samedi 09 décembre 2006 à 13:35
Oh Bergson

Il s'est beaucoup intéressé aux avancées scientifiques de son temps pour nourrir ses réflexions philo.
A mon humble avis, l'erreur consisterait à partir sur un commentaire sur la conscience uniquement.
Je verrai deux parties à discuter:
une partie sur la conscience humaine et les limites de notre entendement
Bergson considère que le cerveau (le corps) et la conscience sont solidaires mais distincts (il se situe dans une tradition cartésienne)
Si on se situe dans cette perspective, notre capacité à connaitre scientifiquement est limitée au "cerveau" (Kant: les noumènes inaccessibles et les phénomènes accessibles à la compréhension humaine)
Mais cette approche n'est pas si incontestée qu'il veut bien le dire: les matérialistes, Marx en tête, considère au contraire que le cerveau= la conscience et qu'il n'y a rien d'autre.
Les spiritualistes au contraire estiment que la Vérite est à chercher hors du corps.
une partie sur l'épistémologie qui découle des limites de notre capacité à savoir: qu'est-ce que la science, quelles sont ses méthodes et ses limites?
Dans le texte, Berson considère qu'une science doit pouvoir démontrer par l'expérience ou observer par l'expérience.
Selon moi c'est une affirmation à discuter à la lumière d'autres auteurs du cours (Bachelard, Popper, Bernard, mais aussi Platon: mythe de la caverne montre qu'on doit s'affranchir de l'expérience vécue...) ou des exemples de grandes découvertes (Copernic, Galilé, Darwin, Pasteur...)
Peut-être faudrait-il discuter de l'utilisation scientifique de l'expérience vécue en sciences sociales mais je ne suis vraiment pas sûre que ce soit au programme des terminales S.