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lundi 21 avril 2008 à 10:12
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Les arts divinatoires…à cette évocation surgissent dans notre esprit mille images d Epinal : la voyante et son turban , sa boule de cristal, le marc de café….Dans ce topic nous allons essayer de mieux connaître ces arts occultes qui sont en fait très complexes !

Selon l Encyclopaedia Universalis, « quel que soit l'intérêt des classifications anciennes et modernes des techniques divinatoires, il convient de ne pas donner un cadre systématique trop rigide à des phénomènes encore mal connus. Il est toujours difficile, en effet, dans les sociétés primitives comme dans les civilisations de la haute époque historique, de séparer nettement les fonctions et les méthodes du magicien de celles du devin. Toute divination est liée aux fonctions complexes de l'« homme-médecine » (native doctor), lequel est à la fois voyant, exorciste, guérisseur, interprète des songes, magicien, et capable de deviner l'agent causal naturel ou surnaturel des maladies afin de choisir un rituel prophylactique. Même si la divination « inspirée » a toujours été rattachée aux sanctuaires oraculaires et pratiquée par des membres du clergé ou des confréries religieuses en Orient et dans les civilisations gréco-romaines, l'histoire nous livre aussi maints exemples d'utilisation de techniques divinatoires « raisonnées ».

Ce sont ces différentes techniques ainsi que leur classification( même si celles-ci sont comme tous les arts occultes sujettes à caution) que je vous propose d étudier entre autres dans ce topic… :La classification générale : la classique division platonicienne et la classification moderne comprenant le prophétisme, tous les procédés fondés sur un état hypnique ou hallucinatoire, obtenu de diverses manières,la divination mathématique et la mantique d observation

Je vous propose aussi de donner votre avis sur ces différentes méthodes cherchant à déchirer le voile nébuleux de l Avenir…



lundi 21 avril 2008 à 13:40
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Selon l Encyclopaedia universalis, "Cicéron distingue deux genres de procédés divinatoires : d'une part, ceux qui se rapportent à la divination artificielle, « les pronostics tirés des intestins des animaux, des prodiges ou des éclairs, les prédictions des augures, des astrologues, des sorts » ; d'autre part, les procédés « qui nous viennent de la nature », « les vaticinations et les songes », effets de la divination naturelle (De divinatione). En réalité, le célèbre orateur emprunte cette classification à Platon ; on la trouve en effet dans le Phèdre, exposée par Socrate en des termes plus dignes d'intérêt pour le psychologue, l'historien et le philosophe."

Voici des documents expliquant ces deux types de divination:


les augures
Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter, maître des signes ; il n'était pas question de partir à la guerre, de choisir l'emplacement d'un temple, de désigner un homme pour une fonction politique ou religieuse sans savoir si cela agréait aux dieux ; à la différence de la Sibylle, les augures ne prédisaient pas l'avenir, ils ne faisaient que consulter les dieux pour dire ce qui était fas et ce qui était nefas, autrement dit ce qui était autorisé ou interdit. En validant ainsi par la force sacrée les actions des hommes, les augures les libèraient de l'angoisse et de l'indécision.

Pour procéder à cette consultation, l'augure prenait son "lituus", un bâton recourbé ne présentant aucun noeud, et traçait dans le ciel, et, plus tard, sur le sol, le "templum", c'est-à-dire le périmètre sacré à l'intérieur duquel il entrerait en relation avec Jupiter : cette opération était "l'inauguratio"; à l'intérieur de ce périmètre, l'augure traçait ensuite une ligne nord-sud et une ligne est-ouest ; il se plaçait à leur intersection, tourné vers l'est, tandis que celui qui le consultait se tournait vers le sud. L'augure que nous voyons ici, avec son épaule et son bras droits entièrement découverts, ressemble curieusement aux bonzes asiatiques, il est saisi au moment où il "prend les auspices", c'est-à-dire où il observe le vol des oiseaux.

Le mot "auspices" vient en effet de "avis" - "oiseau" et "spicere" - "regarder" : si le vol passait à droite de l'observateur (dexter), les dieux étaient favorables, s'il passait à sa gauche, "sinister" (qui a donné notre mot "sinistre"), les dieux étaient défavorables. Il y avait deux sortes d'auspices, ceux que l'on sollicitait avec l'augure étaient dits "imperativa", ceux qui s'offraient d'eux-mêmes," oblaticia". Romulus et Rémus, en désaccord sur le lieu de fondation de leur ville, guèttèrent ainsi les auspices, chacun sur la colline qu'il avait choisie. Remus, sur l'Aventin, fut le premier à voir six vautours mais Romulus, peu de temps après, en compta douze. C'est ainsi qu'il sut que le Palatin, qu'il avait choisi, était agréé par les dieux.

Outre le vol et le cri des oiseaux, en particulier des pies, des corbeaux et des corneilles, l'augure observait aussi l'appétit des poulets sacrés : qu'ils refusent les grains, et le présage était néfaste, qu'ils le mangent avec voracité et le présage était faste ; d'autres augures, connus sous le nom d'"haruspices" (de haru - spicere : regarder les entrailles), observaient les viscères ("exta") des victimes sacrifiées : si le foie, la rate, l'estomac, les poumons le coeur et les reins présentaient les caractérisqiques voulues, ils étaient brûlés sur l'autel en offrande aux dieux, sinon, on recommençait le sacrifice. Sous Claude, les haruspices devinrent un collège spécial, distinct de celui des augures.

Les augures étaient inamoviles ; ils se recrutaient par cooptation au sien d'un collège sacré dont l'existence semble remonter au VII° siècle av. J. C. . Le collège des augures, qui comprenait six membres vers 300 av. J.C., atteignit 16 membres au temps de César. Bien que les Romains n'aient pas envisagé de se passer de leurs présages, les augures n'avaient pas toujours bonne presse parmi eux : Cicéron affirmait dans De Divinatine que deux augures ne pouvaient se regarder sans rire ...

Selon George Dumézil, le mot "augure" viendrait d'augus qui signifierait "plénitude de la force sacrée" : en se faisant appelé "Augustus", Octave, le premier empereur romain, se disait donc investi d'une sorte de légitimité jupitérienne. Quant à nous, nous gardons sans le savoir le souvenir de la consultation des augures préalable à toute fondation dans nos modernes "inaugurations"...

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les deux sortes de divination : la divination naturelle et la divination artificielle.

De tout temps, et chez tous les peuples, l'homme, inquiet sur l'avenir, s'est ingénié à trouver les moyens de le connaître ou de le prévoir, non seulement dans les grandes circonstances, mais pour ainsi dire au jour le jour, et dans le train ordinaire de sa vie. Aussi, en Grèce pas plus qu'à Rome, on ne se borna à chercher l'avenir dans les oracles des Pythies ou des Sibylles ; on entreprit de le découvrir de mille autres manières, et l'on inventa la divination.

Cette prétendue science, dont l'origine prête à tant de conjectures et de commentaires, avait fleuri dans l'ancienne Asie, en Égypte et surtout en Chaldée. Elle faisait partie de la théologie des Grecs, et fut érigée, à Rome, au rang des institutions de l'État. Elle avait ses maximes, ses règles précises et nettement formulées.

On distinguait deux sortes de divinations : l'une artificielle, l'autre naturelle.

On appelait divination artificielle un pronostic ou une induction fondée sur des signes extérieurs, liés avec des événements à venir ; et, divination naturelle, celle qui présageait les choses par un mouvement purement intérieur, et une impulsion de l'esprit indépendamment de tout signe extérieur. D'une part, on supposait que la divinité qui préside à la marche des événements manifeste d'avance sa volonté par des phénomènes sensibles, dans le ciel, dans les astres, dans l'air, sur terre, dans les animaux, dans les plantes, dans les entrailles des victimes, sur la physionomie des hommes et jusque dans les lignes de la main. D'autre part, on attribuait à l'âme, non sans raison toujours, le don de prévoyance naturelle, mais on exagérait cette faculté divinatrice, en la considérant comme une gardienne intérieure du corps, se détachant parfois de ses liens, et venant soit dans l'extase, soit dans les songes, dévoiler à l'homme les secrets de l'avenir.

En Grèce, les devins, les interprètes des songes, les prêtres ou aruspices chargés de l'inspection des victimes jouissaient d'une grande considération, et avaient de l'autorité. Ils étaient attachés au service des temples et des autels ; ils accompagnaient même les armées dans leurs expéditions. Mais c'est à Rome surtout que leurs fonctions revêtaient un caractère officiel.
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Ce message a été modifié par sandie72 - lundi 21 avril 2008 à 13:46.
mercredi 23 avril 2008 à 14:28
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Les techniques modernes

(extraits de l Encyclopaedia universalis)



Il y a d'abord le prophétisme qui se définit comme « une divination par intuition pure à l'état de veille » ; l'auteur le nomme « chresmologie de veille ». Cette forme représente l'aspect « le plus intuitif, le plus purement interne » de la divination.

- Le deuxième groupe comprend tous les procédés fondés sur un état hypnique ou hallucinatoire, obtenu de diverses manières, soit par le sommeil, naturel ou artificiel, soit par la transe, qu'elle soit provoquée par des moyens physiques et sensoriels, comme la fixation d'un objet brillant : cristallomancie, hydromancie (divination par l'eau), catoptromancie (divination par le miroir), soit par ingestion, inspiration ou injection d'un produit hallucinogène (pharmacomancie). Le Scouézec nomme ce deuxième groupe de mantiques la « chresmologie hallucinatoire » et, à juste titre, il le distingue du prophétisme.

- Il classe ensuite sous le nom de « divination mathématique », les procédés « savants » tels que l'achilléomancie chinoise (divination par les tiges d'achillée), la géomancie et ses formes africaines, l'astrologie et l'arithmomancie (divination par les nombres).

- Le quatrième groupe comprend sous le nom de « mantique d'observation » la divination par l'état, le comportement et les actes instinctifs des hommes, des animaux, des végétaux, ou bien par les modifications des objets et des êtres inanimés, l'haruspicine, l'extispicine, la divination fulgurale et la radiesthésie.
- La dernière catégorie, celle des « systèmes abacomantiques » (du grec abax, « table à calcul ») est constituée par les sorts et par les présages dont la tradition ou des tables de référence fixent l'interprétation divinatoire. Mais l'un des meilleurs moyens de comprendre les techniques divinatoires consiste dans l'étude du statut social du devin



Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 23 avril 2008 à 14:29.
mercredi 23 avril 2008 à 14:40
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La mantique [μαντικὴ τέχνή / mantiki tékhni] est à l'origine le nom qui a été donné dans la Grèce antique à l'art du pronostic.



Évolution

La croyance des anciens grecs en la possibilité de prédire l'avenir provint de l'idée que les dieux, de préférence quand on les priait, accordaient régulièrement des révélations par l'intermédiaires d'augures. Ces croyances furent partagées par les Romains et subsistèrent jusqu'à la fin du paganisme. Au fil du temps, l'art divinatoire s'enrichit de nouvelles pratiques. Aussi, par extension, le terme mantique fut utilisé pour désigner un ensemble de disciplines ayant pour objectif la perception de la volonté d'entités supérieures pour guider l'action humaine. Il faut distinguer :

-la mantique inductive, qui perçoit le savoir et la volonté des puissances supérieures de manière directe.
-la mantique intuitive, qui essaie de percevoir le savoir et la volonté des puissances supérieures à travers certains éléments censés révéler des phénomènes ; ainsi les tarots constituent une variante moderne de la mantique intuitive.

Pratiques divinatoires

En Grèce, lorsque l'on se lançait dans des entreprises importantes, en particulier lors de la guerre, on pratiquait la divination au moyen de sacrifices d'animaux comme des moutons. Le point prioritaire était la nature normale ou anormale des viscères, en particulier du foie, avec la vésicule biliaire et aussi le coeur et les poumons. De ces examens pouvaient résulter la décision de différer une attaque ou la mobilisation d'une armée ; mais parfois l'expérience était répétée jusqu'à ce qu'elle donne des résultats favorables aux projets des décideurs. Entrait en compte également la manière dont les animaux étaient allés docilement vers la table de sacrifice, comme aussi la manière dont a brûlé le sacrifice sur l'autel, le comportement de la flamme, la montée ou la descente de la fumée, etc...


Il y avait effectivement une tendance générale à considérer tous événements frappants et inhabituels comme une indication des dieux ; il y avait d'autres variantes de cet art mentidont quelques-unes très étranges furent, plus tard, vulgarisées. Ainsi en est-il de la chiromancie mentionnée par Aristote et de la croyance à l'inspiration divine dans les rêves mentionnée entre autres par Plutarque, croyance très ancienne mais qui chez les Grecs fut progressivement codifiée. Le pouvoir de voir plus ou moins clairement la signification d'un rêve en situation d'éveil, a été considéré par les grecs comme un don spécial d' Apollon.

La cléromancie [κληρομαντεία / kliromanteia], quant à elle, tirait parti d'un mouvement déclenché par l'homme et dirigé par le hasard, lequel était censé traduire une volonté divine. Ainsi peut-on voir, sur une coupe de Douris, des guerriers recourir, en présence de la déesse Athéna, à une "lithobolie", littéralement "jet de pierres" en guise de divination; les dés ont été utilisés pour les pronostics.

Depuis l'aube des temps les augures se sont préoccupés du vol des oiseaux ; les oiseaux les plus observés étaient les rapaces : aigles, vautours, faucons.


Les phénomènes célestes aussi étaient considérés comme pouvant avoir une valeur prémonitoire. A Sparte, on croyait que les étoiles filantes montraient le mécontentement des dieux au sujet des rois spartiates.(wiki)



Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 23 avril 2008 à 15:14.
samedi 26 avril 2008 à 09:15
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le statut du devin


statut traditionnel

Le statut du devin et les techniques de l'écriture

Savant intermédiaire entre les connaissances « inférieures » de l'humanité et les puissances « supérieures » de la divinité, le devin traditionnel fait porter son interrogation sur toutes les formes possibles de la présence du sacré dans les messages déchiffrables de l'univers. Aussi, dans les grandes civilisations antiques, la divination et le personnel divinatoire dépendent-ils du pouvoir royal et se rattachent-ils aux traditions sacerdotales. Les devins spécialisés, même s'ils n'étaient pas toujours considérés comme membres du clergé, demeuraient attachés au service de la royauté. Aux Indes, le chapelain royal (purohita), prêtre-brahmane, spécialiste de la science des signes, conseillait la monarchie. En Chine, la charge de devin par l'écaille de tortue constituait une dignité héréditaire de la cour impériale, la divination étant pratiquée au nom du roi. En Mésopotamie, selon les archives de Mari, le devin participait aux opérations militaires qui tenaient compte de ses présages dans la mesure où ils exprimaient les desseins des divinités tutélaires.


( extrait de l encyclopaedia universalis)

aujourd hui

LE ROLE SOCIAL DU VOYANT
par KAMINA BROCHKA

Le fait d'annoncer des événements futurs confère au voyant un certain prestige, mais surtout une grande responsabilité.
Celui qui l'interroge attend une réponse à ses questions, à ses préoccupations et parfois à ses angoisses. Cette réponse va influencer et cette influence doit s'exercer toujours dans le bon sens.
Il ne s'agit pas de répondre en fonction des désirs du consultant, même si celui-ci n'est venu que pour entendre ce qui lui convient.
Le voyant doit loyalement exprimer ce qu'il voit et ce qu'il ressent. Encore faut-il qu'il soit compétent, qu'il sache s'exprimer clairement, qu'il ne se contente pas de prédire, mais qu'il ait le désir d'apporter son aide.
Pour la personne qui subit une solitude, que celle-ci soit totale ou seulement morale, le voyant devient le confident, celui à qui il est possible de parler de soi, celui qui sait écouter et rassurer. Il ne faut surtout pas la décevoir, car ce serait la rejeter dans une situation aggravée qui lui ferait courir davantage de risques.
Dès le moyen-age, une réponse avait été donnée à ces situations dont certaines confinent au désespoir. L'église, autorité la plus reconnue et respectée, savait que les gens se sentaient seuls car il leur était difficile de communiquer librement avec les autres, par crainte qu'ils retirent une supériorité ou des profits des faiblesses avouées.
Elle savait aussi que beaucoup se culpabilisaient et ne parvenaient plus à retrouver la confiance en eux-mêmes, la sérénité et le dynamisme.
Alors l'église avait imaginé une psychothérapie qui s'appelle la confession. Le prêtre savait écouter, répondre et conseiller. Enfin, il rassurait celui qui se culpabilisait en effaçant ses fautes, à condition qu'un effort soit accompli (la pénitence) pour repartir à zéro dans de bonnes directions.
Notre vingtième siècle n'a rien arrangé. Malgré les agitations, les précipitations et les tumultes de la vie quotidienne, malgré les foules et les cohues, malgré l'existence d'une multitude de moyens de communication, bien des gens se sentent seuls, isolés et ignorés.
Aujourd'hui, autant qu'au moyen-age, c'est une société d'égoïsme, d'exploitation de l'autre et de violence qui fait se développer la prudence et la méfiance jusqu'au manque de confidence en soi. Pour de multiples raisons, les pratiques religieuses de nos ancêtres n'ont plus cours ou sont plus rares.
Les besoins profonds restent identiques et nos contemporains se tournent vers le Psychologue ou Voyant qui, déjà, possède une renommée justifiée depuis les époques les plus lointaines et dans toutes les régions du globe.

COMPETENCE ET SINCERITE

Lorsqu'une personne pénètre dans un cabinet de voyance, il doit se créer une atmosphère qui se détend au fur et à mesure que se déroule la consultation.
Dès les premiers instants le "véritable voyant" ressent comme une image psychique de cette personne qu'il se garde bien d'interroger.
Faire parler le consultant est ce dont il se méfie, car c'est l'attitude du voyant qui n'a rien à dire. Cette "voyance directe", qui est ressenti, va être complétée par un support qui peut être les cartes, le tarot, la boule de cristal ou tout autre.

Parfois, certains ont besoin d'entendre parler de leur passé, pour que s'instaure la confiance nécessaire. Dans ce cas, il convient de ne pas s'y attarder. Le consultant n'est pas venu pour cela. Son passé, il le connaît et il est bon de ne l'évoquer que pour éclairer l'avenir.

Ensuite, c'est la consultation profonde à laquelle il faut consacrer tout le temps nécessaire pour traiter tous les sujets de préoccupation : santé, profession, amour, famille, études, etc... Faire comprendre à l'autre qu'il reste trop longtemps serait affaiblir sa confiance et les possibilités de l'aider.

Le voyant doit connaître les limites de sa compétence et ne pas vouloir se dépasser en annonçant, par exemple, chaque fois des dates précises, alors qu'il doit savoir que la voyance ne maîtrise pas le temps.

Il doit maîtriser ses intuitions et sa médiumnité, ainsi que le support qu'il utilise. Ce support lui révèle des symboles qui sont à interpréter. Une fausse interprétation entraîne une prédiction fausse alors que la voyance pouvait être juste.
Compétence et sincérité : deux qualités indispensables qui apportent au consultant un apaisement certain, quelle que soit sa situation, car, inconsciemment, il s'en rend compte.

Il est évident qu'acquérir la compétence nécessite "un vécu" et "un travail" permanent pour maîtriser cette intuition qui peut être qualifiée de médiumnité et qui jaillit spontanément, puis qui se fixe et se développe par l'utilisation d'un support. Celui-ci, quel qu'il soit, nécessite un travail technique qui s'ajoute à une mise en condition par un état de sérénité psychique et physique.

EXPRIMER SA SINCERITE

C'est seulement lorsque sa compétence donne au voyant la possibilité de dire ce qu'il "voit" et ce qu'il "ressent", que vient le moment où il utilisera sa psychologie. Il ne s'agit pas d'une psychologie universitaire, mais d'une psychologie pratique qui va tenir compte de la personnalité du consultant pour déterminer la façon de lui annoncer des événements heureux ou fâcheux.
Le voyant se trouve alors dans la position d'un médecin qui vient d'établir un diagnostic. Comment va-t-il annoncer son état à un malade dont la vie est en danger? S'il s'agit d'un malade qui a le désir de guérir et de vivre, il ne s'exprimera pas comme lorsqu'il s'agit d'un malade qui va se désespérer et "baisser les bras" devant la gravité de sa maladie.

AU-DELA DE LA PREDICTION

Compétence, sincérité et expression de la prédiction sont les trois dimensions de la consultation de Voyance.
Mais celui qui se dit voyant, ne peut, à mon sens, exercer cette activité que s'il possède un véritable esprit humaniste, s'il aime vraiment les autres et s'il est convaincu de son rôle social.

Une prédiction doit apporter une aide à celui qui la reçoit.

Voir des difficultés à affronter n'est pas suffisant, encore faut-il placer le consultant dans les meilleures conditions pour les aborder et pour les vaincre.
Le voyant est le mieux placé pour déceler les solutions possibles et pour les étudier avec l'intéressé qui, aveuglé par ses craintes, risque de ne pas les découvrir.
La confiance en soi est un élément que le voyant peut faire naître chez celui qui l'a perdue. Il sera alors en meilleure condition pour faire face.
Le voyant ne va certainement pas changer l'avenir, mais il va libérer le libre-arbitre du consultant pour en atténuer les conséquences.

Prenons un exemple très simple. Imaginons un voyant qui dit à son consultant : "vous êtes venu à vélomoteur et, sur le chemin que vous allez emprunter de nuit pour rentrer chez vous, il y a un grand trou sur la route."
Le trou sera là, mais le consultant pourra faire agir son libre-arbitre pour rouler lentement et avec vigilance afin d'éviter le trou.

Dans des cas contraires, certains n'ont pas conscience des chances qui leur sont offertes et qu'ils risquent de laisser passer.
C'est le voyant qui après les leur avoir révélées, leur donnera les moyens d'en profiter.

C'est là le rôle essentiel du voyant dont les prédictions seront suivies d'une action positive en faveur du consultant. Il agira ainsi "modestement", sans s'octroyer une dimension qui ne serait que vanité.

Il faut éviter et craindre ceux qui affichent ce qu'ils appellent "leur don" pour annoncer des événements à des personnes qui ne leur demandent rien, ou encore ceux qui s'entourent de décors aussi grotesques que stupides pour impressionner leurs consultants. Ceux-là risquent d'entraîner des personnes dans la peine vers des situations qui ne serviront que les intérêts de ces pseudos voyants dont les méthodes, très répandues aujourd'hui, sont à dénoncer c'est souvent l'information saine qui fait défaut.
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Kamina BROCHKA



Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 26 avril 2008 à 09:19.
lundi 28 avril 2008 à 17:57
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petit lexique:


Selon Emanuel SWEDENBORG suédois (1688-1772)

Médium: C’est un être qui est en mesure d’entrer en communication avec les morts. Pour admettre qu’un tel phénomène existe, il faut partir du postulat selon lequel une autre forme de vie existe au-delà de la vie terrestre et matérielle, dans une dimension qui se trouve au- delà ou par-delà l’univers du monde imperceptible à l’oeil nu mais dont on sait, aujourd’hui, qu’elle existe. Il s’agit de l’univers des cellules, des atomes, des ondes, des structures de la matière et de la lumière. Les esprits des défunts emploieraient en quelque sorte ce canal, si l’on peut le nommer ainsi, pour entrer en communication avec l’esprit du médium. Il existe aujourd’hui une technique, la transcommunication, qui part de ce postulat et semblerait offrir de nouvelles perspectives dans ce domaine d’investigation.

Le Voyant: C’est un être qui, soit par induction, c’est-à-dire en exploitant ses facultés cognitives spontanées, sans aucun support donc, soit par déduction, c’est-à-dire en exerçant des arts divinatoires et des mancies, est en mesure de pénétrer la conscience et la mémoire intuitives d’un tiers et de révéler des évènements, des faits à son passé et à son avenir.

Le visionnaire: c’est un être dont les préoccupations ou les états d’âme sont du domaine de la mystique ou de la religion et qui, là encore, soit par induction, c’est-à-dire sous l’emprise de phénomènes spontanés dus le plus souvent à une grande réceptivité psychique, soit par déduction, c’est-à-dire en employant des techniques de méditation et de prière, peut être l’objet de visions prophétiques.

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Claivoyance: du latin calare, “appeler”, clamare, “clamer” et veant, “vue”, signifie “qui a la vue perçante, perspicace, qui voit et annonce (à l’instant) ce qu’il voit”.

Extralucide: signifie “brillant, lumineux” et vient du latin lux, “lumière”. Un voyant extralucide est donc censé posséder un don de double vue, brillant, lumineux.

Intuition: le latin intuitio, “image réfléchit dans un miroir”, est dérivé de intueri, qui signifie “regarder attentivement, se représenter par la pensée”.
La vraie nature et le fonctionnement de l’intuition est une faculté innée, plus ou moins développée ou éveillée, qui favorise une contemplation immédiate de ce qui est ou doit être.

Prédiction: du latin prae, “à l’avance”, et dicere, “dire”, signifie “dire ou annoncer à l’avance”.

Prémonition: du latin prae, “à l’avance”, et monitio, “avertissement, conseil”, signifie “donner un conseil ou un avertissement à l’avance”.

Pressentiment: du latin prae, “à l’avance”, et sentire, “sentir”, est un sentiment non raisonné qui fait prévoir un évènement futur.

Vision: il s’agit d’une chose qu’il n’est pas donné à l’oeil de voir habituellement, là encore, et qui s’impose à l’esprit ou à la vue. On distingue alors la vision intuitive (voir intuition) prémonitoire (voir Prémonition) qui s’impose à la vue.

“Don de prémonition”, c’est-à-dire chez qui cette faculté innée et sans aucun doute inhérente à l’âme humaine, sommeillant donc en chacun de nous, s’opère, sait, instinctivement ou logiquement, exploiter le phénomène de la mémoire qu’est l’intuition, afin de s’avertir d’un fait important pour lui, qui ne s’est pas encore produit, mais qui se produira sûrement, car tout y conduit.

“Il semble que la voyance soit plus facilement épanouie chez les gens sensibles et créatifs possédant de l'originalité, une grande indépendance ou un côté solitaire, une franche ouverture d'esprit et bien souvent un grand sens artistique et esthétique. Cela semble évident: la voyance relève d'une hypersensibilité au monde et aux autres. Concernant leur capacité, les voyants expliquent souvent l'avoir développée suite à un parcours de vie difficile, une enfance douloureuse ou des événements traumatisants. D'autres racontent s'être mis à voir des choses suite à des chocs violents, physiques ou psychologiques.”

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jeudi 19 juin 2008 à 19:16
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A tu remarquée Sandie que les gens qui portent de l or sont plus coincée que ceux qui porte de l argent??? Je savais pas ou postée alors je l ai mis la!!!
jeudi 19 juin 2008 à 20:40
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Je ne l ai jamais remarqué...J essaierai d observer cela quand j en aurai l occasion! happy.gif
jeudi 19 juin 2008 à 23:20
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thecrow
jeudi 19 juin 2008 à 19:16
A tu remarquée Sandie que les gens qui portent de l or sont plus coincée que ceux qui porte de l argent??? Je savais pas ou postée alors je l ai mis la!!!





je porte les deux, que faut-il en penser alors? huh.gif
vendredi 20 juin 2008 à 06:53
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Anar8383
jeudi 19 juin 2008 à 23:20
je porte les deux, que faut-il en penser alors? huh.gif




Heu!!!!! Que tu a pas de gout mrgreen.gif


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