Sunday 26 February 2006 à 17:20
Décidément, la politique au Moyen-Orient reste opaque... petit extrait du Monde
"La justice française a refusé vendredi d'extrader vers le Liban le ressortissant syrien Zouheir Mohammad Saïd Assediq, interpellé il y a quatre mois dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, et a décidé sa remise en liberté, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a rendu un avis défavorable à l'extradition de Zouheir Mohammad Assediq, interpellé en région parisienne, en raison de "l'absence de garantie de non application de la peine de mort à l'intéressé", selon cette source.
En raison de cet avis négatif, l'homme a été remis en liberté, selon la même source.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par les autorités judiciaires libanaises, il avait été arrêté le 16 octobre à Chatou (Yvelines), dans le cadre de l'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février 2005 à Beyrouth.
La justice libanaise voulait entendre cet ancien officier des services de renseignement syriens, qui intéresse également la commission d'enquête internationale dirigée par le magistrat belge Serge Brammertz, sur l'assassinat de M. Hariri.
M. Assediq ayant été interpellé dans les Yvelines, donc dans le ressort de la cour d'appel de Versailles, c'est la chambre de l'instruction versaillaise qui après quatre mois de détention provisoire de l'individu a été amenée à statuer, le remettant en liberté.
A Beyrouth, le quotidien Al-Mostaqbal avait indiqué au moment de son arrestation en octobre que l'officier avait été entendu en été "en tant que témoin" par la commission d'enquête internationale. Il aurait notamment avoué qu'il était présent sur le lieu de l'attentat contre M. Hariri.
Depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, la Syrie est dans le collimateur de la communauté internationale qui réclame d'elle une coopération illimitée pour que l'enquête sur ce meurtre aboutisse."
Dès le début, Damas s'est défendu d'avoir joué le moindre rôle dans l'attentat contre Rafic Hariri, qui s'est déroulé alors que la sécurité à Beyrouth était encore gérée par les services syriens.