Friday 28 March 2008 à 23:37
Tuesday 25 March 2008 à 22:47 On parle peu de réel libéralisme puisqu'il est couplé à un protectionnisme fort compréhensible. Certains pays sont libéraux comme l'Irlande ou l'Australie, donc ça existe. Cependant loin de moi l'idée de vouloir retranscrire ces "modèles" en France.
L'Iralande et l'Australie sont de très mauvais exemple, car comme l'a fait remarquer Ribentrop, ce sont des îles. Il y a, à leurs frontières, une "barrière physique" qui compense le libéralisme.
Rien ne permet, à l'heure actuelle, de croire que le libéralisme fait effectivement diminuer significativement le chômage. Au contraire, en Allemagne de l'Est, certains regrettent le plein emploi de l'époque communiste (et pour en arriver à regretter cette période, il faut bien qu'il y ait de graves problèmes).
Tuesday 25 March 2008 à 22:47 Le libéralisme ne peut engendré une diminution des libertés individuelles que tu assimiles à des droits, mélangeant le légal et légitime, choses très différentes. C'est un amalgame d'une part et d'autre part une erreur.
- Pouvez-vous justifier votre affirmation selon laquelle le libéralisme économique ne peut pas faire baisser les libertés individuelles ? Il me semble pourtant que le libéralisme se traduit cncrètement par une baisse des libertés. Ainsi, un employé n'est plus protégé par la loi, et peu se faire virer à n'importe quel moment. Il est donc plus dépendant de sa hiérarchie, et donc moins libre.
Il y a de nombreux autres exemples dans le même style, par exemple, le libéralisme restreint la liberté de choix culturel en s'opposant aux lois protégeant la culture. - Je ne vois pas comment je pourrais faire une confusion entre légal et légitime sans parler de ce qui est légitime. Vous faites donc là un paralogisme
- En s'opposant à l'Etat providence, le libéralisme restreint certaines possibilités d'actions (donc certaines libertés, car la liberté est avant tout ce qu'on peut faire). Par exemple, la possibilité de se soigner.
Tuesday 25 March 2008 à 22:47 Pour la médiocratie, il s'agit d'un sens dérivé de l'origine étymologique, comme on dit travail et non tripalium qui n'ont pas le même sens, l'un étant le résultat de l'autre. Par médiocratie on entend en effet le sens "moyen", à savoir faire de tous des gens moyens, le règne du moyen, du commun, et le rejet de la réussite. C'est un nivellement par le bas.
Je pense que ce glissement de sens est particulièrement révélateur. Quand un mouvement idéologique dénigre un adversaire en donnant une connotation très péjorative à cet adversaire, cela trahit une certaine manière de penser.
Ainsi, le manichéisme était un adversaire du christianisme. Le christianisme a donc dénigré le manichéiems, en disant qu'il s'agissait d'une théorie stupide, qui découpait bêtement entre bien et mal.
Les ennemis de l'épicurisme ont caricaturé la philosophie d'Épicure, lui attribuant mille excès (alors qu'Épicure prônait la modération !).
Il en est de même avec la médiocratie : si certains dénigrent ce régime politique, c'est parce qu'ils y sont opposés. Ils refusent aux classes moyennes le droit de diriger, et veulent que la direction des affaires publiques soit sous la férule d'une élite restreinte.
Je pense que cela révelle beaucoup de choses sur vos sources, sur les livres où vous êtes allés chercher votre idéologie libérale.