vendredi 14 mars 2008 à 15:49
CITATION(europe @ mardi 22 janvier 2008 à 11:05)

Partout dans le monde, des initiatives de ce type germent. Bedzed, un "écoquartier" situé au sud de Londres, est la plus célèbre d'entre elles. D'autres, de dimensions diverses, sont en préparation en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie et au Portugal.
La course vers la "Maison Verte" et non vers la Maison Blanche.
Dans la précipitation, des bavures où l'argent du contribuable nous sort par le nez.
On a voulu faire un éco-quartier, à l'instar du Bedzed londonien, mais on a volontairement omis de rendre impraticable et inconstructible le sol pollué du Limeil-Brévannes, afin d'exploiter au mieux les droits de préemption et les valeurs foncières des terrains tout en leur donnant une "touche écologique", verte, pour le mieux, les sirènes de la mode obligent.
Ahahah, quelle histoire de fous.
L'écologie, "l'architecture verte" voudrait économiser de l'argent, de l'énergie, alors que là, on va le jeter par les fenêtres pour colmater les erreurs d'investitures.
Heureux ou malheureux.
A Limeil-Brévannes, le sous-sol pollué du futur éco-quartier au coeur de l'élection municipaleLE MONDE | 13.03.08 |
Les 9,5 hectares sur lesquels doit être construit l'éco-quartier des Temps durables, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), sont pollués. L'ensemble de 1 100 logements vise pourtant l'excellence écologique,
à l'image de ceux de Vauban à Fribourg (Allemagne) et de BedZED (Grande-Bretagne). Cette pollution est au coeur de la campagne électorale, à la suite de la sortie opportune de plusieurs documents. Peut-elle être confinée de façon absolument sûre ? Le maire, Joseph Rossignol ( div, g ) en ballottage, et son principal concurrent, le conseiller municipal d'opposition Roland Patrzynski ( UMP), s'opposent sur la question.
Plusieurs études ont été réalisées à la demande de la mairie, notamment par la société de conseil Iduna Environnement, en vue d'une enquête d'utilité publique qui a eu lieu du 14 février au 15 mars 2007 et dont le dossier a été rédigé par le cabinet Tribu.
Le diagnostic environnemental souligne que le site est recouvert par des remblais "incontrôlés et divers", sur 4 à 13 m d'épaisseur. Des sondages ont permis de détecter des métaux lourds (plomb et cuivre) à 4-5 m de profondeur, du trichloréthylène à 3,30 m, et du pyralène en concentrations élevées,
"incompatibles avec un usage sensible, mais limitées aux remblais profonds" (5-10 m).
A cela s'ajoutent divers polluants comme l'arsenic, à moins de 5 m de profondeur, très ponctuels et dispersés. Tribu note aussi que si l'évaluation détaillée des risques (EDR)
"conclut à un indice de risque faible pour les futurs habitants, ce risque n'est pas aussi faible pour les enfants".
Il regrette aussi que le risque n'ait pas été pris en compte pour les milieux naturels tels que le parc départemental de la Plage bleue avec son plan d'eau et la Seine.
POPULATIONS EXPOSÉES
Consultée, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), dans un courrier adressé au préfet le 4 octobre 2006, rendait "un avis défavorable au projet en l'état actuel du dossier". Elle estimait qu'il
"présente de trop nombreuses lacunes ne permettant pas de juger en toute connaissance de cause des risques sanitaires pour les futurs occupants ainsi que pour les employés réalisant ces travaux".
Le dossier devait évoluer, puisque le 17 octobre 2006, le directeur régional de l'environnement émettait un avis favorable de principe assorti de quelques remarques :
"Le choix de créer des logements sur ce site (...)
m'apparaît de nature à exposer les populations à une possible pollution en métaux lourds et composés chimiques. Il conviendrait de veiller à une information transparente sur ce point."Un mois plus tard, la DDASS émettait un avis favorable, sous réserve de prescriptions visant à mettre en place "toutes mesures permettant de supprimer les voies de transfert des polluants et/ou de supprimer toute source d'exposition de la population à la pollution qui restera en place sur le site".
Accusé d'avoir dissimulé les expertises, le maire répond que les documents liés à la déclaration d'utilité publique étaient consultables à la mairie. Il ajoute qu'il a été donné une réponse favorable à toutes les préconisations. Et il rappelle que les pollutions ayant pu être localisées, les procédés de dépollution seront adaptés à chaque cas.
Le coût de ce nettoyage est estimé à 1,674 million d'euros, selon le maire. Plusieurs solutions sont envisagées, en accord avec les dix investisseurs sélectionnés pour construire les logements, et qui en assumeront le coût et la responsabilité. C'est ainsi qu'une véritable usine démontable pourrait être installée sur le site, qui traiterait certaines terres polluées (plus de 40 000 m
3) et les réaffecterait sur place dans le cadre de travaux de voirie, par exemple.
Il est également question d'utiliser des géotextiles qui laissent s'infiltrer l'eau mais l'empêchent de remonter. La ville fera appel à un bureau d'études qui effectuera chaque année des sondages afin de surveiller de possibles déplacements de la pollution. Source d'eau douce:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1022529
Ce message a été modifié par europe - vendredi 14 mars 2008 à 15:52.