dimanche 23 mars 2008 à 02:40
jeudi 20 mars 2008 à 17:28 Non, parce que pour qu'il puisse exister ; il faut d'abord que l'on puisse prouver son existence.
Revient au sujet et essaie de nous prouver que ton mythe est "réel".
le réel est une idée qu'on se fait de la réalité.
Ca rejoint la construction logique de la pensée à partir du langage, des regles et des mots.
pour illustrer un petit passage de platon;
Nature des Formes
C'est l'examen des objets mathématiques qui permet le mieux de comprendre la théorie des Formes. Un cercle, par exemple, est défini comme une figure plane composée d'une série de points dont tous sont équidistants d'un point donné. Mais personne n'a jamais vu une telle figure. Ce que les gens ont vu en réalité, ce sont des figures dessinées qui représentent des approximations plus ou moins réussies du cercle idéal. En fait, lorsque les mathématiciens définissent un cercle, les points mentionnés ne sont nullement des points spatiaux, ce sont des points logiques. Ils n'occupent pas d'espace. Néanmoins, bien que la forme d'un cercle n'ait jamais été perçue, et n'ait jamais pu l'avoir été, les mathématiciens et les autres savent fort bien ce que c'est qu'un cercle.
Le fait qu'ils puissent définir un cercle démontre qu'ils possèdent une connaissance de la nature du cercle. Pour Platon donc, la « circularité » en tant que forme existe, mais pas dans le monde physique du temps et de l'espace. Elle existe comme objet immuable dans un monde de Formes ou d'idées que seule la raison peut appréhender. Les Formes ont une réalité supérieure aux objets dans le monde physique, tant en raison de leur perfection et de leur immuabilité, qu'en raison du fait qu'elles constituent des modèles pour les objets physiques ordinaires dont toute la réalité procède de la similitude avec elles. Circularité, quadrature et triangularité sont donc d'excellents exemples pour illustrer ce que signifient, pour Platon, les Formes.
Un objet existant dans le monde physique ne peut être appelé cercle, carré ou triangle que dans la mesure où il ressemble (« participe », pour reprendre l'expression de Platon) aux formes que sont la « circularité », la « quadrature » et la « triangularité ».
Platon étendit sa théorie au-delà du champ des mathématiques. En particulier, elle joue un rôle important en éthique. La théorie des Formes a pour but d'expliquer comment le même terme universel peut se rapporter à tant de choses et d'événements particuliers. Le terme justice, par exemple, peut s'appliquer à des centaines d'actes particuliers parce que ces actes ont quelque chose en commun, à savoir leur ressemblance ou participation à la «!justice!» comme Forme.
Un individu est humain dans la mesure où il ressemble ou participe à l'«!humanité!» comme Forme. Si l'«!humanité!» est définie comme le fait d'être un animal raisonnable, alors un individu est humain dans la mesure où il est raisonnable. Un acte particulier est courageux ou lâche dans la mesure où il participe à la forme du courage ou de la lâcheté. Un objet est beau dans la mesure où il participe à l'idée ou la forme de beauté. Donc, dans le monde de l'espace et du temps, toute chose est ce qu'elle est en vertu de sa ressemblance ou de sa participation à sa forme universelle.
Pouvoir définir le terme universel montre que l'on a saisi la Forme à laquelle le terme universel se rapporte. Platon a une conception hiérarchisée des Formes. La Forme suprême est la forme du Bien qui, comme le soleil dans le mythe de la caverne, illumine toutes les autres idées. La théorie des Formes est destinée à expliquer comment on parvient à la connaissance et comment les choses sont devenues ce qu'elles sont. Ainsi, la théorie platonicienne des Formes constitue à la fois une épistémologie (théorie de la connaissance) et une ontologie (théorie de l'être).