
| QUOTE (sandie72 @ 20 Oct 2006 à 22:00) |
| Le dormeur du val C'est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut. Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid. Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. |
| QUOTE (Express @ 20 Oct 2006 à 21:55) |
| Mai 1872, ultime poème de la langue française, personne n'ira au-delà: |
| QUOTE (Mister_Saltarello @ 21 Oct 2006 à 19:15) | ||
Mouais... Il me semble plutôt que c'est Char qui a mis un point final à la poésie française. |
| QUOTE (julia_amgreat @ 20 Oct 2006 à 21:38) |
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| QUOTE (Express @ 21 Oct 2006 à 20:40) | ||||
Bof. Char devait tout à Rimbaud et ne manquait pas de le mentionner lui-même. La triade sacrée Hugo-Baudelaire-Rimbaud a tout dit en matière de poésie, après ce n'a été que des variations plus ou moins heureuses. |
| QUOTE (Loudon Dodd @ 22 Oct 2006 à 12:16) | ||||||
Il y a quand même quelques grand poètes au XXème siècle : Desnos, Ponge, Michaux... |
| QUOTE (sandie72 @ 20 Oct 2006 à 22:00) |
| Le dormeur du val C'est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut. Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid. Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. |
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