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Thursday 19 July 2007 à 11:13
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Vers la fin du règne de Louis XIV, peu après son mariage secret avec Mme de Maintenon, le roi discutait avec son fils.

Le Grand Dauphin se plaignait des revers publics et de la détresse de l’État. Le roi lui répondit :

— Ne craignez rien, mon fils, nous maintiendrons notre couronne.

— Oui, Sire, maintenons-la, répartit le dauphin dans un jeu de mot qui voulait dire plutôt "Maintenon l’a (la couronne) !"

Le monarque préféra s’éloigner sans répondre.

Friday 20 July 2007 à 11:07
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Dans un meeting orageux, on cria à un interrupteur de monter à la tribune.

On le presse ; il paraît être au supplice ; enfin il se décide à ouvrir la bouche, et d’un air embarrassé :

« Messieurs, je n’ai jamais pu parler en public ; mais si quelqu’un d’entre vous veut bien prendre la parole en mon nom, je lui tiendrai son chapeau. »
Sunday 22 July 2007 à 22:31
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M. de Saint-Germain disait un jour à Louis XV :

— Pour estimer les hommes, il ne faut être ni confesseur, ni ministre, ni lieutenant de police.

— Ni roi ! ajouta le monarque
Monday 23 July 2007 à 12:19
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Pendant la minorité de Louis XIII, Concini, maréchal d’Ancre, avait pris un tel ascendant sur la reine-mère que toute la cour savait en quelle dépendance la régente se trouvait de son favori.

Certains osaient même critiquer Marie de Médicis ouvertement.

Un jour que cette princesse disait à une dame de compagnie : « Apportez-moi mon voile », le comte de Lude osa marmotter en riant : « Un navire qui est à l’ancre n’a pas besoin de voiles. »
Monday 23 July 2007 à 18:19
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Jean Marie Le Pen était Président de corpo de la fac de droit à Paris II au début des années 1950 ... et présidait le conseil général de l'UNEF. Il organisait les élections très démocratiquement en faisant appel au service d'ordre corse, blousons de cuir et poings américains.
(ref. Michel Rocard, Si la gauche savait ...)
Monday 23 July 2007 à 18:27
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Chirac, le médecin du Régent, est frappé d’apoplexie.

On appelle à son secours plusieurs de ses confrères, qui ordonnent la saignée à différentes reprises : on le saigne, en effet.

Chirac, un peu revenu à lui, tombe dans le délire.

Il se croit transporté lui-même au lit d’un malade.

Sa main droite saisit machinalement son bras gauche.

Il se tâte le pouls, puis il s’écrie :

— On m’a appelé trop tard ! On a saigné ce malade. Il fallait l’évacuer : c’est un homme mort.

L’effet suivit de près le pronostic.
Thursday 26 July 2007 à 13:34
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Voltaire avait des méprises fréquentes et plaisantes.

Il prit l’accordeur de clavecin de sa nièce pour son cordonnier. Après quantité de méprises, lorsque cela s’éclaircit :

— Ah, mon Dieu, monsieur ! un homme à talents. Je vous mettais à mes pieds, c’est moi qui suis aux vôtres.
Friday 27 July 2007 à 11:42
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Le baron de la Houze, ayant rendu quelques services au pape Ganganelli, ce pape lui demanda s’il pouvait faire quelque chose qui lui fût agréable.

Le baron de la Houze, rusé gascon, le pria de lui faire donner le corps d’un saint.

Le pape fut très surpris de cette demande de la part d’un Français. Il lui fit donner ce qu’il demandait.

Le baron, qui avait une petite terre dans les Pyrénées, d’un revenu très mince, sans débouché pour les denrées, y fit porter son saint, le fit accréditer.

Les chalands accoururent, les miracles arrivèrent, un village d’auprès se peupla, les denrées augmentèrent de prix, et les revenus du baron triplèrent.
Saturday 28 July 2007 à 17:22
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La reine Blanche de Castille, mère de saint Louis, veilla non seulement à l’éducation de ses enfants, mais elle nourrit de son propre lait son fils aîné.

Elle s’acquitta même de ce devoir sacré avec un soin et une tendresse qu’elle portait jusqu’à la jalousie, ne voulant pas que le petit prince prit d’autre lait que le sien.

Ayant un jour été attaquée d’une fièvre qui dura quelque temps, une dame de la cour, qui, à son exemple, nourrissait aussi son fils, présenta le mamelon à l’enfant royal, qui le saisit avidement.

Blanche, revenue de son accès, demanda le prince, à qui elle présenta aussi sa mamelle : mais, surprise qu’il la refuse, elle en soupçonna la cause, et demanda si l’on avait donné à teter à son fils.

Celle qui lui avait rendu ce petit office s’étant nommée, Blanche mit le doigt dans la bouche de son fils, et lui fit rejeter le lait qu’il avait pris.

Comme cette action étonnait ceux qui se trouvaient présents, elle s’écria :

— Eh quoi ! prétendez-vous que je souffre qu’on m’ôte le titre de mère, que je tiens de Dieu et de la nature ?

Sunday 29 July 2007 à 13:14
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De Thou, jetant les yeux sur le cadavre palpitant de Cinq-Mars, son ami, et voyant le bourreau préparé à lui faire subir le même sort, se tourne vers l’assemblée, et dit :

« Je suis homme, je crains la mort, et le corps de mon ami étendu à mes pieds me trouble ; je demande, par aumône, de quoi me bander les yeux. Quelqu’un voudrait-il me donner un mouchoir ? »
Tuesday 31 July 2007 à 12:18
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Gérard de Nerval, déjeunant un jour dans un café, aperçoit sur son assiette un cloporte.

Il appelle le garçon aussitôt :

— Dorénavant, garçon, vous me servirez les cloportes à part !
Wednesday 01 August 2007 à 09:29
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Constance, troisième femme du roi Robert le Pieux, était d’un caractère acariâtre.

Un jour, voyant son époux toujours occupé de composer des hymnes, elle lui demanda, comme par plaisanterie, de faire aussi quelque chose en mémoire d’elle.

Il écrivit alors l’hymne "Ô Constantin martyrum ! ô patience des martyrs !" que la reine crut en effet composée pour elle.
Thursday 02 August 2007 à 10:17
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Un certain Marchand, avocat, homme d’esprit, disait :

« On court les risques du dégoût en voyant comment l’administration, la justice et la cuisine se préparent !

Friday 03 August 2007 à 11:20
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A la suite d’un entretien très animé avec Napoléon, mademoiselle G. W., célèbre actrice, demanda au conquérant son portrait :

— Le voici ! répondit l’empereur en tirant un écu de cent sous de sa poche
Saturday 04 August 2007 à 09:22
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Louis XIV avait, parmi ses gentilshommes, un gascon nommé Fontenac, dont les saillies l’amusaient quelquefois.

Le roi l’envoya un jour transmettre un message de condoléances à la duchesse de ***, inconsolable de la mort de son mari, tué à la guerre.

La duchesse chargea le gentilhomme de remercier Sa Majesté. Elle accompagna son remerciement de tant de sanglots, que Fontenac en fut ému.

Arrivé auprès du roi, Louis XIV l’interrogea :

— Eh bien ! lui dit le prince, n’as-tu pas trouvé la veuve dans une grande affliction ?

— Ah ! sire, affliction n’est pas le mot : c’étaient des lamentations, des jérémiades.... que dis-je, des jérémiades ? Jérémie n’était qu’un bouffon en comparaison de la duchesse.


Sunday 05 August 2007 à 09:12
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Un troubadour vint un jour trouver Philippe Auguste. Il dit au roi :

— Sire, nous sommes frères, mais je crois que l’héritage a été mal partagé entre nous.

— Ah bon ? Explique-moi cela.

— Regardez-moi, Sire : je suis un pauvre troubadour, alors que vous êtes un puissant seigneur.

— Et de quel côté sommes-nous frères ?

— Du côté d’Adam et Eve, Sire.

Le roi se mit à rire et sortit une pièce d’or de sa bourse.

— Tiens. Prends cela et estime-toi le mieux pourvu de nous deux.

Le troubadour le regarda étonné.

— Vois-tu, mon ami, quand j’aurai partagé avec tous mes autres frères, il ne m’en restera plus autant.


Monday 06 August 2007 à 07:40
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Un marchand nommé maître Jean était souvent invité par le roi Louis XI à sa table.

Séduit par la complaisance du roi, il s’avisa un jour de lui demander des lettres de noblesse.

Ce prince les lui accorda, mais lorsque ce nouveau noble parut devant lui, il affecta de ne pas le regarder.

Maître Jean, surpris de ne point trouver le même accueil, s’en plaignit.

— Allez, monsieur le gentilhomme, lui dit le roi, quand je vous faisais manger avec moi, je vous regardais comme le premier de votre condition ; mais aujourd’hui que vous en êtes le dernier, je ferais injure aux autres si je vous honorais de la même faveur.


Monday 06 August 2007 à 08:34
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de chien t'en connaît!

je connais une anecdote, mais c'en est pas vraiment une: la défense militaire des Autrichiens était excellente. Quand les soldats suisse se sont retrouvés devant eux, Winkelried, un soldat aux bras très musclés, prit vers lui plusieurs lances, dans ses bras. Il savait qu'il allait en mourir, mais la défense des autrichienne fut percée, et la bataille de Sempach fut gagnée.
Monday 06 August 2007 à 13:28
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lol non je connais un site regorgeant d anecdotes et tous les jours je regarde s il y en a qui m interessent! wink.gif
Tuesday 07 August 2007 à 07:58
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Tomorrow... tomorrow...



Pendant que le général Moreau était aux États-Unis, il lui arriva une assez plaisante méprise.

Il assistait à un concert où l’on chantait un chœur dont le refrain était : Tomorrow, tomorrow (demain, demain !).

Connaissant très imparfaitement la langue anglaise, il crut qu’on exécutait une cantate en son honneur, et se figura entendre : To Moreau (à Moreau).

Chaque fois que revenait le refrain, il se levait, et saluait à la ronde de son geste le plus gracieux, au grand ébahissement du public, qui n’y pouvait rien comprendre.



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