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Livenet > Forum > Musiques du monde
Monday 24 April 2006 à 14:01
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QUOTE (oumissam @ 24 Apr 2006 à 12:55)
et on peut pas oublier notre diva samira et ces anciennes chansons
http://moroccan.salmiya.net/songs/samira/rm/sameera14.rm

"wa3di" c'etait la premiere chanson de Samira!!!
Monday 24 April 2006 à 14:03
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Cela faisait presque 30 ans que Abdel Halim déclara une fois que cette fillette deviendra un jour une star fameuse dans le monde arabe . Elle a connu des grands succès avec des chansons marocaines tel que wa3di, sidi oula bihiri, fayetli sheftak, kifesh fata7t galbi, Bitaqat 7ob.. Cette fillette qui chantait avec assurance devant les caméras de la télévision marocaine il y a une trentaine d'années dans le cadre de la célèbre émission de variétés " Mawahib ", ne pouvait ne pas avoir davenir florissant. Son talent sautait aux yeux, même des non-avertis les solliciteurs du monde musical eux, misaient avec certitude sur cet espoir. Ils ne seront pas démentis. Loin de là.

Samira Said, exigences de la scène obligent, a fait plus que marquer. Elle s'est hissée, à force d'acharnement, au premier rang des stars de la chanson arabe, et y demeure depuis des années renforçant à chaque nouvel album une position quelle ne semble pas prête de quitter.

Le chemin semble avoir été tracé de tous temps. Des premiers pas prometteurs, des rencontres marquantes, notamment celles de Baligh Hamdi, Abdelwahab, Mohamed El Mougi, Sayed Mekaoui ainsi que Faïza Ahmad et son mari Mohamed Soltan, et voilà Samira qui débarque au Caire, forte d'un immense talent et des encouragements de ceux qui avaient cru en elle.

Après un passage au conservatoire, ce sont les premières oeuvres. Son amie Faïza Ahmad demanda de Mohamed Soltan de signer deux chansons pour Samira c'étaient " El 7ob elli Ana 3aycheh " et " Eddounia Kedah " qui, même si elles ne furent pas de grands succès, permirent à Samira desquisser ses premières marques sur la scène de la musique arabe.

La rencontre avec Baligh Hamdi allait enrichir considérablement le répertoire de la jeune marocaine. Ce seront coup sur des chansons que lon fredonnera partout dans le monde arabe : "Ben lif", "sayidati sadati", "malich 3enwan", "akher hawa".

Les ponts n'ayant jamais été rompus avec Mohamed Soltan, les retrouvailles se solderont pas "Hikaya", "Methaya'li" et "Ellila deh" Kassid yakoulouna "3anni kathiran"

Pourtant, le tube explosif que présageait le talent de Samira n'était pas encore au rendez-vous. Ses collaborations avec de grands noms qui donnèrent certes des titres aussi appréciés comme Mohamed El Mougi par ya dam3iti haddi, Khaled el Amir par choft 7abibi, Helmi Bakr par Ech gab li gab", "lilet el ouns", "amrak 3ajib", "men ghir sabab" , mais le grand coup, celui qui allait vraiment faire la différence, tardait à venir.

C'est Baligh Hamdi qui enfin propulsa Samira au firmament. La merveilleuse chanson " 3allemnah el Hob ", quelle la présenta comptant pour le festival des layali al télévision au Caire en 1983.

Le coup d'envoi était donné. Samira, désormais super star, continuera sur sa lancée avec Baligh Hamdi accumulant des succès comme "ketr al kalam", "asmar malak" et "malak moch zay 3awaydak".

Gamal Salama, quant à lui, lui donna la bombe "Al gani ba3d youmin" qui embrasa longtemps les Hit parades. Le nouveau couple ne s'arrêtera pas en si bon chemin et larguera une autre bombe sur la scène : "moch7atnazel 3annak abadan".

Après cela, Samira et après ces grands succès n'avait plus rien à prouver en Egypte. Un autre défi se profilait que la position de la super star ne lui permettait pas d'occulter. Elle fera cap sur le Golfe où elle travaillera avec les plus grands : Talal meddah, Abderrab Idris, Seliman El Malla, Youssef Mahana et enrichira son répertoire de titres comme "Ya ebn al Halal", "tisaddeg, Hatouli 7abibi", "sindibad", "ghariba", "A7ad sa'al Aani".

Les vents soufflant désormais en faveur de la chanson moderne légère, un coup de gouvernail s'imposait. Samira le fera en temps opportun, se tournant vers des jeunes compositeurs pleins de talent comme Salah Charnoubi, Riadh Hamchari, Mohamed Dhia'a signalant des albums tel que Ensani, Khayfa, 3ach2a, Enta 7abibi, Kol de echa3at, 3al bal, rou7i et Lila 7abibi D'autres en ont été pour leurs frais. Mais pour Samira, le succès est encore une fois au rendez-vous. Et enchaallah elle continue ses succès pour rester sur le top ! Toujours sur le top.

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Monday 24 April 2006 à 14:04.
Monday 24 April 2006 à 14:11
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QUOTE (oumissam @ 24 Apr 2006 à 12:45)
http://moroccan.salmiya.net/songs/aziza/rm/aziza4.rm
c'est sa chanson la plus connue "mistaniyak ya rouhi ecchou9"

"Misstaneyak" c'est la chanson qui a fait des ravages ds le Maroc et ds l'Orient!!
mais il faut citer que AZIZA JALAL a chante des chansons qui ont connu une reputation importante surtt qu'elles etaient le fait des grands compositeurs tel que Ryad Sunbati et Baligh Hamdi!!
dans xce cadre je cite:
"Minnek wa ilik"
"harramti alhoubbi 3alaya"
"houwa alhoubbi li3ba"
"min hakkak ti3atibni"
"min ana?"
Monday 24 April 2006 à 16:05
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howa el hoube li3ba
http://moroccan.salmiya.net/songs/aziza/rm/aziza5.rm
harramti el hoube 3alaya
http://moroccan.salmiya.net/songs/aziza/ram/aziza2.ram

Ce message a été modifié par oumissam - Monday 24 April 2006 à 16:08.
Monday 24 April 2006 à 17:32
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younes migri c'est l'un des marocains qui a laissé ces traces dans la chanson marocaine, surtout dans les années 80 il est connu par sa musique douce basée sur la guitarre
et voilà l'une de ces chansons que j'apprécié tellement
http://arabmusic.us/songs/785/Lilli%20Twil.ram

Ce message a été modifié par oumissam - Monday 24 April 2006 à 17:34.
Monday 24 April 2006 à 18:23
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QUOTE (oumissam @ 24 Apr 2006 à 15:05)
howa el hoube li3ba
http://moroccan.salmiya.net/songs/aziza/rm/aziza5.rm
harramti el hoube 3alaya
http://moroccan.salmiya.net/songs/aziza/ram/aziza2.ram

NB=ces chansons on peut les classer parmi les chansons arabes aussi, car c'est pas du dialecte Marocain, c de larabe tt simplement!!!
Tuesday 25 April 2006 à 12:45
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Né en 1931 à Tétouan, Abdessadek Chekara était une véritable mémoire du patrimone musical populaire, avec ses baraouil, ses hadra, taktouka et autres genres puisés dans de vieux poèmes que des familles algériennes avaient diffusées au début du siècle dans la cité de Tétouan.

L'artiste marocain Abdessadek Chekara est décédé samedi 31 Octobre à Tétouan, à l'age de 67 ans des suites d'une longue maladie.
Le défunt, qui a commencé son itinéraire artistique dés son jeune age, était réputé pour ses interprétations originales des Nawbas et du répertoire populaire de sa région natale.
Abdessadek Chekara était également un violoniste virtuose dans la pure tradition de la musique andalouse.
L'œuvre du chanteur a une place particulière sur la scéne artistique nationale grâce aux merveilleux dons de cet artiste qui avait su incruster de joyaux andalous les vieilles chansons du terroir tétouanais.

Ses chansons les plus célébres sont :
-Allah Ihdik Ya Ghzali
-Ana Fi Aarak
-Ya Bint Bladi
-Ya Ouldi Ya Hbibi
-Alach Katibki
-Al Maoulouaa
-Miaadak Jani Al Aoual
-Moulay Abdeslam
-Nar Al Kalb Diali
Tuesday 25 April 2006 à 12:51
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 25 Apr 2006 à 11:45)
Né en 1931 à Tétouan, Abdessadek Chekara était une véritable mémoire du patrimone musical populaire, avec ses baraouil, ses hadra, taktouka et autres genres puisés dans de vieux poèmes que des familles algériennes avaient diffusées au début du siècle dans la cité de Tétouan.

L'artiste marocain Abdessadek Chekara est décédé samedi 31 Octobre à Tétouan, à l'age de 67 ans des suites d'une longue maladie.
Le défunt, qui a commencé son itinéraire artistique dés son jeune age, était réputé pour ses interprétations originales des Nawbas et du répertoire populaire de sa région natale.
Abdessadek Chekara était également un violoniste virtuose dans la pure tradition de la musique andalouse.
L'œuvre du chanteur a une place particulière sur la scéne artistique nationale grâce aux merveilleux dons de cet artiste qui avait su incruster de joyaux andalous les vieilles chansons du terroir tétouanais.

Ses chansons les plus célébres sont :
-Allah Ihdik Ya Ghzali
-Ana Fi Aarak
-Ya Bint Bladi
-Ya Ouldi Ya Hbibi
-Alach Katibki
-Al Maoulouaa
-Miaadak Jani Al Aoual
-Moulay Abdeslam
-Nar Al Kalb Diali
Tuesday 25 April 2006 à 13:59
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vivement najat 3tabou!
Tuesday 25 April 2006 à 14:20
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QUOTE (rosélina @ 25 Apr 2006 à 12:59)
vivement najat 3tabou!

oui, c' lune des plus belles voies feminines !!
en plus Najat a une personnalite tres attachante!!!
Tuesday 25 April 2006 à 18:27
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Hajj Hmed Piro
Hajj Hmed Piro est né à Rabat en 1932. Il étudie le Coran et entre en 1944 à l'école Guessous de Rabat où il rencontre Hajj Othman Jorio qui encadre les meilleurs voix d'élèves et leur enseigne la cantillation coranique. Il y suit également l'enseignement musical de Moustafa Maaroufi et d'Omar Al Oufir et se perfectionne auprés du maître Hussayn Belmeki Hajjam tout en écoutant sur Radio Alger les concerts des plus grandes voix gharnaties de l'époque:
Dahman Benachour,Cheikh Mnawar et Mohammed Sadiq Bjawi.
Cette carrière artistique de haute tenue qu'Ahmed Piro,par ailleurs négociant à Rabat,méne toute sa vie en amateur éclairé,lui vaut en 1989 le Wissam Arida,décoration que feu SM le roi Hassan II décernait aux personnalités les plus marquantes de la vie culturelle et politique du Maroc.dans tout le pays. Depuis le 19ème siècle cependant,les villes de Rabat et d'Oujda cultivent également un autre répértoire Arabo-Andalou,appelé Attarab Al Gharnati en hommage à la ville de Grebade qui fût le dernier bastion arabe d'Andalousie.
Le developpement de ce style au Maroc est dû,à travers une tradition orale vivace,soit aux juifs marocains,soit aux familles de Tlemcen qui ont pris pied au Maroc dés la fin du 19ème siècle continuant une tradition de liens et de relations commerciaux et culturels avec Fes depuis le 15ème siècle,et s'étendant à d'autres villes comme Rabat,Tetouan et Oujda.
La pratique moderne du Tarab Gharnati au Maroc date des annèes 20. Entre 1923 et 1928 Mohamed Bensmail à Oujda et Mohamed Benghabribt à Rabat,tous deux maîtres algériens,ont rassemblé autour d'eux des amateurs de musique épris du style gharnati. C'est cet effort qui a donné Cheikh Salah et Ahmed Zemmouri à Oujda d'une part et Ahmed Benani et Ahmed Piro à Rabat d'autee part. Ces maîtres marocains et d'autres de leur génération ont agréménté le Tarab Gharnati d'une interprétation toute marocaine.


Ce message a été modifié par oumissam - Tuesday 25 April 2006 à 18:37.
Tuesday 25 April 2006 à 21:25
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QUOTE (oumissam @ 25 Apr 2006 à 17:27)


Hajj Hmed Piro
Hajj Hmed Piro est né à Rabat en 1932. Il étudie le Coran et entre en 1944 à l'école Guessous de Rabat où il rencontre Hajj Othman Jorio qui encadre les meilleurs voix d'élèves et leur enseigne la cantillation coranique. Il y suit également l'enseignement musical de Moustafa Maaroufi et d'Omar Al Oufir et se perfectionne auprés du maître Hussayn Belmeki Hajjam tout en écoutant sur Radio Alger les concerts des plus grandes voix gharnaties de l'époque:
Dahman Benachour,Cheikh Mnawar et Mohammed Sadiq Bjawi.
Cette carrière artistique de haute tenue qu'Ahmed Piro,par ailleurs négociant à Rabat,méne toute sa vie en amateur éclairé,lui vaut en 1989 le Wissam Arida,décoration que feu SM le roi Hassan II décernait aux personnalités les plus marquantes de la vie culturelle et politique du Maroc.dans tout le pays. Depuis le 19ème siècle cependant,les villes de Rabat et d'Oujda cultivent également un autre répértoire Arabo-Andalou,appelé Attarab Al Gharnati en hommage à la ville de Grebade qui fût le dernier bastion arabe d'Andalousie.
Le developpement de ce style au Maroc est dû,à travers une tradition orale vivace,soit aux juifs marocains,soit aux familles de Tlemcen qui ont pris pied au Maroc dés la fin du 19ème siècle continuant une tradition de liens et de relations commerciaux et culturels avec Fes depuis le 15ème siècle,et s'étendant à d'autres villes comme Rabat,Tetouan et Oujda.
La pratique moderne du Tarab Gharnati au Maroc date des annèes 20. Entre 1923 et 1928 Mohamed Bensmail à Oujda et Mohamed Benghabribt à Rabat,tous deux maîtres algériens,ont rassemblé autour d'eux des amateurs de musique épris du style gharnati. C'est cet effort qui a donné Cheikh Salah et Ahmed Zemmouri à Oujda d'une part et Ahmed Benani et Ahmed Piro à Rabat d'autee part. Ces maîtres marocains et d'autres de leur génération ont agréménté le Tarab Gharnati d'une interprétation toute marocaine.

Fantastiques!!!
Wednesday 26 April 2006 à 12:02
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il sera bcp mieux si j'arrive à mettre ces chansons que j'ai déjà trouvé mais son téléchargement est payant
Wednesday 26 April 2006 à 13:01
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QUOTE (oumissam @ 26 Apr 2006 à 11:02)
il sera bcp mieux si j'arrive à mettre ces chansons que j'ai déjà trouvé mais son téléchargement est payant

quelles chansons?
Wednesday 26 April 2006 à 19:17
Citer +Citer
j'ai cherché le site dont j'ai trouvé l'article de haj piro mais dommage je ne l'ai plus trouvé sad.gif
Wednesday 26 April 2006 à 22:45
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QUOTE (LUNEDMONTS @ 24 Apr 2006 à 13:13)
Vous connaissez celle là?c'est lune des perles Marocaines qui avait quitte le parcours artistique pr s'engager a vie!!

aziza jalal nn huh.gif
Thursday 27 April 2006 à 13:14
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QUOTE (franche22 @ 26 Apr 2006 à 21:45)
aziza jalal nn huh.gif

oui...c'est Aziza Jalal!!
wub.gif
Thursday 27 April 2006 à 13:23
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Portrait de la chanteuse populaire Najat Aatabou
La rebelle de l’Atlas

À trente-huit ans passés, Najat Aatabou savoure pleinement son succès. Elle a tant à donner, même si la maman insiste pour un repos mérité. Les projets ne font que commencer et Aatabou s’apprête à franchir un nouveau cap de sa carrière

Chanteuse adulée dès la sortie de son premier album au début des années 80, Najat Aatabou occupe depuis la tête de peloton du monde très cacophonique de la chanson populaire. En se cherchant sans cesse et en se mettant tout le temps à l’ère du temps, elle a forcé l’admiration et le respect de ses fans au Maroc et à l’étranger. Ses tournées un peu partout dans le monde ne suffisent pas à expliquer le phénomène Najat Aatabou.
Avec succès, elle a presque fait le tour du monde: l’Europe, les États-Unis, le monde arabe… Ses cassettes se vendent par milliers à l’étranger et se piratent de la même quantité au Maroc. “Le chant au Maroc ne fait pas vivre. Il faut bien bouger pour gagner sa vie”.
Loin d’une approche simpliste, la philosophie de la chanteuse est à la fois simple et complexe. D’abord une passion pour le chant et une joie incomparable à retrouver tout le temps la scène, et par la suite un entêtement pour sauvegarder jalousement son style. Ses deux devises ont fini par payer, bien que les occasions d’émerger plus se soient présentées et heurtées à son désir viscéral à imposer ses choix.

Partage

Elle retrouve tout le temps son Maroc, ses amis et ses connaissances, avec l’envie féroce de l’échange, du partage et surtout du repos. Quelques jours de détente dans sa maison à Casablanca, avec ses deux enfants et, hop, direction l’aéroport Mohammed V pour d’autres soirées à Bruxelles, avant le retour à Saïdia … Sa dernière tournée remonte à quelques jours, en Suisse, où elle a joué durant douze jours avec éclat. “Il y avait même un public étranger qui dansait au rythme de mes chansons”, confie joyeuse Najat Aatabou. Joyeuse, elle l’est tout le temps. Que ce soit dans ses discussions, dans ses chansons ou en parlant de ses débuts, elle garde tout le temps ce sourire cordial et cette simplicité qui vous rapproche d’elle et de sa longue histoire avec le chant. Du coup vous revoyez la jeune Berbère de 17 ans, chantant dans une fête familiale à Khmisset.
La voix forte chargée d’émotions ne laisse personne insensible. Mais la fête est gâchée par la présence d’un bootlegger qui enregistre la chanson de Najat et la balance sur le marché. Le succès est immédiat. La réaction de la petite famille ne se fait pas attendre. Le père est meurtri, la mère se lamente et les frères menacent. La jeune Berbère est alitée. Sous l’effet de surprise, elle perd l’usage de sa voix pendant 15 jours. La situation ne se débloque pas.
Contrainte, elle quitte la maison sans destination précise. Coup de chance, elle s’installe à Casablanca et impose ses conditions pour entamer une carrière musicale. “Je voulais prouver à ma famille que le domaine de la musique n’est pas synonyme de débauche. Il fallait donc me préserver et gagner leur estime en réussissant mon coup… Aujourd’hui, c’est chose faite”.

Préoccupations

“J’en ai marre”, premier coup de gueule de la chanteuse, installe le décor. La suite du répertoire officialise un style singulier qui se fera son petit chemin, avant la grande consécration. Deux décennies plus tard, Najat Aatabou est une femme moderne et dynamique reconnue mondialement dans la lignée des grandes chanteuses maghrébines. À l’image d’une grande partie d’entre elles, elle a fait de la défense de la femme marocaine l’une de ses premières préoccupations. Ses chansons revisitent les problèmes quotidiens de la femme trompée, prennent la défense de l’amoureuse déçue et chantent l’amour retrouvé.
“Je voulais suivre une carrière juridique pour défendre les opprimés. Aujourd’hui, après l’arrêt de mes études à 17 ans, j’ai trouvé un autre moyen de faire revivre mon ancienne passion pour l’égalité des droits”. Points d’illusions. Le tout est emballé dans la joie et l’humour. Sur scène, Aatabou laisse de côté la mélancolie et invite son public à faire la fête. C’est ce qui a fait d’ailleurs son succès auprès des MRE à l’étranger.
La chanteuse a su conjuguer la “force du verbe” et l’atmosphère festive. Sa voix et ses déplacements sur scène, dans une allure de plus en plus moderne, ajoute ce cachet authentique propre aux fêtes du Moyen Atlas.
“Les jeunes à l’étranger veulent danser et faire la fête. Ce n’est pas par hasard s’ils montrent de manière flagrante leur préférence pour la musique populaire qui répond la plupart du temps à leurs attentes”.
Quand elle compare le nombre de personnes qui assistent à ses concerts en dehors des frontières marocaines et celui des soirées qu’elle donne au Maroc, elle est tout simplement sidérée.
Pourtant, ici, l’engouement pour ses albums est phénoménal, bien que le retour soit modique. À Paris où elle s’est installée depuis quelques mois, elle se sent dans son élément. Un vrai statut d’artiste, puisqu’elle est tout le temps sollicitée par ses fans, par les organisateurs de soirées et par la presse.
À trente-huit ans passés, Najat Aatabou savoure pleinement son succès, mais garde un goût d’inachevé. Elle a tant à donner, même si la maman insiste pour un repos mérité.

Entêtement

Les projets ne font que commencer et Aatabou s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa carrière. Elle vient d’enregistrer une nouvelle chanson avec Neneh Cherry autour du thème de la jeunesse. Une exception, puisque la chanteuse, sans prétention aucune, s’obstine à garder son style sans influence. C’est dans cet esprit qu’elle a gentiment refusé l’offre de More Conte et esquivé la proposition de chanter avec Khaled.
Dans le même esprit, elle a émis des conditions pour signer avec des maisons de disques de renommée internationale: Universal, Sony, Virgin. Najat Aatabou refuse de se plier aux exigences des grandes multinationales.
D’ailleurs, sa réponse a été rédigée dans ce sens. Coup de théâtre, les trois maisons veulent négocier le contrat. L’entêtement de l’artiste a fini par payer.
L’histoire retiendra l’évolution et la trajectoire singulières d’une femme qui, après un lancement obligé dans le monde de la chanson, s’est donné un plaisir fou à honorer son engagement et à répandre la fête et le bonheur autour d’elle. Plaisir d’écouter, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, et plaisir de sentir une chanteuse prendre tant de bonheur à créer et à se renouveler sans cesse.
Surprise aussi de la voir se transformer d’année en année en une chanteuse moderne soucieuse d’accompagner la modernité. C’est peut-être le secret qui la fait tourner toute l’année, pendant que d’autres chanteurs pleurent leur sort.




Thursday 27 April 2006 à 13:37
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parmi les chansons de Najat on trouve:
"j'en ai marre"
"sebbara"
"hay hay hay wa hadi kedba bayna"
"choufi ghirou"
"be3d elhih"
Thursday 27 April 2006 à 13:38
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pour ecouter Najat AAtabou:

http://moroccan.salmiya.net/songs/najat_aa...at_aatabou9.ram


http://moroccan.salmiya.net/songs/najat_aa...t_aatabou13.ram

Ce message a été modifié par LUNEDMONTS - Thursday 27 April 2006 à 13:39.

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