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samedi 06 octobre 2007 à 22:12
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Suite au sujet sur les maisons passives ( le lien http://www.comlive.net/Maisons-Passives-La...tion,146829.htm ) , l'idée m'est venue de vous proposer de continuer le débat avec un élargissement de son champs par l'énonciation de quelques pratiques européennes actuelles de cette discipline.

Bon, voilà:


Les Pratiques européennes de l'architecture écologique:

Depuis le sommet de Rio, la démarche européenne a été appliquée à l'architecture et à l'urbanisme avec plus ou moins de rapidité et d'efficacité selon les pays.

L'union européenne joue un rôle moteur dans la mise en place d'alternatives écologiques à travers la normalisation communautaire et certains programmes expérimentaux: EC 2000 sur l'énergie et le confort, Sunh ( Solar Urban Housing ) sur l'énergie solaire, Cepheus ( Cost Efficient Passive House as European Standard ) sur l'habitat passif économiquement efficace.

Au-delà de leur soutien financier, ces programmes, initiés actuellement par la direction générale Energie et transport ( DG XVII ), favorisent le développement de méthodes et d'outils de conception communs, et facilitent les échanges entre les professionnels des différents pays.


Le contexte international:

La recherche d'une alternative écologique dans le secteur du bâtiment s'inscrit dans le cadre de réflexions menées à l'échelle internationale. Le conseil des architectes européens ( CAE ) a participé à la rédaction d'un ouvrage intitulé The Green Vitruvius.

L'union internationnale des architectes ( UIA ) a préparé une Déclaration d'interdépendance pour un futur durable.
L'association Green Building Challenge développe un réseau d'échanges sur la base d'axes de recherche communs, de conférences et de publications. Elle regroupe 14 pays, dont le Canada, les Etats-Unis, les Pays-Bas et le Royaume-Unis, et a développé son propre système d'évaluation, le Green Building Tool.

En France, le Gepa sensibilise les concepteurs aux risques que représentent à la fois l'épuisement des ressources naturelles, le réchauffement de la planète et les exclusions sociales. Il voit dans la démarche environnementale une " chance historique pour les architectes " et les encourage à se former pour être capables d'en devenir les coordinateurs.


Pour commencer avec,

Le concept Suisse Minergie:

La confédération helvetique s'est fixé pour objectif une diminution de 10% des émisions de CO2 avant l'an 2010.
le concept Minergie a été créé dans ce contexte. C'est une marque déposée appartenant aux cantons de Zurich et de Berne. Ses droits d'exploitation sont gérés par la cofédération, 25 cantons et environs 50 entreprises, associations et écoles.

Minergie vise à promouvoir une utilisation rationnelle de l'énergie, l'emploi d'énergies renouvlables, l'améloration de la qualité de vie, la compétitivité économique et la diminution des nuisances sur l'environnement. les objectifs du concept Minergie sont définis par des exigences quantifiés avec des valeurs maximales de consommation de chauffage et d'électricité.

En suisse, la consommation de l'énergie dans le secteur du bâtiment est liée pour:

_ 65% au chauffage, à la climatisation et à la ventilation;
_15% à la construction;
_10% à la consommation d'eau chaude;
_10% à la consommation électrique.

Les réalisations Minergie ne consomment qu'environ 35% de l'énergie utilisée par une construction neuve conventionnelle.
Le label Minergie fait l'objet d'une promotion intensive. a sa création, il concernait essentiellement l'habitat et en particulier les maisons individuelles. En 2000, la Confédération a annocé qu'il serait appliqué à tous les bâtiments fédéraux et aux opérations qu'elle subventionne.

Plusieurs cantons ont rendu le label obligatoire pour leur propres constructions et offrent des aides financières pour les projets Minergie. Lorsque le bâtiment répond aux exigences du label, certaines banques proposent une réduction d'environs 1% des crédits consacrés à la construction pendant les deux, voire les cinq premières années de remboursement.




Ce message a été modifié par europe - samedi 06 octobre 2007 à 22:16.
dimanche 07 octobre 2007 à 23:58
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Le problème c'est les préjugés des gens sur ce type de choses, "trop cher, pas assez sûr, etc".
mercredi 10 octobre 2007 à 15:19
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Alors je me permets ( d'une certaine manière ) de répondre à ta question sur la méconnaissance de ce type d'architecture écologique par le grand public en citant cette partie du débat ( rapatriée d'un autre topic ) qui confère la nécessité absolue de faire connaître ce type d'architecture par tous les moyens possibles.


Heavy Wizard:
Mod musique.

"Il est absolument clair que la vulgarisation scientifique est une nécessité complète.
En tant que mathématicien, je le sais : mon travail consiste en grande partie à remâcher des théories incompréhensibles pour ceux qui en ont besoin, mais n'ont pas le temps de refaire le travail des génies.

Dans un autre sens, plus que pour lutter contre l'inculture scientifique, qui permet aux charlatans de raconter n'importe quoi, la science a beaucoup à faire en matière de communication pour regagner la confiance d'un public qui y voit la bombe atomique et les monstres résultants des expériences génétiques qu'autre chose".




europe:
Membre.

" Pour poursuivre l'idée sur la necessité absolue d'une vulgarisation scientifique, didactique et trés ciblée vers le bon entendement du grand public, j'aimerai bien vous citer ici un passage ( qui a retenu mon attention ) transcrit par Descartes traduisant sa vision " assez fantasque" selon lui, sur l'utilité des sciences:


" Je ne laissais pas toutefois d'estimer les exercices auxquels on s'occupe dans les écoles.

Je savais que les langues qu'on y apprend sont nécessaires pour l'intelligence des livres anciens;
que la gentiellesse des fables réveille l'esprit;

que les actions mémorables des histoires le relèvent, et qu'étant lues avec discrétion elles aident à former le jugement;

que la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus hônnetes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées;

que l'éloquence a des forces et des beautés incomparables; que la poésie a des délicatesses et des douceurs trés ravissantes;

que les mathématiques ont des inventions trés subtiles, et qui peuvent beaucoup servir à contenter les curieux qu'à faciliter tous les arts et diminuer le travail des hommes;

que la philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses, et se faire admirer des moins savants;

que la jurisprudence, la médecine et les autres sciences apportent des honneurs et des richesses à ceux qui les cultivent; et enfin qu'il est bon de les avoir toutes examinées, même les plus supertitieuses et les plus fausses, afin de connaître leur juste valeur, et se garder d'en être trompé.

(...) Mais je croyais avoir déjà donné assez de temps aux langues; et même aussi à la lecture des livres anciens, et à leurs histoires, et à leurs fables. Car c'est quasi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.

(...)
Mais lorsqu'on emploie trop de temps à voyager on devient enfin étranger en son pays; et lorsqu'on est trés curieux des choses qui se pratiquaient aux siècles passés, on demeure ordinairement fort ignorant de celles qui se pratiquent en celui-ci. "


Le discours de la méthode,
René Descartes p 10, 11.


Ce message a été modifié par europe - mercredi 10 octobre 2007 à 15:34.
mercredi 17 octobre 2007 à 23:20
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Mince ... j'aurais du tomber sur le post d'europe plus tôt .. il aurait pu servir au mémoire de ma copine sur la communication scientifique.
Bref, ce qui est fait est fait et ça ne l'empechera pas d'avoir du succès.

Une question concernant l'achitecture écologique et les normes européennes, quelqu'un a t il une idée de la place de l'écoconception, notamment des matériaux ?
mardi 22 janvier 2008 à 12:05
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Et voilà que nous exportons, à grande échelle, notre expérience et nos innovations dans le domaine architectural et énergivore vers d'autres sphères qui se permettrons de payer très chers les enjeux et perspectives d'un développement durable, d'une architecture en symbiose avec l'environnement.

Une tentative réelle vers une conversion forcée de leurs consommations à outrance, ou une investiture qui cache plus qu'elle ne promet.

Des doutes, vu l'ampleur du projet.
Je vous fais part de ces courses contre la montre, pour une hégémonie énergétique.


Abu Dhabi lance un projet de ville écologique modèle en plein désert

L
'initiative a de quoi surprendre. L'émirat d'Abu Dhabi, l'un des principaux exportateurs de pétrole, doit annoncer, lundi 21 janvier, un investissement de 15 milliards de dollars (10 milliards d'euros) dans une ville écologique modèle, baptisée Masdar (la source, en arabe), dont la première pierre sera posée prochainement.

Elle sera érigée en plein désert, non loin de l'aéroport d'Abu Dhabi et, si ses promoteurs réussissent leur pari, devrait compter 50 000 habitants en 2015. Selon l'émirat, Masdar sera la première ville au monde "sans émissions de carbone, sans déchets, sans voitures". Les plans ont été dessinés par le cabinet d'architectes britannique Foster and Partners, qui s'est librement inspiré des médinas traditionnelles. La ville sera compacte, carrée et ceinte de murs pour la protéger des vents chauds du désert. Ses ruelles seront étroites, ombragées, bordées de cours d'eau pour les rafraîchir. Aucun habitant n'aura plus de 200 mètres à parcourir pour accéder aux commerces et services. La marche et le vélo seront privilégiés. Pour les plus longues distances, un système de transport automatisé - de petites cabines individuelles fonctionnant sur le modèle d'un tramway - remplacera les voitures.

L'objectif affiché est de recycler la totalité des déchets. La consommation d'eau de mer dessalée sera réduite de 80 % grâce au recyclage. Une partie des eaux usées irriguera des plantations situées à l'extérieur des murs. Les cultures serviront à l'alimentation et à la production d'agrocarburants. L'énergie solaire sous toutes ses formes sera prépondérante pour approvisionner la ville en énergie.

Quel intérêt pour Abu Dhabi ? "Diversifier notre économie, répond d'emblée Sultan Al Jaber, directeur de la Compagnie d'Abu Dhabi pour l'énergie du futur. Nous voulons garder notre rôle-clé sur le marché de l'énergie. Il est naturel que nous nous tournions vers celles du futur."

L'émirat veut faire de Masdar la "Silicon Valley des énergies renouvelables". "Nous voulons rassembler à cet endroit étudiants, chercheurs, hommes d'affaires, écologistes", explique M. Al Jaber. Les entreprises seront exemptées d'impôts grâce à l'instauration d'une zone économique spéciale. Un fonds d'investissement aura pour objectif d'attirer les entreprises innovantes. Un institut de recherche sera créé, avec le soutien du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Abu Dhabi veut faire de Masdar un lieu de création et d'expérimentation, une vitrine pour les technologies "propres" : solaire photovoltaïque et thermique, rafraîchissement solaire, énergies éolienne et marine, géothermie, agrocarburants, hydrogène, transports et bâtiments propres, recyclage de l'eau, séquestration du carbone...

Masdar a reçu le soutien du Fonds mondial pour la nature (WWF) dans le cadre de son programme One Planet Living (Vivre sur une seule planète). "L'empreinte écologique d'Abu Dhabi est l'une des plus élevées au monde. Si tout le monde sur Terre s'y situait, nous aurions besoin de cinq planètes pour vivre", explique Jean-Paul Jeanrenaud, directeur du programme.Transports, climatisation, dessalement de l'eau de mer, importation de produits alimentaires : tout repose aujourd'hui sur l'énergie fossile. "Masdar est le signe que les dirigeants de ce monde réalisent que nos ressources ne sont pas inépuisables, poursuit M. Jeanrenaud. C'est un projet particulièrement intéressant parce qu'il se situe dans le Golfe, qui vit du pétrole."

Partout dans le monde, des initiatives de ce type germent. Bedzed, un "écoquartier" situé au sud de Londres, est la plus célèbre d'entre elles. D'autres, de dimensions diverses, sont en préparation en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie et au Portugal. Mais la seule rivale de Masdar en terme de taille se situe pour l'instant en Chine : la ville "verte" de Dongtan, au nord de Shanghaï, vise 50 000 habitants en 2010 et 500 000 en 2050.

Source:
LE MONDE | 21.01.08 |
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...-1001884,0.html


Ce message a été modifié par europe - mardi 22 janvier 2008 à 12:11.
mercredi 23 janvier 2008 à 12:38
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europe
samedi 06 octobre 2007 à 22:12




Cette source me paraît maléfique ( périmée.)
Un petit coup de baguette magique ( coup de jeune. )


Source:
LE MONDE | 21.01.08 |
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...-1001884,0.html



Les dix principes d'un urbanisme écologique énnocés lors de la conception:


Le programme One Planet Living du Fonds mondial pour la nature (WWF) fixe dix principes à respecter dans les quartiers ou villes qui se veulent "durables" :


- aucune émission de carbone ;

- aucun déchet ;

- utilisation de transports durables ;

- utilisation de matériaux certifiés et recyclés ;

- alimentation basée sur des produits locaux respectueux de l'environnement ;

- maîtrise de la consommation d'eau ;

- protection de la faune et de la flore ;

- utilisation des traditions architecturales locales ;

- promotion d'un commerce équitable respectant les standards de l'Organisation internationale du travail (OIT) ;

- développement de la qualité de la vie.



Edit:

( Une belle épopée, il faut néanmoins regarder sous les programmes si ces exigences sont réalisables sans vraiment empiéter sur d'autres caractères écologiques, et surtout respecter les délais de réalisation sans nuire à la structure socio-économiques des pays voisins.

La main d'œuvre, ça compte aussi dans les prérogatives. )



Ce message a été modifié par europe - mercredi 23 janvier 2008 à 12:48.
jeudi 24 janvier 2008 à 20:08
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Ce journal est fabuleux, par moment.

Je ne saurai expliquer, entre-autre, l'architecture écologique d'une manière interactive mieux que ces schémas divulgués au grand public.


Economies d'énergie pour les habitations

LEMONDE.FR | 10.12.07 |

http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3...1-946550,0.html


Ce message a été modifié par europe - jeudi 24 janvier 2008 à 20:08.
lundi 10 mars 2008 à 19:30
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Yorgat
mercredi 17 octobre 2007 à 23:20
Mince ... j'aurais du tomber sur le post d'europe plus tôt .. il aurait pu servir au mémoire de ma copine sur la communication scientifique.




Désolée pour elle.

Mes recherches comportent en ce moment le dialogue pour aller, entre-autre, dans le sens de ce " vernissage" de la communication scientifique.

( Edit sur une faute, ahah.)


Ce message a été modifié par europe - lundi 10 mars 2008 à 19:35.
lundi 10 mars 2008 à 19:53
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europe
samedi 06 octobre 2007 à 22:12
Désolée pour elle.

Mes recherches comportent en ce moment le dialogue pour aller, entre-autre, dans le sens de ce " vernissage" de la communication scientifique.

( Edit sur une faute, ahah.)





Pour quelqu'un qui bosse dans la communication, c'est dommage de faire des phrases incompréhensibles...
lundi 10 mars 2008 à 19:59
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Oui, et ?

T'es hors sujet, l'anim.
mardi 11 mars 2008 à 11:40
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europe
samedi 06 octobre 2007 à 22:12
Oui, et ?
T'es hors sujet, l'anim.




Et bien, j'aimerais comprendre le but de ce topic et les posts que tu y fais.
Le sujet à l'air intéressant, mais j'arrive pas à cerner ou tu veux en venir.
C'est dommage...
mardi 11 mars 2008 à 22:36
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Le sujet, comme le titre l'indique, traite de la notion de l'architecture écologique en tant que discipline ayant des lois en vigueur et des applications à l'échelle de l'Europe, étant donné que c'est un concept architectural pratiquement récent, vu les bouleversements subvenus sur notre manière de concevoir et de réaliser le bâtiment, la construction, les pratiques architecturales et la ville future.
mercredi 12 mars 2008 à 00:24
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Edit:

Suivant le débat, un petit rappel de divulgation* et d'information* s'impose.
( Un autre rapatriement. Huh. )

Youpi.



Ma petite synthèse:

L' Architecture écologique:

C'est une nouvelle manière de concevoir la construction et la planification architecturale.

Elle touche de très prés le domaine de l'urbanisme avec le développement durable ainsi que l'architecture avec les nouveaux concepts environnementaux. son application à l'architecture, à l'urbanisme et à l'aménagement du territoire concerne tous les intervenants: décideurs politiques, maître d'ouvrage publics et privés, urbanistes, architectes, ingénieurs, paysagistes, bureaux de contrôle, industriels, entrepreneurs et ouvriers du bâtiments....

Les praticiens et acteurs du bâtiment ont vite saisis, avec la conjoncture actuelle, l'intérêt que portent la maîtrise du développement durable des ressources de la planète sur la qualité de vie des générations futures.

La prise en compte des enjeux environnementaux dans les opérations de construction a des implications sociales, écologiques et économiques. Ceci comporte des similitudes d'application au sein de l'Europe et des perspectives d'évolution dans les zones en voie de développement.

Pour atteindre rapidement les objectifs de la qualité environnementale, la réalisation des bâtiments écologiques associant économie d'énergie et emploi de matériaux sains et renouvelables est essentielle. une pléthore de réalisations françaises et européennes démontrent qu'il est possible de concilier des objectifs sociaux et écologiques de la démarche environnementale dans un cadre économiquement réaliste, en s'inscrivant dans une logique à long terme associant budgets d'investissement et coûts d'exploitation.

En France, comme dans la plus part des pays d'Europe, quelques pionniers réalisent depuis les années 70 une architecture solaire ou bioclimatique et privilégient la mise en oeuvre de matériaux sains, surtout dans l'habitat individuel. Mais c'est seulement après le sommet de la terre à Rio en 1992 que la prise de conscience environnementale a commencé à s'étendre, se concrétisant en 1996 avec l'application du concept de "la Haute Qualité Environnementale" HQE française.



( * Le but du topic. )


Ce message a été modifié par europe - mercredi 12 mars 2008 à 00:32.
mercredi 12 mars 2008 à 16:57
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europe
samedi 06 octobre 2007 à 22:12
Le sujet, comme le titre l'indique, traite de la notion de l'architecture écologique en tant que discipline ayant des lois en vigueur et des applications à l'échelle de l'Europe, étant donné que c'est un concept architectural pratiquement récent, vu les bouleversements subvenus sur notre manière de concevoir et de réaliser le bâtiment, la construction, les pratiques architecturales et la ville future.




Ouais. C'est encore très alambiqué et confus, mais bel effort quand même : on voit à peu près le sujet, maintenant.
Et merci, au fait. Sisi, sincérement !

mercredi 12 mars 2008 à 17:00
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On fait moins le malin.

Je rajouterai des explications en fonction de mon temps.
mercredi 12 mars 2008 à 17:17
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europe
samedi 06 octobre 2007 à 22:12
On fait moins le malin.

Je rajouterai des explications en fonction de mon temps.




Mais je ne me moque pas !
Je trouve juste que la façon dont tu avais exposé ton sujet, a priori intéressant, était si confuse et étrangement tournée que ça le rendait très obscur...
C'est dommage, tant pour le sujet que parce que le concept de vulgarisation est manifestement important à tes yeux.

Mais n'en faisons pas tout un fromage. Je me tais, promis.
mercredi 12 mars 2008 à 17:36
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Ah mais c'est le but, d'en discuter.
vendredi 14 mars 2008 à 15:49
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CITATION(europe @ mardi 22 janvier 2008 à 11:05) *
Partout dans le monde, des initiatives de ce type germent. Bedzed, un "écoquartier" situé au sud de Londres, est la plus célèbre d'entre elles. D'autres, de dimensions diverses, sont en préparation en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie et au Portugal.


La course vers la "Maison Verte" et non vers la Maison Blanche.

Dans la précipitation, des bavures où l'argent du contribuable nous sort par le nez.

On a voulu faire un éco-quartier, à l'instar du Bedzed londonien, mais on a volontairement omis de rendre impraticable et inconstructible le sol pollué du Limeil-Brévannes, afin d'exploiter au mieux les droits de préemption et les valeurs foncières des terrains tout en leur donnant une "touche écologique", verte, pour le mieux, les sirènes de la mode obligent.

Ahahah, quelle histoire de fous.

L'écologie, "l'architecture verte" voudrait économiser de l'argent, de l'énergie, alors que là, on va le jeter par les fenêtres pour colmater les erreurs d'investitures.

Heureux ou malheureux.



A Limeil-Brévannes, le sous-sol pollué du futur éco-quartier au coeur de l'élection municipale

LE MONDE | 13.03.08 |

Les 9,5 hectares sur lesquels doit être construit l'éco-quartier des Temps durables, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), sont pollués. L'ensemble de 1 100 logements vise pourtant l'excellence écologique, à l'image de ceux de Vauban à Fribourg (Allemagne) et de BedZED (Grande-Bretagne). Cette pollution est au coeur de la campagne électorale, à la suite de la sortie opportune de plusieurs documents. Peut-elle être confinée de façon absolument sûre ? Le maire, Joseph Rossignol ( div, g ) en ballottage, et son principal concurrent, le conseiller municipal d'opposition Roland Patrzynski ( UMP), s'opposent sur la question.

Plusieurs études ont été réalisées à la demande de la mairie, notamment par la société de conseil Iduna Environnement, en vue d'une enquête d'utilité publique qui a eu lieu du 14 février au 15 mars 2007 et dont le dossier a été rédigé par le cabinet Tribu. Le diagnostic environnemental souligne que le site est recouvert par des remblais "incontrôlés et divers", sur 4 à 13 m d'épaisseur.

Des sondages ont permis de détecter des métaux lourds (plomb et cuivre) à 4-5 m de profondeur, du trichloréthylène à 3,30 m, et du pyralène en concentrations élevées, "incompatibles avec un usage sensible, mais limitées aux remblais profonds" (5-10 m).

A cela s'ajoutent divers polluants comme l'arsenic, à moins de 5 m de profondeur, très ponctuels et dispersés. Tribu note aussi que si l'évaluation détaillée des risques (EDR) "conclut à un indice de risque faible pour les futurs habitants, ce risque n'est pas aussi faible pour les enfants".

Il regrette aussi que le risque n'ait pas été pris en compte pour les milieux naturels tels que le parc départemental de la Plage bleue avec son plan d'eau et la Seine.


POPULATIONS EXPOSÉES


Consultée, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), dans un courrier adressé au préfet le 4 octobre 2006, rendait "un avis défavorable au projet en l'état actuel du dossier".
Elle estimait qu'il "présente de trop nombreuses lacunes ne permettant pas de juger en toute connaissance de cause des risques sanitaires pour les futurs occupants ainsi que pour les employés réalisant ces travaux".

Le dossier devait évoluer, puisque le 17 octobre 2006, le directeur régional de l'environnement émettait un avis favorable de principe assorti de quelques remarques : "Le choix de créer des logements sur ce site (...) m'apparaît de nature à exposer les populations à une possible pollution en métaux lourds et composés chimiques. Il conviendrait de veiller à une information transparente sur ce point."

Un mois plus tard, la DDASS émettait un avis favorable, sous réserve de prescriptions visant à mettre en place "toutes mesures permettant de supprimer les voies de transfert des polluants et/ou de supprimer toute source d'exposition de la population à la pollution qui restera en place sur le site".

Accusé d'avoir dissimulé les expertises, le maire répond que les documents liés à la déclaration d'utilité publique étaient consultables à la mairie. Il ajoute qu'il a été donné une réponse favorable à toutes les préconisations. Et il rappelle que les pollutions ayant pu être localisées, les procédés de dépollution seront adaptés à chaque cas.

Le coût de ce nettoyage est estimé à 1,674 million d'euros, selon le maire. Plusieurs solutions sont envisagées, en accord avec les dix investisseurs sélectionnés pour construire les logements, et qui en assumeront le coût et la responsabilité. C'est ainsi qu'une véritable usine démontable pourrait être installée sur le site, qui traiterait certaines terres polluées (plus de 40 000 m3) et les réaffecterait sur place dans le cadre de travaux de voirie, par exemple.

Il est également question d'utiliser des géotextiles qui laissent s'infiltrer l'eau mais l'empêchent de remonter. La ville fera appel à un bureau d'études qui effectuera chaque année des sondages afin de surveiller de possibles déplacements de la pollution.

Source d'eau douce:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1022529

Ce message a été modifié par europe - vendredi 14 mars 2008 à 15:52.
vendredi 14 mars 2008 à 15:54
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Photo non datée d'une vue du nouveau quartier à Limeil-Brévannes.
vendredi 14 mars 2008 à 15:55
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