, Carloman, à la mort de son frère, réunit sous sa couronne ses territoires aux siens.
  1. Jeune, peu expérimenté, il laisse ses conseillers, Gozlin, abbé de Saint Denis, gouverner à sa place, et lutte, de son côté, avec plus ou moins de succès, contre le roi de Germanie, le comte de Bourgogne, le comte de Provence, et les Normands…
  2. Il meurt prématurément à 18 ans, le 12 décembre 884, d’une blessure reçue à la chasse, dans une forêt près des Andelys. Lui non plus n’a pas d’enfant.
L’héritier est Charles, son demi-frère, seulement âgé de 5 ans. Les Grands du royaume proposent la couronne à Charles le gros, déjà roi d’Allemagne, de Lorraine et d’Italie.

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Bonjour j'ai un exposé en License 2 sur charlemagne le sujet est Faites un tableau de la fin du règne de Charlemagne j'ai pensé a


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