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Thursday 27 April 2006 à 13:45
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LUNE

Thursday 27 April 2006 à 13:50
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LA MUSIQUE MAROCAINE

La musique marocaine est riche, variée, envoûtante. Bref, il y en a pour tous les goûts et les couleurs. Mais je suis sûr que chaque style de musique, de part sa différence vous plaira. De la musique gnawa, du raï, du chaabi, de l'andalouse, de la musique berbère, faisons un tour d'horizon de ces musiques.

La musique andalouse

Connu autrefois sous le nom de “moussiqua al-âla”, c'est une musique de cour jouée et chantée dans les grandes villes du Nord du royaume : Fès, Tétouan, et Tanger essentiellement. Elle est surtout présente dans le Nord du pays du fait de l'histoire de ces régions et des origines de leurs habitants (arabes chassés de l'Andalousie). L'orchestre est composé du plusieurs instruments à cordes. Les poèmes sont en arabe classique ou dialectal. Vous avez certainement dû voir à la télé marocaine un de ces orchestres jouait de la musique andalouse. Les membres de l'orchestre sont tous vêtus de djellabas blanches.Je pense que Abessadek CHEKARA est l'artiste marocain qui a rendu à cette musique toute sa noblesse.

La musique berbère

Inspirée par la beauté saisissante du paysage rural marocain et la résonance du bendir, qui régit la rythmique des chansons, les chants et danses Berbères sont un spectacle fascinant, riche en poésie et en couleurs. Les danses ont lieu durant les festivités, le soir autour d'un grand feu de bois. Les hommes et femmes membres de groupes musicaux sont toujours vêtus d'habits traditionnels. L'expression de l'âme berbère passe incontestablement par les chants et la musique qui se transmettent ainsi de génération en génération. La rythmique est la base fondamentale de cette musique. La danse accompagne toujours les chants berbères. Ainsi, les trois styles de danse et de chants berbères correspondent aux zones linguistiques. Dans le souss : l'ahouach est une danse d'hommes et de femmes des pays Chleuhs du bassin du Souss. Il s'agit d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendir (grand tambourin rustique). Le thème musical s'établit par soubresauts puis succèdent alors les bendirs sur lesquels la ronde des femmes commence à onduler. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque la ronde des femmes se divise en deux coeurs qui se font face et se donnent la réplique. Dans le Moyen-Atlas : l'ahidous est une danse d'hommes et de femmes du Moyen Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est réglée selon un rythme à la fois souple et rigoureux avec des ondulations. Après cette phase d'introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce. Dans le Rif : la guedra est une danse connue originaire de Goulimine et des pays sahariens. Son cadre musical est composé d'un petit groupe d'hommes dont l'un deux exécute un rythme régulier en frappant sur une poterie. La danse est effectuée par une femme située au milieu du groupe de chanteurs. Elle est à genou, enveloppée dans une étoffe bleue, et exécute de la tête et des mains la rythmique endiablée de la guedra.

La musique gnawa

Les gnawa sont les descendants d'esclaves que l'on a amené au Maroc. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères. La danse et le chant gnawa ont un aspect mystico-religieux. Les danseurs sont parfois capables d'exécuter de très belles acrobaties. Avec leur crakeb (sorte de castagnette en métal), les chanteurs et danseurs peuvent se mettre en transe parfois. Le style est envoûtant, folklorique et superbe.

Le raï

Né à Oran, cette musique a vite franchi les frontières qui la séparait du Maroc. L'artiste qui a rendu célèbre de part le monde cette musique est sans aucun doute Khaled. On peut dire que la ville d'Oujda est la plus algérienne des villes marocaines. C'est donc dans cette ville que sont apparus les premiers groupes de raï marocains (Bouchnak, Kamel El Oujdi...).

Le chaabi

Le chaabi marocain est une musique que l'on retrouve fréquemment dans les mariages. C'est la musique populaire marocaine. C'est un style de musique qui est associé à la fête. Cette musique s'est surtout développée dans les villes marocaines. L'utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues. Ainsi de nouvelles chikhates, des petits groupes de quartier et autres chanteurs et chanteuses de charme ont pu proliférer dans toutes les villes
Thursday 27 April 2006 à 14:15
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QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 12:45)
LUNE

wub.gif
Thursday 27 April 2006 à 14:18
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Naima Samih était, samedi 5 octobre, l’invitée de l’émission de 2M « Assahratou lakoum ». Un « petit » hommage a été rendu à cette grande dame de la chanson marocaine. « Petit » parce que Naima Samih mérite mieux. L’émission a été rehaussée par la seule présence de cette diva.
Le plaisir de la revoir et de la voir s’exprimer sur la télé, a fait oublier les cafouillages et ratages de la présentatrice. Naima Samih est une voix authentique, unique, inégalable. Beaucoup l’ont imitée, mais ne sont jamais parvenus à l’égaler. Naima Samih, c’est 30 ans de présence sur la scène. Car Naima (c’est tout simplement par son prénom qu’on l’appelle affectueusement) n’a jamais souffert de l’usure du temps.

D’origine sahraouie, Naima commença à chanter à l’âge de 9 ans. « A l’époque, se souvient-elle, j’étais à l’école et je chantais sans cesse. On avait peur que je contamine mes camarades de classe ».

Elle quitta l’école prématurément et alla travailler chez une couturière. Là aussi, son amour pour le chant prit le dessus.

C’est au début des années 70 qu’elle fut révélée à ses concitoyens. C’était lors de l’émission de feu Abdelkader Rachdi « Mawahib », là par où sont passées plusieurs stars de la chanson marocaines, telle Rajae Belemlih.

Dans les années 80, le monde arabe fit connaissance avec Naima. Hospitalisée pour une grave intoxication, elle eut le temps de répéter alors sur le lit Yaka Ajarhi. La chanson fit un tabac. Naima la chantera un peu partout dans le monde arabe et dans plusieurs pays européens. Une star était née.

Naima, qui en a vu durant sa vie de toutes les couleurs, donne souvent l’impression de chanter ses propres peines.

L’« Edith Piaf » marocaine Voix douce et mélancolique, l’« Edith Piaf » marocaine a toujours eu le sens de l’humilité. En dépit de ses succès et de sa remarquable renommée, elle a toujours su garder la tête sur les épaules. L’Egypte, fief de la chanson arabe, ne l’a jamais attirée. « J’estime, dit Naima, que l’on peut réussir et se révéler au monde à partir de son pays d’origine sans avoir à émigrer ».

Elle a côtoyé les plus grands paroliers et compositeurs marocains. Tous, les vivants comme les morts, ont eu beaucoup d’estime pour elle. Tout comme le public marocain qui lui a toujours témoigné amour et respect.

Naima, c’est aussi l’histoire d’une femme à part qui, plus que n’importe quel autre artiste, a souffert de la rumeur. Combien de fois on l’a donnée morte ! Combien de fois on l’a accusée de s’adonner aux drogues ! Mais Naima a appris à traverser les moments les plus difficiles grâce à sa foi et « ridat al waladine », comme elle dit.

L’une des phrases préférées de Gainsbourg était : « La laideur a ceci de supérieur à la beauté : elle dure ». Heureusement que le bonheur consiste dans le constat inverse. Car il est des beautés qui durent, perdurent, s’épanouissent même avec le temps. Naima Samih est de celles-ci.

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 14:20.
Thursday 27 April 2006 à 14:22
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Naima Samih a interprete une multitude de chansons....connus au Maroc et partt dans le monde:
"jrit w jarit"
"3la ghafla"
"jari ya jari"
"chkoun y3ammar had ddar"
"amri lillah"
"ghab 3lya lahlal"
"allah 3liha kssara"
......

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 14:28.
Thursday 27 April 2006 à 14:27
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Thursday 27 April 2006 à 16:35
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Dès ses débuts, en entonnant "wahaqqika anta al mouna" et "salou qalbi", Rajaâ Belmlih avait ensorcelé plus d’un mélomane. Depuis, sa carrière de chanteuse de charme ne cessa d’évoluer. Qui n’a pas fredonné les "madinate al achiquin" et autre "ya jarata wadina" ? Avant de s’éclipser pour un certain temps, elle nous laissa comme seule consolation un tube et sublime clip, "chawq al ouyoun" que diffusent, en boucle, les chaînes arabes. Remise d’une grave maladie pour le bonheur de ses fans, elle vient de mettre les dernières retouches à deux albums concoctés en collaboration avec des paroliers, compositeurs et arrangeurs en vogue, les Karim Iraki, Hamid Chairi, Ali Sarhane, Nabil Khaldi….Elle qui séjourne, avec sa petite famille, aux Emirats Arabes Unis, c’est son pays le Maroc qu’elle a élu pour son retour médiatique. Au programme une grande soirée à 2M qu’elle a enregistrée le 31 mai , tournage d’un clip, projet avec Nouaman Lahlou et participation aux festivals de Walili (du 3 au 7 août) et à celui de Rabat. Assisterons-nous à un duo avec la Syrienne Assala Nasri. C’est le désir des deux divas et le souhait du large public.
Thursday 27 April 2006 à 16:56
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Thursday 27 April 2006 à 19:23
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QUOTE (oumissam @ 27 Apr 2006 à 15:35)
Dès ses débuts, en entonnant "wahaqqika anta al mouna" et "salou qalbi", Rajaâ Belmlih avait ensorcelé plus d’un mélomane. Depuis, sa carrière de chanteuse de charme ne cessa d’évoluer. Qui n’a pas fredonné les "madinate al achiquin" et autre "ya jarata wadina" ? Avant de s’éclipser pour un certain temps, elle nous laissa comme seule consolation un tube et sublime clip, "chawq al ouyoun" que diffusent, en boucle, les chaînes arabes. Remise d’une grave maladie pour le bonheur de ses fans, elle vient de mettre les dernières retouches à deux albums concoctés en collaboration avec des paroliers, compositeurs et arrangeurs en vogue, les Karim Iraki, Hamid Chairi, Ali Sarhane, Nabil Khaldi….Elle qui séjourne, avec sa petite famille, aux Emirats Arabes Unis, c’est son pays le Maroc qu’elle a élu pour son retour médiatique. Au programme une grande soirée à 2M qu’elle a enregistrée le 31 mai , tournage d’un clip, projet avec Nouaman Lahlou et participation aux festivals de Walili (du 3 au 7 août) et à celui de Rabat. Assisterons-nous à un duo avec la Syrienne Assala Nasri. C’est le désir des deux divas et le souhait du large public.

Rajae a fait un beau parcours au Maroc, et au dela du Maroc elle a creuse sa place avec son talent et ses capacites!!
Friday 28 April 2006 à 14:00
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يابوضحكة جنان....



عندما يشدو بإحدى أغاني عبد الحليم حافظ, تطير بنا انفعالاته الصادقة وصدى حنجرته واحساسه العالي إلى زمن الحب الجميل حينما كان للكلمة المعبرة قيمتها, وللحن المتميز جماليته, لنكتشف الرومانسية من جديد.

انه لايقلد عبد الحليم حافظ, ولكن شكل امتدادا للعندليب الأسمر من خلال تجسيد حالة نفسية أثناء أدائه, تجعل كل من يستمع إليه ينفعل مع صوته ويذكره فعلا بعبد الحليم حافظ.فهو يؤدي الحالة ويعبر عن الأحاسيس التي تحملها كلمات الأغاني بكل حواسه مهما كان الموضوع:

حزنا أو فرحا, غضبا أو بهجة, أو إحساسا بالظلم...., فيدخل أعماقك ويمنحك الإحساس بأنه يغني أحاسيسك بحنجرته الذهبية وكأنه جزء منك: يغني لك و من أجلك.

انه الفنان المغربي المبدع ذو الإحساس العالي جدا, "أبو ضحكة جنان", عبده الشريف.



Il est un des rares artistes chanteurs qui nous rappel
le temps de la belle musique , quand les belles paroles,
mariee à une merveilleuse musique comble par une voie
brillante,pure et douce...

Il a réussi à conquérir le coeur de millions d'arabes
partout dans le monde par la pudeur de sa voie, et ses
sentiments sincéres, en chantant les éternelle chansons
du Aandalib Abdelhalim Hafez , comme Qareat finjane, Gabar ou bien Helw we kazab....

c'est le jeune artiste marocain Abdou Cherif, qui a
permit à tous les funs de Abdelhalim, et meme la nouvelle
generation, un prestigieux et precieux voyage dans le
temp.....


Friday 28 April 2006 à 19:48
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On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.
Friday 28 April 2006 à 19:49
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48)
On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.
Friday 28 April 2006 à 19:54
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 28 Apr 2006 à 18:48)
On peut aussi classifier la chanson Marocaine par région:


Al Ala, Musique Andaluci Marocaine
Vestige vivant de la brillante civilisation hispano-maghrébine, la musique andaluci du Maroc perpétue un large répertoire de chants et de musique instrumentale, le âla, que les Marocains ont jalousement conservé.

grâce à une très forte tradition orale.
De nos jours, ce répertoire se compose de onze nûbâ, suites vocales et instrumentales, basées chacune sur un mode principal spécifique et un nombre variable de modes secondaires. Chaque nûbâ se divise en cinq parties principales ou mîzân, d'inégales durées et correspondant respectivement aux cinq rythmes de base :



Chaque mîzân respecte le principe de l'accélération progressive en trois phases muwassal (large), mahzûz (relevé), insirâf (allant, rapide).

Outre la qasida classique, le corpus poétique de la nûbâ comprend des muwashshahat construits sur une métrique nouvelle distincte du mètre 'arûd traditionnel, ainsi que des zajal andaluci et des barwâla (malhûn marocain). On a coutume d'appeler le texte poétique chanté une san'a (métier, oeuvre d'art). Chaque san'a se compose d'un poème de deux à sept vers divisés en deux hémistiches et séparés par des ritournelles instrumentales. Les san'a traitent de sujets variés hommage aux plaisirs de l'amour et du vin, piété, soufisme.

La nûbâ couvre une durée moyenne de sept heures. Elle n'est généralement pas exécutée dans sa totalité, on se contente lors des fêtes de jouer un mîzân. Selon la tradition chaque mîzân commence par des préludes instrumentaux, bughya, mishâtiyya, tûshiya, suivis de l'enchaînement des san'a exécutées en choeur. Parfois un ou deux chants individuels (mawwâl ou inshâd) peuvent s'intercaler entre deux san'a, ou se substituer aux préludes instrumentaux du mîzân.

L'orchestre traditionnel se compose d'instrumentistes-chanteurs au milieu desquels se place le chef, dépositaire du répertoire et ayant à son actif une longue expérience du style et du mode d'agencement des san’a

Si le jeu instrumental et l'exécution vocale respectent de manière générale le caractère monodique de la nûbâ, chaque instrumentiste-chanteur se voit néanmoins conférer une relative liberté d'exécution par rapport à l'ensemble des autres musiciens, ce qui provoque fréquemment des moments hétérophoniques, De nos jours, les instruments de l'orchestre interprétant le âla sont le rbâb tenu généralement par le chef, le ud, le violon, l'alto, le violoncelle, le târ et la darbûka

Le rbâb est une vièle monoxyle à deux cordes frottées en boyau, dépourvue de manche, et constituée d'une caisse naviforme en bois de noyer, cèdre ou acajou. La caisse est recouverte dans sa partie supérieure d'une mince lame de bois ornée de rosaces et dans sa partie inférieure d'une peau de chèvre. L'archet, court et massif, se compose d'un morceau de fer en forme d'arc tendant une mèche de crins de cheval. Joué verticalement, le rbâb repose sur les cuisses de l'instrumentiste.

Le 'ud est un luth piriforme à cinq ou six rangs de doubles cordes dont le manche est dépourvu de frettes, Il est joué avec un plectre de corne.

Le violon et l'alto occidentaux, introduits au XVIIIeme siècle, sont joués verticalement sur le genou gauche. Le violoncelle quant à lui est d'introduction récente, il peut être joué à l'archet ou en pizzicato.

Le târ est un petit tambour sur cadre d'environ 15cm de diamètre muni de cymbalettes d'argent ou de cuivre. Tenu dans la main droite, il est frappé par les doigts ou la paume de la main gauche, tandis qu'un savant travail de la main droite en fait heurter le cadre contre le poignet droit.

La darbûka est un tambour-calice en terre cuite recouvert d'une peau de chèvre. Posée en travers de la cuisse gauche elle est frappée à mains et à doigts nus. A l'instar de la nûbâ gharîbat al-husayn interprétée par l'orchestre AI-Brihi de Fès sous la direction de Haj Adbelkrim al-Raïs, la nûbâ al-'ushshàq est une contribution nouvelle à l'Anthologie Al-ala s'inscrivant dans le cadre de la politique tracée pour la sauvegarde et la préservation du patrimoine culturel marocain.

La diffusion de ce patrimoine vise notamment à constituer progressivement un fonds documentaire réalisé dans les conditions techniques les plus performantes, alliant la haute fidélité au respect de l'authenticité et des règles classiques d'interprétation.

La nûba al-'ushshâq, l'une des plus belles tant par sa musique que ses poèmes, est également l'une des plus populaires, ses mizân étant très fréquemment joués dans les fêtes privées et publiques.

L'artiste défunt Moulay Ahmed Loukili, l'un des grands noms de la musique andaluci de ce siècle. chef de l'orchestre de la R.T.M. de 1953 jusqu'à sa mort, le 25novembre 1988, détenait, en plus de son savoir musical, un sens aigu du texte et de la littérature qui le servit maintes fois dans la restauration des san'a dont la syntaxe musicale et les poèmes avaient subi des dommages. Rien d'étonnant à cela quand on sait combien il s'investit dans le perfectionnement de l'interprétation, ainsi que dans le développement du sens esthétique chez ses musiciens et ses disciples. Il avait entamé les répétitions de cette nûbâ afin de participer à l'Anthologie, lorsque la maladie le contraignit à interrompre son travail.

A sa mort, Haj Mohamed Toud, le plus ancien et le plus doué des musicens de l'orchestre, prit la relève et continua l'oeuvre de son maître. Le résultat en est une nûbâ complète dont les san'a sont admirablement agencées.

Friday 28 April 2006 à 19:55
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Moulay Ahmed Loukili
Né en 1909 à Fès, Moulay Ahmed Loukili apprend d'abord la musique auprès de son père, puis en auditeur libre à la qarrawiyyîn où il rencontre ses premiers maîtres, Mohamed Zahi Berrada qui lui enseigne le luth, Mohamed Ayyoush et Abdelkader Kourrish qui l'initient au répertoire des san'a. Mais ses vrais maîtres seront al-Brihi et al-Mtiri, qui rendront d'ailleurs hommage à son talent. Jusqu'en 1936, Loukili fait partie de l'orchestre d'al-Brihi à Fès, puis il repart pour Tanger où il fonde l'association Ikhwan al-fan iles frères de l'art) qui organise des concerts et assure un enseignement musical.
Egalemerit professeur au conservatoire de Tétouan, Loukili en profite pour approfondir sa connaissance du répertoire en apprenant les san'a spécifiques des styles de Tétouan et de Chefchaouen.

En 1953 il devient chef de l'orchestre de la radio, fonction qu'il assure jusqu'à sa mort à la fin de l'année 1988.

Le style de My Ahmed Loukili se caractérise par la précision du dawr (mètre poétique) et une parfaite maîtrise de l'utilisation des taratin (syllabes vides complétant le dawr), ainsi que par son souci constant de corriger les erreurs de langue et de grammaire très courantes chez les musiciens. Par un constant effort de recherche et d'analyse, il a également fait oeuvre de restauration en exhumant des san'a partiellement oubliées dont il a reconstitué le mètre et certains passages mélodiques

Laissant des élèves dans toutes les villes où il a séjourné, My Ahmed Loukili a également fait des adeptes un peu partout qui le tiennent, à juste titre, pour le plus grand maître de la musique andalouse de ces quarante dernières années.

Tuesday 02 May 2006 à 13:55
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on trouve aussi dans le repertoire Marocain, l'art de l'ecoute, ou bien ce qu'on appelle "SAMAA":
Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Sidna Mohamed (P.S.) et à Allah.
Un groupe de Samaa se compose de 8 à 40 membres se produisant lors de fêtes religieuses, à l'intérieur des mosquées, des mausolées ou simplement chez des paticuliers à l'occasion de mariages, circoncisions, naissances ou enterrements. Dans les chants, la majorité des "Mounchids" (choristes) maintient la ligne mélodique dans des tonalités graves et sobres, ce qui permet aux solistes d'élaborer des "broderies", ornements vocaux, sur les chants. La technique de respiration, à la fois intuitive et codifiée, fait en même temps apparaître la chaîne sonore come un tout émanant d'un seul souffle.

La pratique du Samaa remonte à l'avènementde l'Islam (622 A.D.) Le Prophète (P.S) fut reçu lors de son exode de la Mecque à Médine, par un chant à sa gloire. "Le Lune trône parmi nous" est chanté encore de nos jours dans tous les pays arabes.

Le Samaa de Fès a su traverser les siècles en s'enrichissant par l'arrivée des Arabes d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 et par leur musique dite andalouse. Le flux ininterrompu des assoiffés de savoir à Fès, a permis aux chanteurs de rester en contact avec la musique de l'orient arabe. Toutes ces influences musicales poétiques, une fois tamisées à Fès, ont créé un genre musical original, local et en perpétuelle évolution. Le Samaa a pu nous parvenir, riche et authentique. Il a su plaire aux fervents des belles mélodies arabo-andalouses et cohabite avec l'orthodoxie musulmane en louant Allah et son Prophète (P.S.).

Les confréries soufies pratiquant le "Dikr", chant au rythme extatique à but thérapeutique, ont une influence certaine sur le Samaa. Ils ont tous deux pour but d'aider les chercheurs de la vérité suprême à atteindre Dieu en empruntant des sentiers ésotériques : le Soufisme.

L'influence prépondérante de la musique arabo-andalouse sur le Samaa nous incite à en parler davantage. Cette musique se compose de 11 "Noubas" telle l'a répertoriée Al-Haïk dans son ouvrage du 18ème siècle. La "Nouba" est une suite de poèmes chantés. Chaque suite est appelée "San'a" (oeuvre d'art). Ces poèmes peuvent s'enchaîner directement ou être séparés par des interludes instrumentaux ou vocaux. Ainsi, une Nouba se compose de 5 mouvements. Le mouvement se compose, lui, de 20 "San'a". Chaque "San'a" est une suite de vers chantés.
Un vers chanté peut se prolonger pour des raisons de commodités musicales par des "Taratines" : Ya Lalan, Ha Nanan, Tiri Tan ou Tari Tanan, onomatopées sans signification aucune.

Un chanteur de Samaa a obligatoirement étudié cette musique, fréquenté une des confréries et a été initié à ces chants tels Issawa, Tijani, Derqawa, Hmadcha...

Une soirée de Samaa dite "Lila" relève du rituel. Elle commence par la séances de fumigation par le bois de santal et la lecture de la Fatiha, première Sourate du Coran, sous le signe de la sérénité et de la purification. Nous sommes en présence de Allah et de son Prophète Mohamed (P.S.).

Le chant ainsi commence par la séance dite "Hissa" :
1- Raml Al Maya est une Nouba andalouse. Elle se caractérise par un rythme long 6/4 exécuté sur le mode Ré. Elle s'accélère en une mesure de 3 temps en 6/8. Elle est suivie des "Baytayne" (2 vers) chantés par un soliste. Il s'agit d'un prélude hors cadence dont la forme est fixe, aucune improvisation n'y est admise.

2- Le Hijaz : mode de Ré avec Fa dièse, dans lequel on sent très nettement l'influence de l'Orient arabe. Il est introduit par un Mawal (prélude vocal) où le chanteur se livre à une improvisation réglementée.

3- Le Rasd : mode de Mi, est la sixième Nouba selon Al-Haïk. Le chant s'articule sur une mesure de 8 temps appelée "Btayhi" qui s'accélère en un "qudam", cinquième mouvement de la Nouba.

4- Al Khamra ou Al Jalala : littéralement le vin divin ou la majesté. Les chanteurs sont debout car l'accélération rythmique rend le souffle haletant. Plusieurs textes sont superposés en un jeu d'harmonie. On y sent l'influence des chants confrériques extatiques. C'est la clôture de la soirée, les invités deviennent à leur tour des exécutants qui cherchent cette transe prophylactique sans tomber dans les excès hétérodoxes.


Tuesday 02 May 2006 à 14:01
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 02 May 2006 à 12:55)
on trouve aussi dans le repertoire Marocain, l'art de l'ecoute, ou bien ce qu'on appelle "SAMAA":
Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Sidna Mohamed (P.S.) et à Allah.
Un groupe de Samaa se compose de 8 à 40 membres se produisant lors de fêtes religieuses, à l'intérieur des mosquées, des mausolées ou simplement chez des paticuliers à l'occasion de mariages, circoncisions, naissances ou enterrements. Dans les chants, la majorité des "Mounchids" (choristes) maintient la ligne mélodique dans des tonalités graves et sobres, ce qui permet aux solistes d'élaborer des "broderies", ornements vocaux, sur les chants. La technique de respiration, à la fois intuitive et codifiée, fait en même temps apparaître la chaîne sonore come un tout émanant d'un seul souffle.

La pratique du Samaa remonte à l'avènementde l'Islam (622 A.D.) Le Prophète (P.S) fut reçu lors de son exode de la Mecque à Médine, par un chant à sa gloire. "Le Lune trône parmi nous" est chanté encore de nos jours dans tous les pays arabes.

Le Samaa de Fès a su traverser les siècles en s'enrichissant par l'arrivée des Arabes d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 et par leur musique dite andalouse. Le flux ininterrompu des assoiffés de savoir à Fès, a permis aux chanteurs de rester en contact avec la musique de l'orient arabe. Toutes ces influences musicales poétiques, une fois tamisées à Fès, ont créé un genre musical original, local et en perpétuelle évolution. Le Samaa a pu nous parvenir, riche et authentique. Il a su plaire aux fervents des belles mélodies arabo-andalouses et cohabite avec l'orthodoxie musulmane en louant Allah et son Prophète (P.S.).

Les confréries soufies pratiquant le "Dikr", chant au rythme extatique à but thérapeutique, ont une influence certaine sur le Samaa. Ils ont tous deux pour but d'aider les chercheurs de la vérité suprême à atteindre Dieu en empruntant des sentiers ésotériques : le Soufisme.

L'influence prépondérante de la musique arabo-andalouse sur le Samaa nous incite à en parler davantage. Cette musique se compose de 11 "Noubas" telle l'a répertoriée Al-Haïk dans son ouvrage du 18ème siècle. La "Nouba" est une suite de poèmes chantés. Chaque suite est appelée "San'a" (oeuvre d'art). Ces poèmes peuvent s'enchaîner directement ou être séparés par des interludes instrumentaux ou vocaux. Ainsi, une Nouba se compose de 5 mouvements. Le mouvement se compose, lui, de 20 "San'a". Chaque "San'a" est une suite de vers chantés.
Un vers chanté peut se prolonger pour des raisons de commodités musicales par des "Taratines" : Ya Lalan, Ha Nanan, Tiri Tan ou Tari Tanan, onomatopées sans signification aucune.

Un chanteur de Samaa a obligatoirement étudié cette musique, fréquenté une des confréries et a été initié à ces chants tels Issawa, Tijani, Derqawa, Hmadcha...

Une soirée de Samaa dite "Lila" relève du rituel. Elle commence par la séances de fumigation par le bois de santal et la lecture de la Fatiha, première Sourate du Coran, sous le signe de la sérénité et de la purification. Nous sommes en présence de Allah et de son Prophète Mohamed (P.S.).

Le chant ainsi commence par la séance dite "Hissa" :
1- Raml Al Maya est une Nouba andalouse. Elle se caractérise par un rythme long 6/4 exécuté sur le mode Ré. Elle s'accélère en une mesure de 3 temps en 6/8. Elle est suivie des "Baytayne" (2 vers) chantés par un soliste. Il s'agit d'un prélude hors cadence dont la forme est fixe, aucune improvisation n'y est admise.

2- Le Hijaz : mode de Ré avec Fa dièse, dans lequel on sent très nettement l'influence de l'Orient arabe. Il est introduit par un Mawal (prélude vocal) où le chanteur se livre à une improvisation réglementée.

3- Le Rasd : mode de Mi, est la sixième Nouba selon Al-Haïk. Le chant s'articule sur une mesure de 8 temps appelée "Btayhi" qui s'accélère en un "qudam", cinquième mouvement de la Nouba.

4- Al Khamra ou Al Jalala : littéralement le vin divin ou la majesté. Les chanteurs sont debout car l'accélération rythmique rend le souffle haletant. Plusieurs textes sont superposés en un jeu d'harmonie. On y sent l'influence des chants confrériques extatiques. C'est la clôture de la soirée, les invités deviennent à leur tour des exécutants qui cherchent cette transe prophylactique sans tomber dans les excès hétérodoxes.
Friday 05 May 2006 à 12:58
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الأغاني المغربية الضاربة نقمة أم نعمة

«ملهمتي» و «راحلة» و «سولت عليك العود والناي» كلها أعمال عاشت لتشكل عقدة لأصحابها


الرباط: سكينة اصنيب
كثيرا ما يسعى الفنان إلى تحقيق النجاح ونيل الشهرة باذلا قصارى جهده مستسهلا الصعاب مضحيا بخصوصيته وأسرار حياته في سبيل الوصول إلى قمة المجد عبر عمل من الأعمال. هذه القمة التي قد يطول السير إليها أو يقصر تبعا لموهبة الفنان وقدراته الإبداعية ودرجة اجتهاده وتفانيه في العمل، كما يلعب الحظ والتوفيق وفراسة الفنان دورا في استمرارية لمعان وشموخ تلك القمة المنشودة.
ورغم ما للنجاح المبكر من أهمية في حياة الفنان فإن المحافظة عليه تمثل تحديا يصعب تخطيه، بل ان مثل هذا النوع من النجاح يمثل لدى العديد من الفنانين حجر عثرة في مسيرتهم، فلا يستطيعون تجاوز الذروة والقمة التي تحققت بنجاح أحد أعمالهم، فمنهم من ينطوي على نفسه ويختفي عن الأضواء ويصل به الأمر إلى الاعتزال احتراما لما بلغه، ومنهم من يعيش على أمجاد ما تحقق ويفني حياته في البكاء على أطلال الماضي أو تفريخ الأعمال الفنية الفاشلة واحدة تلو الأخرى مستفيدا من الجماهيرية والسمعة التي اكتسبها، وقد يصبح نجاح الأغنية «الضاربة» دافعا للفنان للاستمرار وقاعدة يستند إليها للتحليق بعيدا والتربع فوق قمم أخرى أكثر علوا وأشد بريقا. بكلمات جميلة، ولحن شجي وبقية العدة والعتاد تظهر أسماء وتكبر، وتصير علامات ثم تتوارى طوعا أو غصبا تاركة الكثير من الأعمال التي تعيش على ذكرى عمل واحد ناجح. والأمر يزداد تعقيدا في المغرب نظرا لما عانت منه الأغنية ولا تزال وهو ما يجعل من الانطلاق الأولي للمطرب صعبا للغاية ومن الانبعاث بعد النجاح والتألق أصعب من السابق. فالمطرب أحمد الغرباوي لم يستطع تقديم أغان ناجحة كأغنية «ملهمتي» التي اقترن اسمه بها رغم أن في رصيده 450 أغنية على مدى عمر فني تجاوز 42 عاما. المغنية الشعبية نجاة إعتابو هي كذلك لم تستطع تجاوز حاجز نجاح أغنية اشتهرت بها في بداية مشوارها الفني، واعتبرت انطلاقة جيدة لمطربة تملك من مقومات الصوت الجبلي والأداء الشعبي ما يمكنها من الاستمرار بتألق ونجاح أكبر. لكن ما حصل هو العكس فرغم أنها قدمت العديد من الأعمال على مدى 20 سنة بعد «شوفي غيرو»، لكنها لم ترق إلى مستوى نجاح وتألق أغنية البداية. كذلك المرحوم محمد الحياني وقع ضحية بداية كبرى عبر أغنية «بارد وسخون» ورائعة الشاعر عبد الرفيع الجواهري «راحلة» التي بلغ بها الحياني قمة الجماهيرية والنجومية، وبقدر ما كان ترديدها من أفواه الصغار قبل الكبار بقدر ما أجمع النقاد على ولادة مطرب من الوزن الثقيل سيغير مجرى الأغنية المغربية، وبعد فترة اختفاء وانطواء عاد الحياني إلى الساحة الفنية بأغان عدة ليظل اسمه مقرونا ومحصورا براحلة قبل رحيله المفاجئ عنا. على مدى اكثر من 40 سنة من العطاء الفني لم يصدح صوت إسماعيل أحمد بأعذب ولا أروع من أغنية «سولت عليك العود والناي» رغم الأغاني المميزة التي سبقتها أو أعقبتها كـ«آش أداني» و«نادني ملكي» وكانت قمة في الإبداع لكنها لم تستطع أن تتخطى بصاحبها حاجز أشهر الأغاني المغربية وهي «سولت عليك العود والناي». إسماعيل أحمد لم يستأمن النجاح الاستثنائي لأغنيته وكانت لديه القدرة والمرونة لاستيعاب هذا النجاح، وأداء الأغنية كلما اعتلى الخشبة وحتى رحيله.

عزيزة جلال وبهيجة ادريس والأمثلة عديدة لكثير من المطربين الذين خانهم الحظ في إثبات فنهم عبر أغان «ضاربة» كتلك التي سبقتها واكتسحت السوق وقت نزولها، بل ان بعضهم ساءه توقف مستمعيه عند أحد الأعمال واختصار مشوار كامل بأغنية مما يعني أنه لم يتجاوزها وظلت حاجزا وحاجبا لأي إبداع آخر. وإذا كانت الأعمال الناجحة حاجزا أمام بعض المطربين فإن نجوما آخرين استطاعوا تخطيها والتميز بأغان أخرى رغم أنهم ظلوا فترة زمنية مترددين ينتابهم الخوف والحيرة من الظهور بمستوى أقل مما سبق وقدموه. فالفنان عبد الهادي بلخياط استطاع التجدد والانتقال من أغنية ناجحة إلى أخرى كـ«القمر الأحمر» و«الشاطئ» و«بنت الناس»، ليتواصل إبداعه مدققا في أعماله أكثر فأكثر، فيشدو بـ«قطار الحياة» و«يا ذاك الانسان» و«ما ثَقْشِ بيَّ». أما عميد الموسيقى المغربية الفنان عبد الوهاب الدكالي بعد أن حقق نجاحا كبيرا في أغنية «حبيب الجماهير» أبدع وتألق في «مرسول الحب» و«كان يا ما كان» و«ما أنا إلا بشر» و«الله حي» وأخيرا «نشيد السلام» التي ترجمت إلى العديد من اللغات. مع بداية الثمانينات عرف المغرب ظاهرة هجرة الفنانين إلى الشرق ومن هؤلاء ممن استطاعوا إيجاد مكان لهم عبر سلسلة من الأعمال الناجحة، نجد سميرة سعيد التي بنت قاعدة جماهيرية واسعة بعد أن غنَّت «مش حتنازل عنك أبدا» و«جاني بعد يومين» وتواصلت أعمالها واستطاعت منافسة كبار مغني الشرق فتوجت هذه المسيرة بالحصول على جائزة «ميوزيك أوورلند» بأغنية «يوم ورا يوم». رجاء بلمليح هي كذلك قدمت العديد من الأعمال كان آخرها ألبوم «شوق العيون»، لكن هذه الأغاني لم تحقق أي منها بريقا وجماهيرية أغنية «يا جار واديِنا».

أما الفرق الغنائية التي شكلت نمطا دارجا في السبعينات خصوصا فكانت مجموعة «الإخوان ميكري» أشهرها وأكثرها قدرة على تجديد الألحان والكلمات، حيث قدمت أغاني لاقت استحسانا كـ«ياريت»، «ربما»، «ودعته» و«قالوا لي أنساها»، قبل أن تحقق نجاحا باهرا وتلاقي موسيقاها إعجاب الناس رغم غرابتها آنذاك على أذن المستمع، فقدم الإخوان ميكري أغاني ضاربة كـ«علموك» «كلمتني» و«سمرا» و«عيوني شجن» و«أنت السبب» و«ليلي طويل» و«حورية» والأخيرة قدمت كأول فيدو كليب مغربي.



Tuesday 09 May 2006 à 19:53
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Malhoune



La chanson populaire arabe au Maroc emprunte ses modes à la musique andalouse, en les simplifiant. La Qassida a cependant conservé la division du texte en strophes comme dans le chant andalou : le couplet (ghson : branche ou rameau) peut comprendre de huit à seize vers, un court refrain (harba : lance) offre une alternance qui permet de rompre la monotonie du discours musical du chant Melhoun.
Parmi les anciens auteurs de Melhoun, il convient de citer Abdelaziz El-Maghraoui (1578-1602) et de la même époque, Sidi Abderrahmane El-Majdoub célèbre par ses quatrains mystiques. Au XVIIIe et XIXe siècles, le Maroc a connu un grand nombre de poètes qui, de Fez à Meknes ou à Marrakech ont répandu la poésie populaire ; même de hauts personnages tels le juriste vénéré Sidi Kaddour El-Alami et le Sultan Moulay Abdelhafid n'ont pas dédaigné le Melhoun.

Le Melhoun, à l'origine pure création littéraire, s'est imposé comme un art poétique aujourd'hui connu au Maroc sous le nom de qassida du zajal. Associé à la musique, le Melhoun s'est vite propagé à travers le pays où il a acquis une notoriété inégalable, particulièrement auprès des travailleurs et des artisans.

Les manuscrits de musique arabe se référant au Maroc ne mentionnent pas le terme Melhoun. Ibn Al-Darraj (XIII ème siècle) dans son Kitab al Imtâ° wa-l-intifâ° fi mas'alat samâ al-samâ° (le livre de la jouissance et du profit de l'écoute de la musique) cite plus de 31 instruments de musique utilisés ou connus au Maroc mais ne fait état d'aucune forme musicale populaire. Plus tard, Al-Wansharisi (mort en 1549) dans sa urjûza fi t-tabâ'i° wa-t-tubû° wa-l-usûl (poème sur les modes), Al-Ha'ik (XVIIIe siècle) dans son recueil Kunnâsh, ou encore Ibn At-Tayyib Al-°Alami dans al anîs al mutrib ne font également aucune référence au Melhoun.

Cette absence du terme Melhoun dans la littérature musicologique marocaine ne contredit néanmoins pas l'existence de cette forme musicale basée sur une qassida (poème) dont le vocabulaire et les tournures de phrases mêlent l'arabe classique vulgarisé et le dialecte marocain. Par ailleurs, des études musicologiques et littéraires récentes montrent en fait que le Melhoun puise ses sources dans les chansons populaires et vraisemblablement dans le zajal.

A l'époque des Almohades (1147-1269) et parallèlement aux muwashshahât, une nouvelle forme apparaît, le zajal marocain ou lagrîha, qui ne tient pas compte des règles de la grammaire classique. Cette forme se voit peu à peu transformée par l'adjonction de nouvelles formules rythmiques et, à l'époque des Mérinides et des Wattassides (1269-1471-1554), Hammâd Al-Hamrî (XVIe siècle) crée la harba, sorte de refrain qui marque la fin de chaque partie de la qassida. Au XVIe et XVIIe siècles sous les Saadiens, le Melhoun s'enrichit de nouvelles formes : mubayyat, maksûr l-jnah, muchattab, et sûsi.

C'est également à cette époque que grandit un mouvement de renouvellement et de création intense qui va marquer le zajal marocain et le Melhoun. Ainsi naissent les surûf, procédés subsidiaires employés par les chanteurs pour produire plus d'effets sur l'auditoire et surtout pour redresser le rythme. Al Maghrâwî (XVIe-XVIIe Siècle) crée, à partir d'un mot sanssignification : dân, des vers qui serviront de base de versification pour les poètes marocains populaires, comme par exemple :

Dân dâni yâ dâni dân dân yâ dân ...

De même, Al Masmûdi (XVIIe S.), s'appuie sur un autre mot dépourvu de signification, mâli, pour remplir ce rôle :

Lâlâ yâ mawlâti lâlâ w-yâ mâli mâli ...

D'autres mots, également insignifiants, remplissent une fonction purement rythmique ou versificatrice (rada, sayyidna, lâlâ mawlâti...), remédiant ainsi à l'insuffisance de texte dans la phrase musicale.

D'autres apports vont enrichir le Melhoun : l'apparition du zajal sufi avec Ben Yajish At-Tâzî et Ben Allal Al-Marrakshi à partir du XVIIe siècle, et la migration des poètes populaires algériens fuyant l'occupation turque.

C'est à Tafilalt qu'émergent les premiers maîtres du Melhoun. D'autres lieux célèbres seront aussi des foyers de rayonnement de cette forme poético-musicale : la zawiya (terme désignant une confrérie religieuse et lelieu où elle officie) de Jazûlî à Marrakech, le salon privé de Muhammad Ben Sliman au XVIIIe siècle, zâwiya de Sidi Qaddur Al-°Alami à Meknes au XVIII, la zâwiya Harraqiyya à Rabat, la zâwiya Al-Chaqquriyya à Chaouen...

La Qassîda

La qassida (laqsida en dialecte marocain) du Melhoun repose sur deux éléments essentiels : les ouvertures qui la précèdent et les parties qui la composent.

Les ouvertures :

Un prélude instrumental (taqsîm) de rythme libre exécuté en solo sur le Oûd ou le violon s'impose avant l'intervention de l'orchestre qui interprète ensuite une chanson appartenant à l'une des trois formes reconnues : la sarrâba, le mawwâl ou le tamwila. La plupart des auteurs de sarrâba étant inconnus, on l'appelle couramment sarrâba hrâmiya (voleuse, batarde).

La sarrâba est une courte chanson interprétée dans le même mode musical que la qassîda, et constituée de quatre parties : dkhûl, nâ°ûra, abyât, radma.

Les parties de la qassîda :

Al-Aqsâm : il s'agit de couplets chantés en solo et entrecoupés par le refrain harba.
Al-harba, dont l'origine remonte au XVIe siècle, est un refrain repris entre les couplets par les sheddâda (groupe de chanteurs et d'instrumentistes-chanteurs).
A-drîdka peut être considérée de manière simplifiée comme la harba reprise sur un rythme accéléré pour annoncer la fin de la qassîda.
Les Modes Musicaux

Le Melhoun a largement bénéficié de l'influence de la musique andalouse al-âla en adoptant plusieurs de ses modes. On peut distinguer deux catégories, les modes de base qui sont au nombre de six : Isthlâl, Ramal al-mâya, Hijâz, Sîkah, °Irâq °ajjam, Isbihân, et les modes secondaires : Hsîn, Inqilâb ramal, Hamdân, Rasd, Mcharqi qui se manifestent sporadiquement dans le courant d'une qassîda. A cela s'ajoutent quelques modes en usage au Moyen-Orient : Rast, Bayâti, Sîgâh.

Les Rythmes

Les principaux rythmes du Melhoun sont au nombre de trois : gubbâhi, haddâri et dridka.

Les maîtres du Melhoun utilisent deux méthodes pour battre la mesure pendant le chant : le battement des mains ar-rash et le jeu des instruments à percussion, notamment la ta°rija (petit tambour calice en terre) qui l'instrument le plus usité dans le Melhoun comme dans d'autres formes de musique populaire. La tradition veut qu'il ait deux groupes d'instrumentistes jouant de la ta°rija ; l'un d'eux joue au milieu de la peau, ce qui donne un son rond et résonnant (al-yam), l'autre joue sur les bords de la ta°rija, libérant un son sec et clair (al-hâshia). Ces deux groupes s'opposent surtout dans les répons instrumentaux (jawab).

rythme al-haddârî utilisé dans le corps de la qassîda.

rythme dridka clôturant la plus grande partie de la qassîda.

rythme al-gubbâhi, utilisé dans la sarrâba introductive et à la fin de certaines qassîda à la place du dridka.

L'Orchestre du Melhoun

L'orchestre du Melhoun, qui ignore les instruments à vent, se répartit en deux groupes : les instruments à cordes et les instruments à percussion.

Les instruments à cordes :

Al-°ûd (le luth), doté de six cordes dont cinq sont doubles et une (la plus grave) est simple.
Le violon, al-kamân, joué de la même manière que dans l'orchestre andalou de al-âla, c'est à dire posé verticalement sur le genou.
As-swîsdî ou swisen, petit luth populaire, au son aigu et sec, faisant partie de la famille de l'instrument gambrî, et dont les trois cordes sont accordées de la manière suivante:

Al-hajhûj, au son grave, le plus grand des trois instruments de la famille gambrî (on y trouve également al farkh de taille moyenne), et qui est accordé de la manière suivante :

La percussion (ta°rîja) est tenue par les munshid (chanteurs solistes) et par les reddâda (choeur) qui jouent en même temps le rôle de sheddâda (percussionnistes) à la ta°rîja, à la darbûka et aux cymbalettes de cuicre handqa.

Les Qassâ'id (extraits)

Parmi le large éventail de qassâ'id qui ont atteint une renommée mondiale à travers les chanteurs qui ont interprété le Melhoun, les premières qui viennent à l'esprit sont évidemment celles interprétées par Haj Houcine TOULALI (1924-1998) : Fatma, Nkar El Hssane, Al Haraz, Echem°â, ...

Al-°Arsa, (Le Jardin des délices) de Thâmi Lamdaghri (mort en 1856) et chantée par Abdelkrim Guennoun de Fès.
Premier couplet :

"Ouvre tes yeux,
Goûtes les délices et la nature généreuse
De ce jardin paradisiaque.
Les branches des arbres merveilleux s'entrelacent
Comme des amoureux qui se retrouvent
Et chancellent, ivres de bonheur.
Le sourire des fleurs, mêlé aux larmes de la rosée
Rappelle le mélancolique échange
D'un amant triste et de sa rieuse bien-aimée.
Les oiseaux chantent sur les branches
Comme autant de luths et de rebabs."

Refrain :

"Oh jardin soit bien heureux
Tu es habité par le meilleur des habitants de Tiba (La Mecque)"

2 - Al Harrâz (le cerbère) de Ali Al-Baghdâdi (mort en 1786), chanté par Haj Houcine Toulali de Meknes.

Premier couplet :

"Je me suis présenté sous les traits d'un seigneur,
Précédé de tambours, de drapeaux et d'étendards,