mercredi 18 avril 2007 à 10:35
Un truc que j'ai écris y'a quelques mois sur le sujet, histoire de vous faire comprendre pourquoi, moi, j'ai peur de la mort.
Vous savez, y'a un truc qui me fait vraiment peur, un seul truc. Non c'est vrai, désolée du peu, mais depuis que j'ai lu Hp3, avec l'épouvantar (c'est vous dire, ça remonte), je cherche ce qui me fait vraiment peur. Bah j'crois que j'ai trouvé. La mort. Mais pas n'importe quelle mort, attention. La mort dans le sens... Non attendez, y'a pas 50 façons d'être mort. Bah justement j'crois que c'est ça. Quand t'es mort, t'es mort. Non, c'est pas ça. C'est pas mourir qui me fait peur, c'est plus abstrait que ça. Ca y est, j'ai le doigt dessus : ce qui me fais peur, c'est que tout s'arrête. J'ai peur de ne plus penser. J'sais pas si vous arrivez à saisir le concepte. Mon corps j'm'en tape, c'est pour mon esprit que j'ai peur. Parce que bon, de deux choses l'une, mon corps, de mon vivant j'sais pas trop quoi en faire, alors morte, vous imaginez. Non, mais voilà, j'ai vraiment peur de cesser de penser, d'un coup, Paf! Tu pense : "c'est la fin", et après, c'est vraiment la fin, que tu peux même pas jouer les prolongations, quoi. C'est la fin, point final. Plus de prises de tête, plus que questions, plus de réflexions, de critiques, de goûts, de personnalités, de sensations, mais rien quoi. C'est même pas ça, c'est que tout ça, ce sont des notions pensées, mais là, dans le cas présent enfin futur quoi, - hey suivez un peu :/ - y'a aucun mot à mettre sur cet état, puisque la pensée n'est plus. Le mot mort, c'est perçu de par les gens vivants, mais, déjà les gens morts ne sont pas des gens au sens propre du terme, puisqu'ils ne sont pas animés d'une conscience. Dans la notion du mot mort, c'est trop lourd, y'a quand même quelque chose derrière, y'a trop de... Et puis tiens, voilà, parfait exemple : je suis en train de parler de ma future mort. C'est ça qui cloche, la mort, c'est une notion trop concrète, alors qu'une fois que tu l'es -mort-, tu peux pas avoir ce genre de raisonnement, puisque ton esprit n'est plus. C'est pas la mort, c'est pas le néant, c'est même pas rien. Tu peux mettre aucun nom dessus, parce que tu peux pas y penser, t'es en arrêt, c'est fini, terminé, capout. Plus qu'une boite vide, parfois sans emballage. Mettre un mot sur ce "non-état" n'est pas faisaible, vous comprenez? Non, mais attendez, c'est un truc de malade, quoi. je m'y perds moi-même.
C'est même pas de la peur face à l'inconnu, puisque j'pourrais pas le voir. Enfin, j'sais pas, vous saisissez la nuance?