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samedi 23 février 2008 à 12:34
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Je vais fusionner ce topic, qui traite d'un fait divers, avec le topic general sur l'actualite marocaine...

Merci...

samedi 23 février 2008 à 20:46
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il y a bcp de filles au Maroc qui s'appelle "Titrit" ou "Tilila", moi personnellement j'en connais bcp et d'autres noms aussi ; huh.gif

et ces filles là, ne sont pas forcément berbères

donc, comment ca se fait que c'est interdit ?! il ya d'autres noms que j'ai déja entendu et dont je ne me rappelle pas en ce moment ....


Pour la question de la democratie, le Maroc est-il pret pour avoir une democratie à l'européenne ?!

Y a- il une culture democratique au Maroc ?! Pouvons nous s'en servir comme il faut ?! ou plutot, serait elle un outil de division surtout dans un pays ou la structure sociale est des plus hétérogène et compliquée ?!

Dans un Maroc democratique, saurons nous contrer le danger islamiste ?!

répondez moi sur ces questions s'il vous plait !
mardi 26 février 2008 à 11:07
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Le Maroc dans le top 10 de la présence française dans le monde

26 février 2008 -
Le Maroc se trouve dans le "top 10" des pays accueillant la communauté française résidente hors de l’Hexagone, selon des statistiques de la Direction des Français de l’étranger publiées lundi dans le supplément hebdomadaire du "Figaro". Avec 34.097, le Maroc occupe la 10ème position au classement en tête duquel arrivent respectivement la Suisse (132.784), les Etats-Unis (111.875) et le Royaume-Uni (107.914).


Depuis une quinzaine d’années, la population française résidente à l’extérieure des frontières ne cesse de croître. Actuellement, on estime à 2,3 millions le nombre de ressortissants vivant à l’extérieur de l’Hexagone pour 1,3 million d’inscrits sur les registres nationaux.

La moitié d’entre eux, note la Direction, sont d’ailleurs des binationaux, citoyens français par mariage ou par naissance, ou encore des Français ayant adopté une autre nationalité en vivant dans un autre pays.

Si la présence française s’est accrue de moitié entre 2000 et 2006 avec 86.000 personnes recensées officiellement en Asie, elle a en revanche chuté ces dernières années en Afrique pour des raisons de géopolitiques.


Ce message a été modifié par gringo - mardi 26 février 2008 à 11:08.
mardi 26 février 2008 à 11:23
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
il y a bcp de filles au Maroc qui s'appelle "Titrit" ou "Tilila", moi personnellement j'en connais bcp et d'autres noms aussi ; huh.gif

et ces filles là, ne sont pas forcément berbères

donc, comment ca se fait que c'est interdit ?! il ya d'autres noms que j'ai déja entendu et dont je ne me rappelle pas en ce moment ....
Pour la question de la democratie, le Maroc est-il pret pour avoir une democratie à l'européenne ?!

Y a- il une culture democratique au Maroc ?! Pouvons nous s'en servir comme il faut ?! ou plutot, serait elle un outil de division surtout dans un pays ou la structure sociale est des plus hétérogène et compliquée ?!

Dans un Maroc democratique, saurons nous contrer le danger islamiste ?!

répondez moi sur ces questions s'il vous plait !




en fait il n' y a pas de loi qui interdit les prenoms berberes comme essai de dire certain ; ce qui se passe c'est que selon ou tu trouve et selon le degres d'intelligence ou pas du fonctionnaire d'etat civil et de son interpretation , ton prenom peut etre accepté ou pas.
donc c'est juste une question de bureaucratie à la marocaine.
au maroc les seules restriction question prenom sont :
"le prénom choisi par la personne faisant la déclaration de naissance doit présenter un caractère marocain et ne doit être ni un nom de famille, ni un nom composé de plus de deux noms, ni un nom de ville, de village ou de tribu, comme il ne doit pas être de nature à porter atteinte aux bonnes mœurs ou à l’ordre public”.

c'est pour ectte raison qu'on peut te refuser un prenom dans un coin mais l'accepter dans un autre ...
il faut arreter de dire que la loi interdit les prenoms amazigh



mardi 26 février 2008 à 20:26
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exactement gringo, il y a des gens ici qui sortent des trucs bizarres, on met un article d'un journaliste malheureux qui pour faire passer le temps aux toilettes, il écrit ce qui le plait, il ne faut pas prendre ce que pense les gens comme du coran...
mercredi 27 février 2008 à 13:47
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
exactement gringo, il y a des gens ici qui sortent des trucs bizarres, on met un article d'un journaliste malheureux qui pour faire passer le temps aux toilettes, il écrit ce qui le plait, il ne faut pas prendre ce que pense les gens comme du coran...




oui la preuve en ai que je connais plein de personnes qui ont des prenoms berberes.
le probleme est que des fois les personnes viennent pour donner un prenom berbere à leur fils ou filles, et que ce prenom est tres rares; comment veut tu que le pauvre fonctionnaire accepte sans hesiter . si on veut un prenom berbere il faut en choisir un qui est courant... moi quand j'ai lu les prenoms que voulait donner la personne qui portait pleinte ,je me suis dit que meme moi j'aurais hesité car c'est la premiere fois que je les entends.

bref, comme tu dis il y a des journaliste s qui profitent de la liberté pour dire des conneries.
mercredi 27 février 2008 à 13:51
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Le Maroc boycotte le Salon du livre de Paris

Le stand W74 du Salon du livre de Paris restera vide, du 14 au 19 mars prochain. Les éditeurs marocains boudent la manifestation, parce qu’Israël en est l’invité d’honneur. La décision de boycott a été prise par le gouvernement “sur proposition de Touria Jabrane”, rapporte cette source proche du ministère de la Culture.


Les autres pays du Maghreb, ont déjà annoncé qu’ils n’y participeraient pas, vraisemblablement suivis par tous les pays arabes. “Cette décision est hâtive”, nous a confié ce professionnel du livre, qui ne comprend pas l’amalgame fait entre littérature et politique.

Un point de vue partagé par un illustre écrivain marocain, sur les pages du quotidien La Repubblica. Le romancier réagissait à une opinion de Tarik Ramadan publiée dans le journal de gauche italien et appelant au boycott du Salon de Turin, prévu en mai prochain, où Israël est également invité d’honneur. De l’autre côté des Alpes, il y a un vrai débat sur la question. Et chez nous ?




mercredi 27 février 2008 à 16:02
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Vaste et impressionnant mouvement de ralliements en provenance de Tindouf
Plus de 55 familles de nos frères sahraouis, jusque-là séquestrés dans les camps de Tindouf, ont faussé la garde de la sécurité militaire algérienne et de ses stipendiés du polisario pour rejoindre la mère patrie. Elles sont, c'est un élément central désormais, constituées d'hommes, de femmes et d'enfants. Ce premier chiffre est indicatif, car il révèle qu'une situation inédite est à présent en train de prendre forme. Plus de 55 familles, ce sont alors plus de 300 personnes qui, d'un coup, bravant menaces et vexations du polisario, ont pris le chemin du retour dans des conditions plus que difficiles et risquées
jeudi 28 février 2008 à 21:00
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Les autorités marocaines continuent d’interdire arbitrairement les prénoms et les noms amazighs dans certaines régions et les acceptent dans d’autres :

- Yuba à Elhouceïma
- Idir à Casa
- Lounes à Tanougha
- Yugerten à Valladolid " consulat marocain de Burgos " / Espagne…

Ceci est un paradoxe, car elles prétendent que nous vivons dans un Maroc uni. Par conséquent, nous avons pu à mélanger leurs cartes et faire tomber l’État marocain dans des situations accablantes au niveau des droits de l’homme surtout ceux de l’enfant.

Certes pour nous, les militants amazighs qui militons par conscience pour cette cause noble et civilisationnelle, ces interdictions qui sont une sorte de racisme social parmi ses autres isomères : racisme socioculturel, ethnique, économique, politique et civilisationel, ne sont qu’un motif de motivation, une énergie, une stimulation et en même temps une jauge de leur militantisme.

Nous affrontons ces fausses lois inventées par désirs personnels d’une clique de descendants des Banou Oumaïa par militarisation des cas en sensibilisant les imazighens au sein des associations et ailleurs pour choisir à leurs bébés des noms amazighs.

Actuellement, l’État a pris une stratégie de bluff en donnant des ordres verbaux aux employeurs d’essayer de faire peur aux gens qui veulent donner un prénom amazigh afin qu’ils retirent et reviennent sur la décision et le prénom choisis. Ceci est produit dans pas mal de localité.

Imaginez-vous, le nom Siman (Sin + Iman = âmes jumelles) qui est inscrit et accepté à une commune d’une province et interdit au début à une deuxième commune dans la même province. C’est dans cette province citée que le nom de mon premier enfant Amasin était interdit en 1997.

Dans certains cas, nous trouvons des enfants qui portent deux noms : le premier sur les papiers généralement ignoré par les gens de la régions et le deuxième qui est courant. Cela nous amène à créer une société avec des noms doubles et dichotomiques.

Les militants de notre association ont gagné le combat de nommer 23 bébés (7 Siman, 3 Amasin, 2 Titrit, 2 Massinissa, 1 Tunaruz, 3 Yuba, 1 Taynast, 1 Tachfine, 1 Ithri, 2 Lounes, 2 Fidas)
Et le combat continue.

pour amassin, le fait de dire dans des régions et pas d'autres c'est une affirmation d'abus de lois d'état civil qui est le même pour toutes les localités, de violation des droits civiques et sociaux et d'agir à l'aveuglette.



jeudi 28 février 2008 à 23:26
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dès que je vois elvagabundo, je trouve des choses bizzares postées par lui, vraiment tu sors de la nature toi, tu crois tt savoir que tu tombes dans les extrémités !

A mon avis, les prenoms ne doivent pas etre une source de division, l'état évite à ce que les berbères s'aproprient les prénoms berbéres et les arabes les prénoms arabes, au point qu'on puissent identifier l'origine de la personne grace à son prénom, ceci est une source de division et de déchirure, par exemple en Europe, les mots arabes ou étrangers en général, posent des problèmes relatifs à l'intégration des personnes et meme dans la recherche d'emploi, on peut identifier l'origine de la personne avant meme de le convoquer pour un entretien d'embauche, son dossier peut etre classé facilement dans les armoirs, donc au Maroc, il ne faut pas que le prénom soit spécifique à une tribu, une région ou une langue.

Elvagunbodo, pense un peu aux solutions pour faire developper le Maroc au lieu de rester coincé sur des banalités qui n'avancent rien, regarde les pays ou sont arrivés en produisant le savoir et la technologie au lieu de chercher midi à 14h...



Ce message a été modifié par *Gluby* - jeudi 28 février 2008 à 23:43.
vendredi 29 février 2008 à 12:19
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
A mon avis, les prenoms ne doivent pas etre une source de division, l'état évite à ce que les berbères s'aproprient les prénoms berbéres et les arabes les prénoms arabes, au point qu'on puissent identifier l'origine de la personne grace à son prénom, ceci est une source de division et de déchirure, par exemple en Europe, les mots arabes ou étrangers en général, posent des problèmes relatifs à l'intégration des personnes et meme dans la recherche d'emploi, on peut identifier l'origine de la personne avant meme de le convoquer pour un entretien d'embauche, son dossier peut etre classé facilement dans les armoirs, donc au Maroc, il ne faut pas que le prénom soit spécifique à une tribu, une région ou une langue.




Les berbères sont majoritaires, le Maroc a toujours été berbère, c’est à la minorité arabe de s’intégrer, donc les arabes doivent porter des prénoms berbères pour s’intégrer à la société marocaine

vendredi 29 février 2008 à 15:55
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karim06
vendredi 29 février 2008 à 12:19
Les berbères sont majoritaires, le Maroc a toujours été berbère, c’est à la minorité arabe de s’intégrer, donc les arabes doivent porter des prénoms berbères pour s’intégrer à la société marocaine




On ne va remettre en cause des choses qui datent de 15 siécles, depuis l'avènement de l'Islam, juste pour dire qu'on est là, pensons à avancer, il ya aucun problème entre arabes, berbères ou étrangers, c'est pas maintenant que le Maroc va chercher son identité, c'est un pays trés vieux.

il faut avoir la capacité de voir un peu plus loin, au Maroc, tu ne trouvera jamais qlq'un contre le berbère entant que culture, il faut avancer et non pas rester coincé sur des idées qui logiquement ne tiennent plus la route.

les berbéres sont des musulmans et les prénoms arabes qu'ils portent sont des prénoms musulmans avant tout, donc, s'ils nomment leurs enfants en prénoms arabes, c'est en premier lieu par rapport à leur religion qui est l'islam, les prénoms arabes sont pour la plupart des prénoms musulmans comme Mohammed, abdel.., Mehdi, Tarék, omar, fatima, zaineb, aicha, khadija...

il ya une autre constatation, c'est que les bérberes sont plus conservateurs coté prénoms, ils veillent tjrs à choisir les prénoms islamiques anciens, tu trouveras tjrs dans leurs foyers des mohammed, aicha, Rkya, Fatima...
meme les arabes essayent de choisir des prénoms plus modernes genre Nissrine, sophia, Najoua, Anis, Kamal...il ya pas mal d'arabes qui choisissent des prénoms berbères pour leur enfant en cherchant l'originalité, ils nomment par exemple, Ayour, titrit ou tilila...
Par contre, les vrais berberes sont tjrs attachés aux anciens prénoms islamiques, donc, s'ils choisissent des prénoms arabes c'est par croyance et par attachement à l'Islam.

(Quand je dis "arabes" ou berbères, c'est avec reserve, car il n ya plus d'arabes ou de bérberes purs, tout à été mélangé..)


Ce message a été modifié par *Gluby* - vendredi 29 février 2008 à 15:57.
vendredi 29 février 2008 à 16:25
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
dès que je vois elvagabundo, je trouve des choses bizzares postées par lui, vraiment tu sors de la nature toi, tu crois tt savoir que tu tombes dans les extrémités !

A mon avis, les prenoms ne doivent pas etre une source de division, l'état évite à ce que les berbères s'aproprient les prénoms berbéres et les arabes les prénoms arabes, au point qu'on puissent identifier l'origine de la personne grace à son prénom, ceci est une source de division et de déchirure, par exemple en Europe, les mots arabes ou étrangers en général, posent des problèmes relatifs à l'intégration des personnes et meme dans la recherche d'emploi, on peut identifier l'origine de la personne avant meme de le convoquer pour un entretien d'embauche, son dossier peut etre classé facilement dans les armoirs, donc au Maroc, il ne faut pas que le prénom soit spécifique à une tribu, une région ou une langue.

Elvagunbodo, pense un peu aux solutions pour faire developper le Maroc au lieu de rester coincé sur des banalités qui n'avancent rien, regarde les pays ou sont arrivés en produisant le savoir et la technologie au lieu de chercher midi à 14h...





Ce sont des choses qui existent malheureusement , faut bien que tu sois objective , y'a toujours des sources qui prouvent que le maroc continue à interdire les prénoms berberes .

Si c'est pas vrai , mets tes sources qui prouvent que j'ai tort !

Dire que le maroc interdit les prénoms berberes tu appelles ça tomber dans les éxtrémités?

Le pays n'avancera jamais si on continue à lire ce que tu postes chére demoiselle , je te trouve un peu coincée , il faut que tu sois objective , critiquer n'a rien à voir avec hair , ou bien je me trompe?

Faut que tu grandisses et avant que tu grandisses faut bien que tu apprennes à discuter et à respecter l'avis des autres mais surtout les gens gens à qui tu t'adresses , comme ça tu nous prouveras que tu sors pas de la nature .

Une petite question : Peux tu nous dire pourquoi le maroc interdit le prénom " amazigh " aux marocains et leur permettre de porter le prénom " Laarbi " ? Tu trouves pas ça raciste?
Voici un autre témoignage :

Voici un témoignage. Une histoire avec le consulat du Maroc à Lille ...Un prénom berbère interdit

Ce genre de choses n’arrive pas qu’aux autres ...

Le 06 mars dernier, je me suis présenté au Consulat du Maroc à Lille pour enregistrer ma fille, née trois mois auparavant. Le bébé porte le prénom : Numidia Tin-Ass. Deux inoffensifs prénoms amazighes déjà enregistrés sur le livret de famille à la Mairie de Roubaix (Département Nord/59).

Dès que l’officier de l’État civil découvre le prénom, il tend sa main machinalement au tiroir pour y sortir un tas de feuilles désordonnées et usées. Il me dit : « Je vais voir si le prénom existe sur la liste ! ». Il commença alors à chercher. La loi des prénoms mise en place par le gouvernement marocain, rappelle-t-on, est toujours d’usage. Celle-ci interdit aux citoyens de donner des prénoms non arabes et non islamiques à leurs enfants.

L’interdiction des prénoms amazighes semble être le but de cette loi qui vient du passé à l’instar de ceux qui l’ont voté et ceux qui l’appliquent aujourd’hui.

Après une recherche minutieuse, l’officier m’expliqua que le deuxième prénom n’existe pas sur sa liste. Il est tout simplement interdit. Il me propose de n’enregistrer que le premier. Ce que je refuse. Il m’a alors conseillé de sortir et d’attendre dans la salle. Il me rappelle vingt minutes après. Il était là avec un autre « fonctionnaire » du consulat. Ils m’ont « expliqué » froidement qu’ils ne peuvent pas enregistrer « Tin-Ass » sur le livret de famille. « Numidia », toutefois, ne pose pas de problème. Pourquoi ? Eux-mêmes ne le savent pas. Ils « exécutent les ordres », m’ont-ils répondu.

Les deux fonctionnaires m’ont « expliqué » par la suite qu’ils doivent envoyer ma demande au Ministère de l’intérieur à Rabat pour qu’une commission décide du sort qui sera donné à ce prénom ...

Deux mois après, je me présente au consulat du Maroc, rue Borgogne à Lille. L’officier de l’état civil avait le visage crispé dès qu’il m’avait vu entrer dans son bureau. Il m’expliqua, froidement, sans détacher son regard des feuilles comportant les prénoms autorisés, toujours désordonnées, qu’ils attendent toujours la réponse de Rabat. Une réponse qui peut prendre des mois. La commission doit se réunir pour « décider », me dit-il. Il me produit, à ma grande surprise, une lettre de la commission relative à deux prénoms, à savoir « Tara » et « Lydia ». Les familles de ces enfants ont attendu sept mois (de septembre 2006 à mars 2007). Je ne sais pas toutefois si la commission avait autorisé ces prénoms ou pas. Tout ça pour un prénom que des dizaines d’enfants portent déjà dans différentes villes de Tamazgha occidentale. Sept mois d’attente. Quelle absurdité !

L’officier enchaîne : « Tu peux aussi m’apporter l’acte de naissance d’un enfant ayant déjà ce prénom, alors je l’enregistre sans hésiter ». Quel mépris !

La réaction de l’officier de l’État civil ne m’a pas impressionné de tout. Je suis conscient du racisme et du mépris par lequel l’État marocain traite les Imazighen. Je m’attendais à ce que ce prénom soit interdit. Je savais que le fait de donner un prénom amazigh à son enfant relève du parcours du combattant.

Cette interdiction stupide confirme toutes mes thèses et toutes mes craintes. Rien n’a changé au Maroc contrairement à ce que beaucoup d’autres essayent de nous faire avaler à force de publicités mensongères et de discours en langue de bois.

Les Berbères sont toujours colonisés et considérés comme des sous-humains sur leur propre terre. Ils n’ont même pas le droit d’être eux-mêmes et d’appeler leurs enfants comme ils veulent ...


Ce message a été modifié par elvagabundo - vendredi 29 février 2008 à 16:54.
vendredi 29 février 2008 à 16:41
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Ce message a été modifié par elvagabundo - vendredi 29 février 2008 à 16:44.
vendredi 29 février 2008 à 16:49
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karim06
vendredi 29 février 2008 à 12:19
Les berbères sont majoritaires, le Maroc a toujours été berbère, c’est à la minorité arabe de s’intégrer, donc les arabes doivent porter des prénoms berbères pour s’intégrer à la société marocaine





Comment peut- on interdire le prenom "amazigh" à un enfant né libre et dont les ancetres le sont egalement ? Cette affaire rappelle un certain colonialisme qui voulait appliquer la politique de la negation et de l’oubli .

Le peuple amazigh a resisté au temps, aux tempetes venues d’orient et d’ailleurs , longue vie au petit amazigh .




Ce message a été modifié par elvagabundo - vendredi 29 février 2008 à 17:09.
vendredi 29 février 2008 à 17:07
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
il faut avoir la capacité de voir un peu plus loin, au Maroc, tu ne trouvera jamais qlq'un contre le berbère entant que culture, il faut avancer et non pas rester coincé sur des idées qui logiquement ne tiennent plus la route.




L'état est contre la culture bérbere :

Au Maroc, malgré que la population soit majoritairement amazighophone, l’état crée six télévisions arabes et refuse de créer une chaine amazighe.

Au Maroc, l’arabe est langue officielle, par contre l’amazigh est renié et rejeté par les différentes administrations.

Au Maroc, il est strictement interdit d’utiliser les lettres tifinaghs dans les lieux publics.

Faut avancer et non pas rester coinçée sur des idées racistes qui ne tiennet plus la route .


Ce message a été modifié par elvagabundo - vendredi 29 février 2008 à 17:36.
vendredi 29 février 2008 à 17:45
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La ligue amazighe des droits humains demande la libération des prénoms amazighs censurés.

LA ligue amazighe des droits humains, une organisation nationale démocratique indépendante non gouvernementale s'intéressant des droits humains, suit avec une très grande inquiétude le processus d'interdiction des prénoms amzighs, par des décisions prises par le ministère de l'intérieur en coopération avec le haut comité de l'état civil. Le dernier cas enregistré dans ce cas est celui de SIFAW, un prénom amazigh interdit dans la commune BNI TIJIT suivant administrativement la province de FEGUIG chez la famille de Monsieur Mohammed OUAMMI.

Cette nouvelle interdiction vient malgré que le ministre marocain de la justice a donné son engagement, lors de la 36 réunion du comité des droits économiques, sociaux et culturels, d'annuler immédiatement la circulaire ministérielle interdisant l'utilisation des prénoms amazighs. A l'égard de cette situation du non-respect des droits humains, La ligue amazighe des droits humains :

Premièrement elle considère que les différentes décisions prises afin d'interdire l'utilisation des prénoms amazighes pour nommer les enfants des familles marocaines sont, en réalité, des décision injustes qui visent à renforcer le nouveau racisme et à légitimer la discrimination envers le peuple autochtone amazigh.

Deuxièmement elle affirme que l'ensemble des décisions prises dans le but d'interdire les prénoms amazighs sont en contradiction avec un nombre important des chartes, des conventions et des pactes internationaux des droits humains, et qui sont d'ailleurs ratifiés par le Maroc, notamment :

* les articles 3 et 6 de la charte internationale des droits humains. * l'article 24 du pacte international sur les droits civiques et politique ratifié par le Maroc en 03 Mai 1979 et publié au numéro 3525 de son journal officiel.
* les articles 2 et 8 de la convention internationale des droits de l'enfant ratifié par le Maroc en 21 Juin 1993 et publié au numéro 4440 de son journal officiel.

Troisièmement elle appelle l'Etat marocain pour annuler d'une manière immédiate et définitive toutes les procédures visant l'interdiction d'utiliser des prénoms amazighs en conformité avec les dernières recommandations adressé par le comité des droits économiques, sociaux et culturels au Maroc à propos de l'annulation du circulaire du ministère de l'intérieur interdisant les prénoms amazighs.

Quatrièmement elle exprime son soutien envers tous les parents, les enfants et les familles victimes de ces décisions illégales. En même temps, elle les appelle pour plus de résistance, de vigilance et de mobilisation pour avoir leur droit, et les demande d'envoyer des lettres sur ces violations à toutes les institutions et les instances concernées par ce problème telles : le cabinet royal, Diwan Almadalim, l'institut royal de la culture amazighe, le conseil consultatif des droits de l'homme, le conseil des droits de l'homme, le haut commissariat pour les doits de l'homme, Amnesty International, Human Raits Watch, la fédération internationale des droits de l'homme…

Cinquièmement elle affirme que le Haut comité pour l'état civil présidé par l'historien du royaume, par son adoption du circulaire interdisant au peuple amazigh l'emploi les prénoms de ses encêtres, il salit l'image extérieure de notre pays surtout chez les grandes organisations des droits humains, et donc elle assume une très grande responsabilité historique.




vendredi 29 février 2008 à 17:51
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Raciste liste !


Les interdictions des prénoms berbères se suivent et se ressemblent. Pour les préposés à l’Etat civil, les prénoms amazighs ne sont pas marocains. La preuve : ils ne figurent pas sur la liste des prénoms autorisés. Une liste de l’ère Basri.



On croyait ce temps révolu, mais les prénoms amazighs restent encore interdits dans plusieurs régions du Maroc. Omar Derouich, ce citoyen de la ville de Goulmima, l’a appris à ses dépens. Le préposé à l’Etat civil de la ville d’Errachidia lui a refusé le droit de donner un prénom amazigh à son nouveau-né. « Le matin du 10 février dernier, je me suis présenté au bureau d’Errachidia pour inscrire le nom de mon bébé. Le responsable régional a refusé le nom "Amazigh" que j’avais choisi, arguant du fait que c’est un nom qui ne fait pas partie des listes officielles. Après, il m’a envoyé voir l’inspecteur régional de l’Etat civil. Celui-ci a jugé nécessaire de soumettre mon cas à la commission supérieure de l’Etat civil à Rabat. Je suis encore dans l’attente d’une réponse », raconte M. Derouich. Pour ce citoyen marocain et militant amazigh, il n’est pas question de faire marche arrière. « Je compte poursuivre la défense de ce nom authentiquement marocain. Et je chercherai toutes les voies légales pour obtenir ce droit. Ce n’est pas normal de parler d’ouverture démocratique et de subir en même temps une telle discrimination », fustige le père d’Amazigh.

Eternelle dichotomie.

Pourtant, au sein de l’IRCAM (Institut royal de la culture amazighe), on est surpris de la persistance de telles pratiques. « Dans les manuels scolaires comme dans les supports didactiques, les contes par exemple, on ne trouve pratiquement que des prénoms amazighs. Le but est de sensibiliser les Berbères sur leur patrimoine. Et les prénoms amazighs sont une partie intégrante de ce patrimoine », explique Mme Meriem Demnati, responsable des manuels scolaires au sein de l’IRCAM. L’objectif avoué de cette démarche est de faire tomber un tabou, décomplexer toute une population et revaloriser une histoire aussi vieille que l’Afrique du Nord. Comment alors expliquer cette dichotomie entre le travail des cadres de l’IRCAM et une circulaire qui fait encore office de loi ? « Nous avons fait part au représentant du ministère de l’Intérieur de cette préoccupation. Il nous a assuré de trouver une solution à ce problème. Nous avons l’impression que ce sont les fonctionnaires de l’Etat civil qui font de la résistance. Nous allons encore une fois remettre cette question à l’ordre du jour lors du prochain conseil d’administration », assure Mme Demnati. Pour l’histoire, en 1950, une commission spéciale a été créée pour statuer sur les questions de l’Etat civil. Elle était formée d’un historien et de représentants du ministère de l’Intérieur et de la Justice. Un dahir verra le jour le 8 mars de la même année. En substance, les demandeurs d’une inscription sur l’Etat civil doivent « choisir un prénom convenable qui ne soit pas étranger, risible, qu’il ne porte pas atteinte à la bonne moralité ou à l’ordre public et qu’il soit typiquement marocain ». Les choses vont en rester là jusqu’en 1995.

En cette année, l’ex-ministre de l’Intérieur va publier un communiqué à l’attention des walis des villes pour limiter la liste des prénoms autorisés. Celle-ci entre en vigueur en 1997. Quelques prénoms amazighs y figurent mais pas tous. Et c’est l’historien Abdelwahab Benmansour qui cautionne ce travail-là. La circulaire et la liste ne vont pas passer inaperçues. Les associations amazighs vont crier au racisme. Les associations des droits de l’Homme, AMDH et OMDH, vont, à travers leurs communiqués, s’élever contre la circulaire. Même le département d’Etat américain y mettra son grain de sel en notant le caractère discriminatoire de cette décision administrative décidée par l’ex-ministre de l’Intérieur.

Idir, Tanaruz, Numidia...

Les affaires vont alors se multiplier. Quelques-unes deviendront célèbres. Comme le cas de l’enfant Amassin de la ville de Tata. Entre l’arrondissement, le Tribunal de première instance et la Cour d’appel, Amassin, en référence à un roi amazigh de l’antiquité, va attendre cinq ans avant de pouvoir bénéficier de son droit de porter ce prénom. Idem pour Itri, Massinssa, Idir, Anir ou Tunaruz. Le prétexte des autorités reste le même : ces prénoms ne sont pas arabes et ne sont pas marocains. Une aberration. « Au sein de l’IRCAM, nous nous sommes investis dans deux cas, celui de Numidia et Anir. Nous avons pu, après avoir démontré la marocanité des deux prénoms, les rajouter sur la liste des prénoms autorisés. Le problème, c’est que dans bien des cas, des citoyens amazighs se rabattent sur d’autres prénoms à cause de la lenteur des procédures administratives », avoue Mme Demnati. « Le Maroc n’a pas le droit de faire perdurer cette situation, pour la simple raison qu’il a bel et bien ratifié les traités internationaux. Notamment celui qui permet d’utiliser des prénoms puisés dans les langues maternelles », souligne ce militant amazigh.

Cette interdiction reste aléatoire. Pour preuve : des prénoms qui sont refusés dans des régions sont avalisés dans d’autres. Cela dépend essentiellement de l’attitude des préposés des bureaux de l’Etat civil. Un pouvoir que seul la suppression de la fameuse circulaire peut annuler.



Source : lejournal-hebdo.com



vendredi 29 février 2008 à 18:17
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*Gluby*
samedi 23 février 2008 à 20:46
exactement gringo, il y a des gens ici qui sortent des trucs bizarres, on met un article d'un journaliste malheureux qui pour faire passer le temps aux toilettes, il écrit ce qui le plait, il ne faut pas prendre ce que pense les gens comme du coran...





Avant de parler d'un sujet faut bien que tu te renseignes chére demoiselle , l'état marocain interdit aux marocains de porter quelques prénoms berberes , si tu trouves ça bizzar et inexistant je te donne la preuve :

Telquel ment aussi ? tous ces journaux qui ont parlé de la liste raciste de Basri ils racontent tous du n'importe quoi?

État civil. Prénoms non grata

Pour pouvoir inscrire son enfant sur le registre d’état civil, il est nécessaire que son prénom soit conforme à la liste des “prénoms autorisés”


Pas la peine de choisir un petit nom pour votre descendance : l'Etat s'en occupe ! Annulée par un dahir de 2002, la fameuse liste des “prénoms autorisés” est pourtant toujours utilisée dans une majorité d'arrondissements


Dans les jours qui ont suivi la naissance de son premier enfant, Karim se rend à l'arrondissement du quartier pour les formalités d'usage. Son épouse et lui n'ont pas eu trop de mal à choisir un prénom. “Bien avant que ma femme ne tombe enceinte, nous penchions pour Sheryne, si ça devait être une fille”. Sauf que ce jour-là, le préposé à l'état civil a
d'autres projets pour le jeune couple et sa progéniture. “Il a tout simplement refusé d'inscrire le prénom que nous avions choisi parce que, d'après lui, il ne figurait pas sur la liste des prénoms autorisés, raconte Karim. Je croyais pourtant que cette pratique, c'était de l'histoire ancienne”. Il n'en est rien. Et nombreux sont ceux qui, comme Karim, découvrent en foulant le sol de leur arrondissement l'existence de la fameuse liste, qui a survécu à l'ère Basri. C'est justement l'ancien ministre de l'Intérieur qui fut derrière sa mise en place.




C'était en 1996. Driss Basri transmet à toutes les wilayas et préfectures du pays une circulaire comportant une liste, plutôt restrictive, des “prénoms autorisés au Maroc”. Réalisée sous la houlette de l'historiographe et membre de l'Académie du royaume Abdelouhab Benmansour, la liste avait, d'après cet avocat casablancais, “une portée nationaliste, se voulant une sorte de rempart contre l'occidentalisation des prénoms marocains. Mais elle visait surtout l'identité amazigh, puisque les prénoms berbères en étaient presque systématiquement écartés”.





À l'époque, la décision avait fait fortement réagir les associations de droits de l'homme, tant marocaines qu'internationales. Même le Département d'Etat américain s'était invité dans le débat. En vain. Désormais, l'Etat avait son mot à dire dans le choix du prénom que donnera chaque Marocain à sa descendance[/color][/size]

D'étranges “mises à jour”


Pour autant, ladite liste n'est pas figée. Depuis son entrée en vigueur, elle est réactualisée par des circulaires plus ou moins régulières, élaborées, nous dit-on, par une commission composée de représentants du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice. Et c'est à cette commission que revient la lourde mission de définir ce qui est “marocain” et ce qui ne l'est pas parmi les prénoms. Quand bien même une telle entreprise serait-elle légitime ou réalisable, les membres de cette commission ont-ils les qualifications nécessaires pour faire office d'arbitres ? Il est permis d'en douter. La psychanalyste Ghita Al Khayat, auteur du “Livre des prénoms du monde arabe” et l'une des rares à s'être penchée sérieusement sur la question, confirme ce doute : “C'est une question qu'il ne faut surtout pas prendre à la légère. C'est un travail très poussé, qui demande des enquêtes biographiques, anthropologiques et linguistiques, que seuls des spécialistes peuvent traiter”.

Et la psychanalyste n'est pas la seule à s'interroger sur le bien-fondé de cette liste. Dans les arrondissements, même les préposés à l'état civil s'amusent du contenu des circulaires. “Sérieusement, nous ne comprenons toujours pas comment ils procèdent pour nous envoyer ces mises à jour, souvent parfaitement insensées. Du jour au lendemain, des prénoms très répandus passent dans la colonne des refus, et d'autres auparavant interdits deviennent subitement acceptés”. Pour la petite histoire, le prénom “Oussama” aurait été interdit dans certains arrondissements après les attentats du 11 septembre 2001. Idem pour “Saddam”, patronyme officiellement honni au lendemain de l'invasion américaine de l'Irak.

Une liste ? Quelle liste ?

Du côté de la division de l'état civil du ministère de l'Intérieur, on en vient à nier catégoriquement l'existence d'une liste de prénoms ou de circulaires. “Cette liste a effectivement été utilisée il y a quelques années. Mais tout cela a changé avec la nouvelle loi”, assure un haut fonctionnaire, qui a tenu à garder l'anonymat. Cette nouvelle loi, en fait un dahir de 2002, est largement inspirée de l'esprit de la fameuse liste. Toujours aussi arbitraire, elle stipule que “le prénom choisi par la personne faisant la déclaration de naissance doit présenter un caractère marocain et ne doit être ni un nom de famille, ni un nom composé de plus de deux noms, ni un nom de ville, de village ou de tribu, comme il ne doit pas être de nature à porter atteinte aux bonnes mœurs ou à l'ordre public”. De plus, elle interdit les titres honorifiques placés devant les prénoms, tels “Moulay” et autre “Sidi”. À chacun d'apprécier la précision du terme “caractère marocain”.

Ce “flou artistique”, loin de régler le problème, n'a fait que le compliquer davantage. Désormais, l'officier d'état civil a pratiquement pleins pouvoirs pour décider de l'acceptabilité d'un prénom. Et face à des parents peu au fait de leurs droits, certains en profitent pour arrondir leurs fins de mois en monnayant les réponses positives. On parle de sommes pouvant grimper jusqu'à 2000 dirhams pour “faciliter” l'inscription d'un prénom jugé trop exotique. D'autres, ne souhaitant aucunement engager leur responsabilité, s'en remettent à… la liste Basri et les circulaires qui l'ont suivie. “Des officiers d'état civil ont été sanctionnés pour avoir enregistré des prénoms que les inspecteurs régionaux ont ensuite jugé inacceptables. Du coup, nous préférons revenir vers cette liste, pour éviter toute possibilité d'erreur”, avoue cet officier d'état civil.

C'est ce qui explique certainement que, sur le terrain, la liste fait encore figure de loi… même au-delà du territoire national : certains de nos consulats à l'étranger continuent à la distribuer aux ressortissants marocains et vont même jusqu'à la publier sur leur site Internet. Mais les plus touchés par cette mesure discriminatoire restent cependant les amazighs (voir encadré). Souhaitant donner à leurs enfants des prénoms berbères, ces derniers se voient très souvent opposer un refus catégorique. Et les contestataires n'ont alors qu'à se lancer dans une procédure assez lourde et pas toujours couronnée de succès. Premier recours : l'inspecteur régional d'état civil, qui peut soit valider le choix des parents, soit renvoyer leur demande vers la fameuse commission r'batie. Auquel cas, les concernés devront se contenter d'attendre… quitte à laisser leur progéniture sans prénom pour un bon bout de temps.
Pourtant, le Maroc a ratifié nombre de textes internationaux en matière de droits de l'homme, reconnaissant à tout citoyen “le droit d'utiliser sa langue maternelle dans tous les domaines privés ou publics, de l'écrire, de l'enseigner, de l'apprendre, de l'utiliser pour donner des noms aux personnes (…)”. Mais il faut croire que ratifier une convention internationale, ça n'engage à rien…

Source : telquel


Ce message a été modifié par elvagabundo - vendredi 29 février 2008 à 18:32.
vendredi 29 février 2008 à 23:05
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karim06
vendredi 29 février 2008 à 12:19
Les berbères sont majoritaires, le Maroc a toujours été berbère, c’est à la minorité arabe de s’intégrer, donc les arabes doivent porter des prénoms berbères pour s’intégrer à la société marocaine




tu es utopistes : tout les berberes ne veulent pas apeler leurs enfants par des prenoms berberes.

sinon, sache que les prenoms berberes ne sont pas interdis au maroc ( il n'y a pas de loi qui interdit les interdits); lapreuve en est que je connais beaucoup de berberes qui ont des prenoms berberes.
il n'y a pas de loi qui interdit les prenoms berberes comme essai de dire certain ; ce qui se passe c'est juste une question de bureaucratie à la marocaine.
au maroc les seules restriction question prenom sont :
"le prénom choisi par la personne faisant la déclaration de naissance doit présenter un caractère marocain et ne doit être ni un nom de famille, ni un nom composé de plus de deux noms, ni un nom de ville, de village ou de tribu, comme il ne doit pas être de nature à porter atteinte aux bonnes mœurs ou à l’ordre public”.

c'est pour cette raison qu'on peut te refuser un prenom dans un coin mais l'accepter dans un autre ...
il faut arreter de dire que la loi interdit les prenoms amazigh


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