Anecdotes Historiques

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mardi 16 mai 2006 à 23:18
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Je relance le sujet Anecdotes historiques commencé par Maharet.

Rappel du premier post du sujet
QUOTE (Maharet)
L'Histoire n'est pas une science austère, faite de dates de batailles et de grands personnages, elle permets aussi d'en savoir plus sur notre monde actuel et est remplie d'anecdotes intéressantes...

Si vous connaissez des anecdotes historiques, venez le dire sur ce sujet ! smile.gif

Par exemple, savez-vous d'où vient le mot snob ? Il signifie en fait sine nobilitas (sans noblesse en latin) et était inscrit dans les registres universitaires au Moyen-âge pour distinguer les étudiants. Par la suite, ce mot a été repris pour désigner ceux qui exprimaient les valeurs de la Noblesse sans en avoir les droits !


Voici l'histoire du cocktail Molotov : C'est un "hommage ironique" des soldats finlandais à Viatcheslav Molotov, ministre des affaires étrangères de l'URSS durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, la Finlande refusa de rendre une certaine portion de terre à l'Union Soviétique, alors les Soviétiques envahirent la Finlande. L'armée finlandaise était mal-équipée en armes anti-chars et largement dépassée en nombre contre les chars d'assaut de l'Armée Rouge (cet épisode historique deviendra connu comme la Guerre d'Hiver, 1939). Un cocktail de Molotov supprimera momentanément le char et la chaleur de son réservoir d'essence le fera prendre feu, détruisant la machine. (Il convient cependant de préciser que les cocktails Molotov sont beaucoup plus efficaces contre des moteurs d'essence que des moteurs diesel car le diesel étant très visqueux son point d'inflammabilité est très élevé à 64°C; le rendant beaucoup moins inflammable comparé à l'essence)

La production de ces armes de fortune commença "en série" dans une distillerie d'état à Rajamäki et plus tard elles fûrent conditionnées directement avec des paquets allumettes. Entre décembre et mars 1939, cette usine (92 personnes) produira 542194 cocktails Molotov.

L'armée finlandaise emprunta un dispositif incendiaire improvisé de la Guerre civile espagnole (1936-1939). Dans ce conflit, les nationalistes du Général Francisco Franco avaient utilisé l'arme contre les chars T-26 soviétiques qui soutenaient les républicains espagnols dans un assaut raté près de Tolède en 1936.

Quand Molotov clama dans des émissions de radio que l'Union Soviétique ne bombardait pas mais livrait plutôt de la nourriture aux Finnois affamés, les Finnois commencèrent à appeler les bombes aériennes soviètiques les "paniers pique-nique de Molotov". Bientôt ils répondirent en saluant l'avancée des chars soviétiques avec des "cocktails Molotov". D'abord le terme a été employé pour décrire seulement le mélange brûlant lui-même, mais dans l'utilisation pratique le terme a été bientôt appliqué à la combinaison de la bouteille et de son contenu.

Cette utilisation finlandaise de l'explosif à main se répandit en conséquence très vite à travers toute l'Europe durant la guerre, malgré les dangers de leur utilisation.

Pendant la Guerre israélo-arabe de 1948, les membres du kibboutz israélien de Degania sont parvenus à arrêter un assaut syrien de chars en utilisant des cocktails Molotov. Ils ont été aussi fréquemment employés contre les chars soviétiques avec une grande efficacité lors de la révolution hongroise de 1956. Elles seront aussi utilisées lors des émeutes en Irlande du Nord.

De nos jours ces armes sont plutôt utilisées dans des manifestations qui dégénèrent.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cocktail_Molotov


Ce message a été modifié par Hadora - jeudi 25 mai 2006 à 14:50.
mercredi 17 mai 2006 à 19:13
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Histoire véridique d'Hélène Gillet - Dijon XVIIè siècle - celle-ci fut condamnée pour infanticide

« Entre les trois et quatre heures après midi, elle fut menée au Morimont assistée de deux jésuites et de deux capucins. Le bourreau qui s’était communié le matin dans la prison, tremble, s’excuse au peuple sur une fièvre qui le tenait depuis trois mois, le prie de lui pardonner où il manquerait son devoir.

Cependant qu’on exhortait la patiente à souffrir constamment la mort, il donne toute les marques d’une grande inquiétude, il chancelle, il se tord le bras, il les élève au ciel avec les yeux, il se met à genoux, se relève, puis se jette à terre, demande pardon à la patiente, puis la bénédiction aux prêtres qui l’assistaient.

« Enfin le bourreau, après avoir souhaité d’être à la place de la condamnée, qui tendait le col pour recevoir le coup, il hausse le coutelas ; il se fait une huée du peuple ; les jésuites et les capucins criaient : Jésus, Maria. La patiente se doute du coup, porte les mains à son bandeau, découvre le coutelas, frissonne, puis se remet en même assiette qu’auparavant. Le bourreau, qui n’entendait pas son métier, lui pensant trancher le col, porte le coup dans l’épaule gauche : la patiente tombe sur le côté droit : le bourreau quitte son épée, se présente au peuple, et demande à mourir.

Le peuple s’émeut, les pierres volent de tous côtés, la femme du bourreau, qui assistait son mari en cette exécution releva la patiente, qui en même temps marcha d’elle-même vers le poteau, se remit à genoux et tendit de rechef le col.

Le bourreau éperdu, reprend le coutelas des mains de sa femme, et décharge un coup sur la tête de la patiente, glissant au col, dans lequel il entra du travers du doigt, duquel coup, elle serait tombée, ce qui augmenta la colère du peuple plus fort qu’auparavant.

Le bourreau se sauve en la chapelle qui est au bas de l’échafaud, les jésuites après , puis les capucins.

La femme du bourreau demeure seule auprès de la patiente, qui était tombée sur le coutelas, duquel assurément, elle se serait servi si elle l’eut vu : elle prit la corde avec laquelle la patiente avait été menée et la lui mit au col.

La patiente se défend et jette sa main sur la corde ; cette femme lui donne des coups de pied dans l’estomac et sur les mains, et la secoue cinq ou six fois pour l’étrangler : puis, se sentant frappée à coups de pierres, elle tire ce corps demi mort, la corde au col, la tête devant à bas de la montée de l’échafaud.

Comme elle fut au-dessous, proche des degrés qui sont de pierre, elle prend les ciseaux qu’elle avait apportés pour couper les cheveux à la condamnée. Avec ces ciseaux, qui étaient longs de deux pieds, elle lui veut couper la gorge ; comme elle n’en peut venir à bout, elle les lui ficha en divers endroits ».

Tome onzième du Mercure de France Paris, 1629 (Tiré d'Infernalia et autres contes de Charles Nodier)



cette anecdote se termine par le lynchage du couple d executeurs par la foule revoltee par tant de cruaute...helene gillet sera finalement sauvee!




source:Inquisitor
mardi 23 mai 2006 à 17:21
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anecdotes etranges sur Marie Stuart et son execution:Le bourreau était saoul et eut besoin de trois coups de hache. Après le premier Marie dut l'encourager pour achever la besogne. Il y aussi des histoires étranges comme celles où Marie avait un petit chien caché qui s'enfuit en panique.

source wikipedia



mes histoires sont morbides en ce moment et je vous en demande excuse...lorsque je serai en de meilleures dispositions peut etre qu elles refleteront une couleur differente...mais apres tout ce qui compte ici n est ce pas la verite historique??

Ce message a été modifié par sandie72 - mardi 23 mai 2006 à 17:24.
mardi 23 mai 2006 à 17:37
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wacko.gif
la vérité historique etait aussi cruelle à l'époque que maintenant je m'aperçois...
mardi 23 mai 2006 à 18:18
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Je me demande comment elle a fait pour l'encourager après le premier coup huh.gif un coup de hache meme si ca ne tue pas ca doit quand meme assomer nan ?
mardi 23 mai 2006 à 18:20
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c est ce que wiki dit...mais etrange il est vrai!
mercredi 24 mai 2006 à 10:11
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D'après ce que j'avais lu sur l'exécution de Marie Stuart, le bourreau s'y est effectivement repris à 3 fois, par contre je n'avais pas lu qu'elle l'avait encouragé à "mieux faire"....un coup de hache, même s'il ne décolle pas la tête, doit quand même faire souffrir et envoyer dans les vap pendant un certain temps....
mercredi 24 mai 2006 à 12:06
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C'est ce que je pense aussi.... happy.gif

Sinon une petite anecdote à propos des nourrissons au Moyen Age, une des causes de la forte mortalité des nouveaux nés outre la maladie était l'étouffement dans le lit familial car faute de berceau, le bébé dormait avec ses parents du coup pendant la nuit si l'un des parents bougeait un peu trop le nourrisson en était victime.
dimanche 28 mai 2006 à 19:17
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QUOTE (Hadora @ 24 May 2006 à 12:06)
C'est ce que je pense aussi.... happy.gif

Sinon une petite anecdote à propos des nourrissons au Moyen Age, une des causes de la forte mortalité des nouveaux nés outre la maladie était l'étouffement dans le lit familial car faute de berceau, le bébé dormait avec ses parents du coup pendant la nuit si l'un des parents bougeait un peu trop le nourrisson en était victime.

Ohh! Le parent responsable devait se sentir trés coupable! je me demande comment il pouvait vivre avec ce meutre sur les mains. wacko.gif (surtout que si c'était le mari, avec tout le mal que c'était donnée la femme pour le faire elle devait lui en vouloir a mort........d'où la mortalité fréquente des hommes de cette époque! laugh.gif non j'en sais rien c'était de l'humour ! smile.gif)
lundi 29 mai 2006 à 21:59
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Un rescapé du Titanic dont le bateau coula en avril 1912, connu deux ans plus tard un autre naufrage à bord du Empress of Ireland qui coula le 29 mai 1914, là encore il s'en est sorti. Il est né sous une bonne étoile happy.gif
mardi 30 mai 2006 à 10:17
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Le terme OK vient de la Guerre de Sécession : tous les jours, l'Etat Major Nordiste compilait le nombre de pertes par secteurs dans un registre en indiquant le nombre de tué à coté d'un K pour "Killed", ce qui donnait
25K
12K
etc...

Les bons jours dans les bons secteurs sont ceux où l'on avait aucun mort, soit 0 K, devenu par la suite OK....
mardi 30 mai 2006 à 10:49
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Ca je le savais mais je pensais pas que ca datait de la guerre de Secession wink.gif
mardi 30 mai 2006 à 18:05
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QUOTE (Gilcad @ 24 May 2006 à 10:11)
D'après ce que j'avais lu sur l'exécution de Marie Stuart, le bourreau s'y est effectivement repris à 3 fois, par contre je n'avais pas lu qu'elle l'avait encouragé à "mieux faire"....un coup de hache, même s'il ne décolle pas la tête, doit quand même faire souffrir et envoyer dans les vap pendant un certain temps....

il en fut de meme pour Cinq Mars et De Thou
d ailleurs dans La tulipe noire cornelius van bearle attendant son execution se demande si"comme a MM de cinq mars et de thou le bourreau ne reservera pas plus d un coup,et donc plus d un martyre au pauvre tulipier"
mercredi 31 mai 2006 à 18:14
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louis xviii sur son lit de mort aux medecins"finissons en Charles attend"!

******************************

Danton sur la charrette des condamnes a Fabre d Eglantine se plaignant de n avoir pu finir un ouvrage de poesie:"ne t inquiete pas des vers tu en feras avant sept jours!"
vendredi 02 juin 2006 à 18:27
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Vu que la Coupe du Monde de Foot approche voici une anecdote foot happy.gif

En 1934, c'est la première fois que la Coupe du Monde s'est jouée en Europe. L'Italie de Mussolini s'était chargée de l'organisation et le championnat s'était transformé en un honteux spectacle de propagande pour le fascisme. Avant chaque rencontre, les Italiens, renforcés par l'arrivée de quelques footballeurs vedettes argentins naturalisés en toute hâte, exécutaient le salut fasciste. En partie grâce à l'aide flagrante des arbitres, l'Italie a accédé en finale et l'a remportée contre la Tchécoslovaquie.

La Squadra Azzurra a remis ça quatre ans plus tard en France. Et a remporté la finale en battant la Hongrie 4-2. Juste avant le coup d'envoi, l'entraîneur italien avait reçu un télégramme de Mussolini qui disait : «Gagner ou mourir ». La Coupe du Monde de 1938 était encore plus politisée que celle de 1934: l'Allemagne venait d'envahir l'Autriche, un des géants du football de l'époque.


vendredi 09 juin 2006 à 19:46
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Un paysan mariait sa fille.

Il lui donnait vingt-neuf écus de dot et l’ameublement ordinaire.

Les deux familles étaient assemblées avec les voisins, et le notaire finissait le contrat, lorsque le mariage rompit sur une paire de pantoufles que le futur exigeait, et que le père de la fille s’obstina de refuser.

Un des assistants proposa sa sœur, très laide et plus âgée que l’autre, en offrant les vingt-neuf écus et les meubles :

— Donnerez-vous les pantoufles ? dit le jeune homme.

— Oui sûrement, répondit l’autre.

— En ce cas, répliqua le jeune homme, faites-la venir, nous changerons les noms du contrat.

Ce qui fut exécuté sur-le-champ. Et le jeune homme épousa l’autre jeune fille !

Ce message a été modifié par sandie72 - vendredi 09 juin 2006 à 19:47.
vendredi 09 juin 2006 à 21:29
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Le chien " Sénat "

La constitution impériale instituait un Sénat " aux ordres " de l’Empereur, que Victor Hugo n’a jamais manqué de tourner en dérision. Aussi, pendant l’exil, avait-il trouvé amusant d’appeler son chien " Sénat ". Ce Sénat impérial n’avait évidemment rien à voir avec le Sénat de la IIIème République où Victor Hugo se fit élire dès sa mise en place en 1876.



mardi 13 juin 2006 à 20:01
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Robespierre avait fait périr le mari et les deux fils de Mme de A***.

Le 9 thermidor, cette malheureuse femme s’apprêtait à voir la tête du dictateur sanguinaire rouler dans la sciure.

N’en croyant pas ses yeux que celui qui avait décimé sa famille soit enfin puni de ses crimes, elle cria de toutes ses forces, lorsque la guillotine s’ébranla :

— Bis !

mardi 13 juin 2006 à 20:02
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Mlle de Sablé était très amoureuse de M. de Montmorency. Elle était aussi éperdument jalouse.

Un jour, à l’occasion d’un bal de la Cour, au palais du Louvre, elle lui reprocha d’avoir dansé plusieurs fois avec les plus belles jeunes filles.

— Hé ! Que vouliez-vous que je fisse ? lui demanda le séduisant Montmorency.

Aveuglée par sa colère, elle lui répondit :

— Mais ! Que vous ne dansassiez qu’avec les laides, Monsieur !

mercredi 14 juin 2006 à 09:23
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Un certain Bournazel avait été condamné à avoir la tête tranchée, par arrêt du parlement de Bordeaux, pour avoir assassiné le sieur de la Tour.

Les parents de Bournazel obtinrent sa grâce de Charles IX, malgré les plaintes et les protestations de la veuve.

Pour l’apaiser, le roi lui fit offre de tous les biens du coupable.

Mais la veuve de la Tour lui répondit :

— Sire, à Dieu ne plaise que je vende le sang de mon époux ! Voici mon fils. Puisque le crédit du meurtrier est au-dessus de la justice et des lois, je vous exhorte d’accorder à mon fils la même grâce quand il aura vengé son défunt père !


source pour cette anecdote et les trois precedentes

http://www.francorum.fr/rubrique53.html

Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 14 juin 2006 à 09:24.

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