vendredi 09 juin 2006 à 00:53
Le problème corps-esprit est essentiellement le problème de savoir comment expliquer les relations entre l'esprit, ou les processus mentaux, et les états ou processus corporels. Il est par exemple pour nous évident que nos expériences sensorielles ont leur origine dans des stimuli qui nous parviennent du monde extérieur par le moyen de nos organes des sens, et que ces stimuli produisent des modifications de l'état de notre cerveau, causant en fin de compte la perception de sensations qui peuvent être agréables ou déplaisantes. Il semble également évident que nous pouvons mouvoir notre corps en sorte de satisfaire un besoin ou un désir. Pourtant, comment se peut-il que l'expérience consciente puisse mettre en mouvement un corps. un objet matériel doté de propriétés physico-chimiques ? Comment peut-on vouloir être la cause du fonctionnement de nos neurones et de la contraction de nos muscles en sortent qu'ils réalisent ce que nous nous proposons de faire ?
et la mort dans tout ça?
La définition de la mort dépend de la définition de l'existence selon le prix Nobel Jacques Monod
c'est quoi existence?
Exister c'est être; être c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.
En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate. De ce point de vue :
être et pensée sont identiques
l'existence est immédiatement connue.
La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :
si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
l'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
L'existence est-elle un objet de connaissance ?
Ces questions entraînent des distinctions :
existence pour un moi (subjective) et existence des choses (objectives) : dans l'idéalisme moderne, c'est l'existence subjective en tant que pensée qui est absolument certaine.
être et existence : on distingue entre « être » et « être un être ».
En conclusion, pouvons nous dire que nous avons peur de la MORT?