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Sunday 23 December 2007 à 12:40
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Voici un topic ou vous pourrez conseiller des lectures, ou encore évoquer le dernier livre que vous avez lu sur la religion ou le paranormal! happy.gif

je commence avec celui ci:

Lilith et ses soeurs


Une anthologie dirigée par Léa Silhol

Dix-sept auteurs pour une thématique finalement assez riche

Après avoir exploré le mythe des Anges et des Fées dans leurs deux dernières anthologies (sans compter la revue Emblèmes), les éditions de L’Oxymore s’attaquent à celui de Lilith. Rien d’étonnant en soi tant la figure de cette femme fatale et meurtrière est haute en couleur et mystérieuse. Comme le rappelle l’anthologiste Léa Silhol, elle est née dans la tradition hébraïque et prend ses sources de civilisations plus anciennes encore. Après quelques aventures elle est devenue le mal féminin incarné, poussant les uns à la luxure, les autres au meurtre. Le tout accompagné de revendications féministes en toile de fond, car finalement Lilith est aussi l’image de la liberté pour les femmes. Voilà une matière bien riche pour l’imagination, fertile, des auteurs.

Lilith sous toutes les coutures...

Il se dégage parmi les 17 écrivains présents dans ce recueil une certaine unité. Tous à leur manière explorent un pan de cette femme diabolique. Elle est tour à tour ange de mort, prostituée, démon, sorcière, amoureuse éconduite, vampire… Souvent elle séduit, parfois elle mène à la folie et en général la mort accompagne ses pas. Pour citer quelques nouvelles remarquables par leur richesse ou leur originalité, on commercera par Gary A. Braunbeck et D’après les livres d’Alice Redfearn : une parabole diabolique, qui ouvre l’anthologie. Première histoire et première surprise. Lilith n’est pas là le démon tentateur, mais simplement une pauvre femme brûlée pour sorcellerie. Son seul crime a été d’apprendre les secrets des livres interdits en un temps ou l’inquisition et le fanatisme chrétien régnaient en maître. Heureusement, le temps sera sa vengeance. Ce qui est surprenant bien entendu, c’est qu’elle soit une victime. C’est assez rare dans les 17 nouvelles. Elle est plus souvent une prédatrice séduisant les hommes pour mieux les pousser à la folie. On citera par exemple Fragments Epars d’un Eden Apocryphe de Julien Girault ou Quand Lune Saigne de Jess Kaan, deux récits violents. D’autres récits sont étonnants, Beverly Hell de David Cathiaux et son humour au pays des démons, Tanith Lee et sa réécriture d’un conte bien connu, Deux Anneaux de Lionel Belmon et un texte qui commence comme un conte pour finir dans l’horreur ou bien encore Refuge de Ken Rand, une nouvelle africaine.

Une antho de qualité

Vous l’aurez compris, Lilith et ses sœurs est une anthologie assez riche. On y parle d’amour, de sang, de pouvoirs, de désespoir humain, de pactes sanglants et de mythologie. Ce recueil brasse vraiment de nombreuses versions de cette effrayante Lilith. Cette diversité sur un thème pourtant bien particulier, alliée à une indéniable qualité générale, empêche le lecteur de s’ennuyer. On passe d’une nouvelle à l’autre avec le même plaisir. Une preuve que l’on peut faire une excellente anthologie sans énormément de grands noms au sommaire. Bref, une réussite.

Jérôme Vincent

Lien : http://www.actusf.com/spip/article-2268.html



Monday 24 December 2007 à 13:30
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«L'Eternel féminin, une face cachée du Dieu biblique».


Un livre d'Othmar Keel, Labor et Fides, décembre 2007

Le Matin-online :

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Wednesday 26 December 2007 à 12:59
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peut-être "Une oeuvre merveilleuse et un prodige" par LeGrand Richards. C'est parti de la décision d'imprimer l'opuscule "le message du mormonisme" de LeGrand Richards justement.

Sinon tous les extraits des livres d'Abraham, de Moïse mf_dribble.gif Le rouleau du Christ, aussi, mais ça ça a été volé sad.gif
Friday 28 December 2007 à 13:45
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STEPHEN KING

Histoire de Lisey

Depuis l’accident qui a failli lui coûter la vie en 1999, Stephen King laisse planer la possibilité d’une retraite. Cependant, celui qui affirme n’avoir plus rien à écrire après avoir publié près de soixante romans en trente-deux ans de carrière nous fait cadeau d’un roman bien différent de ses œuvres précédentes. Avec Histoire de Lisey, le maître de l’horreur nous démontre qu’il est capable d’une sensibilité réfléchie.

On ne meurt pas réellement quand notre présence a laissé maints souvenirs dans le cœur de nos proches. Scott Landon, écrivain célèbre et adulé par ses admirateurs, a laissé sa trace dans la vie de Lisey, sa veuve. Deux ans après sa mort, la douce Lisey discute toujours avec son défunt mari et ne cesse de ressasser les bons comme les mauvais moments. Cependant, cette relation prend une tournure beaucoup plus dramatique lorsque Lisey fait le ménage du bureau du défunt auteur.

Lisey doit non seulement gérer le harcèlement d’un fan malade de Scott, qui meurt d’envie de mettre la main sur des textes inédits, mais également donner son soutien à sa sœur Amanda qui en a besoin. Sans prévenir, la réalité se déchire lorsque l’esprit de Scott prend possession du corps d’Amanda, pour préciser à sa femme qu’il lui a laissé un message. Troublée, Lisey part à la chasse au trésor et apprendra de sombres secrets sur son mari.

Histoire de Lisey est sans contredit le roman le plus personnel, voire hermétique, de King. Sans mettre de côté l’aspect paranormal, il approfondit une réflexion sur l’absence et le deuil tout en explorant le processus créateur. Malgré un début laborieux, Histoire de Lisey est un plongeon envoûtant dans les mystères de l’inspiration et de la folie.

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Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 28 December 2007 à 13:46.
Saturday 29 December 2007 à 13:41
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LA FÊTE DES MASQUES DE SAMI TCHAK

Fantasmes et psychiatrie

Etrange et mystérieux, voire troublant, pourrait-on qualifier le roman de Sami Tchak, sorti en 2004 et édité chez Apic, cette année..

L'article ICI
Saturday 29 December 2007 à 14:52
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Jules Michelet
LA SORCIÈRE
COLLECTION HISTOIRE


L’Europe a vécu durant des millénaires d’une haute pensée mystique, elle-même descendue d’autres âges, consacrée au Dieu Cornu et à l’exaltation du principe féminin. Je tiens pour évident que cette spiritualité originelle a été balayée avec violence, dans le feu et dans le sang, par une religion étrangère venue d’Orient : le christianisme. Le Dieu Cornu, protecteur de l’antique humanité de l’Ouest fut appelé Diable et maudit.
Les idoles immémoriales furent abattues, et avec elles il fallut détruire leur support : la femme mère, la femme déesse, la femme femelle, la vraie femme. De beaux esprits d’aujourd’hui dénoncent les méfaits du colonialisme récent : les Indiens effacés, les mages de l’Afrique éteints, les civilisations noires martyrisées. Que ne nous parle-t-on de nos anciens totems, à nous, qui furent renversés ! De notre Dieu, à nous, qui fut avili et pourchassé ! De nos prêtresses, à nous, qui furent exterminées ! De notre femelle qui nous fut retirée ! La vieille Europe, elle aussi, a été colonisée et défigurée.

Oui, Messieurs, j’ose dire cela. Du point de vue purement anthropologique où je me place, l’histoire de l’Église chrétienne est l’histoire d’une guerre menée par l’étranger contre un culte indigène très ancien, très puissant, très profondément enraciné, et d’un crime réussi contre la race humaine femelle tout entière. Nous avons perdu notre moitié, Messieurs. On nous l’a tuée.

Voyons ce crime. Extermination physique sur les bûchers : j’évoquerai les centaines de milliers de vraies femmes, nommées sorcières et brûlées comme telles, et les millions d’autres femmes vaincues et changées par la peur. Je vous renvoie au Michelet visionnaire de La Sorcière, livre admirable et incompris. Extermination par la propagande, arme plus sûre que toutes autres, nous le savons maintenant, et plus efficace à l’époque que l’estrapade, les brodequins et la chemise soufrée. Guerre révolutionnaire menée par la Chevalerie contre la femme vraie au profit d’une nouvelle idole.

LOUIS PAUWELS
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Ce message a été modifié par sandie72 - Saturday 29 December 2007 à 14:55.
Saturday 05 January 2008 à 01:30
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Satanisme

Angel Heart, Le Sabbat dans Central Park

Actusf - Paris,France

Il semble également que le disparu montrait une forte attirance pour la magie et le satanisme. Harry va devoir en découvrir plus qu’il ne le souhaiterait ...

lire l'article : ICI


Douces ou cruelles, Histoires de femmes en proie à l’angoisse


Actusf - Paris,France

Il ya pas mal d’irrationnel ou de paranormal dans ce recueil. Mais le malaise peut naître également de situations plus courantes : embauche, déménagement, ...

Lire l'article : ICI


Ce message a été modifié par Okomarac - Saturday 05 January 2008 à 14:31.
Sunday 06 January 2008 à 01:01
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Deux incontournables références :

"Mon Dieu... pourquoi ?" de l'Abbé Pierre (Plon, 2005) : Petites méditations sur la foi chrétienne et le sens de la vie.

"Y a-t-il un salut pour les salauds ? (et 14 autres questions banales mais difficiles)", dir. Alain Houziaux (Les Empêcheurs de penser en rond / Le Seuil, 2007). Ecrit par des pasteurs et théologiens protestants.
Monday 07 January 2008 à 11:53
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LES SORCIERES FIANCEES DE SATAN
Vers le milieu du XVe siècle, l'Occident s'embrase. Un incendie monstrueux, en forme d'épidémie. On brûle des hommes, mais surtout des femmes. Les sorcières sont les fiancées du Diable. La rumeur le dit, les juges civils et religieux le prouvent. Elles vont au sabbat, jettent des sorts, sèment la maladie et la mort. Pendant deux siècles, des milliers de sorcières sont traquées, dénoncées, mises à la question, avant d'être livrées aux flammes. Il faudra attendre l'extrême fin du XVIIe siècle pour que des voix se fassent entendre qui crient raison et que peu à peu s'éteignent les derniers bûchers. Au-delà du mythe, Jean-Michel Sallmann analyse en historien le mode de représentation que fut la sorcellerie, des premiers procès aux figures qui peuplèrent l'imaginaire romantique.

* Auteur : Jean-Michel Sallmann
* Date de parution : 05/1989

* Editeur : Gallimard
Thursday 10 January 2008 à 13:29
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Mort et vie d'Edith Stein



L'Express du 10/01/2008

C'est tout Moix

par François Busnel

Si vous attendez d'un livre qu'il dérange, qu'il agace, qu'il surprenne, celui que Yann Moix consacre à Edith Stein est fait pour vous. Edith Stein était une philosophe. Pour Jean-Paul II, qui la canonisa, et pour Yann Moix, qui l'encense aujourd'hui, c'est une sainte. Edith Stein intéresse ceux qui se souviennent encore de son nom parce qu'elle naquit juive, sombra dans l'athéisme, se convertit au christianisme, entra au carmel, fut déportée par les nazis et mourut gazée à Auschwitz. Elle fascine Moix parce qu'elle incarne le principe même de la sainteté. On ne sait pas trop ce qu'il entend par là, d'ailleurs, Moix, car les pages qu'il consacre à l'immortalité, à l'éternité, à la postérité - bref, à la sainteté d'Edith - sont d'une confusion qui ferait passer ce très bon livre pour une dissertation de khâgneux rédigée sous substance plus ou moins licite. Parfois, Yann Moix bâcle.

Heureusement, la plupart du temps, il se souvient qu'il a écrit Jubilations vers le ciel, l'un des meilleurs premiers romans du xxe siècle (c'était en 1995), et qu'il vaut mieux revenir aux fulgurances qui font son style plutôt que de loucher vers la pose du sale-gosse-tête-à-claques qui fit l'(in) succès de Partouz et de Podium. Ici, la langue de Moix se dévoile comme on l'aime: impatiente, péremptoire, expéditive. Mort et vie d'Edith Stein n'est ni une biographie ni un essai, c'est un roman d'amour. La question qui obsède Edith, écrit Yann, est: «Comment être soi?» Edith Stein, sous sa plume, est une gamine rageuse, qui croit en elle avant de croire en Dieu, une grande caractérielle qui multiplie les colères: «Elle aime bien: détruire les choses. Faire: du mal à des gens.»

Ah! oui: les deux-points, Yann Moix en met partout. Sûr qu'il se trouvera des esprits chagrins pour le lui reprocher, pour décider qu'il s'agit d'un snobisme débile ou d'un artifice pour se faire remarquer. Qu'ils lisent ce que Julien Gracq dit des deux-points au détour d'une page merveilleuse dans En lisant en écrivant!

Dépression, philosophie, foi, sainteté... Edith Stein vécut dans l'excès. Il fallait donc un livre excessif pour lui rendre hommage. C'est chose faite. Oui, Yann Moix est un écrivain qui exagère. A tout prendre, cela vaut mieux que les mièvreries embaumant les vies de ces comètes qui préférèrent brûler plutôt que durer.


Mort et vie d'Edith Stein
Yann Moix
éd. Grasset
200 pages .


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Monday 14 January 2008 à 13:33
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Tuesday 15 January 2008 à 10:02
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Pas de pot dans la chambre 1408


Décidément, les clients de la chambre 1408 du Dolphin Hotel manquent de chance. Pas moins de 56 sont étrangement morts 1h après y avoir pénétré. Sur demande du directeur de l'établissement, John Cusack, auteur de romans d'épouvante, décide de défier les esprits. Mais parviendra-t-il à survivre ?

Lien avec l'article .
Thursday 17 January 2008 à 12:19
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Encyclopédie des Fantômes et des Fantasmes
( 1 )

de Jérôme Noirez

Du très très bel ouvrage

Jérôme Noirez est un de ces jeunes auteurs qui a pris de plus en plus d’importance ces derniers mois. Depuis deux ans, il sème ses nouvelles dans les anthologies notamment de L’Oxymore. Côté roman, il a également entamé le cycle Féerie pour les Ténèbres (2 tomes chez Nestiveqnen) et écrit un roman pour la jeunesse Tout Froissé aux éditions Sarbacane.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les fantômes

Des écrits qui montrent bien son attirance pour la fantasy et le fantastique. Rien d’étonnant donc à le voir réaliser pour les éditions de L’Oxymore cette Encyclopédie des Fantômes et des Fantasmes. Il y passe en revue tous les thèmes, superstitions, légendes et lieux communs qui y sont liés, de la maison hantée aux ectoplasmes en passant par la Dame blanche et les manifestations des fantômes.

Agréable et terrifiante surprise

Si les encyclopédies sur les fantômes ne sont pas rares, celle de Jérôme Noirez est exceptionnelle. En fait, en parcourant les pages, on se prend au jeu, dévorant ses notes au fur et à mesure. Et finalement deux constations s’imposent. D’abord l’objet est magnifique. On grognera un peu sur le prix (29.50 euros) mais les illustrations, la qualité de la mise en page et le format en font un livre très agréable à manipuler et à avoir dans sa bibliothèque. Ensuite Jérôme Noirez a produit une encyclopédie érudite (on est étonné de la tonne d’informations à disposition des lecteurs) mais accessible, ce qui permettra à tous d’y faire les balades de leur choix. C’est un élément absolument nécessaire à tous les curieux qui sont amateurs des genres de l’imaginaire. Il nous montre que même avec quelques connaissances sur la littérature fantastique, il y a encore beaucoup à apprendre, que ce soit dans notre culture ou dans d’autres venus d’horizons différents comme l’Asie ou l’Amérique du Sud. Un véritable must ! Bravo, c’est du très bel ouvrage !

Jérôme Vincent

http://www.actusf.com/spip/article-2853.html
Friday 18 January 2008 à 11:55
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17/01/2008 |


Des amants de Daniel Arsand Stock

Comme le fit en 1987 le beau film de James Ivory, Maurice, le nouveau livre de Daniel Arsand, sous le titre sans indication de genre Des amants, ressuscite l'époque où l'on pouvait, amoureux d'une personne de même sexe, en subir la répression légale. C'est là un formidable mémo romanesque, car le livre illustre, dans le même temps, comment la nature de l'amour ne change pas avec son objet, mais demeure une seule et même : lumineuse, généreuse, dévorante.

En cent chapitres qui sont cent tableaux, car l'art d'écrire rejoint ici celui du peintre, Daniel Arsand nous raconte une histoire d'amour qui finit mal, dans une France royaliste et courtisane, et tout cela semble si vrai que l'on ne sait à la fin s'il s'agit d'un roman historique relatant des faits réels ou d'une fiction imaginée par l'auteur.

Nous sommes en 1749. Les amours homosexuelles sont criminelles, comme le sont l'alchimie, la sorcellerie et tout ce qui déplaît au roi. Sébastien Faure, jeune chevrier, tombe dans un éblouissement le jour où il surprend dans les bois deux hommes occupés à s'aimer. Il découvre son désir, l'extase et l'effroi, et se met à regarder les garçons. Peu après, le voilà emporté dans un puits d'amour lorsqu'il rencontre, en un fracas de sabots, Balthazar de Créon tombé de cheval. En le réanimant, Sébastien se révèle de la race des sauveurs autant que de celle des amants. Voici qu'il est, à 15 ans, homosexuel et amoureux, en situation de quitter père et mère qui le désavouent (page 23 le ton se durcit et le mot sodomite tombe comme un couperet), pour suivre l'aristocrate qui veut le rendre heureux.

Au château de Créon, où l'accueille, curieuse, sceptique et tendrement épouvantée, une aristocrate folle de son fils, Sébastien, dans la distance d'un sentiment naissant, apprend à lire, à écrire et à compter, s'exerce à la science des potions qu'il tient de sa mère, et plus tard s'adonne à la peinture. L'amour aide et enseigne. Au bout d'un an, il découvre les affaires du corps et celles de la cour : Balthazar et Sébastien deviennent amants, Balthazar et le roi sont en froid. Bientôt, il faudra plaider auprès du roi la cause du prince amoureux qui déserte Versailles et y laisse sa propre mère seule face aux rumeurs et aux accusations. Balthazar aime Sébastien et se retire du monde. Dans le capiton luxueux de cet amour, Sébastien au contraire s'émancipe : en même temps que le danger, il donne à affronter l'infidélité. Avant d'être celui qui, pour son amour exclusif, mourra dans les flammes, Balthazar est celui qui attend (comme dit Barthes).

Tout ce chemin jusqu'au supplice est raconté avec une grande beauté ; le texte semble avoir la texture chatoyante d'une étoffe rare, il s'enroule, nous dévoile des couleurs de forêts, de pourpre et d'ambre. On croit sentir le souffle des chevaux, l'écrin des carrosses et la soie des robes. La princesse et les amants sont présents ; un auteur subtil, sensible et fervent, dirige leurs apparitions. La rêverie amoureuse de Sébastien et Balthazar nous tient. Le rapt d'amour s'opère sous nos yeux, d'abord chaste et généreux, puis enfiévré et cruel. Sa brutalité n'est pas éludée. Et l'on ne peut s'empêcher de ressentir, à l'instar de Balthazar, que l'amour est un joyau autant qu'une torture. Ici, comme peut-être souvent, l'un des amants gagne la joie et l'autre la douleur. Je suis à vous, murmure Sébastien avec passion, mais plus tard il se donne à d'autres. Ainsi Balthazar, tendre et profond, souffre-t-il bien avant la prison et le bûcher. C'est tout l'art de Daniel Arsand de le donner à voir sans le dire.

LIEN
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Sunday 03 February 2008 à 11:53
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Michel Camus
HYMNE A LILITH
COLLECTION POÉSIE – Contemporains


Les témoins sont rares de la réalité vivante de ce feu qui « peut s’unir à la mer sans mourir » et nous fait violence « en donnant des yeux à nos cendres ». Qui ne s’est pas rendu sensible aux vertus de cette ignition, de cet incendie contemporain de la prime aurore croira que c’est par manière de métaphore que le poète invoque le feu vivant ? Le registre, ici pourtant, n’est pas métaphorique, il est « métamorphique ».
Michel Camus rend compte de « cela » que les alchimistes appelaient : le feu inné de la pierre, le fils et vicaire du soleil, le fœtus spagyrique (l’homonculus chez Paracelse), le commencement des commencements. Chez les adeptes du shivaïsme, on reconnaîtra « l’agitation » de la Mahadêva ou la « magie » de Vishnou présente en tous les êtres. Comment le poète et l’amant sont-ils mieux informés que quiconque sur l’étrange réalité des épiphanies de ce feu ? C’est qu’il leur a été donné de rencontrer la femme, notre femelle toute-puissante, la matrice de l’origine, la sirène celtique, la Mélusine de notre moyen âge ; non la figure de proue mais la figure de chair. La vivante. L’insatiable.

Il l’a reconnue « la prêtresse de la vocation du ventre » à ce qu’elle savait chanter « le chant animal de la chair ». Et cette reine des « fêtes primitives de l’oubli », cette « organiste savante des grandes orgues charnelles » a su se dévêtir, le dévêtir aussi des pièges et méandres « des plis et des replis de l’identité ». Le piège quotidien du fabuleux Dédale.

Quand Elle se donne à lui, quand il se livre à Elle, s’effondrent les cloisons du labyrinthe ! Et deviennent perceptibles « l’invisible lumière du cœur », « le soleil du dedans ». Naît alors, dans la durée sans instant, le « fils du roi », le « Rebis », « l’être secret qui a pour nom le Vivant sans visage ».

Carnet de route d’un homme des confins à qui la grâce a été donnée de connaître la femme et de n’en n’être pas effrayé. L’Hymne à Lilith de Michel Camus n’est pas un exercice littéraire et ne doit pas être lu comme un ouvrage écrit « pour faire beau ». Il nous est donné pour être médité comme un cantique ou un mantra. Indispensable pour cheminer vers cette disposition essentielle de l’esprit qui restitue à l’amour humain intégralement incarné son sens et sa réalité d’authentique prière.

Philippe Camby


Ce message a été modifié par sandie72 - Sunday 03 February 2008 à 11:53.
Monday 04 February 2008 à 18:11
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L'art japonais de Christine Shimizu

lundi 4 février 2008


Un panorama complet des arts du Japon, de la préhistoire à nos jours. L'exposé historique qui ouvre chaque chapitre permet de comprendre les conditions d'élaboration de l'art durant la période considérée. L'analyse exhaustive des formes artistiques permet ensuite de découvrir, à travers les différentes expressions esthétiques (architecture, sculpture, peinture, arts décoratifs), l'immense richesse de l'art japonais. Les aspects religieux y occupent une place prépondérante, sous l'influence du bouddhisme et selon les rituels spécifiquement liés au culte shinto. L'art profane n'est cependant pas laissé de côté, avec en particulier l'architecture palatiale ou militaire, la peinture décorative domestique, les laques et les céramiques.

Auteur: Shimizu, Christine - Edité chez Flammarion
Wednesday 06 February 2008 à 00:58
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Un site :

Source d'inspiration, pour Sandie 72 ,mais de nombreux articles intéressants :

http://www.heresie.com/baal.htm

N'oublions pas que Baal est LE PLUS VIEUX DIEU DU MONDE A CE JOUR .
Wednesday 06 February 2008 à 14:42
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Dossier : L’apprentissage de Nadia Khouri-Dagher

dimanche 1er avril 2007, par Nadia Khouri-Dagherfunction fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}
De A comme Accent à Z comme Zut, en passant par H comme Hammam ou N comme nostalgie, 100 mots pour un livre : L’apprentissage ou "comment la France adopte ses enfants de migrants". Une oeuvre que la journaliste/auteur Nadia Khouri-Dagher a choisi de publier d’abord sur Internet. Un abécédaire savoureux qu’Afrik a décidé de distiller en ligne, pour un grand rendez-vous hebdomadaire. Une autre manière d’appréhender la littérature...I

Islam

Retour abécédaire

L’islam m’appartient. Je suis chrétienne, mais le chant du muezzin m’appartient, la mélopée des prières coraniques m’appartient, le Allahou Akbar et le Bismillah m’appartiennent.

C’est comme ça : nous, chrétiens et juifs d’Orient, qui avons baigné pendant notre enfance, notre jeunesse, dans des atmosphères marquées par la religiosité musulmane, nous nous sentons appartenir à la même famille que nos voisins, que nos cousins musulmans.

"Le conflit israélo-arabe" : comme il semble culturellement, historiquement, ataviquement, étranger à notre terre arabe, où depuis toujours, et malgré toutes les turbulences de l’Histoire, ancienne et moderne, nous vivons en paix les uns avec les autres, tolérants car respectueux de la religion des autres.

La main de Fatma : combien de Français – et même de jeunes Françaises filles d’émigrants qui aujourd’hui affichent cette amulette comme symbole de leur religion, combien savent-ils que la main de Fatma, oui de ce prénom tellement arabe, est une amulette partagée à la fois par les musulmans et les juifs en Afrique du Nord ? Une amulette magique, porte-bonheur, et non un "signe religieux" ? Combien savent-ils que l’œil de verre bleu, que les touristes de retour d’Istanbul ou de Damas rapportent dans leurs bagages, est une autre amulette de chance partagée à la fois par les Musulmans et les Chrétiens au Moyen-Orient ? Qui sait que les femmes arabes de toutes religions, désespérées de n’avoir pas d’enfant, s’en vont parfois prier tour à tour des saints musulmans, chrétiens, ou bibliques, parce qu’elles savent que Dieu est grand, et compatissant face à la détresse humaine, et féminine surtout* ?

Moi-même lorsque je vivais au Caire, il m’arrivait d’entrer pour passer une heure ou deux dans une petite mosquée de quartier populaire, oh pas une mosquée touristique, me déchaussant à l’entrée comme tout le monde, m’asseyant dans le carré des femmes à côté de mes sœurs en culture, bavardant avec elles car la mosquée n’est pas un lieu de prière seulement mais de sociabilité de rencontre et d’échange également, et lorsque je disais à ces femmes que j’étais chrétienne aucune ne s’en étonnait. Bien sûr jamais je n’ai pénétré une mosquée à l’heure de la prière, jamais je n’ai participé aux prières collectives, ç’aurait été péché haram tabou supercherie, car je ne suis pas musulmane, mais venir se recentrer sur soi dans un lieu saint de l’Islam pourquoi m’en priver si je suis née sur cette terre également ?

De la même façon, nombre de jeunes musulmanes de Marseille m’ont confié qu’elles vont parfois prier à Notre-Dame-de-la-Garde, La Bonne Mère l’appellent-elles en vraies Marseillaises, comme leurs amies marseillaises chrétiennes officiellement mais parfois moins pieuses que ces filles de migrants. Et si vous visitez cette église célèbre, vous y verrez vous aussi quelques femmes très brunes venues là un instant.

De la même façon combien d’Occidentaux savent-ils que les musulmans reconnaissent, et respectent, la Vierge Marie, mentionnée dans leur livre saint : Myriam, c’est elle, mère de Jésus, qu’ils reconnaissent comme un homme très saint, un prophète, mais non le fils de Dieu – ce en quoi les musulmans sont d’accord avec nombre d’Occidentaux païens. A Tunis où vivaient de nombreux Italiens on l’appelle parfois "La Madonna", et on vous met en garde l’été : il est dangereux de se baigner "après la sortie de La Madonna" – entendez : après le 15 Août, date à laquelle les Italiens jadis se livraient à leur fête de l’Assomption, emmenant une statue de la Vierge sur les flots protéger leurs pêcheurs.

Lorsqu’à Paris j’écoute une radio arabe, et qu’arrive l’heure de la prière coranique, je n’éteins pas : j’aime entendre ce chant qui m’est si familier à l’oreille, j’aime écouter cette prière dont je ne comprends pourtant pas tous les mots, classiques et savants, car entendre ce chant, en France, fait entrer dans mon appartement plus d’Orient que toutes les chansons arabes que peut diffuser la radio en une journée. Ce chant coranique qui entre chez moi me ramène au Caire, à Beyrouth, à Tunis, à Rabat à Damas à Lahore même ou à Islamabad que je ne connais pas, à toutes ces villes d’un Orient proche ou lointain auxquelles, toutes, j’appartiens.

Alors quand l’islam est attaqué, quand l’islam est dénigré, quand l’islam est incompris, forcément je réagis. Attentats, terrorisme, islamisme, fanatiques, fous de Dieu, moi qui suis chrétienne, je suis blessée, tout autant que si j’avais la foi de l’islam, lorsque j’entends ces amalgames-là. Je pense alors à toutes les familles musulmanes qui ont accueilli dans leurs maisons, comme une sœur, l’Infidèle que je suis, pendant mes années d’enquête dans les bidonvilles du Caire. Je pense à l’islam flexible, pas regardant, et adaptant, de mes amis du Maroc au Liban. Je pense à leur joie de vivre. Je pense à nos dîners d’été bien arrosés. Je pense à leur piété toute relative. Je pense à leur modernité. Je pense que nous nous ressemblons, que la différence de religion n’est rien.

Et quand je pense aux fous furieux d’Afghanistan ou du Pakistan, qui font des émules du Maroc à l’Egypte en passant par Londres, Paris ou Francfort aujourd’hui, et je me dis que non décidément, et ces choses-là se sentent au plus profond de soi et ne s’expliquent pas, je ne suis pas sœur de ces musulmans-là, je ne me sens pas appartenir à cet islam-là, comme j’appartiens à l’islam tranquille qui a baigné mon enfance et celle de mes amis musulmans.

L’intolérance n’est pas fille des rapports d’humain à humain, comme nous juifs et chrétiens d’Orient nous le savons bien. Et nous les femmes tout particulièrement, qui partageons souvent les mêmes croyances – que certains appellent superstitions. L’intolérance est fille des discours faits aux foules, qu’on appelle aussi idéologies. Fille des désirs de puissance masculins.

* L’anthropologue Aïda Kanafani-Zahar a étudié ces rites de visites féminines aux lieux saints d’autres religions, au Liban (Liban : le vivre ensemble. Geuthner, 2004), et elle cite plusieurs autres ouvrages qui étudient ces pratiques interreligieuses populaires pour les pays arabes.


Lire le livre en ligne
Sunday 10 February 2008 à 13:37
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j'espère que cette éspace soit rèspècté pour ne posté et proposé que des livres qui traites de la religions avec un petit commentaire si possible pour donné un appèrçu du contenu du livre.merci d'avance.




- Le vrai Visage de l'islam:
de M Alcader (Auteur), Gallois(Préface)

Présentation de l'éditeur
L'islam est-il tolérant ? Si l'islamisme, parce que violent et aveugle est condamnable, l'islam l'est-il dans sa globalité ? N'y a-t-il pas plusieurs "islam" correspondant à diverses interprétations du Coran ? Le djihad, le fanatisme islamique ou le terrorisme ne constituent-ils pas quelques-unes de ces dérives interprétatives ? Cet ouvrage apporte des réponses claires à toutes ces interrogations. L'étude systématique des origines de l'islam et de ses fondements idéologiques, les analyses psychologique et socio-politique qui y sont présentées permettent une lecture objective des grands événements mondiaux en lien avec cette religion : les kamikazes "talibans", le conflit irakien ou la question palestinienne sur fond de différend israélo-arabe n'auront plus désormais un "visage inconnu" pour vous ! L'auteur, ayant des origines arabo-musulmanes, licencié d'Etat en théologie, apporte un éclairage nouveau autant que fondamental à l'ensemble de ces questions. Son expérience de plusieurs années en terre d'islam lui permet de présenter des éléments objectifs corroborés par des témoignages vécus. Sa maîtrise de la langue arabe lui donne encore d'avoir accès aux subtilités linguistiques indispensables à une véritable compréhension de la doctrine islamique. Cet ouvrage répondra aux attentes de tous ceux qui souhaitent connaître "le vrai Visage de l'islam".

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Sunday 10 February 2008 à 13:49
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je vous propose les livres suivants pour mieux comprendre l'islam des historiens et non pas des racontages:

- Le vrai Visage de l'islam:
de M Alcader (Auteur), Gallois(Préface)

Présentation de l'éditeur
L'islam est-il tolérant ? Si l'islamisme, parce que violent et aveugle est condamnable, l'islam l'est-il dans sa globalité ? N'y a-t-il pas plusieurs "islam" correspondant à diverses interprétations du Coran ? Le djihad, le fanatisme islamique ou le terrorisme ne constituent-ils pas quelques-unes de ces dérives interprétatives ? Cet ouvrage apporte des réponses claires à toutes ces interrogations. L'étude systématique des origines de l'islam et de ses fondements idéologiques, les analyses psychologique et socio-politique qui y sont présentées permettent une lecture objective des grands événements mondiaux en lien avec cette religion : les kamikazes "talibans", le conflit irakien ou la question palestinienne sur fond de différend israélo-arabe n'auront plus désormais un "visage inconnu" pour vous ! L'auteur, ayant des origines arabo-musulmanes, licencié d'Etat en théologie, apporte un éclairage nouveau autant que fondamental à l'ensemble de ces questions. Son expérience de plusieurs années en terre d'islam lui permet de présenter des éléments objectifs corroborés par des témoignages vécus. Sa maîtrise de la langue arabe lui donne encore d'avoir accès aux subtilités linguistiques indispensables à une véritable compréhension de la doctrine islamique. Cet ouvrage répondra aux attentes de tous ceux qui souhaitent connaître "le vrai Visage de l'islam".

-Comprendre l'islam:
de Frithjof Schuon:

voilà un livre excellent sur l'islam. Après toutes les rumeurs, tous les "a priori" exprimés sur cette religion, il est bon de recadrer quelque peu la réalité des faits. Ce livre y contribue grandement et c'est tout à l'honneur de son auteur. Cependant il convient de mettre en garde les lecteurs que cet ouvrage n'est pas un ouvrage de vulgarisation, que sa lecture nécessite quelques connaissances préalables sur l'islam. Malgré tout, je recommande vivement la lecture de ce petit livre pour qui veut vraiment "comprendre l'islam", au delà de tous les préjugés malheureusement trop répandus.

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