samedi 08 octobre 2005 à 14:45
Si tu soutiens la thèse phénoménologique, au même titre que les philosophes que tu cites, alors pour qu'il y ait des phénomènes il faut un acteur pour les penser et les constater. Cela sous-tend que la conscience d'une chose ne dépend pas seulement du statut de la chose, mais aussi de celui de l'observateur.
Donc, dans cette optique, pour constater le temps et lui donner existence, il faut l'expérimenter. Sans personnes ni choses pour évoluer au fil du temps, le temps est vu comme un non sens.
C'est un point de vue. Mais il faut bien se dire qu'avant l'homme, il ya la terre sans homme. Avant la vie, il y a la terre sans vie qui évolue vers les conditions qui rendront la vie possible.
On peut même voir le temps comme une succession d'instants infinitécimaux qui correspondent à la plus petite limite temporelle à laquelle on puisse parvenir, càd le premier instant qui précède le Big bang (appellé temps de Planck). Le présent ne serait alors qu'une succession de temps saccadés mais si petits que notre cerveau ne sache en appréhender les coupures, au même titre que 24 images/seconde suffisent à rendre un film fluide.
Cela dit, on peut supposer que l'humain possède une catode intérieure qui interprètte le facteur temps. Différente pour chacun et dans toute situation, celle-ci serait connectée aux zones cérébrales sensitives qui filtrent les sentiments et émotions.
Notre perception du temps dépendrait alors de notre état d'esprit.
Ce message a été modifié par Outanapishtim - samedi 08 octobre 2005 à 14:47.