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Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
mardi 17 avril 2007 à 01:46
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La Bible ne me dit pas où le retrouver :



crying.gif
mardi 17 avril 2007 à 02:11
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Técon laugh.gif
jeudi 19 avril 2007 à 06:19
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Des prêtres avant l’heure

Au chapitre 19 de l’Exode il nous est dit : Les Israélites quittèrent Refidim. Le premier jour du troisième mois après leur sortie d’Égypte, ils pénétrèrent dans le désert du Sinaï. Ils installèrent leur camp dans le désert, près du mont Sinaï.

Puis Dieu appelle Moïse, mais en lui donnant des instructions afin que lui seul et personne d’autre ne s’approche du Mont Sinaï dont notamment les prêtres(v 21) :
"Même les prêtres, qui peuvent pourtant s’approcher de moi, doivent se purifier, de peur que je n’intervienne contre eux."

Le problème est que la prêtrise n’est toujours pas instituée.

Au chapitre 24 c’est Moïse qui doit faire lui-même l’autel et procéder à la purification(verset : Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : "Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements.".

Ce n’est que plus tard au chapitre 28 que la première classe des prêtres se constitue "Moïse, fais venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils Nadab, Abihou, Élazar et Itamar. Tu les sépareras des autres Israélites pour qu’ils me servent en tant que prêtres"
Si Moïse est l’écrivain de l’Exode, comment peut-il lui-même se contredire chronologiquement ?
jeudi 19 avril 2007 à 13:35
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QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 06:19)
Des prêtres avant l’heure

Au chapitre 19 de l’Exode il nous est dit : Les Israélites quittèrent Refidim. Le premier jour du troisième mois après leur sortie d’Égypte, ils pénétrèrent dans le désert du Sinaï. Ils installèrent leur camp dans le désert, près du mont Sinaï.êe

Puis Dieu appelle Moïse, mais en lui donnant des instructions afin que lui seul et personne d’autre ne s’approche du Mont Sinaï dont notamment les prêtres(v 21) :
"Même les prêtres, qui peuvent pourtant s’approcher de moi, doivent se purifier, de peur que je n’intervienne contre eux."

Le problème est que la prêtrise n’est toujours pas instituée.

Au chapitre 24 c’est Moïse qui doit faire lui-même l’autel et procéder à la purification(verset : Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : "Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements.".

Ce n’est que plus tard au chapitre 28 que la première classe des prêtres se constitue "Moïse, fais venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils Nadab, Abihou, Élazar et Itamar. Tu les sépareras des autres Israélites pour qu’ils me servent en tant que prêtres"
Si Moïse est l’écrivain de l’Exode, comment peut-il lui-même se contredire chronologiquement ?

Dieu considère qui il veut comme prêtre.
Donc il n'y a pas de problême.
jeudi 19 avril 2007 à 13:58
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QUOTE (stan01 @ 19 Apr 2007 à 13:35)
QUOTE (_Okomarac_ @ 19 Apr 2007 à 06:19)
Des prêtres avant l’heure

Au chapitre 19 de l’Exode il nous est dit : Les Israélites quittèrent Refidim. Le premier jour du troisième mois après leur sortie d’Égypte, ils pénétrèrent dans le désert du Sinaï. Ils installèrent leur camp dans le désert, près du mont Sinaï.êe

Puis Dieu appelle Moïse, mais en lui donnant des instructions afin que lui seul et personne d’autre ne s’approche du Mont Sinaï dont notamment les prêtres(v 21) :
"Même les prêtres, qui peuvent pourtant s’approcher de moi, doivent se purifier, de peur que je n’intervienne contre eux."

Le problème est que la prêtrise n’est toujours pas instituée.

Au chapitre 24 c’est Moïse qui doit faire lui-même l’autel et procéder à la purification(verset : Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : "Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements.".

Ce n’est que plus tard au chapitre 28 que la première classe des prêtres se constitue "Moïse, fais venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils Nadab, Abihou, Élazar et Itamar. Tu les sépareras des autres Israélites pour qu’ils me servent en tant que prêtres"
Si Moïse est l’écrivain de l’Exode, comment peut-il lui-même se contredire chronologiquement ?

Dieu considère qui il veut comme prêtre.
Donc il n'y a pas de problême.

Ton interprétation de la bible est équivalante à la mauvaise foi que Multipseudos déploie vis à vis du coran.
jeudi 19 avril 2007 à 14:17
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Au passage, je recommende cet ancien numéro de science et vie (octobre 2003) qui racconte ce qu'on enseigne dans nos écoles laïques :



On y enseigne notamment que ce que dit la Bible est historiquement vrai. Il y a ainsi de nombreux shémas/cartes détaillant le périple de l'exode pinch.gif

Ce message a été modifié par Grenouille verte - jeudi 19 avril 2007 à 14:17.
jeudi 19 avril 2007 à 18:55
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QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 13:58)
QUOTE (_stan01_ @ 19 Apr 2007 à 13:35)
QUOTE (_Okomarac_ @ 19 Apr 2007 à 06:19)
Des prêtres avant l’heure

Au chapitre 19 de l’Exode il nous est dit : Les Israélites quittèrent Refidim. Le premier jour du troisième mois après leur sortie d’Égypte, ils pénétrèrent dans le désert du Sinaï. Ils installèrent leur camp dans le désert, près du mont Sinaï.êe

Puis Dieu appelle Moïse, mais en lui donnant des instructions afin que lui seul et personne d’autre ne s’approche du Mont Sinaï dont notamment les prêtres(v 21) :
"Même les prêtres, qui peuvent pourtant s’approcher de moi, doivent se purifier, de peur que je n’intervienne contre eux."

Le problème est que la prêtrise n’est toujours pas instituée.

Au chapitre 24 c’est Moïse qui doit faire lui-même l’autel et procéder à la purification(verset : Moïse prit alors le sang des vases, en aspergea les Israélites et dit : "Ce sang confirme l’alliance que le Seigneur a conclue avec vous, en vous donnant tous ces commandements.".

Ce n’est que plus tard au chapitre 28 que la première classe des prêtres se constitue "Moïse, fais venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils Nadab, Abihou, Élazar et Itamar. Tu les sépareras des autres Israélites pour qu’ils me servent en tant que prêtres"
Si Moïse est l’écrivain de l’Exode, comment peut-il lui-même se contredire chronologiquement ?

Dieu considère qui il veut comme prêtre.
Donc il n'y a pas de problême.

Ton interprétation de la bible est équivalante à la mauvaise foi que Multipseudos déploie vis à vis du coran.

Si je comprends bien.
Il n'y avait donc pas de prêtres avant l'intervention de Moise.
La question maintenant: Es tu sûr de toi ?
jeudi 19 avril 2007 à 19:13
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Quand ça t'arrange , il faut respecter le texte .

Quand ça t'arrange pas , il faut lui donner une interprétation .

Typique , chez les créationnistes qu'ils soient cathos , témoins de Jehovah ou autres évangélistes .

jeudi 19 avril 2007 à 21:06
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QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 19:13)
Quand ça t'arrange , il faut respecter le texte .

Quand ça t'arrange pas , il faut lui donner une interprétation .

Typique , chez les créationnistes qu'ils soient cathos , témoins de Jehovah ou autres évangélistes .

Si tu ne faisais de conclusions hatives, tu ne serais pas aussi embarrassé pour me répondre.
jeudi 19 avril 2007 à 21:26
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QUOTE (stan01 @ 19 Apr 2007 à 21:06)
QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 19:13)
Quand ça t'arrange , il faut respecter le texte .

Quand ça t'arrange pas , il faut lui donner une interprétation .

Typique , chez les créationnistes qu'ils soient cathos , témoins de Jehovah ou autres évangélistes .

Si tu ne faisais de conclusions hatives, tu ne serais pas aussi embarrassé pour me répondre.

Je perds plus mon temps avec toi .

Et je fais pas de commentaires .

jeudi 19 avril 2007 à 21:48
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QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 21:26)
QUOTE (_stan01_ @ 19 Apr 2007 à 21:06)
QUOTE (Okomarac @ 19 Apr 2007 à 19:13)
Quand ça t'arrange , il faut respecter le texte .

Quand ça t'arrange pas , il faut lui donner une interprétation .

Typique , chez les créationnistes qu'ils soient cathos , témoins de Jehovah ou autres évangélistes .

Si tu ne faisais de conclusions hatives, tu ne serais pas aussi embarrassé pour me répondre.

Je perds plus mon temps avec toi .

Et je fais pas de commentaires .

Ok, oko
Ne nous fachons pas !
En plus c'est toi qui a commence en disant que je suis de mauvaise foi! original.gif
Passons !

Ce n'est pas parce que Moise a institué une classe de prêtre, qu'avant il n' y en avait pas. Ceux qui existaient au préalable l'étaient selon d'autres critères.
Cela n'est pas impossible.
vendredi 20 avril 2007 à 09:55
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Du site athéisme.free



Moïse et l'Exode

par Jean-Pierre Bellec - 29/03/2007



Ci-dessous la généalogie de Moïse .

• Jacob-Israel: décédé à 147 ans, né en 2108 (- 1836), décédé en 2255 (- 1689)

• Lévi: décédé à 137 ans, né en 2195 (- 1769), décédé en 2332 (-1632)

• Kehat: décédé à 133 ans, né en 2215 (- 1735), décédé en 2348 (- 1604)

• Amram: décédé à 137 ans, né en 2261 (- 1646), décédé en 2398 (- 1509)

• Moïse: décédé à 120 ans, né en 2368 (- 1571), décédé en 2488 (- 1451)

Les âges et dates ci-dessus sont tirés de la Bible. Les dates positives partent de la création d'Adam, celles négatives d'avant JC.

Les Hébreux arrivent en Egypte quand Jacob a 130 ans donc en 2238 (2108+130)



Genèse 47

8 - Pharaon dit à Jacob: Quel est le nombre de jours des années de ta vie ?

9 - Jacob répondit à Pharaon: Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans.

Ils resteront en esclavage pendant 430 ans donc jusqu'à 2668 (2238+430)



Exode 12

40 - Le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

41 - Et au bout de quatre cent trente ans, le jour même, toutes les armées de l'Éternel sortirent du pays d'Égypte.


Moïse meurt en 2488 soit 180 ans avant l'Exode !

Si Moïse a dirigé l'Exode il est né alors en 2668-80 = 2588, son père était mort depuis 190 ans !

Difficile dans ces conditions de participer à l'Exode ! Il n'est pas étonnant que le désert reste muet quant aux vestiges archéologiques qui devraient s'y trouver. Moïse n'a pas existé et l'Exode n'a jamais eu lieu !


Jean-Pierre Bellec
http://lemecreant.com/



Comment mettre en doute une banale opération arithmétique ?

mercredi 25 avril 2007 à 23:46
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Encore deux anachronismes.


LES PHILLISTINS et LES ARAMEENS


LES PHILLISTINS


En 1175 avant JC, l’archéologie nous révèle que les Philistins, un peuple venant de la Mer s’établissent le long de la plaine littorale de Canaan. Pourtant, dans la Bible, 1000 ans plus tôt, Isaac est censé rencontrer Abimelek, roi des Philistins (Gn 26,1 : Il y eut une famine dans le pays — il ne s’agit pas de celle qui eut lieu du temps d’Abraham —. Isaac partit pour Guérar chez Abimélek, roi des Philistins.) ?




LES ARAMEENS

C’est à peu près la même chose pour les Araméens censés intervenir, dans la Bible, dans l’histoire du mariage de Jacob avec Léa et Rachel. ( Genèse 28:5 : "Isaac fit donc partir Jacob pour la Haute-Mésopotamie, chez Laban, fils de Betouel l’Araméen et frère de Rébecca, la mère de Jacob et d’Ésaü".)


Ces éléments nous montrent que le narrateur de la Genèse connaissait ces peuples pour pouvoir les citer mais il les a inserés dans un récit sans connaissance de l’historique de ces peuples.


C’est comme si on rapportait la rencontre de Charlemagne(742-814) avec Atahualpa, chef des Incas d’Amérique du Sud ayant combattu Francisco Pizarro en 1548.


Source : "La Bible dévoilée" d’Israel Finkelstein et Neil Siberman.
Pour rappel la Bible a été rédigée vers 640 avant notre ère.

samedi 28 avril 2007 à 11:18
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QUOTE
UNE ETUDE DE LA BIBLE

Georges Timmermans



Introduction

Suite à des travaux à environ 20 miles au nord-ouest de Jérusalem, des terrassiers découvrent l'entrée d'une caverne. Le travail est arrêté immédiatement et une équipe de scientifiques descend sur le site pour l'étudier. Dans cette région qui a été occupée par des Egyptiens, Assyriens, Babyloniens, Grecs, Romains, Turcs ou Croisés, la moindre trace archéologique du passage de ces peuples peut être irrémédiablement perdue par les entreprises des promoteurs.

En 1995, plus de 300 sites archéologiques étaient activement fouillés par les chercheurs. Ces activités sont loin de faire l'unanimité parmi la population, et pour cause.

Ceci a intensifié le ressentiment parmi les Arabes palestiniens, qui insistent que Jérusalem leur appartient et craignent que les fouilles effectuées par les Israéliens détruisent leurs lieux saints dans la ville et le pays.

Pour environ 3 milliards de juifs, de chrétiens et de musulmans, c'est la terre sainte, chacune de ces religions se réclame du livre pour clamer qu'elle seule détient la vérité. oooAussi le moindre coup de pelle d'un archéologue provoque un espoir insensé où se mêlent nationalisme et religion pour établir enfin la réalité des événements bibliques.

Cet espoir est souvent déçu, si ce n'est pas la trouvaille qui infirme les textes bibliques. La découverte de 23 urnes remplies d'os humains découvertes dans l'ouverture rocheuse au nord-ouest de Jérusalem, semblait prouver, suite à une lecture hâtive de lettres gravées sur les parois des urnes, que ces ossements appartenaient à une famille de patriotes juifs, les Hashmonaïm, également connue sous le nom des Macchabée. La découverte provoqua une forte excitation internationale, exception faite des juifs ultra-orthodoxes, qui croient que déranger des ossements humains équivaut à violer la loi juive. Deux semaines après l'annonce de cette découverte l'autorité israélienne des antiquités apportait un démenti formel : les lettres avaient été mal interprétées.

Il n'y avait donc plus aucune raison de croire que c'étaient les os de la famille des Macchabée.oooEntre 1963 et 1965, à Massada, dans le désert de Judée, un archéologue israélien Yigael Yadin découvrit des squelettes. Ils furent reconnus comme étant ceux des martyrs juifs qui se suicidèrent collectivement plutôt que de se soumettre à l'envahisseur romain, en 70 de notre ère : et comme tels, enterrés solennellement. Mais Yadin avait aussi trouvé sur les lieux des os de porcs. Comme les Zélotes ne pouvaient pas enterrer leurs morts avec ces animaux impurs, Yadin pensa dès cette époque qu'il pouvait s'agir de chrétiens ou de soldats romains, ces derniers sacrifiant des porcs au moment des funérailles. Il se peut donc que ce soient leurs ennemis, les Romains, qui aient été enterrés à la place des martyrs juifs.

Cette recherche de preuves matérielles est bien problématique.oooIl ne faut pas perdre de vue que les chercheurs reconstruisent les sociétés antiques par des fragments de poteries, de statuaires ou de maçonnerie. Du temps de l'antiquité, les Israélites à la différence de plusieurs de leurs voisins, ont écrit la plupart du temps sur du papyrus périssable au lieu d'argile.

Mais le sujet dans son entier est délicat, car presque chacun est concerné par les Ecritures.

Les ultraconservateurs juifs et chrétiens n'aiment pas entendre que des passages de la bible puissent être fictifs. Pour les athées, affirmer catégoriquement que toute la bible n'est qu'un conte de fées, sans pouvoir l'étayer par des preuves matérielles, n'est pas très rationnel.

De même, pour la majorité des modérés, la bible est à la base de la culture occidentale, il importe donc que ses récits soient fondés sur le résultat de recherches scientifiques.

Cependant, suite à une pléthore de découvertes récentes, celles-ci ne font qu'augmenter la complexité du décryptage biblique.

En 1993 des archéologues ont découvert dans un monticule appelé Tel Dan au nord d'Israël, un texte découpé dans un morceau de basalte qui se rapporte "à la Chambre de David" et "du roi d'Israël" C'est la première fois que le nom du monarque juif a été trouvé en dehors de la bible, ce qui semble avérer qu'il était davantage que la seule légende.

Seulement bien des croyants suspectent Abraham, Isaac et Jacob, les fondateurs traditionnels du judaïsme, de n'avoir jamais existé, beaucoup doutent de l'esclavage en Égypte de l'exode, et relativement peu d'historiens modernes croient à la conquête par Josua de Jéricho et de la terre promise.Toutes ces découvertes et théories sont vigoureusement contestées tant par des archéologues, que par des religieux ou des historiens. Chacun a sa version sur le sujet qui lui convient.

Si l'histoire d'Israël après le règne du Roi Salomon, est généralement acceptée pour être basée sur des faits historiques c'est parce qu'elle est corroborée par des comptes rendus indépendants des rois dans des inscriptions égyptiennes et assyriennes.

En bref, il y a les maximalistes, qui considèrent la bible comme un guide légitime pour la recherche archéologique, et les minimalistes, ou les nihilistes bibliques, qui croient que la bible est avant tout un document religieux. Mais que l'on puisse en exploiter "le matériel".

Pendant ce temps les archéologues recherchent toujours de nouvelles évidences qui peuvent aider à résoudre bien des questions sans réponse : Moïse a-t-il vraiment existé ? L'exode s'est-il produit ? Josua a-t-il combattu à la bataille de Jéricho?



Le Mont Sinaï


Où se situe le mont Sinaï ?

La question agite le monde religieux et scientifique depuis des décennies. Le Djebel Moesa, où se situe le cloître Sainte Catherine, que l'église orthodoxe tient pour le véritable mont Sinaï, est balayé par un définitif "Aucun scientifique sérieux ne peut encore admettre que ce lieu soit celui où Moïse reçut les tables de la loi."

Mais alors que l'on avait renoncé à localiser l'authentique Mont Sinaï, l'archéologue italien, Emmanuel Anati, relance le débat, par une déclaration qui selon lui va "provoquer un tremblement de terre parmi les archéologues."

Il certifie que la montagne de Moïse se trouverait non pas au Sud mais au Nord de la péninsule du Sinaï, dans le désert du Néguev.

Emmanuel Anati, directeur du Centre d'études préhistoriques de Capo di Ponte (Lombardie) et chargé de mission par l'Unesco, a fouillé pendant 19 ans ce modeste plateau situé en plein Néguev. Exit la montagne tremblante et tonnante de la Bible, mais un haut lieu cultuel des peuples mégalithiques, qui regroupent des centaines de sites tels des tumulus, des pierres dressées, des sanctuaires et des rochers couverts de gravures.


Har Karkom


Voici des extraits des conclusions d'Emmanuel Anati qui confortent sa thèse sur le choix d'Har Karkom comme la montagne qu'a gravi Moïse.

"J'ai visité Har Karkom pour la première fois en 1954. En arrivant sur place j'ai été frappé par cette montagne, un relief en forme de mésa, entourée de précipices et couronnée de deux proéminences. Le vent y souffle en permanence et projette le sable contre les rochers ce qui les fait chanter... en arabe cette montagne s'appelait djebel Ide id ou "La montagne de la célébration"... elle fut débaptisée pour recevoir le nom israélien de Har Karkom ou "montagne de safran". Les sites les plus anciens remontant à 500.000 ans, mais la majorité datent d'une période qui s'étend de 4300 à 2000 ans av. J.C. incluant le chalcolithique, le bronze ancien et le début du bronze moyen. Cette montagne sacrée est sans autre équivalent, dans la péninsule du Sinaï.

L'archéologue constate qu'à l'âge du bronze ancien, la montagne est réservée à une élite et que tout le monde ne peut s'y rendre pour le culte, cette conclusion il l'établit vu le bon état des lieux du culte. Pour lui il n'y a aucun doute c'est le premier point commun avec le mont Sinaï. "Le peuple ne peut gravir le mont Sinaï." (Exode 19,12-13)

Il note d'autres indices qui tous le confortent dans son jugement, les 12 piliers au pied de la montagne, "... et douze stèles pour les douze rameaux d'Israël." - l'Exode (24,4) :, les restes d'un petit sanctuaire, entourés de tumulus, et d'une accumulation de rochers gravés, parmi les motifs des empreintes de pieds dirigées vers le sommet signe qui depuis le néolithique signifie adoration, il compare les ruines avec le temple découvert par Moïse au sommet de la montagne. Pendant les fouilles de 1998, les chercheurs découvrent au centre d'une structure, composée de pierres noires, une pierre calcaire blanche intentionnellement taillée en demi-cercle et déposée là. "Selon nos observations, il s'agissait probablement d'un monument dédicatoire, érigé pour commémorer un événement d'importance...Le peuple qui habitait ce désert au bronze ancien aurait donc dédié ce tumulus à un dieu lunaire, symbolisé par cette pierre blanche, c'est-à-dire le dieu Sin. Har Karkom était la montagne du dieu Sin, ou comme le pensent certains spécialistes telle l'italienne Rosetta Bastoni, le mont Sinaï. Bien sûr les documents archéologiques collectés, s'ils font écho à la narration biblique, ne démontrent pas que la Bible dit vrai, ni ne prouvent la révélation de Moïse. Mais la découverte du tumulus dédicatoire au dieu de la lune en apporte clairement la preuve : nous ne sommes plus dans le domaine du mythe."

Ce site hors du commun dans la région fut peut -être visité par des témoins qui, fascinés par l'ensemble cultuel, auraient attribué à ces vestiges l'histoire de leurs pères. Ses observations ont peut-être servi pour la rédaction de ce qui deviendra l'Ancien Testament.

Geofroy de Monmouth au XII siècle, affirma que les mégalithes de Stonehenge étaient l'ouvre fabuleuse du non moins légendaire roi Arthur. Ce moine anglais est l'auteur d'une Histoire des Rois de Bretagne rédiger en latin entre 1135-1138.

Seulement un site chrétien sur le net "Kerk Web" relate d'autres affirmations d'Anati qui décrit des personnages "qui n'adoraient point la lune et le soleil mais un signe sans image : une simple ligne..." Selon les informations du site biblique l'équipe d'Anati découvre une grande quantité de gravures rupestres d'inspiration religieuse, le rédacteur s'empresse de les assimiler à des scènes bibliques ainsi qu'une table de pierre sur laquelle sont gravés les dix commandements.


Des découvertes archéologiques qui contredisent les études bibliques actuelles.


La thèse d'Emmanuel Anati contredit ceux qui remettent en question l'aspect historique de l'Ancien Testament. La réaction ne s'est pas fait attendre. "La thèse d'Emmanuel Anati, observe Jean-Baptiste Humbert, archéologue à l'Ecole biblique de Jérusalem, est anachronique. Sa datation de l'Exode précède de 2000 ans la rédaction de la Bible."

Pour Ora Lipschitz, spécialiste israélienne d'histoire biblique "La méthode consistant à mesurer l'âge de la patine qui recouvre les pierres gravées est en effet très approximative". Elle précise qu'effectivement ces vestiges se concentrent".... dans une région qui peut correspondre à celle du récit biblique... Mais qu'est-ce que cela prouve ? Rien, en fait. Har Karkom pourrait être le mont Sinaï, tout comme 300 ou 400 autres sommets dans la région !" L'historienne conclut "La bible est d'abord un texte composé et recomposé durant des centaines d'années par de nombreux auteurs aux points de vue souvent différents et contradictoires... A son propos, mieux vaudrait parler de littérature, de légende ou de conte, plutôt que d'histoire. Il est donc futile de se demander quelles sont les relations entre cette ouvre et les vestiges archéologiques".

Emmanuel Anati s'appuie sur les anciennes traditions orales des peuples du désert et d'une réinterprétation à l'époque de la rédaction des textes. Jean - Baptiste Humbert, acquiesce. "... mais le phénomène n'est pas original en soi. Au Moyen Age, en France, on a ainsi imaginé plusieurs légendes pour expliquer l'origine de la grotte aux Fées."


Le Vatican


Le Vatican a, lui, salué le travail d'Anati. Le 5 janvier 1999 après une campagne de fouilles couronnées de succès en 1998, l'Observatore romano, organe officiel du Vatican, reconnaissait la validité de son travail archéologique et encourageait l'archéologue à poursuivre son travail.

Identifier le mont Sinaï, et trouvé parmi les vestiges sacrés qui s'y sont accumulés pendant 500.000 ans, des gravures rupestres d'inspiration religieuse et interprétées comme biblique, peut être considérées comme un détournement en faveur du monothéisme mosaïque. Le Vatican ne s'y est pas trompé, et malgré sa prudence en la matière a souscrit aux conclusions en faveur de la thèse du préhistorien.

ILS ONT DES YEUX POUR VOIR ET ILS NE VOIENT PAS...

Comme dans l'histoire de Copernic ou Galilée, les progrès de la science bousculent chaque jour les dogmes historiques apparemment les mieux établis...L'archéologie biblique a commencé au début du XIX° siècle, avec les fouilles de Megiddo, Gezer, Massada, Jericho, Jérusalem, Asjkelon, Lachisj, Sichem, Ai, Givon etc. Ceci dans l'espoir que ces fouilles allaient confirmer le récit biblique. Mais ce fut le contraire qui se produisit à la grande déconvenue des archéologues de l'époque qui travaillaient "une Bible dans une main et la pelle dans l'autre" (selon l'archéologue Yigael Yadin). Les archéologues (1°) après 70 ans de fouilles intensives menées tant en Israël qu'en Palestine, sont arrivés à la conclusion (certaine et définitive) que les récits bibliques ne correspondent pas à la réalité historique même s'il contiennent parfois une part de vérité. Steven Rose et William Dever, deux pionniers de l'archéologie en Palestine, ont ainsi déclaré que "nous avons écrit le 'in mémoriam' de l'archéologie biblique et personne ne le regrette."

1 - citons parmi eux Zef Herzog (professeur de l'université de Tel Aviv). Israël Finkelstein (professeur de l'université de Tel Aviv) le professeur Ne'eman (auteur du livre "Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") Yigael Yadin (pourtant sioniste convaincu). Steven Rose, archéologue à l'université Ben Gourion, et William Dever de l'université d'Arizona. Beaucoup d'autres chercheurs, archéologues ou historiens, ont préféré garder un prudent anonymat sur ces sujets brûlants.

2- Article paru dans la revue Science et Avenir, février 1999.

3- Time- décembre 18, 1995 Volumes 146, Numéro 25.



Quelques faits

1°/ Les Hébreux n'ont pas fui l'Égypte

Seules quelques familles avaient émigré en Égypte, où elles n'étaient pas en esclavage ! De ce fait, les Hébreux n'ont pas pu errer dans le désert sous la direction de Moise et conquérir le Canaan, puisque la majorité d'entre eux s'y trouvaient déjà ! Ce qui remet indirectement en question l'épisode de la remise à Moise des Tables de la loi...


2°/ La majorité des Hébreux vivaient sur place en Palestine depuis de générations.

C'étaient des bergers venus des montagnes de la région à la fin de l'âge du bronze. A cette époque, on a retrouvé leurs tombes mais pas leurs villages (peut-être s'agissait-il de nomades) Au début de l'âge du fer, il s'est constitué dans la région des centaines de petites agglomérations où habitaient des paysans éleveurs (chèvres, moutons) On n'a pas trouvé de traces archéologiques d'une conquête militaire, on suppose donc que les ancêtres des Hébreux qui étaient des nomades, ont dû se sédentariser et se sont alors mélangés aux agriculteurs sédentaires indigènes.

3°/ Josué et Jéricho

Josué ne s'est pas emparé de la cité au XII siècle av. J.-C. comme le laisse entendre l'Ancien Testament, puisqu'elle était abandonnée à cette époque. Exit donc l'épisode des fameuses trompettes. Par contre on a retrouvé une porte fortifiée encadrée de deux tours hautes de 7 m. le tout daté du II° millénaire, et de nombreuses habitations du I° millénaire. Les fouilles ont aussi mis en évidence l'attaque et l'incendie de cette ville vers - 1520 par le pharaon Amosis. Les rédacteurs de la Bible ont-ils attribué à Josué les destructions d'Amosis ?

4°/ La mine de cuivre égyptien de Tinna

Les Midianites sont cités dans la Bible, un de leur grand prêtre (Jethro) donne sa fille en mariage à Moïse. Vers 4000 avant J.-C., les Midianites exploitent un gisement de malachite dans le désert du Neguev et exportent le minerai de cuivre brut en Egypte.500 ans plus tard, l'Egypte met la région sous protectorat et installe une colonie minière à Tinna pour rationaliser la production. La malachite est transformée sur place en cuivre brut, probablement par des artisans métallurgistes d'origine égyptienne, mais la main-d’œuvre locale reste utilisée pour le ramassage du minerai, son triage, lavage et concassage (à la meule de pierre, comme du grain). Il ne semble pas s'agir d'esclavage mais demaind’œuvrerémunérée.

Vers 1300 avant J.C. de nombreux bâtiments en dur sont construits, dont un temple dédié à la déesse Hathor. Le site est protégé par un réseau de fortifications et une garnison militaire. Dans le temple d'Hathor, on a retrouvé une statue de cette divinité ainsi qu'une amulette en forme de bélier, le tout réalisé dans le cuivre local. Plus tard, lorsque l'Egypte tombera en décadence, la mine de Tinna sera abandonnée : les pierres du temple d'Hator serviront à caler une tente midianite, le minerai, ramassé irrégulièrement, ne sera plus traité sur place mais exporté, comme au début de l'exploitation.000Le même processus est constaté dans d'autres mines de la région (aigue-marine, turquoise, lapis-lazuli) exploitées irrégulièrement par l'Egypte.

5°/ David, Salomon et le royaume d'Israël

Le royaume unifié par David (et son fils Salomon) décrit dans la Bible ne correspond pas à celui révélé par les fouilles archéologiques. Ce n'était, dans le meilleur des cas, qu'un minuscule royaume mal unifié et divisé en tribus mal soumises, il était par ailleurs étouffé et écrasé par ses puissants voisins (Égypte, Mésopotamie, Hittites, Phénicie, Mitani, etc.)

Le roi David n'a pas fondé Jérusalem car les fouilles n'ont trouvé aucun objet de cette époque, exception faite de quelques poteries. Jérusalem devant alors être une petite ville sans grande importance. On pense d'ailleurs que le roi David n'y résidait pas, lui préférant une petite forteresse entre Hébron et Jérusalem. Ceux qui ont rédigé la Bible ont projeté dans le passé la Jérusalem telle qu'elle était au VIII° siècle avant notre ère, avec ses murailles et sa culture. Le roi David a cependant existé. On a trouvé en 1993, dans la ville biblique de Dan (dans le nord d'Israël) une inscription "Beth David" (la maison de David - voir introduction)

6° / L'apparition du monothéisme mosaïque.

Le monothéisme en tant que culte officiel du royaume d'Israël n'est affecté qu'en - 722 et non en - 1500 comme le prétend la Bible, date supposée de la révélation faite par Dieu à Moïse au mont Sinaï.

Il apparaît en réalité bien plus tard que ne le prétend la Bible. Plusieurs inscriptions prouvent que les Hébreux adoraient le couple divin Jéhovah/Ashera (sa compagne) dans un culte commun. On comprend mieux, dans ce cadre, l'histoire du culte du "Veau d'or" ou des "serpents d'airain". Ce devaient être soit des cultes païens indigènes, soit des influences étrangères (Égypte, Phénicie etc.).

"Les fils ramassent du bois, les pères allument le feu, les femmes pétrissent de la pâte pour faire des gâteaux à la reine du ciel, et répandent des libations à d'autres dieux, afin de m'offenser (dixit Yaweh)000Livre de Jérémie chap. VII-17 et 18.

Les commentaires du chanoine Crampon sont éloquents : La reine du ciel l'Astarté assyrienne (ou Ashera, ou Ishtar, etc.). Les gâteaux qu'on lui offrait, ronds et petits, représentaient le disque lunaire. Les précisions de la Bible de Jérusalem vont dans le même sens : Ishtar (Astarté) déesse de la fécondité dans le panthéon mésopotamien ou de la fécondité on l'identifiait à la planète Vénus.

Un extrait du Livre des Rois - Chap. XVII,7-23 - Règne de Manassé (687-642) démontre que le polythéisme est loin d'être vaincu. A la mort de son père le roi Ezechias Manassé rétablit le culte de Baal et la bible précise". Il pratique les incantations et la divination, installa des nécromants et des devins,... il plaça l'idole d'Ashéra dans le Temple (de Yavhé)

Son fils Amon, poursuivit le culte polythéiste de son père et fut tué suite à une conspiration, mais le peuple vengea sa mort. Son fils Jonas rétablit le culte monothéiste.000Il détruisit tous les objets du culte de Baal et d'Ashera. "Il brisa aussi les stèles, coupa les pieux sacrés et combla leurs emplacements avec des ossements humains"

Il fit disparaître "Tous les temples des hauts lieux qui étaient dans les villes de la Samarie, et que les rois d'Israël avaient bâtis... tous les prêtres des hauts lieux qui étaient là furent immolés par lui sur les autels et il y brûla des ossements humains."

Concluons avec un extrait du Deutéronome : XVI, 21 "... Si un homme ou une femme... qui aille à d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux, devant le soleil, ou la lune...si le bruit est vrai et le fait bien établi...alors tu feras conduire aux portes de ta ville l'homme ou la femme coupable et tu les lapideras jusqu'à ce qu'ils meurent. "

Remarque

La Bible reste toujours une des sources d'informations historiques irremplaçables sur l'âge du fer en Palestine, la question est de savoir comment corriger les ajouts et déformations que les différentes religions "bibliques" lui ont apportés à toutes les époques (depuis l'antiquité jusqu'à nos jours) pour adapter le récit historique de départ aux miracles, prophéties etc. "La Bible est composée de différentes sources, plusieurs fois retravaillées et réécrites, mais moi-même je considère que des portions du matériel biblique sont historiques, mais {lesquelles} c'est ce que nous devons déterminer" (Israël Finkelstein)

En conclusion

En Israël le grand public se désintéresse de ces faits connus et reconnus depuis des dizaines d'années. Plutôt que de tenter de les remettre en question par d'autres recherches, la politique officielle semble être d'oublier, d'étouffer ces résultats gênants. Cependant, certains extrémistes ont contraint certains savants à se réfugier en Amérique et à garder l'anonymat même si, la majorité des archéologues, qu'ils soient étrangers ou israéliens souscrivent officieusement aux conclusions publiées par Herzog dans le journal Ha'arezt (et qui ont servi de base à cet article) Des éléments de l'article de Ha'aretz Daily Newspaper ont aussi été édités sous la forme d'un livre ("Que la Bible disparaisse d'une bibliothèque juive") par le professeur N 'Ne'eman. Mais ce livre est passé presque inaperçu.

Il faut dire que la Bible n'a pas qu'un caractère religieux, elle constitue aussi une des bases historiques de l'identité israélienne. "Les gens sont ici à la recherche de leurs racines" a déclaré ainsi Israël Finkelstein et "l'archéologie sert de lunettes qui leur permettent de regarder vers le passé".

Nous espérons que cette prise de conscience des mensonges de la Bible finira par s'imposer. Ce refus de voir la réalité n'est pas spécifique à Israël et aux monothéistes, les Celtomanes des siècles derniers ont aussi eu en leur temps leurs dogmes, souvent curieusement inspirées d'une vision biblique du monde. Que dire par exemple des "Druides galiléens", du "Graal chrétien" et de ces autres manipulations historiques que l'Eglise a créés au Moyen Age pour essayer de conserver son emprise sociale ?

Georges Timmermans-Athéisme.free



dimanche 29 avril 2007 à 08:56
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En gros , c'est ce que reprend "La bible dévoilée " (le livre et le documentaire qui a été diffusé sur ARTE).



dimanche 29 avril 2007 à 09:11
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Les Rois de Babylone


D’après Daniel (5:1-2,11,18 et 2) - "Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence. Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d’or et d’argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s’en servissent pour boire le roi "


Apparemment, l’auteur du livre de Daniel ne connaissait que 2 rois babyloniens durant la période de l’exil à Jérusalem :Nebucadnetsarou Nabouchodonosor II et Belschatsar qu’il pensait faussement être le fils de Nebucadnetsar. Mais Nebucadnetsar mourut en 562 av n.è et son fils qui le succéda était Amel-Marduk ( qu’on retrouve dans la Bible sous le nom de Évil-Merodac en 2 Rois 25:27 et Jérémie 52:31]).


En 560 av n.è Amel-Marduk est assassiné par son beau-frêre Nériglissor puis Labassi-Marduk son fils le remplace. Mais il se fait assassiner 9 mois plus tard. C’est alors Nabonide et non Belchatsar, qui sera le dernier roi de Babylone de la dynastie des Chaldéens, quand il régna de 556 à 539. Les documents archéologiques le prouvent, Nabonide était bien là quand Babylone fut prise par Cyrus le Perse.


Belchatsar était en fait le fils et le cogérant de Nabonide, mais il n’était pas le roi lui-même, et n’était pas en plus le descendant de Nebucanetsar par son père mais seulement par sa mère Nicritis ( ceci reste une hypothèse).



Darius le Mède :

Daniel 6:1 "et Darius, le Mède, accéda à la royauté, à l’âge de soixante-deux ans."
Le souci est que Darius n’est pas Mède mais Perse comme Cyrus. D’ailleurs, son ascencion sur le trone n’était pas du goût des Mèdes


En 553, le roi perse Cyrus II se révolte contre la tutelle mède et réussit à vaincre Astyage. Cet événement nous est révélé par des sources babyloniennes, notamment la Chronique de Nabonide, et des auteurs grecs, comme Hérodote et Ctésias, qui en présentent différentes versions dans leur déroulement, même s’il est souvent mis en avant que la victoire fut difficile, et aidée par la trahison d’une partie de l’armée mède (par Harpage dans les sources grecques). Après cela, Cyrus constitue le puissant empire des Achéménides


La place des Mèdes dans cette nouvelle construction politique n’est pas désavantageuse : ils occupent un rang égal à celui des Perses, plusieurs Mèdes occupent une place importante dans l’administration de l’empire ou l’armée, et certains des usages de la cour mède auraient été repris par celle des Perses. La Médie devient une satrapie, et Ecbatane est la résidence d’été des premiers achéménides. Une révolte mède éclate pourtant après que Darius Ier est monté sur le trône par la force, en 522-521. Un certain Phraortès (II), qui se dit descendant de la lignée de Cyaxare, réunit une armée mède, appuyée notamment par des Hyrcaniens, mais il se fait vaincre par un général perse, est capturé et exécuté à Ecbatane. Une autre grande rebellion mède survient en 409, sous le règne de Darius II, et est matée rapidement. Le pays mède reste calme durant le reste de l’empire achéménide, et même lors de sa chute.


L’auteur du livre de Daniel prouve une nouvelle fois qu’il n’était pas contemporain à ces évènements pour pouvoir en parler sans erreurs historiques.

Source Wikipédia + "Nabuchodonosor II, roi de Babylone" par Daniel Arnaud + "Darius : Les Perses et l’Empire" de Pierre Briant

mercredi 02 mai 2007 à 21:36
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Les Saints Innocents sont les enfants de moins de 2 ans massacrés pour le Christ par Hérode à Bethléem.


Dieu permit le massacre des saints Innocents pour faire d’eux les prémices de la rédemption de Jésus-Christ.


[

Ce message a été modifié par Okomarac - mercredi 02 mai 2007 à 21:40.
mercredi 02 mai 2007 à 21:42
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Le Massacre des innocents



QUOTE (Okomarac @ 02 May 2007 à 21:36)




[U]Le massacre d’enfants par Hérode



Matthieu 2:16 Quand Hérode se rendit compte que les savants l’avaient trompé, il entra dans une grande colère. Il donna l’ordre de tuer, à Bethléem et dans les environs, tous les garçons de moins de deux ans ; cette limite d’âge correspondait aux indications que les savants lui avaient données.


Pourquoi cet épisode n’est rapporté par aucun historien de l’époque ?

Pourquoi Flavius Josèphe ne relate pas ce massacre d’enfants qui aurait forcément marqué les mémoires collectives alors qu’il relate plusieurs choses détestables faites par ce tétrarque ?


Comment Jean le baptiste, cousin de Jésus de 6 mois de plus, a pu survivre alors qu’il vivait aussi dans cette région ?




Extraits de Wikipédia.

Le massacre des Innocents est le nom donné à un épisode relaté dans l'Évangile selon Matthieu en même temps que la Fuite en Égypte : le meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem, ordonné par Hérode peu après la naissance de Jésus.


Cet épisode est absent des autres Évangiles et des premiers apocryphes. D'après la tradition chrétienne, les événements sont l'accomplissement d'une prophétie de Jérémie. Les exégètes conviennent qu'il est peu probable qu'ils soient survenus tels qu'ils sont décrits par le texte évangélique.






Note de Voltaire


Note 17 Quelques esprits faibles, ou faux, ou ignorants, ou fourbes, ont prétendu trouver dans l’antiquité des témoignages du massacre des enfants qu’on suppose égorgés par l’ordre d’Hérode, de peur qu’un de ces enfants nés à Bethléem n’enlevât le royaume à cet Hérode, âgé de soixante et dix ans, et attaqué d’une maladie mortelle. Ces défenseurs d’une si étrange cause ont trouvé un passage de Macrobe dans lequel il est dit: « Lorsque Auguste apprit qu’Hérode, roi des Juifs en Syrie, avait compris son propre fils parmi les enfants au-dessous de deux ans qu’il avait fait tuer: « Il vaut mieux, dit-il, être le cochon d’Hérode que son fils. » 


Ceux qui abusent ainsi de ce passage ne font pas attention que Macrobe est un auteur du ve siècle, et par conséquent qu’il ne pouvait être regardé par les chrétiens de ce temps-là comme un ancien. 


Ils ne songent pas que l’empire romain était alors chrétien, et que l’erreur publique avait pu aisément tromper Macrobe, qui ne s’amuse qu’à raconter de vieilles historiettes. Ils auraient dû remarquer qu’Hérode n’avait point alors d’enfant de deux ans. 


Ils pouvaient encore observer qu’Auguste ne put dire qu’il valait mieux être le cochon d’Hérode que son fils, puisque Hérode n’avait point de cochon.


Enfin on pouvait aisément soupçonner qu’il y a une falsification dans le texte de Macrobe, puisque ces mots, pueros quos infra binatuns Herodes jussit interfici (les enfants au-dessous de deux ans qu’Hérode fit tuer), ne sont pas dans les anciens manuscrits. 


On sait assez combien les chrétiens se sont permis d’être faussaires pour la bonne cause. Ils ont falsifié, et maladroitement, le texte de Flavius Josèphe; ils ont fait parler ce pharisien déterminé, comme s’il eût reconnu Jésus pour messie. Ils ont forgé des Lettres de Pilate, des Lettres de Paul à Sénèque et de Sénèque à Paul, des Écrits des apôtres, des vers des Sibylles. Ils ont supposé plus de deux cents volumes. Il y a eu de siècle en siècle une suite de faussaires. Tous les hommes instruits le savent et le disent, et cependant l’imposture avérée prédomine. Ce sont des voleurs pris en flagrant délit, à qui on laisse ce qu’ils ont volé. (Note de Voltaire.)





Mais la légende peut-être été empruntée à ceci :


Pendant le voyage des ambassadeurs vers Rome, Hérode qui allait avoir " 70 ans " tomba subitement très malade. Il rédigea un nouveau testament dans lequel il désignait Hérode Antipas comme successeur au trône. C'était le plus jeune des fils en âge de régner, le seul qu'Antipater avait sous-estimé, préférant calomnier Archélaüs et Philippe pour les ternir dans l'esprit de leur père. Dans ce testament (qui ne fut pas le dernier) il partageait sa fortune entre ses amis de Rome, ses trois fils restants et Salomée en récompense de ses services.
Compte tenu de son âge Hérode comprit qu'il ne lui restait plus que peu de temps à vivre. Cela le rendait très chagrin et très agressif car il voyait bien que le peuple se réjouissait de ses malheurs et de sa prochaine disparition. Ses jugements s'en ressentirent car il devint plus autoritaire, plus cruel et plus expéditif :


En ce temps là, vivaient en Palestine deux grands maîtres : l'un s'appelait JUDAS, fils de Sariphé, l'autre Mathias, fils de Margalothe. Ils étaient non seulement reconnus comme d'éminents savants, très intègres mais aussi comme les plus éloquents docteurs de la Loi qui avaient pour mission d'instruire dans la religion la jeunesse du pays.


Lorsqu'ils apprirent que la maladie d'Hérode était incurable, ils exhortèrent leurs jeunes disciples à se montrer ouvertement comme les défenseurs de leur religion et à détruire même au péril de leurs vies les ouvrages et images qu'il avait érigés en contradiction avec les lois juives et en particulier un aigle d'or romain qu'il avait fait placer au dessus du portail d'entrée du temple de Jérusalem.


Comme il courut simultanément la fausse rumeur qu'Hérode venait de rendre l'âme, une troupe de ces jeunes gens monta au temple en plein midi, arracha l'aigle et le déchiqueta à coup de hache devant de nombreux prêtres et pèlerins ahuris. Croyant qu'il s'agissait d'un soulèvement populaire, le commandant de l'Antonia accourut avec de nombreux soldats pour mâter ce début de révolte. Seuls quarante jeunes garçons osèrent résister aux mercenaires d'Hérode.


Les quarante adolescents furent saisis et amenés de force avec leur deux maîtres devant le tribunal d'Hérode, où l'un d'entre eux prit la parole :


Il y a longtemps que nous avions pris cette résolution et cela eut été manquer de coeur et de courage de ne l'avoir pas fait. Nous avons vengé l'outrage fait à Dieu et maintenu l'honneur de la Loi dont nous sommes les disciples. D'ailleurs nous n'appréhendons pas la mort, ni la souffrance qui seront pour nous une récompense de notre vertu et de notre piété.
Hérode donna ordre de les conduire enchaînés à Jéricho et les suivit dans une litière. Devant une assemblée de notables il leur montra les oeuvres qu'il avait réalisées dans la contrée et leur fit de sévères remontrances pour leur ingratitude et l'outrage qu'il subissait comme un affront personnel. Il donna l'ordre de faire brûler vif les quarante malheureux enfants et leurs maîtres. Puis il fit destituer l'autre Mathias à qui il avait donné la charge de Grand Sacrificateur pour la donner à JOAZAR, son beau-frère. Cette nuit il y eut une éclipse de lune sur la ville sainte.
Et l'état de santé d'Hérode s'aggrava. Une chaleur intense le dévorait à l'intérieur de son organisme. Il avait une faim si violente que rien ne pouvait suffire pour le rassasier. Ses intestins étaient pleins d'ulcères (sic), de violentes coliques lui faisaient souffrir d'horribles douleurs au niveau des aines, ses pieds étaient enflés et livides.
Des parties du corps que l'on cache le plus, sortaient des vers ! Il ne respirait qu'avec grande peine et son haleine était si mauvaise qu'on ne pouvait s'approcher de lui. Nombreux étaient ceux qui considérèrent son état comme une grande et ultime punition de Dieu.

http://www.historel.net/flavius/herode6.htm#supplice


vendredi 04 mai 2007 à 11:04
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Anomalies bibliques


Anomalies concernant les règnes de Joram et de Jéhu :


http://perso.orange.fr/chronologie_bibliqu...hrono_rois3.htm
mardi 08 mai 2007 à 06:00
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Les récits contradictoires sur la mort de Jésus


Le mieux est que vous lisiez les deux récits. A la limite, après, je n'ai rien à dire. Je ferai des commentaires: ce que je trouve problématique, les solutions que j'ai essayé de trouver lorsque j'étais chrétien, etc... Mais le plus important, dans cet article, ce sont les textes eux-mêmes, ensuite, à vous de vous faire votre propre idée.



Selon la tradition synoptique, Jésus est mort le lendemain de la Pâque. Avant cela, il a pu prendre le repas de la Pâque avec ses disciples. Selon Jean, au contraire, Jésus a pris un simple repas du soir avec ses disciples, puis il est mort le jour de la Pâque, au moment-même où l’on immolait les agneaux pascals.

Matthieu 26:17–21

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent demander à Jésus : Où veux–tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? Jésus leur dit alors : Allez à la ville chez un tel et dites–lui : Le Maître déclare : Mon heure est arrivée ; c’est chez toi que je célébrerai la Pâque avec mes disciples. Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent le repas de la Pâque. Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze disciples. Pendant qu’ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous me trahira. Les disciples en furent profondément attristés et se mirent à lui demander l’un après l’autre : Ce n’est pas moi, n’est–ce pas, Seigneur ?

Donc, la veille de son arrestation, Jésus prend le repas de la Pâque avec ses disciples. Ce jour là est le premier jour de la fête des pains sans levain, celui où l’on sacrifie des agneaux pour le repas de la Pâque, le soir.

Marc 14:12–18

Le premier jour de la fête des pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait les agneaux pour le repas de la Pâque, les disciples de Jésus lui demandèrent : Où veux–tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? Alors Jésus envoya deux de ses disciples en avant, avec l’ordre suivant : Allez à la ville, vous y rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau. Suivez–le, et là où il entrera, dites au propriétaire de la maison : Le Maître demande : Où est la pièce qui m’est réservée, celle où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera, en haut de la maison, une grande chambre déjà prête, avec tout ce qui est nécessaire. C’est là que vous nous préparerez le repas. Les disciples partirent et allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit, et ils préparèrent le repas de la Pâque. Quand le soir fut venu, Jésus arriva avec les douze disciples. Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira.

Idem pour Luc. Mais Jean, lui, se distingue. La veille de son arrestation, Jésus et ses disciples prennent un simple repas du soir, nous sommes la veille de la fête de la Pâque.

Jean 13:1–2

C’était la veille de la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu’à la fin. Jésus et ses disciples prenaient le repas du soir.

Le lendemain, lorsque Pilate interroge Jésus, les Juifs ne peuvent pas entrer dans le palais, pour ne pas se souiller le jour de la Pâque. Jean 18:28

Puis on emmena Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur romain. C’était tôt le matin. Mais les chefs juifs n’entrèrent pas dans le palais afin de ne pas se rendre impurs et de pouvoir manger le repas de la Pâque.

Jean 19:14

C’était le jour qui précédait la fête de la Pâque, vers midi.

Dans ma Bible il y a une petite note qui dit:

“C’est à partir de midi, ce jour-là, qu‘on immolait, au temple, les agneaux destinés au repas de la Pâque”

Il y a une petite imprécision dans l’évangile de Jean, selon qui deux jours consécutifs sont appelés “veille de la Pâque”. Mais cet évangile dit clairement que Jésus a été crucifié en même temps que les agneaux destinés au repas de la Pâque étaient sacrifiés. Ce repas ayant lieu après que Jésus soit crucifié. Tandis que dans les évangiles synoptiques, Jésus prend ce repas de la Pâque avec ses disciples, ce n’est que le lendemain qu’il est crucifié. Marc précise bien que la journée qui s’achève par le repas pascal de Jésus et de ses disciples est bien “le jour où l’on sacrifiait les agneaux pour le repas de la Pâque”. Il y a un décalage d’une journée entre l’évangile de Jean et les autres.

Ce décalage n’est pas innocent. En effet, dans la tradition chrétienne telle que Paul la concevait, Jésus était l’agneau de Dieu, sacrifié pour pardonner une bonne fois pour toute les péchés de l’humanité. Après cet évènement, plus besoin d’accomplir les rites juifs car le sacrifice de Jésus avait un effet permanent. Il fallait donc que la tradition juive soit appliquée une dernière fois, sur Jésus, l’agneau de Dieu, pour que l’effet de son sacrifice soit ensuite permanent (contrairement à l’effet des sacrifices sur des agneaux classiques, qui devaient être reproduits sans cesse). Les évangiles synoptiques, dans ce sens, présentaient un défaut: Jésus n’était pas sacrifié le jour de la Pâque, donc son sacrifice n’était pas tout-à-fait effectué selon le rite juif. C’est sans doute pour cela que Jean a tout décalé d’un jour. C’est incroyable de voir à quel poit Jean tente de faire correspondre la mort de Jesus avec le sacrifice de l’agneau pascal jusque dans les moindres détails. La crucifixion de Jésus débute à l’heure où l’on commençait à sacrifier les agneaux au temple. Lors du repas de la Pâque, il est interdit de briser les os de l’animal. Or les Romains avaient l’habitude de briser les jambes des suppliciers pour hâter leur mort. Mais Jean précise que les gardes ont trouvé Jésus déjà mort, et qu’ils ne lui brisèrent pas les jambes, “pour que ce passage de l’écriture s’accomplisse: On ne lui brisera aucun os” (cf. Jean 19:36).

Certains chrétiens objectent qu’à cette époque il y avait deux calendriers différents (l'ancien, et le nouveau, officiel), et qu’il est possible que les évangiles synoptiques aient suivi un calendrier tandis que Jean en ait suivi un autre. La secte de Qumran, par exemple, se conformait encore à l'ancien calendrier, et considérait que le nouveau était une trahison à la loi de Moïse. Cette objection n’est pas valable, pour deux raisons. Premièrement, les données temporelles des évangiles comportent aussi des indications sur quand est-ce que les Juifs ont effectivement fêté la Pâque, et quand est-ce que les agneaux furent effectivement sacrifiés au temple. Toutes ces informations montrent que le repas de la Pâque des évangiles synoptiques se déroule le même jour que la crucifixion de Jésus dans Jean. Deuxièmement, l'ancien calendrier était conçu de telle manière que toutes les fêtes tombent un mercredi. C'était le cas aussi pour la Pâque. Ainsi, d'après l'ancien calendrier, le repas de la Pâque ne pouvait être pris qu'un mardi soir. Pourtant, selon les évangiles synoptiques, le repas de la Pâque a eu lieu un jeudi soir, et selon Jean, un vendredi soir. Cette tentative de résolution de la contradiction tombe donc à l'eau: autant les évangiles synoptiques que l'évangile de Jean se réfèrent au calendrier officiel, c'est-à-dire au nouveau, d'après lequel la Pâque pouvait tomber à n'importe quel jour de la semaine.






Aucun effort de ma part :
http://www.anti-religion.net/mort_jesus.htm




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