Thursday 30 June 2005 à 10:14
Bon a mon tour ! Puisque je suis nouveau, c'la me semble on ne peut plus logique

!
Depuis quand je sais que je suis trans ? Ma foi, je sais depuis longtemps ce que je ressent mais j'ai vraiment compris ce qui m'arrivé lorsque j'ai vu un reportage sur le sujet à la télé. Je m'en rappelle très bien car je n'en croyait pas mes yeux. Je crois que ma mère était quelque part dans l'appart mais pas devant la télé, de cela j'en suis sur car je me rappelle avoir baissé le son pour ne pas faire venir quelqu'un d'autre devant le poste (mon frère ou ma soeur, ou pire ma mère ) et j'ai regardé avec deux grands yeux surpris l'histoire de cet homme, barbu, qu'une femme amoureuse enlacé, et qui avait été une femme auparavant.
C'est là que j'ai compris que je n'étais pas seul. Il y avait d'autre gens qui connaissait le désordre qui m'habiter et il y en avait même un devant mes yeux qui avait réussi mon rêve. C'est là que j'ai mis un nom sur mon trouble : la transexualité !
Mais comme je l'ai dit je savais bien avant cette émission que je n'étais pas comme les autres. Bon mon vécut sera relativement ressemblant a celui des autres trans. Je pense notre histoire dans les grande lignes doivent s'accorder mais je vais en parler cependant cela me fera autant de bien que de faire un petit temoignage qui j'espère pourra être utile.
Lorsque j'étais jeune, je n'avais pas conscience de ce malaise. J'étais comme j'étais et c'est tout. J'avais autant de copains et de copines. Je ne posais pas de questions sur ce que je ressentais et pourtant, presque inconsciemment, je savais que je n'étais pas pareil. Lorsque nous jouons à "papa-mamman", je faisais toujours le papa ou je ne jouais pas. A l'école, pour la chorale, je me rappelle avoir ressenti un joie immense lorsque la maitresse me plaça avec le choeur de garçon car ma voix était plus grave que celle des autres filles. Et surtout, je refusais d'utiliser les toilettes de filles, je preferrai me retenir quitte à avoir mal au ventre, et faire appeler ma mère pour qu'elle vienne me chercher à l'école, plutôt que poser mes fesses de ce local sanitaire réservé à la gente féminine.
Un peu plus tard, je devais avoir douze ou treize ans, j'ai commencé a faire du tennis. A cet époque, j'avais déjà adopté l'allure garçonne, cheveux court et short de tennis (acheté au rayons garçon) et surtout, une veste de survêtement suffisament large pour cacher mes débuts de formes. Nous étions quatre dans le cours, un garçon et deux filles, en plus de moi.
Bien entendu, je me suis rapproché du garçon et les filles sont resté entre elle. Lorsque le prof de tennis est entré sur le court, il nous a regardé puis il a commençait à faire son cour, nous expliquant les rudiments du tennis, comme je n'étais pas novice, en ayant déjà fait un peu auparavant et comme l'autre garçon se trouvait dans la même situation que moi, le prof nous a demandé de faire un petit échange pour montrer au filles. Et là, il a dit "aller les garçons, puisque que vous savez taper la balle, montrez un peu votre talent à vos camarades ! " C'était l'extase ! Il me prenait pour un p'ti gars ! Je n'ai rien fait pour le détromper. Je possède un prénom qui en avalant la dernière syllabe donne un prénom masculin, alors quand il me le demanda, je baissais la voix à la fin et cela marcha sur des roulettes ! Ce manège dura toute l'année ! J'empêchai ma mère de venir lui parler (heureusement que c'était le samedi et que ma mère n'avait pas trop le temps de jour-là) pour ne pas me trahir. J'affectionnais pour une fois d'être traité en garçon, j'avais droit au réfléxion typement masculine et j'adorais çà ! Jamais il ne se douta de mon identité avant la fin de l'année. Là je crois qu'il a tout découvert mais il ne m'en a jamais rien dit et de toute façon, je changeais de prof l'année prochaine mais cette fois-ci hélas en tant que fille.
C'est a peu près à ce moment là que j'ai vu le reportage à la télé. J'ai compris ce qui m'arrivait, voila pourquoi je me sentais si mal, voilà pourquoi j'adorais (ce qui se faisait de plus en plus rare, je grandissais) que l'on m'interpelle en usant du jeune-homme par-ci ou du mon garçon par là, voilà pourquoi je tombais amoureux de toutes ces filles. Je n'étais pas une fille mais un garçon prisonnier dans ce corps !
Je suis un garçon et personne ne le sait ! Des réflexions rigolotes sur les femmes lorsque celles-ci critiquent le gente masculine me vienne immédiatement au lèvre mais je ne peux les dire ! J'évite de jouer avec les petits enfants, les bébés car je n'ai aucument envie que l'on me sorte que mon instant maternel est super développé. Voilà pourquoi je me sais trans. Je ne suis pas lesb. Une lesb est une femme qui aime une autre femme, elle n'a pas honte de son corps et revendique peut-être même sa féminité. Moi, c'est l'inverse, j'essaye de l'ignorer le plus possible, je ne me sens pas femme. Je suis pas une femme. Je ne sais pas vraiment ce qui fait un homme, s'il faut savoir jouer au foot ou descendre dix bières d'affilés ou encore savoir toutes les blagues vaseuse sur l'autre sexe mais ce dont je suis certain, c'est que j'en suis un. Je n'en pas l'air et pourtant, c'est vrai. Pour l'instant, j'essaye de ne pas y penser mais tout dans ce monde me le rappelle ! Je pense de plus en plus à enfin l'affronter au grand jour (c'est pour cela que je viens sur ce forum

) et de vivre enfin comme je voudrais vivre dans mes rêves ! Mais c'est super difficile, c'est un grans pas à franchir. Je suis encore enfermer dans mon corps. Qui sait quand je pourrais enfin sortir ?
Et voilà, je voulais faire un petit texte

et j'ai encore écrit ma vie ! Je suis comme cela ! Ouvre les vannes et laisse couler, petit !