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Thursday 15 November 2007 à 12:58
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layal1
Thursday 15 November 2007 à 12:52
oui je sais, l'idée semble bonne, mais....il y a beaucoup de 'mais'!!! rolleyes.gif

je pense que son instauration sera plus difficile que celle ce l'euro...surtout avec un Kadafi imprévisible, un énorme taux d'inflation de la monnaie algérienne, la dépendance économique et monétaire...etc....

l'idée d'en faire une dans les pays du Golfe date des années 80 si ce n'est pas avant et le résultat est toujours le même, divergences d'opinions, de situations économiques, d'intérêts, problèmes d'instabilité, quelques désapprobations internationales () ...résultat: elle n'existe encore pas et n'est pas encoe prête à voir le jour dans les années qui viennent, selon les saoudiens...



oui moi aussi je pense que ca va etre dur à realiser ,surtout avec les problemes politiques recurent qui existe entre les pays

Friday 16 November 2007 à 10:47
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l'equipe nationale marocaine joue contre la france ce soir.
j'espere que le match sera de qualité.

Friday 16 November 2007 à 13:42
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La France va construire une université internationale à Salé


Le Maroc a mis un terrain à Salé à la disposition de la France pour la réalisation d’un établissement d’enseignement supérieur.

Ce projet devrait concrétiser la coopération bilatérale dans le secteur de l’éducation, en particulier l’enseignement supérieur.

Dans une allocution, mardi matin, devant le Parlement, Sarkozy s’était réjoui du projet d’une Université internationale de Rabat, ainsi que de la création de grandes écoles marocaines, en liaison avec plusieurs grandes écoles françaises, comme Sup de Co ou Sciences Po.

L’Université Polis verra ainsi le jour au niveau de la Technopole de Salé.

Saturday 17 November 2007 à 19:05
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A policeman holds a demonstrator back with a baton during a protest in Rabat, November 15, 2007. More than 600 people blocked an avenue opposite the parliament by chaining themselves together to demand for public sector jobs. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) - Reuters - Thu Nov 15, 12:07 PM ET



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A demonstrator is carried away by police during a protest in Rabat, November 15, 2007. More than 600 people blocked an avenue opposite the parliament by chaining themselves together to demand for public sector jobs. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) - Reuters - Thu Nov 15, 12:04 PM ET









policeman swings his baton during a protest in Rabat, November 15, 2007. More than 600 people blocked an avenue opposite the parliament by chaining themselves together to demand for public sector jobs. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) - Reuters - Thu Nov 15, 11:53 AM ET



Demonstrators clash with police during a protest in Rabat, November 15, 2007. More than 600 people blocked an avenue opposite the parliament by chaining themselves together to demand for public sector jobs. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) - Reuters - Thu Nov 15, 11:49 AM ET







Policemen seize a demonstrator during a protest in Rabat, November 15, 2007. More than 600 people blocked an avenue opposite the parliament by chaining themselves together to demand for public sector jobs. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) - Reuters - Thu Nov 15, 11:53 AM ET







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Monday 19 November 2007 à 00:04
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gringo
Thursday 15 November 2007 à 12:58
l'equipe nationale marocaine joue contre la france ce soir.
j'espere que le match sera de qualité.



Alors ça était comment?
Monday 19 November 2007 à 12:59
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libre34
Monday 19 November 2007 à 00:04
Alors ça était comment?



il a etait au dela de mes esperance wink.gif
Tuesday 20 November 2007 à 14:00
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Le Premier ministre appelle à voter pour la candidature de son pays à l'expo 2012


MAROC - 12 novembre 2007 - APANEWS
Le Premier ministre marocain Abbas El Fassi a appelé lundi les délégués du Bureau international des expositions (BEI) à voter pour la candidature de son pays à l'expo 2012.

S'adressant aux 150 délégués du BEI représentants les 74 pays votants qui ont pris part au colloque international de « Rencontres et diversité culturelle » tenu à Marrakech (centre), le chef de l'Exécutif marocain a mis en relief les atouts du Royaume chérifien pour assumer l'organisation de grands événements dans « la quiétude, la sérénité et l'enthousiasme ».


«Voter pour la candidature marocaine c'est voter pour un pays de l'espace euro-méditerranéen, un pays africain, arabo-musulman mais également pour une ville ( Tanger) au site exceptionnel, enracinée dans le temps, au rayonnement international incontestable », a-t-il prôné.


Abbas El Fassi a mentionné, en outre, qu' Expo 2012 s'intègre parfaitement dans la dynamique de modernisation du Maroc et dans le développement que connaît la ville de Tanger et la région nord.


A l'ouverture du colloque de Marrakech le secrétaire général du BIE, Vicente Gonzalez Loscertales, avait estimé que le thème de la candidature marocaine à Exposition 2012 est à même de contribuer à « la valorisation des Expos internationales ».


Le thème « Routes du monde, rencontres des cultures pour un monde plus uni », choisi dans la candidature de la ville de Tanger a « une véritable portée universelle » a- t-il fait remarquer ajoutant que le Maroc, de par sa situation géographique, peut « se positionner en tant qu'interprète culturel dans le dialogue Nord-Sud ».


Les 150 membres de la délégation du BIE devront se rendre mardi à Tanger pour visiter le site de l'Exposition.


Cette visite revêt « une importance de premier ordre » du moment qu'elle aura lieu à quelques jours du vote final prévu le 26 novembre à Paris, estime l'association « Tanger 2012 », chargée de la promotion de la candidature marocaine


Tanger se trouve en concurrence avec les candidatures des villes Yeosu (Corée du Sud) et Wroclaw (Pologne).


Plusieurs pays et organismes dont l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et l'Organisation des villes arabes, ont appuyé la candidature marocaine.


Le budget global prévu s'élève à environ 500 millions de dollars.


Des pays européens comme la France et l'Espagne ont apporté aussi leurs soutiens à la ville de Tanger, première ville africaine à présenter sa candidature pour abriter cette manifestation internationale, depuis la création du BEI en novembre 1928.


Tuesday 20 November 2007 à 14:34
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Traqués sur le WEB
Bienvenue dans l’univers d’El Kanass, le «sniper de Targuist», un petit patelin situé entre El Hoceima et Chefchaouen, un tout petit village du Rif central qui abrite quelque 12.000 habitants. Une petite enclave coupée du monde, plus connue pour ses plantations de kif.
La petite ville a été rendue célèbre suite aux deux vidéos montrant des gendarmes en flagrant délit de corruption.


Ces deux vidéos viennent donc s’ajouter à des dizaines d’autres, «postées» par des inconnus pour dénoncer la prostitution, l’exploitation des enfants, la misère ambiante ou encore la répression des forces de l’ordre. «El Kenass», ce justicier du web, a pu ainsi déclencher un débat national sur un phénomène de société : la corruption. «C’est un phénomène nouveau qui revêt une importance particulière. Le citoyen se trouve ainsi à informer le public. Nous assistons dès lors à un nouveau genre de journalisme-citoyen», affirme M. Saïd Essoulami, directeur à Casablanca du CMF MENA (centre pour la liberté des médias au Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Visionnées par des milliers d’internautes
Le militantisme via le Net a commencé il y a quelques années avec la création de blogs, de mailing-list pour faire part des exactions et autres atteintes aux droits de l’homme au Maroc. Avec la génération d’El Kenass, on passe à la phase vidéo. Car en mettant des vidéos dans des sites de partage comme youtube ou dailymotion, on échappe forcément à la censure. Les portables dotés de caméras, l’usage d’Internet pour la mise en ligne de textes ou de podcasts, bref les nouvelles technologies permettent aux jeunes de passer à un autre palier de dénonciation. «C’est un phénomène incontrôlable. On ne peut pas censurer des sites comme youtube sans des répercussions négatives pour l’image du pays. Ces nouvelles plateformes permettent une plus large visualisation de ces vidéos», explique M. Khalid Essajidi, responsable d’un site d’enseignement.
Tout a commencé le 8 juillet dernier. Un internaute qui a choisi comme nickname «El Kanass», met en ligne une vidéo de six minutes sur le site de partage youtube. La vidéo a été réalisée dans le style des enregistrements des insurgés sunnites. Elle porte le titre évocateur «Al waâd assadik» (la promesse sincère). La première image s’ouvre sur un commentaire écrit en arabe «des membres de la gendarmerie en flagrant délit de corruption». La suivante est légendée : «Comment on encourage les terroristes et les criminels dealers de drogue». Les images qui vont suivre montrent deux gendarmes en flagrant délit de corruption à l’entrée de Targuist. La vidéo a eu tellement d’impact qu’elle a été reprise par des dizaines de sites et de blogs marocains. Quelques jours plus tard, selon les quotidiens marocains, les deux gendarmes ont fait l’objet de poursuites judiciaires devant le tribunal de première instance d’El Hoceima. Plus encore, l’état-major de la gendarmerie, éclaboussé par ce scandale aurait même décidé de déployer pas moins de dix unités de surveillance avec des gendarmes en civil afin de surveiller leurs collègues dans des points de contrôle et de barrage. L’objectif est d’attraper des gendarmes «la main dans le sac».

Un phénomène qui prend de l’ampleur
Les jours suivants, la vidéo a été reprise par des internautes qui mixaient la vidéo d’El Kanass avec d’autres montrant l’état de délabrement du pays. Comme celle qui porte le titre, «gendarme Maroc, police of Morocco = Mafia». Avec cette phrase comme introduction : «Vous pouvez faire rentrer ce que vous voulez au Maroc, du
hashish ou des fusils. Donnez juste un dollar au policier ou au gendarme…». Avec du rap comme fond musical. Une autre, réalisée par un autre «justicier», montre des gendarmes roulant en sens inverse de l’autoroute et porte le titre «gendarm of Morocco didnét respect the highway code» (les gendarmes du Maroc ne respectent pas le Code de la route).
C’est que le phénomène El Kenass est en train de faire des émules. «El Kenass», qui est inscrit sous le pseudo «tarsniper» tout en définissant son lieu de résidence aux Etats-Unis (certainement pour brouiller les pistes), semble avoir inspiré d’autres jeunes internautes à manifester leur mécontentement. Comme dans cette vidéo «Maroc : élections législatives 2007» qui commence par une phrase, «20 milliards pour les campagnes électorales des partis politiques alors que les Marocains vivent dans le dénuement total». Les arrêts sur images sont combinés par un discours lancinant décrivant par exemple les prochaines législatives comme «une farce qui ne fait plus rire personne». Ou encore, «le Parlement et le gouvernement ne sont là que pour être au service de l’institution monarchique». Une autre qui porte le titre ironique, «Au Maroc, tout va bien» commence avec des images touristiques avant de virer vers «la face cachée du Royaume» avec des arrêts sur images sur le shit, le karkoubi et l’émigration clandestine. Le tout est commenté par des phrases courtes et critiques du système. Puis celui-là qui s’intitule «les voleurs thieves Moroccans» montre des images sur les victimes de l’émigration clandestine, du terrorisme, de la prostitution... Celles-ci sont suivies par des photos des actuels ministres, des chefs des partis politiques, des syndicats, de Basri, Benslimane et même de Bigg (considéré par cette vidéo comme un vulgaire vendu).
«Nous ne sommes pas les premiers à utiliser les sites de partage de vidéos pour un objectif de dénonciation. Ce sont les bloggeurs égyptiens qui ont été les premiers à filmer des scènes où par exemple des officiers torturent des détenus où des policiers matent une démonstration. La mise en ligne de ces vidéos a permis l’arrestation de ceux qui ont commis ces violations», ajoute M. Essoulami.

Et rebelote…
Samedi 21 juillet, le sniper de Targuist revient à la charge avec une autre vidéo de plus de neuf minutes cette fois. La réalisation est encore mieux élaborée avec comme fond sonore, cette fois-ci, une chanson rap, «C’est plus comme avant». Il commence les premières images avec le commentaire suivant : «un barrage non autorisé». «El Kanass» prend les images du haut d’une petite colline attenante et la vidéo montre les gendarmes en train de prendre de l’argent des vans (chargés de marchandises), des camionneurs, des taxis collectifs (Mercedes 207 et 240).
La vidéo se termine par un message en arabe adressé au roi dont voici la traduction : «Nous demandons à notre jeune et courageux roi, S.M Mohammed VI, d’intervenir le plus rapidement possible pour sauver Targuist de la corruption de ses dirigeants et des responsables de la gestion locale de la ville et d’ordonner la poursuite judiciaire de tous ceux qui ont freiné l’évolution de notre cité qui vit dans l’exclusion la plus totale. Une ville qui souffre de l’absence des infrastructures les plus élémentaires (établissements d’utilité sociale, espaces verts, lieux de loisirs, maisons de jeunesse)…».
«C’est une dénonciation d’une forme de corruption très répandue dans notre pays. Elle a été faite dans les normes. C’est clair que le sniper doit absolument préserver l’anonymat parce qu’il n’a aucune garantie d’être protégée contre de possibles représailles de la part des autorités», analyse le directeur casablancais du centre pour la liberté des médias. En 2006, le Maroc a occupé la 79ème position parmi 163 pays figurant dans le classement de Transparency International et une note de 3,2 sur dix dans l’échelle de corruption.

Un Robin des bois virtuel
Après ce second succès, le «sniper de Targuist» est devenu une sorte de Robin des bois des internautes de tout le pays. El Kenass suscite l’admiration de centaines de Marocains et alimente la curiosité sur sa véritable identité. D’autant qu’il a laissé son adresse électronique à la fin de la vidéo. Un internaute lui demande de venir filmer à «Ketama, précisément à Issaguen le jeudi. A Ikaouen, le samedi et à Tlata le mardi. La corruption est catastrophique là-bas». Un autre l’appelle à la rescousse à Sidi Slimane, «près de Sidi Kassem devant l’ISTA. On ne s’arrête même plus pour donner 20 DH. On les jette par la fenêtre de l’auto». Puis celui-là de la ville des phosphatiers qui poste le message suivant : «On a besoin de snipers pour Khouribga. Les gendarmes de cette ville sont encore plus corrompus». Tous estiment que le Maroc a besoin de milliers de «snipers» pour sauver le pays du fléau de la corruption et appellent à la lutte via les caméras numériques et les téléphones portables.
La ville de Targuist vient de faire l’objet d’une visite royale le 25 juillet dernier dans le cadre «de la mise à niveau de la localité». Selon des sources sur place, les gendarmes ont décidé «d’appliquer la loi», en interdisant aux habitants de la ville d’utiliser les vieilles Mercedes 207, le seul moyen de transport à disposition des habitants de cette municipalité. Assistons-nous à une punition collective des gendarmes suite aux vidéos du «sniper de Targuist»… ?


Tuesday 20 November 2007 à 14:37
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Religion: La polémique Al Qaradaoui


Al Qaradaoui a semé le trouble au sein du Conseil supérieur des oulémas. En visite au Maroc, en septembre dernier, sur invitation du Mouvement pour l’unité et la réforme, le mufti égyptien a émis une fatwa autorisant les Marocains à recourir aux crédits bancaires pour l’acquisition d’un logement. Cette liberté a fortement déplu aux dignitaires religieux du Conseil. Selon ces derniers, Al Qaradaoui a “outrepassé les limites de la bienséance et commis de grossières erreurs en matière de savoir et d’éthique”. Le Conseil supérieur des oulémas lui reproche de s’immiscer dans les affaires religieuses du Maroc. Et d’ajouter que toutes personnes agissant ainsi font “mauvais usage du savoir contre l’intérêt des gens”. Mais au sein du Conseil, tous les avis ne sont pas les mêmes. Certains dignitaires religieux ont fait savoir leur désapprobation face à l’attitude catégorique du Conseil.


Tuesday 20 November 2007 à 18:14
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Un millier de magasins numérotés et un autre millier d’étals font tourner l’économie de Derb Ghallef.

Un commerce pas si informel que cela ; la plupart des commerçants ont des registres de commerce et paient patente et impôts forfaitaires.
Le terrain est propriété de 70 héritiers qui ont entamé une procédure d’authentification auprès de la Conservation foncière.


A Casablanca et un peu partout au Maroc, la joutya de Derb Ghallef est connue de tous. Mais il y a cependant deux chiffres sur lesquels personne, pas même les autorités, ne peuvent se prononcer avec exactitude : le nombre d’échoppes et de commerçants exerçant régulièrement dans ce marché et le chiffre d’affaires réalisé par ces commerces. Différents recensements ont été effectués ces dernières années. Le dernier remonte tout juste à une année. Effectué par la préfecture de Casablanca-Anfa en collaboration avec le Haut commissariat au plan, ce recensement est la première étape d’un travail en profondeur visant le réaménagement de ce site, considéré par toutes les autorités de la métropole comme parfaitement irrégulier, mais d’une grande importance économique. Les résultats et chiffres officiels de ce travail d’enquête demeurent toujours secrets même si des sources proches du dossier évoquent un millier de magasins sédentaires en plus d’un millier de commerçants occasionnels, marchants ambulants ou offrant leur marchandise sur des étals de fortune. Une information recoupée par les commerçants eux-mêmes.

En 2001, ces magasins étaient de l’ordre de 738, selon un recensement effectué à l’époque par les autorités de la ville. L’augmentation du nombre de magasins réguliers est due en grande partie au développement de l’activité électronique et de piratage informatique. «C’est l’activité-phare par excellence de Derb Ghallef ces dernières années», explique Mohsin, propriétaire d’un petit magasin de matériel informatique.

Derb Ghallef participe à la création d’un cinquième de la richesse casablancaise
Le sentiment général chez les commerçants établis est que la pression sur ce marché pas comme les autres aurait été plus importante s’il n’y avait pas la contrainte de l’espace. Résultat : avoir un magasin en bonne et due forme à Derb Ghallef coûte très cher. Le mètre carré d’un fonds de commerce dans ce paradis de la vente casablancais est vendu entre 80 000 et 100 000 DH, quand, bien sûr, quelqu’un consent à céder son business. A titre d’exemple, le mètre carré pour des locaux commerciaux dans des coins aussi huppés que le boulevard Al Massira ou le «triangle d’or» coûte entre 40 000 DH et 50 000 DH.

A Derb Ghallef, les prix atteignent des records lorsqu’il s’agit d’emplacements de premier choix, comme c’est le cas pour ceux qui se retrouvent à l’intersection de deux rues commerçantes. Pour le 9 m2, le prix peut facilement atteindre le million de DH voire davantage. «Cette différence de valeur immobilière n’est pas uniquement due à l’emplacement privilégié de ces magasins, mais également au fait que leurs propriétaires peuvent exploiter deux fois l’espace qui se trouve devant leur porte. Ce qui est très intéressant puisque cela permet d’équiper le magasin en vitrines supplémentaires et même d’y installer une activité secondaire comme la vente et la réparation de téléphones portables pour un magasin spécialisé en matériel électronique, par exemple» , explique Saïd, un jeune Berbère du Moyen-Atlas qui, aux côtés de son frère, a réussi une grande percée dans le business de Derb Ghallef, et ce en l’espace de sept années (voir encadré en page 28).

Excepté ces vitrines encadrées par des murs, les locaux ne paient pas de mine. Toutes les échoppes ou presque sont surmontées de toits en tôle, ce qui fait de ce groupement de magasins un immense bidonville qui fait vivre des milliers de personnes et qui participe à la création du cinquième de la richesse casablancaise à côté des autres grands souks et joutya où fleurissent les activités commerciales informelles (chiffres fournis par l’enquête sur le secteur informel menée par le département du Plan en 2000).

«D’un point de vue purement urbanistique, Derb Ghallef est un espace illégal puisqu’il n’y a aucune autorisation le concernant», explique un responsable de l’Agence urbaine de Casablanca. En outre, cet enchevêtrement de briques, de tôles, de planches occupe illégalement une propriété privée. En effet, la parcelle de terrain appartient, selon les services de l’Agence de conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, à plus de 70 héritiers qui ont intenté plusieurs actions en justice pour récupérer leur bien, en vain (voir encadré en page 27). Non-propriétaires du terrain, les commerçants de Derb Ghallef sont régis par un autre régime foncier, celui du «tanazoul». Autrement dit, chaque «propriétaire» paie un pas-de-porte qui lui permet de bénéficier provisoirement du bien. Ils sont en quelque sorte propriétaires du local et non du terrain. Cette irrégularité urbanistique a empêché le marché d’être alimenté en eau et en électricité et d’être doté d’un réseau d’assainissement.

200 DH par semaine de frais d’électricité payés à un propriétaire de groupes électrogènes
Si, de l’avis de la majorité des commerçants, le raccordement en eau potable et en assainissement n’est pas un problème en soi, celui de la non-disponibilité de compteurs Lydec pour l’électricité leur pose énormément de problèmes. Imaginez le temple de l’électronique et de l’informatique puisant l’énergie électrique dont il a besoin dans des groupes électrogènes fonctionnant au gasoil. En principe, chaque ruelle commerçante dispose d’un équipement, propriété d’une tierce personne qui perçoit une redevance quotidienne ou hebdomadaire. En moyenne, elle est de l’ordre de 200 DH par magasin et par semaine.

Et pourtant, Lydec a été officiellement saisie en 2000 par les commerçants de Derb Ghallef pour les brancher au réseau de la ville. Le concessionnaire a même commencé l’installation des câbles en souterrain, mais le projet n’a pas abouti. Cinq années plus tard, la même Lydec a proposé aux commerçants de leur installer un transformateur à basse tension pour leurs propres besoins en électricité. Il fallait pour cela payer la somme de 350 000 DH. La cotisation de chaque magasin a été fixée à 3 500 DH. Aucune suite n’a été donnée à ce projet puisqu’il lui manquait l’adhésion des propriétaires. Plusieurs mois plus tard, les rares personnes qui ont payé ont été remboursés et le projet rangé dans les cartons.

Un commerce informel qui paie des impôts forfaitaires
Cette situation d’irrégularité de l’une des plus grandes plates-formes commerçantes du Maroc ne veut pas dire que la totalité de l’activité qui s’y exerce échappe à l’Etat. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les commerçants de Derb Ghallef paient des impôts. En effet, tous, du moins ceux officiellement répertoriés, disposent de registres de commerce et s’acquittent donc de la patente. En outre, chacun d’entre eux se trouve dans l’obligation de payer une taxe annuelle à la perception en remplissant un formulaire spécialement édité à cet effet. «Ils sont soumis à un système d’imposition au forfait. Le montant de ce dernier dépend du type d’activité et de la superficie du magasin», explique un inspecteur à la direction régionale des Impôts de Casablanca. Exemple : un magasin de 12 m2 vendant de l’électronique et du matériel son et image est soumis à un impôt forfaitaire de 50 000 DH par an. Mais les montants les plus courants vont de 5 000 DH à 10 000 DH, en moyenne. «Il ne faut pas oublier que personne ne déclare en totalité les montants de ses revenus», explique ce commerçant qui avoue à peine un chiffre d’affaires de 200 000 DH. Il est vrai que sa petite boutique vendant des CD piratés ne paie pas de mine. Mais tous dans ce temple du gain et de la débrouillardise savent que les revenus réels dépassent de très loin ce qui est déclaré. Par exemple, le chiffre d’affaires d’un magasin d’ameublement tourne autour de 800 000 DH par an. Mais l’activité la plus lucrative demeure sans aucun doute l’électronique. Ecrans plasmas, récepteurs numériques ou tout simplement ces petits accessoires qui font de chacun d’entre nous un citoyen du XXIe siècle rapportent gros.

Déménager ou réaménager sur place ? Aucune piste n’est privilégiée pour le moment par les autorités
Et la majorité de cette activité se déroule dans les règles. Factures et garanties sont de plus en plus de rigueur. Les grandes marques d’électroménager ont même élu domicile dans l’enceinte de Derb Ghallef. Résultat : des chiffres d’affaires qui flirtent avec les deux millions de DH par an. En gros, on estime le chiffre d’affaires de ce marché aux puces, dont la renommée a dépassé les frontières du Maroc, à plus d’un milliard de DH.

D’une grande importance économique, Derb Ghallef pose pourtant de nombreux problèmes de salubrité. Chez les officiels, le sujet est tellement sensible qu’ils préfèrent ne pas en parler. Agence urbaine, Conseil de la ville, wilaya du Grand Casablanca et préfecture de Casablanca-Anfa, attestent du caractère urgent de la situation sans pour autant faire aucune déclaration officielle à la presse. Des membres du conseil de la métropole avouent même avoir réfléchi à inscrire la situation de ces commerces à l’ordre du jour de leurs réunions, et ce à plusieurs reprises, sans pour autant réussir à l’imposer. Mais, à l’heure où les autorités de la ville travaillent sur le schéma directeur et les plans d’aménagement, la préfecture de Casa-Anfa, dont dépend territorialement Derb Ghallef, travaille sur deux scénarios. Le premier concerne un réaménagement sur place des différents commerces. Mais pour cela, il faudrait trouver un compromis avec les propriétaires du terrain. Le second prévoit de déménager entièrement le site, «mais aucune décision n’a encore été prise» , souligne un haut responsable proche du dossier. Quant aux activités illégales, les mots d’ordre ne peuvent être que la sanction et la répression, aussi bien contre les trafics en tout genre que contre les entreprises bien portantes et qui se cachent derrière l’informel pour échapper au fisc.

Tuesday 20 November 2007 à 23:57
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gringo
Thursday 15 November 2007 à 12:58
il a etait au dela de mes esperance wink.gif



Tant mieux wub.gif
Wednesday 21 November 2007 à 06:16
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gringo
Thursday 15 November 2007 à 12:58
, le mufti égyptien a émis une fatwa autorisant les Marocains à recourir aux crédits bancaires pour l'acquisition d'un logement. Cette liberté a fortement déplu aux dignitaires religieux du Conseil.




c haram ca aussi? eh bein ..
Wednesday 21 November 2007 à 14:30
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all-for-you
Wednesday 21 November 2007 à 06:16
c haram ca aussi? eh bein ..



c'est pas le fait que ce soit haram ,mais c'est surtout que Conseil supérieur des oulémas marocain reproche à karadaoui de s’immiscer dans les affaires religieuses du Maroc.
Friday 23 November 2007 à 14:11
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La semaine Maroc


Sarkozy. Marrakech bis

Visiblement, Nicolas Sarkozy est tombé sous le charme de Marrakech. Deux semaines seulement après son voyage officiel au Maroc, au cours duquel il avait chanté les louanges de la cité ocre, le président français y est retourné cette fois-ci en visite privée. Une source marrakchie nous apprend que ce dernier, “arrivé très discrètement à l’aéroport, s’est aussitôt enfermé avec un groupe d’amis durant trois jours dans une maison de la Palmeraie qui lui appartiendrait”. Quant à qui l’accompagnait, le site satirique www.bakchich.info parle “d’une journaliste vedette de la télé et de la radio, habituée des interviews politiques”.



Marouane Chamakh. Lost in translation

L’attaquant des Lions de l’Atlas, Marouane Chamakh, a accordé une interview au quotidien français Sud-Ouest. Il y raconte, entre autres, sa découverte de la sélection marocaine : “Je me souviendrai toujours de cette arrivée au centre d’entraînement. Tout le monde se demandait qui j’étais, quel âge j’avais et qui m’avait appelé (…) J’ai répondu que je comprenais un peu l’arabe mais que je ne le parlais pas très bien, je crois qu’ils l’ont mal pris”. Sans bouée de sauvetage, Chamakh se noie dans un nouveau bain linguistique : “J’avais 19 ans, j’étais un peu perdu. Soudain je me suis retrouvé au milieu de quinze journalistes, je n’ai rien compris.”



Parlement. Le Routard du député

Pour la première fois, les députés marocains disposent d’un guide pour les aider à comprendre le fonctionnement interne du Parlement. “Dans le passé, les élus novices étaient livrés à eux-mêmes. Certains ignoraient jusqu’à l’emplacement des toilettes”, ironise un fonctionnaire de l’hémicycle. Sans pour autant répondre à cette question fondamentale liée aux commodités parlementaires, le nouveau guide éclaire nos députés sur les subtilités du fonctionnement de la machine législative. Dans la foulée, il leur fournit de précieux tuyaux sur les modalités administratives concernant leur statut de député, telles que le protocole d’obtention de la carte et du passeport parlementaire, la couverture sociale et le régime des retraites. Innovant !



Zemzmi. La fatwa de trop
Une fatwa émise par Ali Joumaâ, mufti d’Egypte, a suscité une levée de boucliers chez les alems du monde musulman, y compris les nôtres. En gros, le cheikh considère que les harraga qui périssent en mer ne peuvent prétendre au statut de martyr parce qu’ils ont volontairement cherché la mort. A cette fatwa (qui mérite réflexion), notre imam – député Abdelabari Zemzmi n’a pas tardé à répondre. “Je ne comprends pas qu’une éminence grise comme le Cheikh Joumaâ puisse tenir des propos aussi graves. Sa sortie a manifestement un caractère politique”, nous explique l’ancien imam de la Mosquée Al Hamra. Pour lui, “les clandestins se noient parce qu’ils cherchent une vie meilleure et sont, de ce fait, des martyrs”. A trop écouter Zemzmi, tout le monde ira se noyer en haute mer pour aller au paradis.



Radio. Censure sur les ondes
C’est une première du genre. Cette semaine, le CSCA (Conseil supérieur de la communication audiovisuelle) a décidé de sanctionner la jeune station Hit Radio d’une amende de 100 000 dirhams. La raison ? La Radio rbatie aurait “manqué à son obligation de maîtrise d’antenne (…) lors de débats sur des questions socialement et culturellement sensibles, comme la consommation de drogue, d’alcool, l’adultère, le viol, l’homosexualité, etc.”, peut-on lire sur le communiqué de presse de l’autorité de contrôle. Réaction de Younes Boumehdi, directeur de Hit Radio : “Quand on dirige un média, c’est un risque qu’on court. Nous jouons notre rôle de défricheur de terrain en nous attaquant à des sujets osés…”.

Record. Méchoui XXL

Cette semaine, la très officielle agence de presse MAP, toujours prompte a relayer les exploits nationaux, s’est fait l’écho d’une initiative peu commune : celle de la candidature du Maroc…au plus grand méchoui planétaire. Du 16 au 18 novembre, une commission du livre Guiness des Records fera le déplacement pour valider la performance. Il s’agira d’un dromadaire à la broche pesant 550 kilogrammes, qui nécessitera une tonne et demie de bois d’olivier, et plus de 10 heures de cuisson. Notons que le royaume n’en est pas à son premier fait d’arme culinaire. La ville d’Agadir détient en effet le record du plus grand couscous, et Safi celui du plus grand tajine. Bon appétit !



Lions de l’Atlas. Pauvre Talal

“Selon des rumeurs persistantes, le joueur Talal El Karkouri aurait réussi deux passes successives”, disaient les mauvaises langues. Souvenez-vous, c’était du temps où le capitaine des Lions de l’Atlas évoluait en France, au PSG. Le magazine satirique Les cahiers du football, lui taillait alors des costards à répétition. A la veille du match France - Maroc, les vieilles habitudes sont remontées à la surface, côté hexagonal. À l’annonce du forfait d’El Karkouri pour cette rencontre, www.football.fr, “informe” ses lecteurs que “l’ancien défenseur du PSG, plus connu pour ses dégagements en touche ou dans les tribunes, que pour ses sauvetages défensifs ne risquera pas de blesser un supporter ou, pire, un stadier qui aurait le dos tourné !”.




Sport. Bye bye jockeys

Après l’importation en masse de policiers, d’ouvriers et d’artistes marocains, les Emiratis se sont attaqué ces derniers temps à une nouvelle filière de compétences marocaines, dans un domaine pour le moins insolite. Il s’agit des jockeys, ces cavaliers chétifs et sous-payés, qui font la joie ou la misère des turfistes marocains. Des castings sont régulièrement organisés pour les débaucher. Le dernier en date a eu lieu cette semaine à Rabat, en présence d’une cinquantaine de cavaliers et d’une dizaine d’agents recruteurs émiratis. “Une fois arrivés aux EAU, nous confie le propriétaire d’une écurie, nos jockeys sont certes mieux payés. Mais rares sont ceux qui participent à des courses. Ils font surtout office de jockeys entraîneurs”.



Hooliganisme. La faute à l’imprimeur…

La Fédération royale marocaine de football a, semble-t-il, trouvé le moyen de mettre fin aux débordements que connaît le complexe Mohamed V à Casablanca. Comment ? En changeant tout simplement d’imprimeur pour la billetterie du stade. “Pour éviter une surcapacité du stade, due à la circulation de tickets frauduleusement imprimés, Dar Assika va dorénavant s’occuper de l’impression de la billetterie pour les matchs à domicile du Raja et du Wydad de Casablanca”, explique ce membre fédéral. Réaction de ce journaliste sportif : “C’est du n’importe quoi, Dar Assika imprime déjà pour les billets des rencontres de l’Equipe nationale, et ce n’est pas très beau à voir non plus”. Très juste !



Séisme. Al Hoceïma pas guérie

Une dizaine d’associations, pour la plupart rifaines, ont déposé cette semaine au siège des Nations Unies à Rabat, un rapport d’enquête mettant à nu les irrégularités enregistrées au lendemain du séisme qu’a connues la ville d’Al Hoceïma le 24 février 2004. “Il faut que les instances internationales apprennent que les sinistrés n’ont pas profité des aides et des dons qu’elles leur ont envoyées”, soutient Chakib El Khyari, président de l’Association du Rif pour les droits de l’homme, qui nous apprend par ailleurs que “beaucoup de gens vivent encore aujourd’hui sous des tentes ou dans des bidonvilles”.



Magique ! Le coup de baguette de la RAM
Que vaut un magicien sans son matériel ? Pas grand chose ! Les habitants de Laâyoune ont pu le constater de visu, lors de la cérémonie d’ouverture du premier Festival international de la magie, qui s’est tenu dans leur ville du 9 au 11 novembre. Et pour cause, ce jour-là, les artistes engagés ont du monter sur scène sans leurs joujoux, arrivés sur place avec 24 heures de retard. “C’est inadmissible, Royal Air Maroc n’a pas respecté ses engagements : non seulement le matériel n’est pas arrivé à temps, mais de nombreuses personnes n’ont pas pu embraquer à cause de surbooking”, nous a expliqué le président du Festival, Baby Dahan, qui envisage de porter plainte contre la compagnie aérienne.



IAM. Une tour pour Ahizoune

L’opérateur historique déménage. Son nouveau siège, en construction à Hay Riad à Rabat, s’étend sur près de 45 000 m2 et devra abriter une tour de 90 mètres de hauteur, soit 20 étages (et non 40, comme le laissait entendre une certaine rumeur) entièrement dédiés au personnel de Maroc Telecom. “Ce sera le plus haut bâtiment de Rabat et le projet a déjà reçu une mention du jury de l’Eco Building, un concours de bâtiments qui respectent l’environnement”, explique Omar Kobitte, qui travaille sur le projet avec un cabinet français d’architecture. Rien ne filtre cependant sur le coût global du projet.




Je suis un habitant de Casablanca-Anfa et mon repère, mon guide, ma lumière, s’appelle : Abdelbari Zemzmi ! Oui, messieurs dames. L’élu (de mon quartier), c’est lui. Ce que je partage avec les jolies demoiselles de Racine et du Lycée Lyautey, c’est encore lui. Il m’arrive même de penser à son air ébahi, aux cernes qui empêchent ses yeux de tomber de leur orbite, quand je suis dans ces moments où il est très, très difficile, d’imaginer une figure humaine en face de soi. Au café, les buveurs de lait n’arrêtent pas de me demander, à moi le journaliste : “Qu’est-ce qu’il a fait ? Qu’est-ce qu’il a dit ?”. Je vais faire comme pour les sms des fêtes obligées : une réponse groupée ! Notre représentant, donc, qui est passé de la mosquée au Parlement comme dans un songe d’automne, a dit : les clandestins sont des martyrs ! Il répond ainsi à un autre fqih, égyptien mais pas député, qui a dénié le statut de martyr aux harraga qui perdent leur vie en haute mer. Zemzmi est un malin. Il place le débat sur le terrain le plus glissant qui soit : le paradis. Oui, comme ce rêve promis aux malheureux protagonistes du splendide Paradise now. Un martyr va au paradis, un suicidé n’a pas droit à grand-chose. Dire le contraire revient à reconfigurer le code génétique de 30 millions de personnes. Ce n’est pas possible. Le cheikh égyptien a émis sa fatwa de non-martyr pour décourager les candidats au hrig. Zemzmi a répliqué par une contre-fatwa pour plaire aux candidats à la mort en mer. L’un d’eux, justement, buveur de lait à ses heures, m’a demandé ce renseignement : l’aider à vérifier si son casier judiciaire était vierge. Il ne l’était pas. Je suis sûr qu’il va trouver à la contre-fatwa de Zemzmi un plaisir qu’il ne pêchera dans aucun verre de lait. Ça lui remplira les poumons. Demain, un jour, il s’embarquera sur un radeau au large de la Méditerranée, il se dira : “C’est l’Europe ou le paradis !”.





VITES !

Non, Patrick Ramaël, le juge de l’affaire Ben Barka, n’a pas été interdit d’entrée au Maroc. L’information a pourtant fait la Une d’une grande partie de la presse quotidienne. “Il n’a pas bougé de Paris et n’est plus retourné au Maroc depuis qu’il y était parti dans le cadre de la commission rogatoire”, affirme une source proche du juge français.


Le jury du Grand prix de la presse a livré le nom des lauréats. Bravo à Al Ahdath Al Maghribia, pour le Prix de la presse écrite. Le prix de l’Agence est revenu à Mohammed Touzani, chef du bureau de la MAP à Dakar, pour son article “En pleine brousse casamançaise avec les braves démineurs marocains”. Félicitations.


Plutôt que de créer un journal de parti, Abdelkrim Benatiq, patron du Parti travailliste, préfère acheter des espaces dans la presse nationale. “Nos annonces rendront compte de nos activités et serviront de relais avec l’opinion publique”, explique Benatiq. Original !


Aziz Binebine s’apprêterait à publier, début 2008, un livre-témoignage sur ses années de détention à Tazmamart. L’histoire de Binebine, ancien pensionnaire du bagne, avait déjà servi de matière première à “Cette aveuglante absence de lumière”, le roman de Tahar Ben Jelloun (Seuil, 1999).


La photo a été prise lors de la cérémonie de remise du prix national de la presse, le 13 novembre dernier. Au premier rang, on voit Abbas El Fassi et plusieurs membres de son gouvernement. Puis au milieu, bien visible, Fouad Ali El Himma devisant avec Nouzha Sqalli. Les gouvernements passent, les copains restent !


Le ministre de l’Emploi, Jamal Aghmani, a pris un premier contact d’un genre nouveau avec les partenaires sociaux. Au lieu de les réunir au ministère, comme cela se fait traditionnellement, il a rencontré les leaders des principaux syndicats à leurs domiciles respectifs, allant jusqu’à rendre visite à Noubir Amaoui chez lui... à Ben Hmed ! Où se niche le marketing..

Monday 26 November 2007 à 22:26
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La semaine Maroc

Lalla Salma. L’art et la manière

Notre first lady reprend du service. La semaine dernière, Lalla Salma inaugurait un centre d’accueil pour cancéreux à Agadir. Elégante et décontractée, l’épouse de Mohammed VI a paru affectée par les cas des quelques malades qu’elle a salués. La fille du peuple n’a rien perdu de ses manières… simples. Elle retire toujours aussi vite sa main et la ramène vers son buste avant de se pencher légèrement pour saluer les personnes qu’elle croise. “La maison de vie” qu’elle a inaugurée à Agadir est la deuxième du genre, après celle de Casablanca. Quarante patients pourront y résider le temps de recevoir des soins au centre d’oncologie de la ville d’Agadir.



Youtube. Le gendarme maboul

Après le feuilleton “Targuist”, les hommes de Housni Benslimane sont à nouveau à l’honneur sur le Net. Postée il y a quelques jours sur le site de partage Youtube, une vidéo intitulée “Le fou gendarme”, fait le bonheur des internautes marocains. Le film met en scène durant un peu moins de deux minutes un élément de la Gendarmerie royale. Celui-ci porte un uniforme totalement débraillé, paraît âgé, et souffle nerveusement dans son sifflet en courant après tous les véhicules qui transitent par un carrefour de Beni Mellal, où il est assigné. Quant à ceux qu’il arrive à stopper, il passent aussitôt à la caisse.



Aeroexpo. Trois mois plus tard…

Du 23 au 26 janvier, l’aéroport de Marrakech accueillera (enfin) son Aeroexpo. Prévu en octobre, ce salon international aéronautique avait été annulé à la dernière minute, officiellement pour ne pas faire de l’ombre à la visite de Nicolas Sarkozy… qui devait pourtant l’inaugurer au milieu d’avions Rafale, finalement non vendus au Maroc. “Nous avons atteint les 180 exposants”, respire le commissaire Frédéric Le Hénaff. Parmi eux, la vedette sera donc le F-16 américain. “C’est la cerise sur le gâteau. Car l’enjeu du Salon, c’est l’achat de services par les industriels européens qui cherchent à délocaliser la sous-traitance et la maintenance. Ce qui va le plus rapporter au Maroc, c’est le développement d’un pôle”. Un pôle dont le chiffre d’affaires – 3,3 millions de dirhams – devrait tripler d’ici à 2012, et créer plus de 10 000 emplois à forte valeur ajoutée.




Monday 26 November 2007 à 22:29
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Expo 2012. Allez Tanja !

A quelques jours du vote qui désignera la ville-hôte de l’Exposition internationale 2012, Wroclaw, la rivale polonaise de Tanger, a dénoncé l’inscription à la dernière minute d’une quarantaine de pays au Bureau international des expositions (BIE). Parmi ces inscrits, 20 pays africains et arabes sont susceptibles de voter pour la ville du détroit. “Nous avons lancé un appel à nos concurrents pour que les pays nouvellement inscrits s’abstiennent lors du vote, mais la Corée n’a pas été intéressée à s’y joindre, et le Maroc non plus”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la candidature de Wroclaw. Rendez-vous le 26 novembre, à Paris, pour le verdict.

Détenus islamistes. La grève, c’était écrit

Les détenus islamistes font à nouveau parler d’eux. Un groupe des pensionnaires de la prison de Oukacha a adressé mardi un courrier aux responsables de l’AMDH, leur réclamant “l’envoi d’avocats pour s’enquérir de leurs conditions de détention” dans le pénitencier de Aïn Sebaâ. Dans la missive, les détenus évoquent différentes violations de leurs droits, parlant de “kidnappings, tortures, fausses accusations et falsification de preuves”. Curieusement, 24 heures plus tard, ce sont trois cents détenus islamistes, incarcérés dans onze prisons du royaume, qui ont déclenché une énième grève de la faim, selon un communiqué de l’association Annassir (de soutien aux détenus islamistes). Motifs : “Les transferts arbitraires et la dispersion des islamistes parmi les détenus de droit commun”.


Monday 26 November 2007 à 22:32
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Maroc-France. Hou ! Les siffleurs…

Le mensuel sportif Les cahiers du football a fait une analyse originale de la rencontre France-Maroc. “Contrairement à France-Algérie en 2001, les sifflets contre la Marseillaise, vendredi soir, n'ont pas suscité de tsunami médiatico-politique. Pourquoi une telle différence de traitement ?”, s’interroge le mensuel. Et de rappeler l’existence d’une loi anti-siffleurs, totalement inapplicable, car on ne saurait “procéder à des arrestations massives en tribunes”, ou encore, “interpeller ceux qui sifflent le plus fort”, ironise le mensuel. Pour Jean-Michel Larqué, commentateur sportif sur TF1, les coupables sont tout trouvés : “Ce sont les mêmes (ceux qui sifflent la Marseillaise) qui vous disent, s’ils sont pris en flagrant délit, qu’on ne les respecte pas”. Et ça, Jean-Mimi, c’est un flagrant délit de racisme.

TVM. Mustapha, où es tu ?

L’animateur vedette de la TVM, Mustapha Alaoui, n’a pas été mis au placard ou assigné à temps plein à la couverture des activités royales, comme le laissait penser la rumeur. Disparue bizarrement des écrans à la veille des élections législatives, l’émission Hiwar qu’il animait tous les mardis soir devrait donc, d’après des sources concordantes, retrouver au mois de janvier sa place dans la programmation de la chaîne. “Sauf que cette fois-ci, la liberté de ton qu’on retrouvait sur cette émission et qui visiblement dérangeait beaucoup de monde devrait être revue à la baisse”, nous ont confié ces mêmes sources.

Procès. La vaisselle royale
Bien mal acquis ne profite jamais, c’est bien connu. Cette semaine, la Cour d'appel de Salé a confirmé des peines de prison, allant de deux à quatre ans de prison, contre huit personnes condamnées, en juin dernier, pour “vol qualifié et recel de biens” dérobés dans une résidence royale à Rabat. Au total, dix-sept personnes avaient été poursuivies en septembre 2005 par le Tribunal de première instance de Rabat. Le butin comprenait des bols, des carafes, des verres en cristal et des assiettes estampillés Hassan II. L’histoire se répète car, toujours en 2005, un employé du palais royal de Marrakech avait été arrêté et inculpé pour le même motif. L’homme est mort durant sa détention dans des circonstances plus qu’obscures.




Monday 26 November 2007 à 22:36
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Irak. Made in Morocco

Un peu plus de 16% des jihadistes étrangers, combattant aux côtés des l’insurrection irakienne, seraient originaires du Maroc. C’est du moins ce que vient de révéler dans sa livraison de jeudi le New York Times. Le quotidien cite des responsables militaires américains, qui ont découvert des documents parlants, suite à un raid mené par l’armée US contre un camp d’insurgés dans le nord ouest irakien, il y a quelques semaines. Ces estimations placent ainsi les Marocains à la sixième position, loin derrière les Saoudiens et les Libyens qui, à eux seuls, représentent 60% des combattants étrangers en Irak.



Contrebande. Bola Hamra au top !

À Oujda, les psychotropes sont en tête des ventes des médicaments de contrebande. Une étude effectuée par un groupe de pharmaciens vient de le confirmer. Seulement 30% de ces hallucinogènes, appelés “bola hamra”, sont écoulés au marché Al Fellah, plaque tournante de la contrebande. Les 70% restants “sont vendus devant les collèges et les lycées à 20 dirhams le comprimé, voire moins”, nous explique Hayat Keddani, un des auteurs l’étude. “Ma pharmacie se trouve au milieu de trois établissements scolaires. Je vois quotidiennement des scènes de violence”, témoigne-t-elle. Le Rivotril, nom du psychotrope qui inonde le Maroc en toute illégalité, est généralement introduit à partir du territoire algérien.

Parlement. L’intrus ronfleur biggrin.gif

C’est connu, avec ses sièges capitonnés et son ambiance soporifique, le Parlement sert souvent de dortoir à des élus en manque de sommeil. Mais c’est la première fois qu’un intrus se permet de somnoler en pleine séance des questions orales… Et sur un siège de conseiller, s’il vous plaît ! L’homme en question a été découvert en flagrant délit de roupillon, mardi dernier, dans la Chambre des conseillers. Selon un fonctionnaire du Parlement, témoin de la scène : “Ce monsieur, apparemment invité par El Mâati Benkaddour, le président du groupe du RNI, ronflait si fort qu’il a fallu l’intervention d’un mokhazni pour le réveiller”.

Prisons. Noir, c’est noir

Une profonde réforme de la politique pénale : c’est ce que demande l’Observatoire des prisons, dont le rapport 2006, livré le 21 novembre, dénonce les faibles améliorations du système carcéral, huit ans après la Loi 23-98. Véritable boîte de Pandore : le surpeuplement, fruit d’un recours abusif à la détention préventive et à l’absence de peines alternatives. “Sur les 60 000 détenus des 59 prisons, la moitié n’ont rien à y faire”, dénonce Me Abderrahim Jamaï. Pour les “accueillir”, équipements délabrés, sous-alimentation, manque de soins, corruption, trafic de drogue… “Depuis 2005, le budget de l’Administration pénitentiaire est bloqué à 300 millions de dirhams”, souligne Me Jamaï, rappelant la “souffrance” des 5800 petits fonctionnaires. Mais le manque de moyens ne saurait expliquer les mauvais traitements - brutalité, torture - (39% des plaintes) et autres transferts abusifs (18%), pour lesquels l’Observatoire exige des enquêtes indépendantes, tout en appelant à l’abolition de la peine de mort.


Ce message a été modifié par gringo - Monday 26 November 2007 à 22:39.
Monday 26 November 2007 à 22:37
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Mohamed Bouzoubaâ s’est éteint vendredi des suites d’une longue maladie. Avocat, ex-SG de l’UNEM, le défunt faisait partie des membres fondateurs de l’USFP. Nommé en 1990 au CCDH, puis ministre chargé des Relations avec le Parlement dans le 1er gouvernement Youssoufi, Bouzoubaâ a été ministre de la Justice de 2002 à 2007.


Le brillant latéral gauche du Dynamo Kiev et des Lions de l’Atlas, Badr El Kaddouri, 26 ans, devrait bientôt renforcer les rangs de l’AS Monaco. “C’est un grand plaisir pour moi. J’avais envie de commencer ma carrière dans un (grand) club français”, a déclaré l’ancien joueur du Wydad sur les ondes de RMC.



Monday 26 November 2007 à 22:57
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Jeux vidéo. La Moroccan Touch

L’éditeur français de jeux vidéo, Ubisoft, vient de lancer un énième épisode de son best-seller Rayman, intitulé “Rayman et les Lapins encore plus crétins”. Particularité : le jeu vidéo a été signé par une équipe 100% marocaine, puisqu’il a été développé par le studio casablancais d’Ubisoft. Une quarantaine de designers, artistes et programmeurs bien de chez nous ont travaillé sur le projet une année entière. Et le résultat semble satisfaire : Ubisoft s’apprête à démarrer, dès janvier 2008, un partenariat avec des écoles d’art et d’informatique au Maroc, pour la mise en place d’une filière de formation à l’industrie des jeux vidéo. Et pour cause : Ubisoft va agrandir son studio de Casablanca, avec le recrutement de 150 nouveaux collaborateurs d'ici 2010.

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