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Livenet > Forum > Histoire
mercredi 08 août 2007 à 10:40
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Une actrice de la Comédie française avait mis au monde un enfant attribué, suivant les uns, au sieur Dazincourt (le fameux Crispin), et selon d’autres, au médecin de cette actrice.

Un soir, que l’on se disputait beaucoup au foyer pour savoir à qui cet enfant appartenait en réalité, et quel nom lui donner par conséquent :

— Vous voilà bien embarrassés, dit Préville. Appelez-le donc le Crispin Médecin.

jeudi 09 août 2007 à 07:47
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Paris, l’enfer, le purgatoire et le paradis


On a dit de Paris, qu’il est l’enfer des chevaux, le purgatoire des hommes et le paradis des femmes.

dimanche 12 août 2007 à 18:23
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deux petites anecdotes.

Felix Faure était un président de la troisième. Il fu retrouver mort dans les bras de sa maîtresse à l'élysée... Celle-ci fût surnommée "Pompe-Funèbre" Alors que Georges Clémenceau aurait déclaré : "Il s'est voulu César, il est mort Pompée".

Si certains savent que Jean Jaurès est mort assissiné dans un café appelé le "Café du Croissant" peu savent qu'il mangeait alors une part de tarte au fraise.

PS : Parfois j'ai l'impression que mon prof d'histoire s'écarte du programme ^^
vendredi 17 août 2007 à 15:57
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Un Beauceron, en route pour Paris, tint à présenter sa face à un Figaro de Rambouillet.

Pendant qu’on apprêtait les rasoirs, le paysan remarqua un chien qui, assis auprès de sa chaise, le regardait fixement.

« Qu’est-ce donc qu’elle a c’te bête à me lorgner comme ça ? »

Le barbier répondit d’un air indifférent :

« Ce chien est toujours là. Vous concevez, quand il m’arrive d’enlever un bout d’oreille...

— Eh bien ?

— Eh bien, c’est lui qui le mange. »
samedi 18 août 2007 à 15:34
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Un président de police correctionnelle demandait à un vagabond quel était son état :

— Je n’en ai pas, répondit celui-ci.

— Mais, alors, de quoi vivez-vous ?

— Hélas ! Monsieur le Président, je vis de privations.
dimanche 19 août 2007 à 08:32
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Les lunettes de Louis XV
Louis XV, visitant les bureaux de la guerre, aperçut des lunettes sur une table, et les prit en disant : « Voyons si elles sont bonnes. »

En même temps, sa main se porte sur un papier qui paraissait négligemment laissé sur cette même table, et qui n’était autre chose qu’un éloge pompeux du monarque.

Après avoir lu les premières lignes, il rejette l’écrit et les lunettes, et ajoute en riant :

— Elles ne sont pas meilleures que les miennes ; elles grossissent trop les objets !


Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 19 août 2007 à 08:32.
mercredi 22 août 2007 à 20:54
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Quand Louis XV allait à la chasse, on portait à sa suite quarante bouteilles de vin, dont il ne goûtait pas la plupart du temps.

Un jour que le roi eut soif, il demanda un verre de vin.

— Sire, il n’y en a plus.

— Comment il n’y en a plus ! Est-ce qu’on ne porte plus les quarante bouteilles ?

— Oui, Sire, mais tout est bu.

— Qu’on en porte à l’avenir quarante-et-une, afin qu’il s’en trouve une pour moi.
vendredi 24 août 2007 à 11:13
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Colbert était détesté.

Le président Hénault rédigea contre lui un sonnet particulièrement haineux.

Quand on lui parla de cette "œuvre poétique", il demanda si le roi y était offensé.

On lui affirma que non.

— Je ne le suis donc pas non plus, répondit le ministre.

vendredi 24 août 2007 à 18:55
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sandie72
mercredi 08 août 2007 à 10:40
Colbert était détesté.



Par qui ?
vendredi 24 août 2007 à 20:09
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je pense que ca devait etre par beaucoup de monde...dont ce president Henault qui redigea le sonnet!! wink.gif
vendredi 24 août 2007 à 20:12
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Henault était Président du Parlement de Paris (j'ai vu ca après une courte recherche...) je comprends mieux smile.gif
samedi 25 août 2007 à 10:22
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Un négociant, à qui on faisait signer l’extrait de baptême d’un de ses enfants, et qui était tout ému de l’heureux événement le signa comme un bordereau commercial : "Pierre et compagnie".
Il ne s’aperçut de sa sottise que par la risée générale que cela provoqua.




Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 25 août 2007 à 10:23.
dimanche 26 août 2007 à 10:15
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Le carrrosse de Turenne

Le carrosse de Turenne se trouvait arrêté dans les rues de Paris.

Un jeune étourdi qui ne le connaissait pas, et dont la voiture était derrière la sienne, descend tout bouillant de colère, et vient la canne haute pour faire avancer le cocher du maréchal de Turenne.

Il jure, il tempête.

Le maréchal regardait tranquillement cette scène, lorsqu’un marchand sort de sa boutique, et se met à crier :

« Comment ! on maltraite ainsi les gens de M. de Turenne. »

A ce nom, le jeune homme se croit perdu, et vient à la portière du carrosse de M. de Turenne lui demander pardon.

Il le croyait fort en colère. Mais le maréchal se mit à sourire :

« Effectivement, monsieur, lui dit-il, vous entendez fort bien à châtier mes gens. Quand ils feront des sottises, ce qui leur arrive souvent, je vous les enverrai. »


lundi 27 août 2007 à 09:40
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Rivarol disait, en 1792, des souverains coalisés contre la France : « Ils ont toujours été en arrière d’une année, d’une armée et d’une idée.
mercredi 29 août 2007 à 09:41
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La cheminée du duc de Berry
Le duc de Berry allait souvent visiter Carle Vernet dans son atelier, et il y passait des heures entières, s’amusant de sa conversation, riche d’anecdotes et de souvenirs.

Il lui avait commandé un tableau, de genre, dont le sujet donné était une chasse, dans laquelle le cerf ramena les chasseurs des hauteurs du Butar jusque dans la rue de Sèvres, où l’on sonna l’hallali dans la cour d’une laiterie.

Le duc de Berry était impatient d’avoir son tableau, et il allait souvent stimuler le peintre.

Pendant un voyage de Fontainebleau, Vernet s’était occupé de quelques autres travaux, en l’absence du Prince, qui, à son retour, s’empressa de rendre visite à l’artiste.

Dès que Vernet entendit monter quatre à quatre les marches de l’escalier, il remit bien vite tableau sur le chevalet.

Le duc de Berry fut fort étonné de le voir occupé à peindre une cheminée de la ferme, qu’il avait vue presque finie en partant.

Impatienté, il dit en riant : « Mais, mon cher Carle, voilà huit jours que vous êtes sur la même cheminée ! »

Vernet lui répondit sans se déconcerter :

« C’est vrai, monseigneur ; c’est qu’elle fumait, et j’ai été obligé de la raccommoder. »


Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 29 août 2007 à 09:41.
samedi 01 septembre 2007 à 15:40
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Le docteur J***, médecin fameux du XVIIIe siècle, venait d’opérer un de ses clients auquel il avait coupé la jambe.

Un proche parent de la victime le prend à part :

— Pensez-vous, monsieur le docteur, lui demande-t-il, que le malade en réchappe ?

— Lui ? Il n’y a jamais eu l’ombre d’un espoir.

— Alors, à quoi bon le faire souffrir ?

— Eh ! que diable, monsieur, est-ce qu’on peut tout de suite dire à un malade qu’il est perdu ?... Il faut bien l’amuser un peu.
jeudi 13 septembre 2007 à 10:01
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On conte du maréchal de Créqui une chose qui monte combien il était grand seigneur.

La nuit, des filous lui demandèrent la bourse,

— Je n’ai rien, leur dit-il, je viens de perdre.

— Monsieur, lui dirent-ils, nous vous connaissons ; promettez-nous de nous donner quelque chose, et demain un de nous ira vous le demander.

Il leur promit trente pistoles.

Le lendemain matin, un de ces honnêtes gens demanda à lui parler et lui dit tout bas qu’il venait quérir ce qu’il leur avait promis.

Il avait oublié ce que c’était. L’autre l’en fit ressouvenir ; il se mit à rire et lui dit : « Je tiendrai parole, mais il faut avouer que tu es bien impudent. »

En effet, il lui donna les trente pistoles.
vendredi 14 septembre 2007 à 09:04
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Une noble dame qui vivait au XVIIe siècle dit un jour à sa servante :

— Catherine, la pendule est arrêtée. Allez au jardin voir l’heure au cadran solaire.

— J’y vais, Madame.

Cinq minutes après, elle rentre, portant le cadran dans son tablier :

— Ma foi, madame, je ne connais rien à ces machines-là : regardez vous-même !

lundi 17 septembre 2007 à 09:27
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Mirabeau accusé d’un rapt de séduction


Le comte de Mirabeau, très laid de figure, mais plein d’esprit, ayant été mis en cause pour un prétendu rapt de séduction, fut lui-même son avocat.

— Messieurs, dit-il, je suis accusé de séduction ; pour toute réponse et pour toute défense, je demande que mon portrait soit mis au greffe.

Le commissaire ne comprenait pas : « Ne sois pas bête ! dit le juge. Regarde donc la figure de monsieur ! »


mardi 18 septembre 2007 à 10:05
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LE ROI HENRI II ET LES OURS
(D'après un récit paru en 1908)

Un épisode curieux de l'occupation française de la Savoie au XVIe siècle est la réception faite en 1548 par les gens de Saint-Jean-de-Maurienne à Henri II. Le roi de France, se rendant en Piémont pour examiner l'armée, arriva dans la capitale de la Maurienne au mois d'août 1548. Il fut reçu solennellement et prit possession à la cathédrale du canonicat des ducs de Savoie que les souvenirs français avaient remplacés par la force des armes.


Il y eut à cette occasion une petite mascarade curieuse dont le récit a déjà frappé de notoires voyageurs, tels le grand Schiller et l'astronome Lalande. Voici ce texte, d'après les mémoires du maréchal de Vieilleville, qui accompagnait Henri II dans sa campagne.

L es autres villes de Savoie, par le chemin de Chambéry tirant au Mont-Cenis, ne méritaient pas qu'un si grand roi se dût parer en sorte quelconque. Aussi il les passa en chasseur, sa trompe en écharpe. Il est vrai qu'à Saint-Jean-de-Maurienne, pour ce qu'elle porte titre d'évêché, il fut prié par l'évêque et les habitants de les honorer de quelque forme d'entrée, et l'assurèrent de lui donner le plaisir de quelque nouveauté qui le contenterait et qu'il n'avait encore jamais vue. Sa Majesté, pour ne perdre sa part de cette nouvelle invention, à lui toutefois inconnue, les en voulut bien gratifier et se présenta le lendemain à la porte de Maurienne en équipage assez royal pour une telle ville, accompagné des princes et seigneurs de sa suite, semblablement de toute sa maison, et entra sous le poële à lui préparé.

Henri II, roi de France

Mais comme il eut marché environ deux cents pas en belle ordonnance, voici une compagnie de cent hommes, vêtus de peaux d'ours, têtes, corps, bras et mains, cuisses, jambes et pieds, si proprement qu'on les eût pris pour des ours naturels, qui sortent d'une rue, tambour battant, enseigne déployée, et chacun l'épieu sur l'épaule, et se vont jeter entre le roi et sa garde de Suisses, marchant quatre par rang, avec un ébahissement très grand de toute la cour et du peuple qui étaient par les rues, et amenèrent le roi, qui était merveilleusement ravi de voir des ours si bien contrefaits, jusque devant l'église, qui mit pied à terre, suivant la coutume de nos rois, pour adorer : auquel lieu l'attendaient l'évêque et le clergé, avec la croix et les reliques en forme de station, où fut chanté un motet en fort bonne musique, tous en chappes assez riches et autres ornements.

L'adoration faite, les ours dessus dits ramenèrent le roi en son logis, devant lequel ils firent mille gambades, toutes propres ou approchantes du naturel des ours ; comme de lutter et grimper le long des maisons et des piliers des halles ; et (chose admirable) ils contrefaisaient si naturellement, par un merveilleux artifice en leurs cris, le hurlement des ours, que l'on eût pensé être parmi les montagnes : et voyant que le roi, qui déjà était en son logis, prenait un grandissime plaisir à les regarder, ils s'assemblèrent tous cent, et firent une chimade ou salve à mode de chiorme de galère, tous ensemble, si épouvantable qu'un grand nombre de chevaux sur lesquels étaient valets et laquais attendant leurs maistres devant le logis du roi, rompirent rênes, brides, croupières et sangles, et jetèrent avec les selles tout ce qui était dessus eux et passèrent (tant fut grande leur frayeur) sur le ventre de tout ce qu'ils rencontrèrent, qui fut le comble de la risée, non pas pour tous, car il y en eut beaucoup de blessés ; mais pour le désastre ils ne laissèrent une carole ou danse ronde, leurs épieux bas ; parmi laquelle les Suisses se réunirent à la bande, car ils sont comme patriotes des ours, d'autant qu'il s'en trouve en leurs montages, comme en celles de Savoie, étant toutes nommées Alpes ; où le roi confessa n'avoir reçu en sa vie autant de plaisir pour une drôlerie champêtre, qu'il fit lors, et leur fit donner deux mille écus.



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